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06/04/2015

La Belle Epoque.. Le moulin de la Galette

Paul Vogler 1852-1904  France Le Moulin de la Galette c.1885 Huile sur toile Collection privée..jpg

Paul Vogler     1852-1904       France

"Le Moulin de la Galette"   c.1885

Huile sur toile        Collection privée.

Henri de Toulouse-Lautrec 1864-1901 Franc Au bal du Moulin de la Galette 1889 Huile sur toile  88,9 x 101,3 cm  Art Institute of Chicago, Chicago, USA..jpg

Henri de Toulouse-Lautrec     1864-1901      France

"Au bal du Moulin de la Galette"   1889

Huile sur toile  88,9 x 101,3 cm   Art Institute of Chicago, Chicago, USA.

Paul Signac 1863-1935 France  Le Moulin de la Galette 1884  Huile sur toile 33,5 x 25,5  cm Musée Carnavalet, Paris..jpg

Paul Signac    1863-1935       France 

"Le Moulin de la Galette"    1884 

Huile sur toile 33,5 x 25,5  cm       Musée Carnavalet, Paris.

Pablo Picasso Spain Le moulin de la Galette 1900 Huile sur toile  88,2 x 115,5 cm Solomon R. Guggenheim Museum, New York..jpg

Pablo Picasso   1881-1973       Spain

"Le moulin de la Galette"   1900

Huile sur toile   88,2 x 115,5 cm  

Solomon R. Guggenheim Museum, New York.Maurice Utrillo 1883-1955 France  Le Moulin de la Galette à Montmartre c.1915 Gouache sur papier 36,5 x 48,5 cm Collection privée..Jpeg

Maurice Utrillo    1883-1955     France 

"Le Moulin de la Galette à Montmartre"   c.1915

  Gouache sur papier 36,5 x 48,5 cm   Collection privée.

Isaac Israëls 1865-1934 Netherlands  Danse au moulin de la Galette 1905-1906 Huile sur toile 73,66 x 53,97 cm Collection privée..jpg

Isaac Israëls   1865-1934      Netherlands 

"Danse au moulin de la Galette"   1905-1906

Huile sur toile 73,66 x 53,97 cm      Collection privée.

28/11/2006

Kees Van Dongen 1877-1968

Les Débuts.....Période Fauve

Peintre Hollandais né le 26 janvier 1877 dans la banlieue de Rotterdam, à Delfshaven. Issu d'une famille aisée, il fréquente l’Académie Royale de Peinture de Rotterdam ou il rencontre Augusta Preitinger qu’il surnomme "Guus" et qui deviendra sa femme en 1901. Il en fera de nombreux portraits.

Guus part pour Paris en 1897 et Van Dongen la rejoint quelques mois plus tard.

Attiré par les quartiers de la prostitution, il y prend sans cesse des croquis qu’il transpose dans son atelier, le grenier de l’entreprise familiale.
Il acquiert un sens aigu de la notation sur le vif d’un trait souple, et aggressif. Il peint de petits paysages typiques de la Hollande -canaux, moulins et fermes- souvent de couleurs sombres, mais ce sont ses dessins à l’encre de chine rehaussés d’aquarelle qui, exprimant le mieux son talent, le feront connaître. Il fréquente les milieux anarchisants de la capitale et mène, bien qu'aidé par sa famille , une vie extrèmement frugale. Il vit de petits métiers tels que lutteur, déménageur, vendeur de journaux, portraitiste pour quelques francs....
Au cours de cette période difficile sa production est très limitée.

Il collabore à plusieurs journaux satiriques tels que "L’Assiette au Beurre", "Frou Frou", "Le Rabelais", "Le Rire", "L’Indiscret" et "Gil Blas". Ses dessins à l’encre de chine rehaussés d’aquarelle font merveille dans ce type de publication. Il illustre entièrement le numéro d' octobre 1901 consacré à la vie des prostituées, les femmes fardées se prétant particulièrement bien à sa palette:







L’importance de ces dessins est incontestable dans le développement de ce que l’on appellera plus tard le pré-fauvisme. Ils font de Van Dongen, avant Matisse, le précurseur du mouvement.

En 1903, il se lie avec Derain et Vlaminck. Il expose au salon des indépendants de 1904 sur les conseils de Luce, peintre anarchiste, et de Signac, des oeuvres hollandaises et montmartroises. Il expose également au salon d’automne où il présente des paysages délicats, poussé cette fois par Picasso, Vlaminck et Derain.








A ses débuts, Van Dongen hésite entre une palette sombre et la couleur, puis il évolue vers le néo-impressionisme et le tachisme. L’influence de Van Gogh est manifeste dans des oeuvres de 1905 telles que "La Vigne" ou "Blé et coquelicot"



et "‘Le Boniment" .Cette dernière oeuvre , probablement son oeuvre tachiste la plus aboutie, sera bien reçue par les critiques.




A partir de 1905, Van Dongen va s'éloigner du tachisme pour évoluer vers un réalisme brutal, pleinement fauve.Il refuse la technique héritée de Seurat et de Signac pour le traitement des visages et il n’y reviendra plus.
Au salon d’automne de 1905, il présente le "Torse", qui marque sa pleine appartenance au fauvisme et fera de Van Dongen le peintre de la femme. Part un style qui lui est propre, il constituera toujours une exception dans le groupe des fauves.








Début 1906, il déménage pour le Bateau-Lavoir,une vieille batisse insalubre de Montmartre. Il y retrouve Picasso avec qui il se lie d’amitié. Picasso vivait au Bateau Lavoir en compagnie de Fernande Olivier qui allait être le modèle des deux artistes.

On peut comparer le "Portrait de Fernande Olivier" peint en 1905 par Van Dongen avec "Fernande coiffée d’un foulard", peint en 1906 par Picasso, et "Portrait de Fernande" peint en 1909.
Si Van Dongen cherche à mettre en valeur son modèle, Picasso s'en sert comme sujet d’expérimentation du style cubiste.
Les yeux en amande de Fernande vont faire partie de la femme type de Van Dongen et on les retrouvera dans de nombreux tableaux par la suite.



De 1906 à 1909, il développe deux thémes majeurs : les filles publiques et le cirque.

Picasso traverse alors sa période rose et ils partagent l’ambiance irréelle et poétique du cirque. A l’époque, le cirque, un loisir très peu coûteux, etait accessible aux peintres désargentés de Montmartre. Comme pour Picasso, cette période, quoique brève fut extrèmement prolifique pour Van Dongen.









Le succès aidant, il s’éloigne de Montmartre et se rapproche du quartier des Folies Bergères. Dès lors, Van Dongen dispose de nombreux modèles.

Deux d’entres elles vont devenir ses maîtresses : Nini des Folies-Bergères et Anita La Bohémienne.










De nombreux tableaux, tels Nini la prostituée, les auront pour sujet.


Van Dongen est devenu le peintre de la femme, de la sensualité. Il crée son propre idéal féminin et l' applique aux portraits de sa période fauve. Cet idéal féminin perdurera lors de sa "carrière de portraitiste".







En 1908 , Van Dongen conserve sa palette, sous contrat avec la galerie Bernheim-Jeune, il dispose de revenus stables. En 1910, le peintre entreprend de voyager. Après un bref séjour en Italie, il part pour l'Espagne. De là, il gagne le Maroc où il passe une partie de l'hiver. De ce périple, il rapportera quelques toiles et de nombreux carnets de croquis. La découverte des couleurs de la Méditerranée est capitale : sa palette s'élargit encore.










Dès 1911 , sa palette se réchauffe et s’enrichit de tons orangés et jaunes plus chauds, mais il baisse les couleurs de plusieurs tons et ses toiles font preuve de plus d’austérité.



En 1913, il rencontre la marquise Luisa Casati qui lui fait découvrir le "grand monde".


Il semble s’assagir, mais il suscite le scandale au salon d’automne de 1913 : la toile qui représente Guus nue, un châle sur les épaules choque public et critiques.Elle sera décrochée par la police et les journaux débattront des semaines durant de l’obscénité supposée de l’oeuvre.


Apollinaire dira de lui : « Ce coloriste a le premier tiré de l’éclairage électrique un éclat aigu et l’a ajouté aux nuances. Il en résulte une ivresse, un éblouissement, une vibration et la couleur conservant une individualité extraordinaire se pâme, s’exalte, plane, pâlit, s’évanouit sans que s’assombrisse jamais l’idée seule de l’ombre".

En 1913, il s’installe au 33 de la rue Denfert-Rochereau dans une vaste maison de deux étages où il donne de grandes soirées mondaines. Il devient le portraitiste à la mode de la bonne société parisienne, le tout-Paris se presse à sa porte pour assister à ses soirées ou pour se faire faire un portrait. Son ambition de réussite semble enfin être assouvie : il devient ce que Paul Gsell appela "le peintre des névroses élégantes". C’est à cette époque que l’on considère la période fauve de Van Dongen comme close.

"le peintre des névroses élégantes".

En 1914, il est le dernier à délaisser le mouvement "fauve", mais contrairement à Matisse, Braque et Derain, il ne le fait pas dans le but de créer autre chose, mais plutôt pour poursuivre une confortable carrière de portraitiste mondain.
Ses portraits sont généralement dénués de toute recherche psychologique et s’il critique les bourgeoises dans des phrases volontairements provocatrices : "L’essentiel, c’est d’allonger les femmes et surtout de les amincir, après, il ne reste plus qu’à grossir leurs bijoux, elles sont ravies".

"Les bourgeoises sont sottes et insignifiantes, les nouveaux riches sont ennuyeux, mais les peintures faites d’après eux sont des chefs d’oeuvre".




Vauxcelles, son soutient le plus actif ne peut le soutenir et déclare en 1921 : « Van Dongen est devenu l’historiographe des filles, des éphèbes, de toute la lie, de toute la tourbe des femelles faisandées et de leurs amis crapuleux ».
Vlaminck ajouta : « Il a été l’historiographe de tout le dévergondage cynique d’après la victoire... portraits de girls, de misses, de mondaines hystériques, d’étrangères insatisfaites, d’exotiques désaxées ».
A partir de 1919, il ne présente plus aux salons que des portraits.
medium_0k36.5.jpgmedium_0ks9.3.jpgCette "carrière", passée de mode, se termine en 1928.

A partir de cette année, il se replie sur lui-même et ne peint plus que des bouquets et des paysages.









En novembre 1941, Arno Brecker, sculpteur officiel du Reich convie les peintres français à visiter l’allemagne nazie. Instrument de la propagande nazie, ce voyage fut néanmoins accepté par Van Dongen , Derain, Vlaminck et Friesz.
En 1942, une exposition est organisée par Brecker à l’Orangerie des Tuileries; les fauves y participeront mais ils seront reniés par le public.
La collaboration avec les nazis marque la fin de sa carrière artistique et Van Dongen paiera durant de nombreuses années son attitude pendant la guerre : jugé trop collaborateur, il ne pourra plus participer aux salons d’après-guerre et ce n’est qu’en 1959 que ses oeuvres seront exposées à l’exposition franco-allemande "Le fauvisme français et les débuts de l’expressionnisme allemand".
Il n’y exposera que des oeuvres peintes de 1904 à 1910.










Il s’installe à Monaco en 1959 et baptise sa luxueuse villa "le bateau lavoir".





Il peint encore Brigitte Bardot en en 1960 et décéde en 1968.

 
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