21/01/2013
Catharina Klein 1861-1929
Catharina Klein, née en 1861 à Eylau, petite ville de Prusse orientale, était une artiste peintre de nationalité allemande.
Elle achève des études artistiques à Berlin avant de s'y établir et de participer à de nombreuses expositions. Son travail, remarqué par la bourgeoisie allemande, acquiert une certaine notoriété.

Les éditeurs, forts nombreux vers 1880-1890 en Europe occidentale, utilisent encore massivement le remarquable vecteur de diffusion de l'image qu'est l'impression lithographique. Le perfectionnement des presses et la mise au point du processus d'impression chromo-lithographique autorisent une multitude d'utilisations nouvelles de l'image.
Le travail de Catharina Klein se prête parfaitement tant à l'illustration de livres qu'à sa reproduction sur carte postale et les meilleurs éditeurs lui achètent les droits de diffusion de ses œuvres.

Les plus connus, tels Meissner & Buch de Leipzig(*), Raphael Tuck & Sons de Londres (**), Theodor Stroefer (TSN***) de Nuremberg ou Vouga et Cie de Genève, publieront d'abondance des œuvres de Catharina Klein durant plusieurs décennies.

Son travail devant être publié sous forme de cartes postales, de cartes de vœux, d'agendas, de calendriers ou de livres de planches d'images à peindre, Catharina Klein employait une technique basée sur une combinaison de gouache et d'aquarelle opaque.

La quasi-totalité de ses œuvres sont signées "C. Klein".
Les plus belles de ses créations seront sélectionnées par l'éditeur suisse Vouga & Cie de Genève et Puck & Sons de Londres qui publieront, à l'usage des aquarellistes, quelques petits recueils de cartes postales à reproduire puis à découper.

L'ouvrage intitulé "Huit Modèles de Fleurs par C. Klein" s'inscrit dans une série comportant également huit modèles de fruits.
Les critiques d'art de l'époque ne manifestaient que très peu d'intérêt pour ce travail considéré comme essentiellement commercial.
En 1893, lors de l'exposition universelle de Chicago (The Dorlotés Columbarium Exposition), une toile de Catharina Klein figure dans le pavillon britannique.

Catharina Klein a formé de nombreuses jeunes femmes, élèves de son atelier berlinois.
En 1911, elle publiera deux petits livres sur la manière de peindre les fruits et les fleurs.

Livre de Catharina Klein édité par Raphael Tuck & Sons Ltd.

Alphabet : série de 26 cartes postales où chacune des lettres de l’alphabet est agrémentée de fleurs entrelacées.

Catharina Klein est également connue sous le nom de Catherine Klein.
Lors de la première guerre mondiale, l'Allemagne étant en conflit avec la Grande-Bretagne et la France, son prénom sera modifié par les éditeurs afin d'éviter la mévente de ses oeuvres.

Si l'artiste privilégiait la peinture florale, et tout particulièrement, les roses, sujet récurrent dans son travail , il existe également de nombreuses variations composées de fruits, d'oiseaux ou de papillons.



Artiste prolifique, Catharina Klein a peint plus de 2 200 natures mortes pour 75 éditeurs.
Ses peintures florales, reproduites à des millions d'exemplaires, circulent encore aujourd'hui dans le monde entier.

Catharina Klein est décédée à Berlin en 1929.

La quasi-totalité de son travail sera détruit lors des bombardements de Berlin, Leipzig et Londres au cours de la seconde guerre mondiale.

Son œuvre peinte, exceptionnelle et très variée, ne survit malheureusement qu'à travers quelques lithographies et de nombreuses reproductions de cartes postales.

(*) Meissner & Buch : Implanté à Leipzig, 1861-1939.
En 1861, Julius August Meissner et August Buch reprennent l'entreprise de lithographie fondée en 1852 à Leipzig par CL Bartsch & Co.

Julius Friedrich Meissner succède à son père décédé en 1866. Après le départ de Buch, Julius Meissner, devenu l'unique propriétaire, modernise l'entreprise au cours des années 1870.

En 1885, il ouvre une annexe à Londres puis à Berlin et dans les années suivantes en Italie, en France, en Belgique et à New York.

La société exportait principalement des cartes de vœux et de Noël mais en 1888, Meissner s'oriente vers l'édition d'art. Les affiches et reproductions artistiques de haute qualité éditées par Meissner & Buch semblent avoir été commercialisées par la boutique "Anderson Nexo Print".

Meissner & Buch imprime sa première carte postale artistique vers 1897 et devient un important producteur de cartes postales de haute qualité jusqu'à la première guerre mondiale. Meissner & Buch favorisait l'impression de séries à l'intention des collectionneurs.

Les deux fils de Friedrich Meissner rejoignent la direction de l'entreprise familiale, Julius Wilhelm en 1900 et Wilhelm Kurt en 1909.

Après 1918, si la société publie encore quelques éditions d'art, elle s'oriente vers une production essentiellement commerciale.

Dès 1930, la firme éprouve des difficultés financières et, en 1939, les membres de la famille Meissner sont évincés de la direction de l'entreprise.
En 1972, le gouvernement Est-Allemand reprend la gestion de la société qui, après la réunification de l'Allemagne en 1990, sera disséquée et vendue par lot.
(**) Raphael Tuck & Sons -1866-1960- Londres, Paris, Berlin, New York.
Société fondée en 1866 à Londres par Raphael Tuck, un allemand vendeur de cartes de vœux et de lithographies populaires.
En 1871, Tuck publie ses premières cartes de Noël imprimée en Prusse, son pays natal.

Raphaël Tuck pris sa retraite en 1881 et son fils Adolph dirige l'entreprise familiale. Il ouvre une filiale à Paris en 1882, puis à Berlin, Montréal et New York en 1885.

En 1894, un an après avoir été nommé imprimeur officiel de la reine Victoria, Adolph Tuck imprime sa première carte de "souvenir".

A Londres, Tuck sera le premier a imprimer des cartes postales en chromolithographie et deviendra l'un des éditeurs les plus importants d'Angleterre.

La grande majorité des cartes éditées par Tuck ont été imprimées en Prusse, en Saxe et en Hollande jusqu'à la première guerre mondiale.

Adolph Tuck dirigera l'entreprise jusqu'à sa mort en 1926. La société sera ensuite dirigée par son fils Reginald.

L'usine et les bureaux de Londres seront détruits en 1940 lors d'un bombardement, mais Tuck publiera de nouveau après la guerre.

Reginald Tuck décède en 1954 et son frère Desmond lui succède avant de prendre sa retraite en 1959. Peu de temps après la société d'édition sera achetée par Purnell & Sons.
(***) TSN : Theodor Stroefer, Nuremberg, Bavière 1876-1945
Importante société Bavaroise, éditeur de beaux-arts.
Etabli à à Munich en 1876 puis à Nuremberg en 1893, Theodor Stroefer publie en coopération avec l'Institut d'art des reproductions graphiques de Ernst Nister (1842-1909).

La société TSN débute l'impression des cartes postales artistiques sur chromolithographie vers 1897.

Theodor Stroefer décède en 1927. Son fils August (1882-1945) dirige ensuite l'entreprise qui sera entièrement détruite lors des bombardements de la seconde guerre mondiale.
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23/09/2012
Emmanuel Lansyer 1835-1893
Maurice Emmanuel Lansyer, né en 1835 à Bouin en Vendée, était un peintre paysagiste français.
En 1855, il entreprend des études d'architecture à Châteauroux puis, en 1857, il intègre le cabinet parisien d'Eugène Viollet-le-Duc.
En 1861,délaissant l'architecture pour la peinture, il prend des cours auprès de Gustave Courbet (1819-1877) puis, l'année suivante, travaille dans l'atelier du paysagiste Henri Joseph Harpignies (1819-1916).
Comme de nombreux jeunes peintres de l'époque, Lansyer délaisse l’atelier pour la peinture en plein-air.

"La Seine à Rouen" huile sur toile 41 x 27,2 cm
Collection privée
Admirateur d'Eugène Delacroix (1798-1863) et de Jean-Auguste-Dominique Ingres(1780-1867), il apprécie et s’inspire des œuvres des aquarellistes anglais et des peintres de Barbizon.

"Ouessant, pointe de Pern, rocher du roi Gradlon "
En 1863, il expose au premier Salon des Refusés où quelques-uns de ses paysages suscitent un réel intérêt.

"Douarnenez, marine" 1865 huile sur toile Loches, Maison Lansyer
Résidant à Paris et à Loches (Indre-et-Loire), il apprécie particulièrement les côtes de Bretagne où il effectue de fréquents séjours.

"Lavandières bretonnes" huile sur toile 60,5 x 40,5 cm
collection privée
"Une matinée de septembre à Douarnenez" et "Les bords de l’Ellée au Faouët" lui vaudront ses premières médailles au Salon de 1865.

"Femmes à la fontaine dans le Finistère" 1867
huile sur toile 120 x 60 cm Loches, Maison Lansyer
En Bretagne, Lansyer se lie d'amitié avec José-Maria de Heredia. Ce dernier lui dédiera le poème "Un peintre" publié en 1893 dans le recueil "Les Trophées".

"Douardenez, le lavoir de Coataner" 1883
huile sur toile 55,5 x 40 cm Loches, Maison Lansyer
En 1869, Lansyer obtient une autre médaille pour "Le château de Pierrefonds", tableau commandé par Viollet-le-Duc, architecte chargé par Napoléon III de la restauration du château.

"Le Château de Pierrefonds" v.1868 huile sur toile 132x195 cm
Musée départemental de l'Oise, Beauvais
Contemporain des impressionnistes et, tout comme ces derniers, adepte de la peinture en plein air, le style de Lansyer n'en demeura pas moins fort réaliste.

"La vague" 1873 huile sur toile 63,5 x 37 cm
Loches, Maison Lansyer
Artiste prolifique, Lansyer participera aux expositions organisées par la société des "Amis des Arts". Il y sera plusieurs fois médaillé et, à partir de 1875, les marchands d'art solliciteront ses toiles.

"Paysage méditerranéen" 1874 huile sur toile 42 x 27,5 cm
Collection privée

"Le bain des dames" 1876
En 1881, artiste reconnu, il est décoré de la Légion d'Honneur et devient membre du jury du Salon des Artistes Français.
"Vue du Mont Saint-Michel" 1881 Loches, Maison Lansyer
Lansyer restera membre du jury du Salon officiel jusqu'en 1891.

"Le Teucer, vapeur anglais échoué sur la côte d’Ouessant" 1885
huile sur toile 56,5 x 34 cm Loches, Maison Lansyer

"Oliviers du valonnet, Menton" 1887
huile sur toile Loches, Maison Lansyer
L’Etat et la ville de Paris lui commandent des paysages, des vues de monuments et des cartons de tapisserie pour décorer le Palais du Luxembourg et l'Hôtel de Ville de Paris.

"La cour de la vieille Sorbonne" 1886 Paris, musée Carnavalet
En 1889, il reçoit également des commandes publiques pour l'Exposition universelle de Paris.

"Grève à marée basse vers Avranche" 1889
huile sur toile 55 x 41 cm Loches, Maison Lansyer
Emmanuel Lansyer s'est éteint à Paris en 1893. Il est enterré à Loches.

"Vieilles maisons au bord de l'Indre " 1882
huile sur toile 35 x 24,5 cm Loches, Maison Lansyer
L'artiste a légué sa maison familiale et ses collections à la ville de Loches.
"Le château de Loches et la porte des Cordeliers" 1891
huile sur toile Maison Lansyer, Loches

"Paysage du Midi avec arrière plan maritime" 1892
huile sur toile 61 x 79 cm Préfecture de Tours
Devenue aujourd'hui un musée, "La Maison Lansyer" abrite une centaine de toiles du peintre, une très belle collection d'art japonais rassemblée par Lansyer, un ensemble rare d'eaux-fortes originales de Canaletto et de Piranèse, ainsi que des dessins de Delacroix, Millet, Corot, Manet, Hugo et d'autres artistes du XIX° siècle.

"Le canal de Beaulieu, vu du pont sur la route de Loches à Beaulieu " 1891
huile sur toile Loches, Maison Lansyer
"Menton, La Lodola, le soir" 1892
huile sur toile 55,5 x 46 cm Loches, Maison Lansyer
Des toiles d'Emmanuel Lansyer figurent également dans les musées parisiens du Carnavalet et d'Orsay, de Grenoble, de Castres, de Tours, de Valenciennes, de Lille, de Compiègne, de La Roche-sur-Yon, de Lisieux, de Nantes, de Rennes, de Quimper et de Saint-Brieuc.

"Environs de Menton en hiver " 1892
huile sur toile 72 x 119 cm Paris, musée d'Orsay
19:44 Publié dans peintres-Barbizon, peintres-paysagistes, peintres-réalistes | Lien permanent | Commentaires (6) |
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26/08/2012
Portraits Belle Epoque
Jacques-Emile Blanche, peintre français né à Paris en 1861.
Elève d'Henri Gervex (1852-1929) et de Ferdinand Humbert (1842-1934), il reçoit l'appui d'Edouard Manet et d'Henri Fantin-Latour.
Ami d'un grand nombre de personnalités et d'artistes de son temps, il fut, à Paris comme à Londres, le portraitiste mondain de la Belle Epoque et de l'entre-deux guerres.
Elu membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1935, Jacques-Emile Blanche est décédé à Offranville (Seine-Maritime) en 1942.
Portrait d'une baronne en costume Louis XVI 1893
Huile sur toile 146,1 x 95,9 cm Collection privée
Italico Brass, né à Gorizia en 1870, était un peintre italien.
Elève du paysagiste Karl Raupp (1837-1918) à l'académie de Munich, il travaille ensuite à Paris sous William Bouguereau (1825-1905) et Jean-Paul Laurens (1838-1921).
Il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit une mention honorable en 1894.
Il s'installe et travaille à Venise et figure à l'Exposition Universelle de Bruxelles en 1910.
Collectionneur éclairé des toiles de Véronèse, du Titien et du Tintoret, Italico Brass est décédé à San Trovaso, près de Venise, en 1943.

Portrait de son épouse, Lina Rebecca
Huile sur toile Collection privée
19:38 Publié dans peintres-Belle Epoque, peintres-portraitistes, peintres-réalistes | Lien permanent | Commentaires (1) |
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31/07/2012
Jurij (Georg) Subic 1855-1890
Jurij (Georg) Subic, né à Poljane en 1855, était un peintre et fresquiste slovène.
Issu d'une famille d'artistes, il reçoit une formation initiale dans l'atelier de son père Štefan avant de travailler à Ljubljana dans l'atelier du peintre nazaréen Janez Wolf (1825-1884).
Il intègre ensuite l'Académie des Beaux-Arts de Vienne de 1873 à 1875 où il étudie sous Joseph von Führich (1800-1876) et Christian Griepenkerl (1839-1916).
En 1879 et 1880, Subic se rend à Athènes pour y réaliser des copies de fresques de Pompéi dans la résidence de l'archéologue allemand Heinrich Schliemann.
De 1880 à 1890, Jurij Subic s'installe à Paris où il travaille aux côtés du peintre tchèque Vojtěch Hynais (1854-1925) et du hongrois Mihály Munkácsy (1844-1900).
Subic exposera aux Salons de 1883 et de 1884.
En 1882, accompagné du peintre français Gabriel Desrivières (1857-ap.1929), il effectue un premier séjour en Normandie.
"Le peintre Gabriel Desrivières" 1890
huile sur toile 31 x 21 cm Slovenian National Gallery, Ljubljana

"La vieille couturière" 1882 huile sur toile 39 x 29 cm
Slovenian National Gallery, Ljubljana
Influencé par les artistes de Barbizon, il y peindra quelques paysages en plein air tels "Le verger", "Le Jardinier" et "Avant la chasse" qui sera la première peinture slovène acceptée au Salon de Paris en 1883.

"Avant la chasse" 1883 huile sur toile 87 x 65.5 cm
Slovenian National Gallery, Ljubljana
Au cours de son séjour parisien, Sujic se rendra régulièrement en Slovénie pour y peindre essentiellement des portraits d'un grand réalisme. Exécuté en 1885, le portrait d'Ivan Tavcar, écrivain et futur maire de Ljubljana en 1911, est l'un de ses tableaux les plus représentatifs.

"Ivan Tavcar" 1885 huile sur toile 137 × 101 cm
Slovenian National Gallery, Ljubljana
En 1890, Subic se rend en Allemagne, près de Leipzig, pour y décorer les chambres du château de Raschwitz. Il décédera durant ce travail.

"Le Jardinier" 1882 huile sur toile 26,3 x 18,5 cm
Slovenian National Gallery, Ljubljana
Jurij Subic fut le premier représentant de la peinture de plein-air en Slovénie.
A Lubiana, la Galerie Nationale de Slovénie possède une très belle collection de son travail.
19:48 Publié dans peintres-portraitistes, peintres-pré-impressionnistes, peintres-réalistes | Lien permanent | Commentaires (0) |
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30/06/2012
Francisco Manuel Oller 1833-1917
Francisco Manuel Oller, né en 1833 dans la ville de Bayamón, était un peintre porto-ricain.
Dès l'âge de onze il étudie dans l'atelier du peintre Juan Cleto Noa à San Juan.
En 1851, âgé de 18 ans, il se rend en Espagne et suit durant trois ans les cours de l'académie royale des Beaux-Arts de San Fernando à Madrid avec Federico de Madrazo y Kuntz, peintre et futur directeur du musée du Prado.
De retour à Porto Rico fin 1853, il débute une carrière de portraitiste et remporte des médailles d'argent aux expositions de San Juan en 1854 et 1855.
"Portrait de Nina"
En 1858, il se rend à Paris où il séjournera durant sept ans. Il étudie et travaille dans l'atelier de Thomas Couture puis dans l'académie de Charles Suisse et à l'école impériale de dessin. A Paris, il travaille également dans l'atelier de Gustave Courbet, grand adepte du réalisme.
Il côtoie Paul Cézanne et Camille Pissarro et, en 1859, il expose aux cotés de Monet, Bazille, Renoir et Sisley.
"Jeune marin" Blérancourt, France
Musée national de la coopération franco-américaine
En 1865, de retour à Porto Rico, il continue de peindre dans un style réaliste mais ses paysages sont influencés par le courant impressionniste.

"Propriété du Guaraguao", Porto Rico
En 1868, Oller fonde l'Académie libre de dessin et de peinture à San Juan.

"Hacienda Buena Vista de Ponce"
En 1872, Il poursuit ses voyages en Europe où il expose son travail et il est nommé peintre de la cour du roi Amédéo Ier d'Espagne.
En 1873, Oller se rend de nouveau à Paris où, en 1874, il peint "L'étudiant", puis en 1875 "Bords de Seine" qui figurent au musée d'Orsay.

"L'étudiant" 1874 huile sur toile 65,2 x 54,2 cm

"Bords de Seine" 1875 huile sur carton 25 x 34 cm
Musée d'Orsay, Paris
En 1877, il s'installe à Madrid où, en 1878, il participe à une exposition qui lui vaut d'être décoré de la Croix de l'Ordre du roi Charles III. Beaucoup de ses tableaux sont achetés par l'aristocratie espagnole et d'autres seront envoyés au Salon de Paris pour y être exposés.

"Goyaves" 1901-1903 Collection Privée
En 1883, il expose avec succès 72 tableaux à Madrid.
En 1884, Francisco Oller se fixe définitivement à Porto Rico où il fonde à San Juan l'université nationale, école d'art ouverte aux femmes.

"Platanos maduros"
Il écrira également un livre traitant de la perspective et du dessin.
Un barcelonais fortuné, installé à Porto Rico, lui commande une série de peintures illustrant ses cinq plantations de sucre. Oller n'achèvera qu'une toile de cette commande.

"Hacienda La Fortuna" 1885 huile sur toile 66 x 101,6 cm
New York, musée de Brooklyn

"L'école du maître Cordero" 1890
Francisco Oller est décédé en 1917 à l'hôpital municipal de San Juan.

Esquisse pour "Le Réveil" 1892 huile sur toile
Collection de l'Institut de la culture portoricaine

"El Velorio- Le Réveil " 1893 huile sur toile 224 x 397,5 cm
Musée de l'université de Porto Rico
Oller a exposé en Espagne, en France, à Vienne et à Cuba, mais une grande partie de son travail, altérée par le climat tropical de Porto Rico, sera perdu après sa mort.
Dans les années 1980, le musée des Beaux-Arts de Ponce a entrepris une importante campagne de restauration de ses toiles.

"La ceiba de Ponce" 1888 huile sur toile 48,9 x 69,2 cm

"Hacienda Aurora" 1898 huile sur panneau 32 x 55.8 cm
Musée des Beaux-Arts de Ponce, Porto Rico
Francisco Oller fut le seul peintre latino-américain à contribuer au développement de l'impressionnisme. Il est considéré comme le maître de la peinture portoricaine.
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15/06/2012
Paul Jean Charles Clays 1819-1900
Peintre de marines et aquarelliste belge né à Bruges en 1819.
Pensionnaire dans un collège de Boulogne sur Mer, il s'en échappe et s'engage comme mousse sur un bateau faisant du cabotage entre la France et l'Angleterre.
De retour à Bruges, il décide de se consacrer à la peinture et se rend à Paris pour y suivre une formation artistique.
Après avoir pris des cours dans l'académie populaire de Charles Suisse (1846-1906), Il travaille dans l'atelier d’Horace Vernet (1789-1863) puis de Théodore Gudin (1802-1880), peintres de marines réputés.
De retour en Belgique, il se fixe à Bruxelles en 1850 où il expose ses premiers tableaux.

Comme de nombreux peintres de marines de sa génération son style est fortement influencé par les maîtres flamands du 17° siècle. Ses toiles, traditionnelles et romantiques, s'inspirent le plus souvent des thèmes de cette période.

"Rough sea in stormy weather" 1846

En 1851, Clays embarque comme peintre de marine sur une goëlette du gouvernement belge. Au fil de ses croisières en mer du Nord, Clays délaisse toute anecdote romantique au profit de toiles naturalistes basées sur une observation attentive de la nature.


"Un matin, après le naufrage" 1853
De 1852 à 1856, il s'installe et travaille à Anvers.
De ce séjour à Anvers date le véritable succès de Paul Jean Clays. L'artiste aime et connaît la mer. Devenu le peintre quasi-officiel des bords de l'Escaut, il excelle à rendre la masse lourde des eaux profondes et, comme il fut marin, il maîtrise parfaitement l'accord des couleurs des ciels et des flots. Sa palette où dominent le beige, le rouge-brun, les ocres et les bleus est aussi simple qu'expressive.


"Shipping in a calm"
En 1855, il sera parmi les fondateurs de la Société royale des aquarellistes belges.

En 1856, Clays s'établit définitivement à Bruxelles.

En 1862, il participe à l'exposition universelle de Londres.
En 1867, Clays figure à l' exposition universelle de Paris où il reçoit une médaille de deuxième classe.
Les critiques sont des plus élogieuses et le fameux Théophile Thoré-Bürger le considère comme l’un des meilleurs peintres de marines de son temps.

En 1867, il est promu Chevalier de la Légion d'honneur.

"Dordrecht"
En 1868, il sera l'un des membres fondateurs de la Société Libre des Beaux-Arts.



"Moored ships in a small harbour"


A l’étranger, comme dans son propre pays, Clays est considéré comme l’un des plus grands peintres de marines de son époque.
En 1880, lors de la grande exposition d'art organisée à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de la Belgique, le peintre partage avec son compatriote Louis Artan (1837-1890) les récompenses et les honneurs décernés aux meilleurs peintres de marines.

Clays sut peindre les flots déchaînés comme les ciels tourmentés, mais son thème de prédilection restera avant tout la description attentive et sincère de l'estuaire de l'Escaut.


Membre de l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles et d'Anvers, Officier de l'Ordre de Léopold, Officier de la Légion d'honneur, Commandeur de l'Ordre de Charles III d'Espagne, Paul Jean Clays est décédé près de Bruxelles, à Schaerbeek, en 1900.

"Ostende"
Une avenue de la ville de Schaerbeek porte aujourd'hui son nom.

Son travail figure dans les musées des Beaux-Arts de Bruxelles, Anvers, Gand, Bruges, Mons, Liège, Munich, Hambourg, Edinburgh, Leicester, Sheffield, à la National Gallery de Londres et au Metropolitan Museum de New York.
09:08 Publié dans peintres-aquarellistes, peintres-marines, peintres-réalistes | Lien permanent | Commentaires (1) |
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