logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

13/12/2010

Eugène Amaury-Duval 1808-1885

Eugène-Emmanuel Amaury-Duval.jpgEugène Emmanuel Pineu Duval dit Amaury-Duval est un peintre néo-classique français né à Montrouge, près de Paris, en 1808.

Issu d'un milieu cultivé, il figure, dès 1825, parmi les premiers élèves de l'atelier parisien de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867).

En 1829, Pineu-Duval participe à une expédition en Grèce, dite Expédition de Morée, diligentée par le roi de France Charles X.

Cette expédition militaire, destinée à soutenir les Grecs dans leur guerre d'indépendance contre l'Empire Ottoman, est accompagnée de savants et d'artistes.

Pineu-Duval y est intégré en qualité de dessinateur au sein de la section d'archéologie.

En Grèce, il découvre la statuaire d'Olympie et la peinture byzantine.

De retour à Paris, il expose pour la première fois au salon de 1833 où , sous le nom d'Amaury-Duval, il présente plusieurs portraits dont "La Dame verte", toile aujourd'hui disparue.

 

Au salon de 1834 , il expose "Un jeune pâtre découvre un bas-relief antique sur le bord d'un ruisseau où il allait se baigner. Souvenir de Morée dit le berger grec". 

amaury-duval,peintre néo-classique,nazaréen français,préraphaélites français

Huile sur toile datée de 1833    187 x 133 cm

 

En 1835-1838, au cours d'un long séjour en Italie, à Florence puis à Rome où Ingres dirige la Villa Médicis, il étudie les maîtres primitifs florentins, Giotto, Cimabue puis tout particulièrement Fra Angelico et les fresques de la chapelle Niccoline du Vatican.

Il éprouve également un grand intérêt pour les fresques du Casino de la villa Massimo de Rome, qui, réalisées entre 1817 et 1827 par les allemands Julius Schnorr, Friedrich Overbeck, Philipp Veit et Joseph Koch, seront les dernières réalisations collectives de ce groupe dit des Nazaréens.

Adepte d'une peinture lisse, quasi-émaillée et grand admiratif des maîtres primitifs, Amaury-Duval s'inspire de leur manière stylisée et privilégie la douceur des coloris.

Parmi les disciples d'Ingres, il s'inscrit dans la mouvance des peintres qualifiés de "préraphaélites français", portraitistes mais aussi peintres de nombreux décors religieux tels Jean Hippolyte Flandrin, (1809-1864) ou Anne-François-Louis Janmot, (1814-1892).

Madame Hippolyte Flandrin 1846 83x66 louvre.jpg

 Hippolyte Flandrin  

"Madame  Hippolyte Flandrin"  1846

huile sur toile  83 x 66 cm 

                              Musée du Louvre.                               

Louis_Janmot_Les_fleurs_des_champs 1845 hst 103x83 musée des beaux arts lyon.jpg
Louis Janmot
"Les fleurs des champs"   1845
huile sur toile   103 x 83cm
Musée des Beaux Arts de Lyon.
.

De retour en France, Amaury-Duval participe aux commandes de décorations d'églises que le gouvernement de Louis-Philippe puis de Napoléon III distribuaient aux artistes.

Il travaille aux décors de la chapelle Sainte Philomène de l'église parisienne Saint-Merri (1840-1844), de la chapelle de la vierge de Saint-Germain-l'Auxerrois qu'il ornemente d'un Couronnement de la Vierge (1844-1846), de l'église paroissiale de Saint-Germain-en-Laye (1849-1856), puis de la chapelle de l'asile Mathilde à Neuilly (1860-1864), œuvre qui sera détruite en 1970.

Parallèlement, il exécute de nombreux portraits dans le style défini par Ingres : "bien plat, sans modelé, sans couleur ".

Digne élève de son maître, Amaury-Duval fut un portraitiste de grand talent.

Portrait d'Isaure Chassériau 1838 musée des beaux arts de rennes.jpg

Eugène Amaury-Duval
"Portrait d'Isaure Chassériau"    1838

Huile sur toile  117 x 90 cm
Musée des Beaux Arts de Rennes.

Ce portrait, présenté au Salon de 1839, fut distingué d'une médaille de première classe.

Par sa composition claire et équilibrée, par son esthétique linéaire, par son sens de l'arabesque, ce tableau est proche du style archaïsant des premières œuvres d’Ingrid.

Le modèle n'est autre que la nièce de l'artiste, parente par son père du peintre Théodore Chassériau (1819-1856), autre brillant élève et disciple talentueux d'Ingres.

chasseriau deux soeurs, aline et adèle soeurs de Théodore 180x135 Louvre 1843.jpg

Théodore Chasseriau    "Deux soeurs"   1843

- Aline et Adèle, soeurs du peintre -

Huile sur toile 180 x 135 cm    Paris, musée du Louvre.
   
Rachel 1854 Rachel incarnant la Tragédie.jpg 

"Rachel 1854      Paris, Comédie-Française

 

Rachel (1821-1858) fut à partir de 1838, et durant vingt ans, la plus grande tragédienne de son temps.

Elle incarnait alors la muse grecque de la tragédie, Melpomène. C'est sous cette allégorie qu'Amaury-Duval la représentera en 1854. 

 
amaury_duvall_loyn1e.jpg
 
 "Madame de Loynes"     1862

 Huile sur toile  83 x 100 cm.

Marie Anne Detourbay (1837-1908), devenue comtesse de Loynes par son mariage en 1872, tenait à Paris un salon littéraire et politique très influent sous le Second Empire et la Troisième République.

Visible au musée d'Orsay, ce portrait, tant séduisant qu'énigmatique, est l'un des plus connus d'Amaury-Duval.

FEMME DE SAINT-JEAN-DE-LUZ PINEU-DUVAL Eugène Emmanuel, AMAURY-DUVAL (dit) Paris, 1808 ; Paris, 1885.jpg
 "Femme de Saint-Jean-de-Luz"

huile sur toile   79 x 61 cm

Palais des Beaux Arts de Lille.

Soucieux d'associer la couleur à la ligne prônée par Ingres, Amaury-Duval réalise une peinture d'un chromatisme clair et délicat.

Ce portrait d'une inconnue fut probablement exécuté vers 1860 à Saint-Jean-de-Luz où l’artiste s’était rendu lors d’un voyage à Biarritz, ville où il devait réaliser le décor du chœur de la chapelle Sainte-Eugénie. Amaury-Duval fut dans l'impossibilité d'honorer cette commande en raison du très mauvais état des murs de la chapelle.

Cette commande fut remplacée par celle de la décoration de la chapelle de l'asile Mathilde de Neuilly. Exécutés de 1860 à 1864, ces décors sont aujourd'hui détruits.

Amaury-Duval peindra encore vers la fin de sa vie de grandes compositions murales pour le château vendéen de Linières. Ce château sera lui aussi détruit en 1912.

Peintre discret, d'une production limitée, - beaucoup de ses toiles et de ses décors ayant été perdus ou détruits - il n'en reste pas moins l'un des meilleurs élèves et disciples d'Ingres.

Sans titre 1.jpg.

Le peintre fit également preuve d'un réel talent d'écrivain.

.


Ses deux ouvrages les plus connus, "l'Atelier d'Ingres " publié en 1878, et "Souvenirs, 1829-30 " publié en 1885, constituent d'excellents témoignages de la vie artistique de l'époque.

.

.

. 

Eugène Pineu Duval est décédé en 1885. Il repose au cimetière parisien du Père-Lachaise.

 

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique