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21/11/2015

Spiridon Spiro Bocaric 1876-1941

s_bocaric.jpgSpiridon Spiro Bocaric, né à Budva en 1876, était un peintre monténégrin.
Dès l'âge de douze ans, son frère aîné, Anastas, lui donne ses premières leçons de peinture.
En 1894, il suit les cours de l'école de dessin de Venise où, en 1895, il intègre l'académie des Beaux-Arts.
En 1896, il rejoint son frère Anastas dans la ville serbe de Novi Sad.
De 1897 à 1914, il vit et travaille à Sarajevo.

Sarajevo, mosquée de mosquée de Gazi Husrev-beg 1909 Huile sur toile Collection privée..jpg

"Sarajevo, mosquée de mosquée de Gazi Husrev-beg"   1909

Huile sur toile         Collection privée.

En 1914, Spiro Bocaric s'installe définitivement à Banja Luka, ville de Bosnie-Herzégovine.
Spiro Bocaric devint rapidement une figure importante de la vie culturelle et sociale de Banja Luka et de sa région.

Le vieux pont de Mostar, Bosnie-Herzégovine 1909 Huile sur toile Collection privée..jpg

"Le vieux pont de Mostar, Bosnie-Herzégovine"    1909

Huile sur toile        Collection privée.

Très intéressé par la photographie, Spiro Bocaric fut l'un des pionniers du cinéma dans le pays. Ses photographies constituent aujourd'hui un précieux témoignage de la vie en Bosnie à cette époque.

Les blanchisseurs 1908 Huile sur toile 44 x 33 cm Collection privée..JPG

"Les blanchisseurs"      1908

Huile sur toile   44 x 33 cm         Collection privée.

Spiro Bocaric était non seulement un peintre, mais également un écrivain auteur d'études ethnographiques et de traités sur l'art populaire bosniaque.

Galerie d’art contemporain, Budva, Monténégro..jpg

"Portrait d'un vieil homme"

Galerie d’art contemporain, Budva, Monténégro.

En 1930, Spiro Bocaric sera le premier directeur du musée de Vrbas Banovina, tout récemment créé à Banja Luka. Auteur de nombreuses conférences, Spiro Bocaric, soulignant l'importance du rôle du musée de Vrbas Banovina dans le patrimoine national, parvint à susciter le plus grand intérêt du public. Il s'en suivit une vaste collecte de divers objets et de multiples dons de broderies, de vêtements, d'armes, d'outils et d'objets précieux aujourd'hui encore exposés au musée.

Enfants à la fontaine Huile sur toile 96 x 75 cm Collection privée..jpg

"Enfants à la fontaine"

Huile sur toile   96 x 75 cm        Collection privée

En 1932, Bocaric publie le premier guide touristique de la Banovine du Vrbas, province du royaume de Yougoslavie nouvellement créé. Ce guide, "Vrbas banate", illustré de nombreuses photographies, fut édité en anglais, en allemand, en français et en serbe.

Jeunes bergers dans un paysage de montagne Huile sur toile 111 x 74 cm Collection privée..jpg

"Jeunes bergers dans un paysage de montagne"

Huile sur toile   111 x 74 cm      Collection privée.

Le 31 décembre 1932, un décret du roi Alexandre Ier de Yougoslavie décerne à Spiro Bocaric, peintre et directeur du musée de la Banovine du Vrbas à Banja Luka, l'Ordre de la Couronne yougoslave.

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"Portrait d'un vieil homme"

En 1937, Bocaric devint le réalisateur du film documentaire ethnographique "Villes et régions de Vrbas Banovina".

Deux femmes musulmanes devant la mosquée Huile sur toile 47 x 69 cm Collection privée..jpg

"Deux femmes musulmanes devant la mosquée"

Huile sur toile   47 x 69 cm     Collection privée.

Peintre de premier plan, adepte du réalisme académique, Spiro Bocaric fut ensuite influencé par la technique divisionniste de l'artiste italien néo-impressionniste Giovanni Segantini (1858-1899).

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"Porteur d'eau"

Spiro Bocaric fut arrêté par les Oustachis en 1941 à Banja Luka. Il est décédé dans le camp de concentration de Jadovno, près de la ville de Gospić, en juillet 1941.

Musée de la République serbe, Banja Luka, Bosnie-Herzégovine..jpg

"Portrait d'une femme"

Musée de la République serbe, Banja Luka, Bosnie-Herzégovine.

Le musée de Sarajevo expose plusieurs de ses portraits et le musée de la République serbe de Banja Luka en Bosnie-Herzégovine conserve cinquante-sept de ses toiles.

14/10/2006

Antoine Blanchard 1910-1988

Antoine Blanchard, de son vrai nom Marcel Masson, est né le 15 novembre 1910 dans un village des bords de Loire. Après avoir pris des leçons de dessin à Blois, il suit les cours de l'école des Beaux Arts de Rennes et, en 1932 , s'inscrit aux Beaux-Arts de Paris.
Durant trois ans, il y développe un remarquable talent de dessinateur qui lui vaut le prix de Rome dès sa dernière année d'étude.
Rapellé en province par son père pour assurer la gestion de l'entreprise de menuiserie familale , il ne peint plus que très rarement jusqu'en 1948, année de son retour à Paris.
Paris avait changé, mais Antoine Blanchard n'en retient pas les aspects de la modernité, il étudie et travaille la période de la Belle Epoque qu'il peint avec la plus grande élégance. medium_0bl4.jpg

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Nombre de sujets et de scènes qu'il a peintes sont issues d'une collection d'images des rues de Paris en 1890 et ses toiles eurent un succès immédiat.

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Les critiques ont comparé ses travaux aux scènes traditionnelles de rues de Paris peintes vers la fin de 1800 sur les thèmes d'Eugène Galien-Laloue et Loir.
Il convient de noter que les tableaux de Blanchard sont plus sensibles, plus généreux en couleurs et plus vivants dans le mouvement que ceux de ses prédécesseurs.medium_0bl2.jpg
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Comme son contemporain, Édouard Cortès, il a consacré sa carrière à la description de Paris lors de tous ses changements quotidiens et saisonniers. Il n'était pas un imitateur de Cortes, il a peint la vie de Paris à la fin du siècle en utilisant ses propres modèles.
Édouard Cortès s'est toujours exprimé sur le mode viril, avec une force de touche qui rappelle les grands maîtres du XVIII siècle.
Au contraire, Antoine Blanchard a procédé par petites touches, avec sensibilité et douceur dans le traitement de ses toiles ; la légère nébulosité, qui les caractèrise, rappelle les grands maîtres de la période impressionniste.medium_0bl_f.jpgmedium_0bl47.jpg

Combinant ses années de la formation classique avec des techniques innovatrices du 20ième siècle, Blanchard était un avant-gardiste. Ses travaux, exécutés dans une carrière longue de cinquante ans, sont témoins du développement progressif de sa technique. Il passe des tonalités lourdes et foncées des vieux maîtres à un modèle nouveau en utilisant de nombreuses variations de couleurs légèrement appliquées à la toile.
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Avec une grande imagination, un arrangement profond de couleurs et de lumières, l'exactitude dans le détail architectural, Blanchard a continuellement enchanté le monde de l'art avec ses compositions.medium_0bl_m.jpg
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Avec Utrillo, Loir, Galien-Laloue et Cortes, Antoine Blanchard a été l'un des grands néo-impressionnistes des temps modernes.
Il a continué de peindre jusqu'à sa mort le 10 août 1988.

29/08/2006

Edouard Léon CORTES 1882-1969

"Le poète Parisien de la peinture"

Né le 26 août 1882 à Lagny (Seine et Marne). Décédé en 1969.
Après avoir étudié à l’Ecole nationale des Beaux- Art de Paris de 17 à 22 ans il expose pour la première fois au Salon de 1902 où il présente des rues de Paris la nuit ; tableaux qui lui permettent de remporter un immense succès. Il devient membre de la Société des Artistes Français et il y expose ses tableaux tous les ans.
En 1915, il reçoit une médaille d’argent au Salon des Artistes Français et une médaille d’or au Salon des Indépendants Il peint essentiellement des paysages parisiens où il a le plus souvent recherché les effets du moment de la journée ou de la nuit, les effets de la météorologie, des saisons : le matin, le soir, la pluie, la neige, ....
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Toute sa vie, il a cherché à améliorer son style et sa technique.

A l’inverse de ses contemporains, il n’a pas offert ses services de maître, même si de nombreux artistes ont prétendu avoir étudié à ses côtés

19/06/2006

Maxililien LUCE 1858-1941

Né à Paris le 13 mars 1858 et mort dans la même ville le 6 février 1941, Maximilien Luce travailla d'abord comme apprenti chez Hildebrans en 1872 tout en suivant des cours du soir pour devenir graveur. Il entra en 1876 comme ouvrier qualifié chez Froment, qui dirigeait un atelier spécialisé dans la production de gravures pour de nombreux journaux illustrés. L'année suivante, il partit avec Froment pour Londres et retourna en France en 1879 pour y effectuer son service militaire, d'abord en Bretagne puis à Paris où il put étudier sous la direction de Carolus Duran. Désireux de travailler en plein air, il reçut alors les conseils de Camille Pissarro avant de devenir avec Paul Signac un des fondateurs de l'école des Néo-Impressionnistes.

Travaillant dès lors dans un style Divisionniste, il produisit de nombreux tableaux pointillistes sur la vie de Paris, des toiles d'excellente facture aujourd'hui très recherchées.

En 1887, Luce adhéra à la société des Indépendants et prit une part active aux expositions de ce groupe dont la figure dominante était Signac.

Désireux de représenter des scènes populaires après avoir été marqué par les événements de la Commune, il peignit des ouvriers, des maçons et des terrassiers ainsi que quelques vues de la capitale.

Luce collabora aussi à des feuilles anarchistes comme "Le Père Peinard"ou "La Révolte" ainsi qu'à "L'Assiette au Beurre", un illustré très populaire en son temps. A cause de ses activités en faveur des anarchistes, il fut impliqué dans le "Procès des Trente" en 1894 et fut brièvement emprisonné avant de se réfugier à Charleroi où il fit connaître le Divisionnisme en Belgique.

A partir des années 1910, Luce se détourna malheureusement de la peinture pointilliste pour peindre des toiles dans un style post-impressionniste. Installé à Rolleboise à partir de 1920, il produisit de nombreux tableaux représentant des paysages, cependant beaucoup moins appréciées que ses oeuvres divisionnistes.

En 1935, il succéda à Signac à la présidence de la Société des Artistes Indépendants, poste duquel il démissionna durant l'occupation en signe de protestation contre l'interdiction faite aux artistes juifs d'exposer.

Durant sa carrière, Luce produisit un nombre impressionnants d'huiles, de dessins et surtout d'illustrations à ses débuts ainsi que des lithographies. Il entretint également une correspondance importante avec de nombreux peintres, comme Seurat, Angrand, Van Rysselberghe et Valtat.

LUCE , peintre , graveur et anarchiste

Le 13 mars 1858, naissance de Maximilien Jules LUCE à Paris, (mort à Paris le 7 février 1941). Peintre, graveur et militant anarchiste.
Enfant, il est témoin de plusieurs faits tragiques de la Commune de Paris. Dès 1881, il fréquente les anarchistes parisiens. Lecteur de "La Révolte", il devient l'ami de Jean Grave. En 1887, Pissarro, Seurat et Signac l'accueillent dans le groupe des néo-impressionnistes. Luce signe alors de nombreux dessins pour les journaux tels que "Le Père Peinard", "La Révolte", "L'Endehors", "la feuille" etc. En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc.,il est arrêté et jeté en prison. Désigné comme "Anarchiste dangereux" ses dessins sont jugés "inciter le peuple à la révolte"(Procès des 30). Sur la vie carcérale, Luce réalise une série des lithographies, accompagnées d'un texte de Jules Vallès. Libéré, il collabore à la revue "Les Temps nouveaux".
En 1934, il assure la présidence de la Société des artistes indépendants. La même année, il signait une pétition appelant à la lutte antifasciste. Il a laissé de nombreuses toiles ayant pour thème la commune de Paris, mais aussi le travail des ouvriers et des paysans.

Maximilien LUCE