16/02/2010
William Bliss Baker 1859-1886
William Bliss Baker est un peintre paysagiste américain né à New York en 1859.
A 17 ans, en 1876, il intègre l'Académie Nationale de Design pour y étudier durant 4 ans.
En 1879, lors de sa première exposition, il y remporte le premier prix de dessin.

Il étudie sous la direction de Mauritz Frederik Hendrick de Haas (1832-1895) , peintre réputé pour ses marines et d' Albert Bierstadt (1830-1902), célèbre pour ses paysages romantiques de l'ouest américain.

Baker avait passé une grande partie de son enfance dans la petite station thermale de Ballston Spa, proche d'Albany.
Pêchant avec un ami sur le lac de Ballston, il découvre la propriété qui deviendra son atelier d'été quelques années plus tard.
En 1881, Baker installe un atelier baptisé "Le Château" à Clifton Park, petite ville près d'Albany dans le nord de l' Etat de New York.

A partir de 1881, Baker expose chaque année à l'Académie Nationale du Design de New York.
Bien qu'influencé par Albert Bierstadt et les peintres de l' "Hudson River School", Baker s'exprime dans un style très personnel, tant véridique que précis.

Baker travaillait également chaque hiver dans un atelier situé dans l'immeuble Knickerbocker de New York City.
En 1885, âgé de 26 ans, devenu paysagiste de premier plan, il remporte le prix "Hallgarten".

En 1886, William Bliss Baker, adepte du patinage sur glace, se blesse gravement et souffre d'une lésion de la colonne vertébrale.
Il décède quelque mois plus tard à New York, à l'âge de 27 ans, des suites de sa blessure.
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08/02/2010
Adelsteen Normann 1848-1918
Adelsteen Normann, fils de commerçant, est né à Bodö, dans le comté norvégien de Nordland en 1848.
En 1863, à la demande de sa famille, il entreprend une carrière commerciale à Bergen puis à Copenhague jusqu'en 1869.
En 1869, il décide de se consacrer à la peinture, et, comme beaucoup de ses contemporains originaires d' Europe du Nord, il effectue des études artistiques en Allemagne.
A l'âge de 22 ans, il intègre l'Académie des Beaux Arts de Düsseldorf où il devient l'élève d'Oswald Achenbach puis de 1872 à 1873, de son successeur, Eugène Dücker.
Il expose pour la première fois en 1872 à Düsseldorf, à Vienne en 1873, puis à Berlin et Munich.

A Londres, en 1874, lors de l'exposition de la Royal Academy, il est distingué par la "Prince of Wales Medal" et il y reçoit, de plus, une médaille d'argent en 1877.

Bien qu'installé à Berlin, il voyage et peint fréquemment dans le nord de la Norvège, le plus souvent dans l'archipel des Lofoten, au large de Bodø, au nord du cercle polaire.

Inspiré par sa passion et sa parfaite connaissance des fjords norvégiens, il peint essentiellement des paysages romantiques.

En 1877, l'un de ses tableaux est acheté par le musée national de Stockholm.

Il expose également au Salon des Artistes Français de Paris de 1882 à 1884 où il obtient une Médaille d'honneur.

A Lyon en 1889 et 1897, il reçoit deux médailles d'or .

Il obtient une médaille de bronze lors de l' Exposition Universelle de Paris en 1889.

Il est alors l'un des peintres préférés de l'empereur Guillaume II et ses œuvres seront régulièrement exposées à Berlin de 1874 à 1917.

La Norvège lui décerne le titre de chevalier de l'ordre de Saint Olaf.

Il est l'un des premiers artistes norvégiens à prendre pour motif le soleil de minuit.

Fin décembre 1918, Adelsteen Normann est atteint de la grippe espagnole.
Le 26 décembre, " Le peintre de la terre du soleil de minuit " décède à Oslo.

10:27 Publié dans peintres-paysagistes | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : peintre paysagiste, pittore paesaggista, painter landscape, peintre norvégien, norwegian painter, norwegischer maler, pintor noruego
12/01/2010
Attilio Pratella 1856-1949
Parmi les nombreux artistes travaillant à Naples de la fin du XIXe siècle à la première moitié du XXe siècle, Attilio Pratella est l'un des peintres les plus célèbres.
Ses toiles, recherchées par de nombreux collectionneurs, décrivent à l'envi les multiples facettes et la luminosité du golfe napolitain .
Il fut et restera sans conteste : "II narratore dei mille volti di Napoli."
Né en 1856, fils d'un commerçant en grains de Lugo, ville de la province de Romagne, Pratella apprend les premiers éléments et la technique du dessin au collège Trisi de cette ville. Son professeur est le peintre Bonavera.
En 1877, à 21 ans, une bourse d'étude lui permet de s'inscrire à l'académie des Beaux Arts de Bologne à l'époque dirigée par Antonio Puccinelli.
Avant son départ pour Bologne, après une violente altercation familiale, il change son nom de Pratelli en Pratella.
La découverte des paysages d' Antonio Fontanesi, exposés à la pinacothèque de Bologne, sera, selon ses propres termes, "une révélation picturale".
En 1880, après deux années passées à Bologne, attiré par la réputation des maîtres de l'école napolitaine et titulaire d'une nouvelle bourse d'étude, il se rend à Naples.
A l'institut des Beaux Arts, il suit les cours dirigés par Domenico Morelli et Filippo Palizzi.
Au bout de quelques mois, la ville de Lugo ne renouvelant plus sa bourse d'études, des soucis financiers le contraignent à chercher du travail.
Après avoir tenté de trouver un emploi d' assistant auprès d' un peintre de Palerme, il choisit, malgré des difficultés financières, de s'établir en Campanie et de faire de Naples, ville de ferments culturels et artistiques, sa ville d'adoption.

L'antiquaire Varelli lui conseille le décor de porcelaines dans le style Capodimonte, style qui se caractérise par la délicatesse et et la précision des détails peints.

Les décors du style dit "Capodimonte" sont toujours très expressifs et d'un réalisme saisissant.

Pratella décore également de paysages napolitains et de marines des boîtes de bois destinées à la pâtisserie Luigi Caflish, pâtisserie de Naples très courue.
Ces boîtes, fort rares aujourd'hui, sont devenues de véritables antiquités.

César Cacciapuoti, propriétaire d'une usine de céramiques, lui propose de peindre des scènes identiques sur des carreaux de sa fabrication.
Les céramiques décorées par Pratella obtiennent vite un franc succès et des expositions en sont organisées à travers toute l'Italie comme à l'étranger.

Parallèlement à cette activité, dès 1881, il expose ses propres tableaux à la galerie des Beaux Arts de Naples.

En 1885 au salon de Paris, il expose "Le vent". Cette toile lui vaut une certaine notoriété dans les milieux de la peinture européenne et il est invité à rejoindre la Société des Artistes Français.
En 1886-87, il partage à Naples une pièce meublée qu'il loue avec son ami le peintre Giuseppe Casciaro.
Ensemble, ils parcourent la banlieue, les bidonvilles, les quartiers malfamés de la ville pour y peindre les ruelles et des scènes de la vie quotidienne.

En 1887, il expose à la biennale de Venise. Les œuvres de cette période, caractérisées par l'usage du petit format, révèlent l'influence de Giuseppe De Nittis, Federico Rossano et Marco De Gregorio, peintres fondateurs de l'école de Résina.

La même année de 1887, à 31 ans, Pratella épouse Annunziata Belmonte et ils emménagent dans une habitation proche de la fabrique Cacciapuoti.
De cette union naîtront cinq enfants dont trois - Fausto, Paolo et Ada - suivront les traces paternelles et deviendront, eux aussi, des peintres reconnus.
En 1888, peu après la naissance de Fausto, il cesse de collaborer avec l'usine Cacciapuoti et la famille, de nouveau en difficulté, s'installe dans le quartier de la colline du Vomero.

Son fidèle ami, Giuseppe Casciaro, habite également ce quartier et les deux hommes peignent ensemble sur la colline du Vomero mais aussi au cours d' excursions à Capri et à Ischia.

Bientôt suivis par d'autres jeunes peintres sur les pentes du Vomero, ils formeront le groupe dit des "Vomeresi". Le Vomero reste plus que jamais le "Montmartre de la peinture napolitaine."
Des artistes qui ont aimé et peint le Vomero de l'époque, les plus appréciés sont certainement Attilio Pratella et son grand ami Giuseppe Casciaro (1863 -1941). Tous deux ont su, par leurs talents, immortaliser des vues et des quartiers du Vomero aujourd'hui malheureusement disparus.

Au cours des années 1888-1890, Pratella peint des toiles qui deviendront de véritables documents de la vie napolitaine de l'époque :


"le quai de Santa Lucia"



et toute la gestuelle des pêcheurs du port de Mergellina




Ainsi naquirent nombre de chefs-d'œuvre de Pratella :
"Le vent", "Vomero sous la neige"...


A partir de cette date, ses paysages sont de plus en plus appréciés et il exposera ses œuvres tant en Italie qu'à Berlin, Munich, Barcelone, Saint Pétersbourg, et Buenos Aires.

En 1897, à la biennale internationale de Venise, il présente "Pluie de mars" qu'il exposera ensuite au Salon de Paris de 1899 sous le titre de "Jour de mars".

En 1902, Attilio est nommé professeur honoraire de l'académie de Naples.

Pratella aime travailler chaque été à Capri.
Durant de nombreuses années, il y séjournera régulièrement pour en peindre les paysages et les rivages qu'il affectionne.

Durant plus de trente ans, Attilio Pratella continuera de peindre des paysages napolitains, des marines et des scènes populaires au succès commercial largement éprouvé.

Vers 1920, fatigué des critiques d'autres peintres de sa ville adoptive, il ne participe quasiment plus aux expositions collectives.

Il continue par contre d'exposer en solitaire et, jusqu'en 1934, son travail sera régulièrement présent dans des expositions que ce soit en Italie ou à l'étranger.

Ses derniers tableaux dévoilent un Pratella secret qui privilégie les paysages de campagne, les arbres, toiles ou la présence humaine est le plus souvent en retrait, parfois intuitive.


En parallèle de l'exécution de ses célèbres vues, Pratella cultive et développe tout au cours de sa vie une pratique intensive du dessin.

Quelle que soit la nature du papier, rugueux, granuleux, pages lisses de carnets ou de cahiers, Pratella dessine...
Exécutés le plus souvent en petit format, ses dessins révèlent un travail quotidien de recherches incessantes.
Presque tous signés, ils constituent, durant toutes ses années d'activité, le journal intime du peintre.
Comme l'a écrit Carlo Siviero : "le canevas de la peinture pratellienne est toujours un dessin."
Attilio Pratella meurt à Naples en 1949.
Une rue de Naples porte aujourd'hui son nom et ses œuvres sont exposées dans de nombreux musées en Italie comme à l'étranger.
01:28 Publié dans peintres-paysagistes | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : peintre paysagiste, pittore paesaggista, painter landscape, pittore italiano, italian painter, peintre italien
16/05/2009
Emilio Sánchez Perrier 1855-1907
Emilio Sánchez Perrier est un peintre paysagiste espagnol né à Séville en 1855.
Dès 1868, à l'âge de 13 ans, il intègre l'Académie des Beaux-Arts de Séville.
Il complétera cette formation initiale à l'école des Beaux-Arts de Madrid.
En 1871, il étudie dans l'atelier de Martín Rico Ortega à Grenade où il devient l'ami de Mariano Fortuny, à l'époque au fait de sa notoriété pour ses peintures d'histoire et ses scènes de genre.
C'est à cette époque que Sánchez Perrier, interessé par les paysages et la minutie des représentations des scènes historiques découvre et réalise ses premières lithographies.
En 1877, il entreprend une série de voyages à travers l'Espagne, il y côtoie le cercle des peintres paysagistes espagnols.
A Madrid, il étudie sous Carlos de Haës, peintre espagnol d'origine belge qui enseigne la discipline du paysage à l'Académie royale des Beaux-Arts de San Fernando.
Carlos de Haës, fondateur du paysage "moderne" en Espagne, novateur par l'introduction du réalisme dans la peinture du genre, eut une profonde influence sur le style d'Emilio Sánchez Perrier.
En 1878, à Madrid, lors de l'exposition de la société nationale des Beaux Arts, une de ses oeuvres est acquise par le Duc de Montpensier.
En 1879, il reçoit la médaille d'or de l'exposition de Cadix.
En 1879, Sánchez Perrier s'installe à Paris pour y étudier dans l'atelier d'Auguste Bolard, de Léon Gérôme et de Félix Ziem.
Il côtoie les peintres de l'école de Barbizon et peint des paysages en forêt de Fontainebleau.
En 1880, en compagnie de Luis Jimenez, il expose à la Royal Academy de Londres et au Salon des Artistes Francais de Paris, deux paysages d'Andalousie.
Il y acquiert une excellente réputation et, sa notoriété grandissant, le collectionneur américain George Lucas lui achète plusieurs tableaux.
Les années 80 voient l'avènement de la photographie d'amateur et ses toiles deviennent beaucoup plus réalistes, il recherche la précision et la minutie du détail dans ses paysages.
Il séjourne et travaille à Venise en 1884-1885.
Il visite et peint également à Tanger puis en Bretagne en 1886-1887.
En 1889, il expose à l'Exposition Universelle de Paris où il recoit une médaille d'argent.
Il est nommé membre de l'Académie des Beaux-Arts de Séville.
A partir de 1889, il rejoint Luis Jimenez à Pontoise pour y peindre les bords de l'Oise, entre Pontoise et Auvers-sur-Oise.
Entre 1894 et 1896 il séjourne alternativement entre Pontoise et son studio parisien.
La France le nomme membre de la Société Nationale de Beaux Arts.
Emilio Sánchez Perrier est célèbre pour ses paysages où le ciel et l'eau occupent une place prépondérante.Il est également très connu pour ses vues romantiques et délicates de Venise.
Peintre de l'école de Séville, adepte de la peinture de plein-air et du réalisme, soucieux du moindre détail, la liberté de son style post-impressionniste fut très prisé tant en Europe qu'aux Etats-Unis.
Victime de la tuberculose, il rentre en Espagne en 1896.
En 1907, il décèdera à Grenade des suites de cette maladie.
Peintre d'une importance capitale dans l'histoire de la peinture ibérique du paysage, qualifié de "précisionniste" par les historiens d'art espagnols, les tableaux d' Emilio Sánchez Perrier figurent aujourd'hui dans d'importantes collections privées et dans de nombreux musées tant en Espagne qu'en Europe.
19:26 Publié dans peintres-paysagistes | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : Emilio Sánchez Perrier, peintre espagnol, spanish painter, peintre de paysage, landscape painter, post-impressionnisme, Pintor de paisaje
26/03/2009
Frederick Simpson Coburn 1871-1960
Frederick Simpson Coburn est un peintre-illustrateur québécois né à Upper Melbourne (Québec-Canada) en 1871.
Après des études au collège Saint-François, il intègre en 1887–88 l'école du Conseil des Arts et Manufactures de Montréal, puis l'école de l'art Carl Hecker de New York.
En 1890, à 19 ans, il part pour l' Allemagne où il s’inscrit à l’Académie Royale de Berlin.
En 1892, il se rend à Paris pour y suivre des cours à l’École des Beaux-Arts dans l’atelier du maître Jean-Léon Gérôme.
Dans les années suivantes, Frederick Coburn se rend à Londres puis aux Pays Bas, où il côtoie les peintres de la célèbre école de La Haye.
En 1896, à l'âge de 25 ans, il illustre le premier recueil du poète québécois William Henry Drummond, "The Habitant and other French-Canadian poems".
Accédant à la notoriété, Frederick Coburn entreprend dès lors une brillante carrière d'illustrateur.
En 1897, il s'installe à Anvers où il travaillera durant 20 ans.
Au cours de cette période il peint des paysages et des scènes d'intérieur.
"Nursing Mother, Dutch interior" 1903
"Drink to the voyageur" 1905

C'est à Anvers qu'il rencontrera son épouse, Malvina Scheepers, peintre belge de grand talent.
"Malvina"
Au cours de toutes ces années il effectue de fréquents séjours au Québec.
Ses dessins étant régulièrement reproduits aux Etats-Unis, il illustre quatre autres recueils de poésie de Drummond et des oeuvres littéraires d'auteurs connus comme Louis-Honoré Fréchette, Charles Dickens ou Edgar Allan Poe .
Revenu au Québec en 1916, il s'installe définitivement à Melbourne, son village natal.
Il y peindra durant près de quarante ans.
Retenant les paysages canadiens comme thème central de ses peintures, il se consacre essentiellement à la représentation de scènes hivernales d'exploitations forestières dans les Laurentides et les cantons de l' Est du Québec.
Il excelle dans la représentation de paysages de l'hiver québécois empreints de couleurs, de lumières et de jeux d'ombres sur la neige.
Ses tableaux, exposés dans les galeries d'art canadiennes, remportent le plus grand succès et certains sont vendus à des collectionneurs Australiens et Japonais.
En 1928, à 57 ans, Frederick Coburn est nommé membre de
l'Académie Royale Canadienne des Arts.
En 1938, lors de l'exposition " Un siècle d'art Canadien" organisée à Londres, deux de ses tableaux sont exposés à la Tate Gallery.
Devenu veuf en 1933, Frederick Coburn fait la connaissance de Carlotta, danseuse professionnelle.
La relation entre Coburn et Carlotta durera 27 ans et la danseuse sera pour le peintre la source de multiples inspirations.

Carlotta "Rhumba de Cuba" 1936
En 1960, Frederick Simpson Coburn décède dans son village natal de Melbourne à l'âge de 89 ans.
17/11/2006
Painting ...Water and Light
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15/10/2006
Russian painters
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06/09/2006
Léon Germain Pelouse 1838-1891

Peintre français, né en 1838 à Pierrelaye (Val d'Oise), décédé à Paris en 1891.
Voyageur de commerce jusqu'à l'âge de 27 ans, autodidacte, il débute une carrière de peintre de paysages en 1865.
Influencé par Corot et Daubigny, il envoie un premier tableau au salon de Paris : "Cernay en Février" 1865
Il effectue plusieurs séjours en Bretagne en 1867 et 1868.
Dix ans avant l’arrivée de Gauguin, Pelouse est l’un des promoteurs de Pont-Aven et de la Bretagne ou il peint de nombreux paysages.En 1876, le jury lui accorde une médaille de 1ère classe pour "Une coupe de bois à Senlisse". Dès lors sa réputation est solidement fondée et il devient une figure emblématique du salon.
Pelouse est l’un de ceux qui mettent alors en vogue le sujet breton. Ses pas le mènent à nouveau en Bretagne en 1876 et 1877 à Pont-Aven puis en 1882, dans le Morbihan, où il découvre Rochefort-en-Terre. En 1878, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur.
Durant toute cette période, il peint dans de nombreux endroits : en Ile de France dont Senlisse, Cernay :en Bretagne, en Normandie, en Franche-Comté, en Auvergne, à l'étranger, en Belgique, en Hollande, en Italie.
1880 ....« Bancs de rochers à Concarneau » Dans cette toile, travaillée pour être exposée au Salon, Pelouse abandonne le pittoresque pour une description austère de l’estran dans des couleurs sombres.
Une manière audacieuse qui tranchait avec sa façon habituelle et qui n’a pas été comprise à l’époque par la critique.
En 1889, il reçoit une médaille d'or à l'Exposition Universelle.
Léon Germain Pelouse reste l'un des meilleurs paysagistes de la dernière génération d'artistes du XIXème siècle.Héritier de l’Ecole de Barbizon, sa technique de virtuose lui valut une grande célébrité.Très habile dessinateur, puissant coloriste, il possèdait une incomparable adresse de pinceau, un extraordinaire brio d'exécution.


Doué d'une prodigieuse facilité, ce fut le peintre des broussailles, des sous-bois... de la vibration des lumières et aussi de ciels et de nuages remarquables, travail comparable en tous points à celui de John Constable. Les œuvres qu'il laisse, lui valent assurément de compter parmi les maîtres paysagistes les plus talentueux.
Au-delà de son art, il reste le fondateur et le chef d'école des peintres de Cernay.
Le grand nombre de ses élèves dont Dameron, Joubert, Kitty Kielland, Lemarié des Landelles, Rambaud, Rigolot, en constitue l'un des témoignages les plus marquants.Léon Germain Pelouse meurt, à l'âge de cinquante trois ans, en juillet 1891.
21:20 Publié dans peintres-paysagistes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26/08/2006
Antoine Chintreuil...1814-1873
Peintre français né en 1814 à Pont-de-Vaux (Ain) , décédé à la Tournelle en 1873.
Issu d'une famille modeste, Antoine Chintreuil, attiré très jeune par la peinture , arrive à Paris en 1838.
Il y intègre très vite le groupe des "Buveurs d’eau", groupe qui rassemble de jeunes artistes bohèmes, écrivains, peintres, sculpteurs....
En 1843, il rencontre Corot et, sur les encouragements et les conseils éclairés de ce dernier, décide de se consacrer exclusivement à la peinture de paysage. Passant de longues heures dans les prés et les sous-bois humides, il s’engage dans la voie ouverte par Corot mais il n’imite pas son maître et entame une démarche toute personnelle.
Chintreuil ne s’intéresse pas à l’anecdotique ou au pittoresque, il peint la nature pour elle-même. Plaines, clairières, sous-bois, sentiers bordés d’arbres, marines, constituent en effet le principal sujet de ses peintures.
Il peint en plein air des paysages imprégnés de douce mélancolie. Son œuvre se caractérise par une sensibilité proche de l’Ecole de Barbizon, inspirée des paysagistes hollandais du XVIIe siècle, une étape artistique essentielle avant l’impressionnisme.


Admis pour la première fois au Salon en 1847 après dix ans d'efforts et de misère , il trouve ses sujets à Igny dans la vallée de la Bièvre, puis à La Tournelle près de Septeuil dans la vallée de Vaucouleurs où il s'établit à la belle saison avec le peintre Jean Desbrosses.
En 1850, il part à Igny dans l' Essonne où il retrouve Camille Corot et Odilon Redon. Chintreuil rencontre aussi Daubigny et partage sa conception et sa vision de la peinture, conception pouvant être qualifiée de "pré-impressionniste".
Son goût pour les verts tendres et veloutés, les gris délicats et les bleus célestes se révèle et dans la vallée de la Bièvre, Chintreuil peint de longues heures à l’orée du jour ou de la nuit, dans les prés humides où il capte la lumière de ces instants précieux.

Il effectue également des séjours dans la Manche où il peint quelques bords de mer.


Malgré les premiers succès du salon de 1850, et les expositions successives en France les années suivantes, c’est en 1863 que se produit un changement dans sa carrière. Ses œuvres refusées par le jury du salon, il prend la tête du comité des refusés et organise un salon parallèle où il expose aux côtés de Corot, Manet, Cézanne et Pissarro.
En 1870, il reçoit la Légion d'Honneur, consécration de son talent. Il meurt à la Tournelle le 8 août 1873 après avoir achevé "Pluie et soleil" aujourd'hui au musée d'Orsay.
Dans l’histoire de la peinture de paysages du XIXe siècle, Antoine Chintreuil demeure une figure originale, singulière, et encore largement méconnue.
Le choix du titre de ses peintures, «Les ruines au soleil couchant», «Le soleil chasse le brouillard», «Le lever de l’aurore après une nuit d’orage», «Les vapeurs du soir», «Brumes matinales» et l’attention portée aux effets atmosphériques résultant de l’apparition ou la disparition de la lumière du jour, témoignent de cette sensibilité qui amena son ami Champfleury, éminent critique artistique, à le nommer peintre des «brumes et rosées».

L’héritage et l'influence de Corot se ressentent dans la recherche d’un équilibre et d’un certain réalisme, décrivant la nature pour elle-même, dans un lyrisme profond et original.
Mais Chintreuil a refusé le côté pittoresque ou anecdotique du paysage et il n’a pas imité ou pastiché l’œuvre de Corot. Il a entrepris une démarche très personnelle pour définir et appréhender "sa" relation entre la nature et la peinture.
Chintreuil ,s’éloignant peu à peu du naturalisme, a révèlé une sensibilité picturale proche de l’impressionnisme et du symbolisme futurs.




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29/06/2006
Paul Huet (1803-1869)
Peintre et graveur français né à Paris le 3 octobre 1803.
A sept ans, il voit sa mère disparaître et il est élevé par son père et ses quatre frères et soeurs aînés. Il est alors envoyé en pension à Choisy. Très jeune, il se montre attiré par le dessin mais son père le destine à l'enseignement. Heureusement son beau-frère le libraire GENEST, plaide pour lui et il fréquente alors l'atelier de Delthil, élève de DAVID, "un bon maître de dessin" , qui lui proposera de faire avec lui des papiers peints, ce que HUET refusera. On le verra ensuite dans les ateliers de GUERIN, puis de GROS.
A la mort de son père, il se verra contraint de quitter l'atelier de ce dernier, par manques de moyens. mais Paul HUET, se dira lui-même, surtout élève de l'île Seguin . Dès 1818, Paul HUET s'y rend souvent chez ses amis Lelièvre et y peint ses premiers tableaux.
Parallèlement il fréquenta aussi l’École des Beaux-arts en 1820 ainsi que l’académie Suisse - du nom de son fondateur -
En 1822 , Eugène DELACROIX remarque un de ses tableaux, "lisière de bois en forêt de Saint-Cloud" à l'académie SUISSE et demande que Paul HUET lui soit présenté. Une grande estime, une "certaine amitié" naît entre ces deux hommes et nous les retrouverons aux Eaux-Bonnes (Pyrénées) en 1845.
Dès les années 1820, celui qui sera un voyageur inlassable, parcourt la Brie et la Normandie, cette dernière en partie avec BONINGTON avec qui il alla peindre la mer à Honfleur et à Trouville .

En 1827, il participe pour la première fois au salon et il y expose avec succès.
Paul HUET est aussi très attiré par la gravure; dès 1825, il s'essaie à la lithographie et les premières seront publiées en 1827. En 1834, il expose des eaux-fortes. Il éxecutera aussi de nombreux bois et quelques clichés sur verre.
En 1834, il épouse sa nièce Céleste RICHOMME, mais celle-ci décède en 1839, à Nice. En 1837, il est nommé professeur de dessin de la duchesse d'Orléans. Promu Chevalier de la Légion d'honneur après le Salon de 1841, il ne sera jamais officier.... En 1843, Paul HUET se remarie avec une jeune fille originaire du Mans, Claire Sallard.
Paul HUET, en républicain convaincu s'engage... engagement auquel il restera fidèle après le coup d'état de 1852 et qui nuira à sa carrière, Napoléon III lui en voulant. Sous le Second Empire, Paul HUET reste cependant présent dans tous les Salons et voit plusieurs de ses tableaux achetés par l'Etat. Il continue à parcourir la France en tous sens et se rend même en Angleterre Belgique et en Hollande. Il achète un chalet à Chaville dans les environs de Paris, en 1863 où il travaille beaucoup dans ses dernières années. Il s'y éteint le 9 janvier 1869.
Appartenant de plein droit au mouvement romantique, il a également sa place parmi les précurseurs de la vision impressionniste.
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