07.05.2007
Marie
Vous y dansiez petite fille
Y danserez-vous mère-grand
C'est la maclotte qui sautille
Toutes les cloches sonneront
Quand donc reviendrez-vous Marie
Les masques sont silencieux
Et la musique est si lointaine
Qu'elle semble venir des cieux
Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
Et mon mal est délicieux
Les brebis s'en vont dans la neige
Flocons de laine et ceux d'argent
Des soldats passent et que n'ai-je
Un coeur à moi ce coeur changeant
Changeant et puis encor que sais-je
Sais-je où s'en iront tes cheveux
Crépus comme mer qui moutonne
Sais-je où s'en iront tes cheveux
Et tes mains feuilles de l'automne
Que jonchent aussi nos aveux
Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s'écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine
Guillaume Apollinaire
1880-1918
Pierre Auguste Renoir
1841-1919 "Danse à Bougival"
Jean Baptiste Lully
1632-1687 "gavotte"
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17.10.2006
Amadeus
"Elle vit"
En écoutant Mozart
Egrener tour à tour
Ses notes si légères
Et parfois si puissantes,
Elle roule.
Le ruban se déroule
Se noue et se dénoue
Au fil de son chemin
Au fil de ses pensées,
Elle roule.
Les prés et puis les bois
Les moissons qui se parent
De l’or du grand soleil
Les vignes qui s’habillent
De vert sur les vieux ceps,
Elle roule.
En écoutant Mozart
En pensant aux amis
Qui de loin pensent à elle
En roulant son chemin
Elle vit !
Madeleine
28/07/2005
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14.10.2006
harmonie du soir
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
Charles Baudelaire
1821-1867
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11.10.2006
Hymne...
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