27/12/2009
Marion Ellis Rowan 1848-1922
Marion Ellis Rowan née Ryan est un peintre naturaliste australien.
Née à Killan dans l'état de Victoria en 1848, elle étudie dans une école privée de Melbourne.
Très jeune, elle se passionne pour la représentation de la flore et de la faune australienne. Bien que totalement autodidacte dans le domaine pictural, ses aquarelles de fleurs sauvages, d'oiseaux et de papillons attestent d'une qualité exceptionnelle.
Sa famille et plus tard son mari, Charles Rowan, officier britannique qu'elle épouse en 1873, l'encouragent à exposer ses oeuvres.
Elle rejoint son mari affecté dans la région de Taranaki en Nouvelle Zélande.
En 1877, les Rowan sont de retour dans l'état de Victoria.
Ellis Rowan n'a jamais cessé de peindre et, de 1879 à 1893, ses œuvres figurent dans des expositions tant en Australie, qu'en Inde, qu'en Angleterre, qu'en Europe et aux Etats-Unis. Elle y reçoit de nombreux prix dont 10 médailles d'or.
En 1888, à Melbourne, lors de l'exposition internationale du centenaire, elle est honorée de la plus haute distinction.
Cette récompense suscite l'envie et la jalousie de certains artistes qui estiment que son travail, qu'ils qualifient d'art mineur, n'est qu'une simple illustration de la flore et de la faune.
Après la mort de son mari en 1892, Ellis voyage en Nouvelle-Zélande, à Londres et aux États-Unis où elle expose ses oeuvres.
En 1898, elle publie "Flower Hunter in Queensland and Nouvelle-Zélande", récit d'aventures basé sur des lettres écrites à son mari et des amis.
Au cours de son séjour à New York, elle illustre trois livres publiés par son amie, la botaniste américaine Alice Lounsberry.
"A Guide to the Wild Flowers" en 1899, puis "A Guide to the Trees" en 1900 et "Southern Wild Flowers and Trees" en 1901.
En 1905, elle expose à Londres avec succès et la reine Victoria achète trois de ses tableaux.
En 1906, de retour en Australie, elle poursuit sa quête à travers le continent pour y répertorier de nouvelles espèces de fleurs sauvages.
Ses tableaux atteignent des prix relativement élevés et le gouvernement d'Australie du Sud achète 100 de ses peintures, celui du Queensland 125.
En 1916 et 1918, elle visite par deux fois la Papouasie-Nouvelle-Guinée et tente de trouver et d'illustrer des fleurs jusque-là non répertoriéees par les botanistes.
Accompagnée d'un seul guide local et vivant dans des conditions difficiles, très souvent dangereuses, dans un territoire à l'époque quasi-inconnu et très mal cartographié, elle réussit à peindre, au cours de son second séjour, 47 des 52 espèces connues des oiseaux de paradis.
Un superbe volume d'illustrations résulte de ses voyages.
Fin 1918, agée de 70 ans et souffrante de paludisme, elle revient en Australie.
Ellis Rowan a certainement produit, au cours de sa vie aventureuse, le plus grand nombre de peintures et d'illustrations de la flore et de la faune australienne qu'aucun autre artiste de son temps.
En 1920, une exposition regroupant 1 000 de ses peintures est organisée à Sydney.
Ellis Rowan décède à Victoria en 1922.
En 1923, le gouvernement australien propose au parlement fédéral l'acquisition de la collection Rowan.
Le débat au parlement porte, non seulement sur le prix, mais suscite, de plus, des opinions contradictoires au sein de l'assemblée. Certains parlementaires critiquent les tableaux qu'ils qualifient "d'art mineur" et de faible valeur artistique.
Il est finalement décidé d'acheter 947 tableaux d'Ellis Rowan pour une valeur de 5 000 livres.
La collection Rowan est aujourd'hui présentée à la Bibliothèque Nationale de Canberra.
Cette exposition satisfait à l'un des souhaits de l'artiste : Mon travail doit être mis à la disposition du peuple australien.
Selon ses propres termes :
"Mon amour pour la flore de l'Australie, à la fois si unique et si fascinant, et mon désir de compléter ma collection de tableaux de fleurs, m'ont conduit vers d'autres états, le Queensland et les régions les plus reculées du continent Australien.
L'excitation de la recherche et la joie de trouver des spécimens rares, voire inconnus, m'ont amplement récompensée de toutes les difficultés, de la fatigue et des privations endurées."
Cf : La collection Ellis Rowan de la National Library of Australia
09:48 Publié dans peintres-naturalistes | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note | Tags : peintre naturaliste, painter naturalist, peintre australien, australian painter
28/01/2009
Léon Augustin Lhermitte 1844-1925
Léon Augustin Lhermitte est un peintre français né en 1844 à Mont-Saint-Père , petit village des bords de Marne, près de Château Thierry, dans le sud de l'Aisne.
Unique fils d'un instituteur, ce dernier encourage très vite ses dons pour le dessin et son goût pour la peinture.
Remarqué pour la qualité de son travail, devenu titulaire d'une bourse d'Etat, il intègre en 1863, à Paris, la "Petite Ecole" dirigée par le peintre Horace Lecoq de Boisbaudran.
Ecole Impériale de Dessin, rivale de l' Ecole des Beaux-Arts, la "Petite Ecole" privilégie les techniques du dessin et la peinture de plein-air.
Il s'y lie d'amitié avec Jean-Charles Cazin et il y côtoie, entre autres élèves, Auguste Rodin, Alphonse Legros, Henri Fantin-Latour et Jules Dalou ...
Il débute en exposant au Salon de 1864 où ses vues des bords de Marne près de Maisons-Alfort font sensation.
Ses études terminées, Il acquiert rapidement une solide réputation de dessinateur, de peintre et de pastelliste.
En 1871, le marchand parisien Durand-Ruel, expose et vend plusieurs de ses dessins.
En 1873, Lhermitte expose des dessins à la galerie Dudley de Londres.
Il en deviendra ensuite l'un des exposants réguliers.
la tradition de l'école de Barbizon tout en restant fidèle à l'originalité de son style personnel.
Lhermitte, comme les impressionnistes, est un adepte de la peinture claire, mais son style
est resté plus classique et plus académique.

Très soucieux du moindre détail, il porte également une attention particulière à la lumière de ses tableaux.
Contemporains des impressionnistes, les naturalistes partageaient avec ces derniers l'attrait pour les effets de lumière naturelle et "l'atmosphère" de la peinture de plein-air.
En 1879, Degas l'invite à exposer avec les impressionnistes, Lhermitte refuse et il ne participera
jamais à aucune de leurs expositions.
Au cours des années 1880, devenu l'un des chefs de file du mouvement dit du "réalisme social" et revenu dans son village natal de Mont-Saint-Père, il place les paysages de cette région, riche terre agricole, au coeur de son oeuvre.

Il travaillait dans son atelier de Mont-Saint-Père après avoir mémorisé la scène vue au cours de ses promenades,


Il peint essentiellement des scènes de la vie rurale et ses toiles, le plus souvent descriptives de travaux
agricoles pénibles, sont très représentatives de la vie paysanne de l'époque.
Léon Augustin Lhermitte incarne alors les aspirations nouvelles de la troisième République.
L'orientation de son travail répond aux voeux de Zola qui exhorte les artistes à "plus de vérité,
plus de nature et plus de vie".
"La paie des moissonneurs" Huile sur toile de 215 x 272 cm, exécutée en 1882....Musée d'Orsay
Scène ayant pour cadre la cour de la ferme dite de "Ru Chailly", près de Château-Thierry (Aisne),
Acheté par l’Etat le jour de l’ouverture du Salon, ce tableau consacre la notoriété de Léon Lhermitte.
Le premier, "La leçon de Claude Bernard" dans son laboratoire du Collège de France, est exposé lors
du salon de 1889.
Le chimiste Henri Sainte Claire Deville : leçon sur l’aluminium 1890
Lhermitte fut, en 1890, l'un des membres fondateurs de la Société Nationale des Beaux-Arts.
Il est élu membre de l'Institut en 1905. Il y remplace le portraitiste Jean-Jacques Henner.

Considéré vers la fin de sa vie comme le survivant d'une époque révolue, il continue de peindre, fidèle à sa technique
et à son style, dans la pure tradition du mouvement naturaliste.
Mais les tableaux de Léon Augustin Lhermitte sont présents dans les galeries et les musées du monde entier et, c'est aujourd'hui encore, un peintre à redécouvrir ...
20:57 Publié dans peintres-naturalistes | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note
19/10/2006
Julien Dupré 1851-1910

Peintre français, réaliste et naturaliste.
Il expose à chacun des salons de 1876 à 1910, année de son décés.

Les critiques, unanimes, ont salué ses descriptions de la vie rurale.
Son art s'exprime pleinement dans des scènes rurales, les travaux des champs, les animaux et les hommes.

Il reçoit une médaille d'or à l'exposition universelle de 1889 pour ses représentations imagées de la vie rurale et des ouvriers agricoles
18:40 Publié dans peintres-naturalistes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
















































