12/07/2012

Leopoldo Metlicovitz 1868-1944

L'italien Leopoldo Metlicovitz, né à Trieste en 1868, était un peintre peintre affichiste, illustrateur et réalisateur de décors de théâtre.
Dès l'âge de neuf ans, il travaille en qualité d'apprenti dans une imprimerie d'Udine. Il y restera 14 ans et, au fil du temps, il y apprendra toutes les techniques de la lithographie.
En 1891, Giulio Ricordi, directeur de la "Casa Ricordi" de Milan, entreprise familiale spécialisée dans l'édition musicale, le recrute en qualité d'assistant graveur. 
A Milan, Metlicovitz travaille sous la direction du peintre allemand illustrateur et décorateur Adolfo Hohenstein (1854-1928). 
Dès 1892, Metlicovitz est promu directeur du département graphique de la Casa Ricordi.

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Parallèlement, il débute une carrière dans le monde du théâtre. Proche de Giuseppe Verdi et de Giacomo Puccini, il crée des décors et des costumes pour la Scala de Milan tout en réalisant des affiches pour les revues comme l'illustration de livrets et de partitions d'opéras.

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1904

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1910

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"ll Ragno Azzurro"  "The Blue Spider"    1912

Metlicovitz signe ses premières affiches publicitaires en 1899 avec "Distillerie Italiane".

Distillerie Italiane 1899.jpg

Membre du mouvement "Stile Liberty"ou "Art nouveau" italien, Metlicovitz, par ses affiches publicitaires, contribuera au développement des normes de la mode et de l'élégance vestimentaire de l'époque. Ce style bien particulier sera qualifié de "Réalisme bourgeois". 

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"Mele e Mode Novita"   1909

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1913

En 1906, Metlicovitz remporte le concours organisé pour l'affiche de l'Exposition Universelle de Milan. Cette affiche, emblématique de l'exposition, célébrait l'achèvement de la percée du tunnel transalpin du Simplon rendant ainsi possible la première ligne directe de chemin de fer entre Paris et Milan.

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En 1906, Hohenstein quitte Milan et Metlicovitz, devenu l'artiste le plus prolifique de la Casa Ricordi, lui succède en qualité de directeur artistique.

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1920

Metlicovitz s'est inspiré d'allégories pour un grand nombre de ses affiches et "Mostra del Ciclo e dell' Automobile", conçues en 1905 et 1907, seront également des chefs-d'œuvre de l'art de l'affiche.

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1905

Mostra del ciclo e dell automobile 1907.JPG

En 1915, Metlicovitz quitte Milan et s'installe définitivement dans sa villa de Ponte Lambro. Il s'oriente alors essentiellement vers la peinture de portraits et de paysages.

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1920

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1926

Metlicovitz est considéré comme l'un des pères de l'affiche italienne moderne.

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A. Ramos Pinto    1922

Metlicovitz et son émule Marcello Dudovich (1878-1962), réalisant un pont entre l'Art Nouveau et l'Art Déco, ont élaboré de nouvelles formules de communication dans le domaine du graphisme et de l'affiche. 

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Leopoldo Metlicovitz est décédé en 1944. Il est enterré dans le cimetière de Ponte Lambro.

07/07/2006

Théophile-Alexandre STEILEN .1859-1923

Peintre, dessinateur et lithographe français d'origine suisse, né à Lausanne en 1859, mort à Paris en 1923. Etudes à la faculté de lettres de l'Académie de Lausanne.
1878 - Il entre en apprentissage chez un imprimeur de tissus à Mulhouse.
1881 - Il arrive à Paris et s'installe à Montmartre , allée des brouillards, avant de se fixer, toujours entouré d'une tribu de chats, dans une maison du maquis rebaptisée le "Cat's cottage", à l'emplacement de l'actuel 73, rue Caulaincourt. Il se consacre tout d'abord, pour vivre, au dessin industriel et il fait très vite connaissance du petit monde artistique qui gravite ,à l'époque sur la butte......

1882 - Il rencontre le Dr Frédéric Willette, frère du peintre Adolphe Willette, qui l'introduit dans le cercle du Chat Noir , le cabaret de Rodolphe Salis, où il cotoie Toulouse-Lautrec, Aristide Bruant, Vallotton, Alphonse Allais.......Il collabore à de nombreux journaux, "le Mirliton", "Le Chambard", " L'assiette au beurre" , " le Canard Sauvage", et "Le Rire,"










Il signe en 1882 ses premières oeuvres d'illustrateur de presse dans le no1 du "Chat Noir",journal édité par le patron du café du mème nom, situé 84 bld de Rochechouart Il publie dans " le Chat noir" des dessins sans indulgence,descriptifs de la misère sociale et des injustices, mais aussi des nus d’une extrême sensualité. Par la suite, il collaborera à divers journaux humoristiques, "Gil Blas illustré", " Les Humoristes" qu’il fonde en 1911 avec Forain et Léandre.



Il illustre les chansons de Jean Richepin et
"Dans la rue", recueil de chansons d'Aristide Bruant,
"Les Chansons de femmes", de Paul Delmet,
"Les Gaietés bourgeoises", de Jules Moinaux ,père de Georges Courteline,
"Barabbas", de Lucien Descaves,
"Les femmes d'amis" de Georges Courteline
Les Soliloques du pauvre, de Jehan-Rictus,







Ce créateur polyvalent est tour à tour dessinateur, affichiste, lithographe, illustrateur, peintre. Il est le chroniqueur visuel de la vie de Montmartre au dernier quart du 19ième siècle.

"Dés les premiers jours, dit-il à Lucien Puech en narrant ses débuts Parisiens, je fus séduit par le monde de la rue, ouvriers et trottins, blanchisseuses et miséreux. Si, au lieu de débarquer à Montmartre, j'avais habité prés des grands boulevards, peut-ètre aurais-je essayé de peindre les bourgeois, les parvenus et les millionaires..."
C'est difficilement imaginable de sa part : il mène à Paris une vie de travail et de pauvreté entièrement consacrée à son art et aux hommes. Sa peinture se révolte contre les patrons capitalistes, le chomage ou le caractère impitoyable de la police.
Son domaine est la rue, en particulier celles de Montmartre qu'il habite. Sa hantise, la misère. "Il faut agir, le monde ne va pas ainsi qu'il devrait aller" affirme celui que Jules Renard a surnommé "l'oeil incorruptible".
Adversaire de l’injustice, compatissant envers les déshérités, qui ne manquaient pas à Montmartre, il décrit des scènes de la rue, des usines, de la mine, mettant en scène les malheureux de toute espèce, mendiants, ouvriers dans la misère, gamins dépenaillés et prostituées. ces personnages semblent plus souvent écrasés par leur triste condition que révoltés.



La justice.........










Il fût aussi le spécialiste des chats qu’il décrivit sans se lasser, dans toute leur fantaisie, joueurs, endormis ou en colère.

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Croquis....







Le chat dans les affiches..............











1885 - Il réalise sa première affiche : Trouville sur Mer











1888 - Naissance de sa fille Colette qui lui sert de modèle pour La Compagnie française, Le lait de la Vingeanne, Comiot.



1891-1899 - Période très créative pour l'affiche Le Rêve, Yvette Guilbert, Mothu et Doria, Chat Noir... Comiot.










1893 - Il expose au salon des Indépendants , puis régulièrement, à celui des Humoristes.

1894 - Première exposition à la Bodinière. Proche des communistes, des anarchistes, des socialistes il témoigne, dénonçant la misère, l'exploitation, la violence, à travers des illustrations et des affiches : Le Petit Sou










1900 - L'Assommoir consacre le rapprochement de Steinlen de Zola et des naturalistes depuis Paris (1897).



1905-1913 - Quelques grandes créations Clinique Chéron (1905),Racahout des Arabes (1905)







1913-1919 - Il produit dix-sept affiches et de nombreux dessins de guerre dénonçant l'insoutenable misère des soldats et des civils.









Il ne dédaigna pas non plus la représentation des femmes nues.










1923 - Il meurt à Paris.

Les dessins et pastel furent son moyen d’expression préféré, comme tous ceux qui reflètent la vie quotidienne de la rue et de ses petits métiers. Influencé par Toulouse-Lautrec, en habile illustrateur de journal, il développa un style très personnel. Il découvrit la lithographie et le crayon gras chez l'Imprimeur Eugène Verneau pour qui il réalisa La Rue (1896), fresque monumentale.
Le réalisme de ses dessins semble avoir inspiré certaines œuvres ultérieures de Jean Peské ,la peinture aussi, mais dans une moindre mesure. Il faut y ajouter ses gravures, qui , reprenant les mêmes thèmes que ses dessins, en multiplient l’impact.

Ce sont surtout ses affiches qui, comme celle de la tournée du Chat noir, sont à l’origine de sa popularité.
Steinlen est , avec Toulouse Lautrec, Chéret et Mucha, de ces artistes qui ont donné à l'affiche ses lettres de noblesse. A la suite de ces maitres, de nombreux dessinateurs ont été les reporters graphiques de leur temps.
A travers Picasso, l' influence de Steilen s'exercera sur toute l'avant garde artistique du début du siècle...

 
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