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31/07/2013

La Renaissance Italienne

Il Rinascimento.

Giorgio Vasari Self Portrait  1566-1568.jpgL'architecte et peintre toscan Georgio Vasari (1511-1574), dans ses recueils "Le Vite"  (Les Vies) édités en 1550 et 1568, pose les bases des premières approches méthodologiques de l'histoire de l'art et qualifie de “Rinascita”, Renaissance, le renouvellement artistique qui succéda au Moyen Âge.

Vasari, en analogie avec les cycles de la vie, détermine trois époques dans la Rinascita :
- L’enfance (XIII° et XIV° siècle) avec les œuvres des peintres Cimabue (v. 1240, Florence - v. 1302, id)  et Giotto (1267, Vespignano - 1337, Florence).

Cimabue Crucifix détail 1268-71  Chiesa di San Domenico, Arezzo.jpg

 Cimabue   Crucifix, détail 1268-71

Chiesa di San Domenico, Arezzo

Giotto  fresques de l'église de l'Arena de Padoue 1303 à 1306   Scènes de la Vie de la Vierge.jpg

Giotto    "Vie de la Vierge- Prières des prétendants"  1303-1306 

détail fresque 200 x 185 cm     Padoue, chapelle Scrovegni


- L’adolescence (XV°) avec les travaux de l'architecte Brunelleschi (1377, Florence - id.1446), du sculpteur Donatello (v. 1386,Florenceid. 1466) et du peintre Masaccio (1401, San Giovanni Altura - 1428, Rome).

Florence dome.jpg

 Filippo Brunelleschi   Florence, Santa Maria del Fiore, le dôme,1420-1436

 Donatello Atys, bronze 1430-1450 Florence, Museo Nazionale del Bargello.jpg

Donatello    "Atys", bronze 1430-1450

Museo Nazionale del Bargello, Firenze

Masaccio Détail de la fresque de Saint Pierre en chaire Chapelle Brancacci, église Santa Maria del Carmine, Florence.jpg

Masaccio    Détail de la fresque de "Saint Pierre en chaire"

Chapelle Brancacci, église Santa Maria del Carmine, Florence

 

- La maturité (XVI° siècle) avec les chefs-d’œuvre de Léonard de Vinci (1452, Vinci - 1519, Amboise) et de Michel-Ange (1475, Caprese - 1564, Rome).

 leonardo.jpg

Michel-Ange, La création d'Adam, Chapelle Sixtine, 1508-1512.jpg

Michel-Ange  "La création d'Adam"  Chapelle Sixtine, 1508-1512

 

    Depuis Vasari, l'analyse chronologique de l'évolution de la peinture de la Renaissance italienne reste l'une des méthodes les plus usitées.
    "Les Vies" étant devenu un ouvrage de référence, les traités de l'histoire de l'art relevant des différentes étapes de la Renaissance respectent les grands cycles prédéfinis pas Vasari en y apportant quelques variantes :

- La pré-renaissance italienne - du Duecento (XIII° siècle) au Trecento (XIV° siècle) entre 1250 et 1400.

Duccio Madone et enfant  1280 Tempera sur bois  63 x 49,5 cm Sienne, pinacothèque nationale.jpg

 Duccio di Buoninsegna  1225, Sienne - 1319, id.   

"Madone et enfant"   1280

Tempera sur bois  63 x 49,5 cm  Sienne, pinacothèque nationale

 

- La première Renaissance italienne - entre 1400 et 1500- (Quattrocento - XV° siècle).

 Sandro Botticelli Profile Portrait of a Young Lady (Simonetta Vespucci), c 1476 Berlin, National Museums in Berlin, Gemäldegalerie.jpg

Sandro di Mariano Filipepi dit Botticelli  (1445, Florence - 1510, id.)

"Portrait de Simonetta Vespucci"  v. 1476

Berlin, National Museum, Gemäldegalerie

 

- La Haute Renaissance - Renaissance classique - 1500-1530.

Raffaello Sanzio, Portrait de Baldassare Castiglione, écrivain et diplomate (1478-1529)   1514-1515  huile sur toile Louvre.jpg

Raffaello Sanzio dit Raphaël (1483, Urbino - 1520, Rome).

 "Portrait de Baldassare Castiglione", écrivain et diplomate.

 huile sur toile  82 x 67 cm   1514-1515    Paris, musée du Louvre

 

- La Renaissance tardive - Le Maniérisme entre 1520 et 1580.

 Paolo Veronese (1528-1588)  portrait de véntienne dit La Belle  Nani  vers1560  huile sur toile  119 x 103 cm  Paris, musée du Louvre.jpg

Paolo Caliari dit Véronèse (1528, Vérone - 1588, Venise) 

Portrait de vénitienne dit "La Belle  Nani"  vers 1560 

huile sur toile 119 x 103 cm   Paris, musée du Louvre

 

- Le Baroque - 1590-1750  -Né en Italie, à la charnière des XVI° et XVII° siècles, le baroque, mouvement majeur dans l'histoire de l'art, se répandra dans toute l’Europe pour toucher toutes les disciplines artistiques.

Caravage  Jeune homme portant une corbeille de fruit 1593-94  huile sur toile 70 x 67 cm Galerie Borghese, Rome.jpg

 Michelangelo Merisi dit Le Caravage (1571, Milan - 1610, Porto Ercole)

"Jeune homme portant une corbeille de fruit"   1593-94

huile sur toile 70 x 67 cm    Rome, galerie Borghese

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28/07/2013

La "Pré-Renaissance" 1250-1400

La "Pré-Renaissance" désigne l'art toscan du Duecento (XIII° siècle) au Trecento (XIV° siècle) entre 1250 et 1400.

C'est une époque de transition entre l'art primitif byzantin, alors dominant en Italie, et le réalisme de la première renaissance florentine.

Christ Pantocrator  mosaïque milieu du XIIième siècle cathédrale de Cefalù, Sicile.JPG

 Art byzantin  "Christ Pantocrator"  mosaïque  milieu du XII° siècle

Cathédrale de Cefalù, Sicile

Les artistes de l'époque s'essaient à "humaniser" les personnages et laissent entrevoir, non plus une image idéalisée, mais une prise en compte de la réalité.

Giotto St.JPG

Giotto   "Saint François devant le Sultan"   1325

Détail de la fresque de la chapelle Bardi  Santa Croce, Florence

La représentation purement symbolique et figée des personnages divins évolue vers le naturalisme et les premiers paysages se substituent peu à peu à l'antique et traditionnel fond doré.

Duccio di Buoninsegna  1225-1319   The Apostle Thaddaeus  c.1308-11  Siena, Museo dell'Opera Metropolitana.jpg

Duccio di Buoninsegna  1225-1319   "The Apostle Thaddaeus"  c.1308-11 

Siena, Museo dell'Opera Metropolitana

 

Les scènes peintes dans des lieux crédibles, proches de la réalité du terrain, impliquent la représentation d'architectures abritant les séquences du récit et posent le problème du rendu de volumes complexes.

Il en émerge un nouveau savoir-faire : le Toscan Giotto (1267-1337), grand novateur, s'évertuera à des recherches sur la "profondeur" et trouvera des solutions pour la représentation spatiale de ses fresques.

Giotto  fresques de l'église de l'Arena de Padoue 1303 à 1306.jpg

Giotto   fresques de l'église de l'Arena de Padoue   1303-1306  

"Scènes de la Vie de la Vierge, Prières des prétendants"   

Le Siennois Pietro Lorenzetti (1280-1348) sera le premier à réaliser sur les volets d'un polyptyque peint en 1342, "La naissance de la Vierge", la première perspective mono-focale avec point de fuite et points de distance.

Pietro Lorenzetti  La nativité de la vierge 1342 Tempera sur bois  188 x 183 cm  Sienne, musée de l’Oeuvre du Dôme.jpg

Pietro Lorenzetti  "La nativité de la vierge"  1342

Tempera sur bois  188 x 183 cm   Sienne, musée de l’Oeuvre du Dôme

Les peintres se préoccupent de perspective et de proportions mais, si certaines lois fondamentales sont découvertes, l'impulsion décisive ne sera toutefois donnée qu'au début du Quattrocento avec les expériences de l'architecte Brunelleschi (1377-1446) et les fresques du peintre Masaccio (1401-1428).

Masaccio  La distribution des aumônes et le châtiment d’Ananie  1426-27 fresque 230 x 162 cm  Chapelle Brancacci, église  Santa Maria del Carmine, Florence.jpg

Masaccio    "La distribution des aumônes et le châtiment d’Ananie"  1426-27 

Fresque 230 x 162 cm  Chapelle Brancacci, église Santa Maria del Carmine, Florence

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Détail 

Dès la fin du Moyen Age, ces peintres, aujourd'hui qualifiés de "Primitifs italiens", se détachent peu à peu de la fresque puis du sujet purement religieux et commencent à produire sur des panneaux de bois des œuvres de chevalet devenues transportables.

 Masaccio  Jeune homme de profil  1425  panneau bois  42 x 32 cm   National Gallery of Art Washington.jpg

Masaccio    "Jeune homme de profil"   1425 

Panneau bois  42 x 32 cm     National Gallery of Art, Washington

Le Siennois Duccio di Buoninsegna (v.1255-1260- v.1318-1319) et les Toscans Cimabue (v.1240-v.1302) puis Giotto di Bondone (1266-1337) seront parmi les chefs de file des peintres précurseurs de la première Renaissance.

Giotto    Vie de Joachim  Le rêve de Joachim  1303-1306   détail fresque 200 x 185 cm  Padoue, chapelle Scrovegni.jpg

Giotto   "Vie de Joachim - Le rêve de Joachim"  1303-1306  

Fresque 200 x 185 cm (détail)   Chapelle Scrovegni, Padoue

 

26/07/2013

La "Première Renaissance" 1400-1500 P1

La "Première Renaissance", entre 1400 et 1500 (Quattrocento - XV° siècle), est indissociable de l'art florentin.

P1 - de 1400 à 1440.

Florence, ville riche, doit sa prospérité au commerce de la laine et à ses fabriques de draps.

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15° siècle, vue de Florence en perspective dite "della catena"   Gravure sur bois (détail).

       Erigée en commune indépendante depuis le XII° siècle, elle est dirigée par une assemblée de notables et de riches bourgeois élus.

Agnolo Tori  dit il Bronzino  Portrait posthume de Cosme de Médicis, dit Cosme l'Ancien Cosimo il Vecchio 1389-1464  huile  v.1545  Musée Médicis, Florence..jpg

Agnolo Tori dit il Bronzino  "Portrait posthume de Cosme de Médicis, dit Cosme l'Ancien"

Cosimo il Vecchio (1389-1464)

 Huile sur bois   v.1545      Musée Médicis, Florence

       De nombreux artistes y bénéficient des commandes passées par les toutes puissantes corporations et du mécénat que pratiquent de grandes familles comme celle des Médicis, banquiers et collectionneurs.

Giorgio Vasari   portrait de Laurent le Magnifique 1448-49  Huile sur bois, 90 x 72 cm  Florence, Galerie des Offices..jpg

Giorgio Vasari    "Portrait posthume de Laurent de Medicis dit le Magnifique" (1448-1492).

Huile sur bois  90 x 72 cm  1533-1534    Galerie des Offices, Florence.

Florence deviendra le berceau d'une grande diversité de courants artistiques précurseurs d'un vaste mouvement de renouvellement de l'art occidental.

       En 1401, l'Arte di Calimala, riche corporation marchande du Change et de la Laine (Cambio e Lana), organise le concours du décor de la seconde porte de bronze du baptistère dédié à Saint Jean- Baptiste.

baptistere-saint-jean.jpg

La construction initiale du Baptistère date du IVe siècle. Rebâti sur un plan octogonal et coiffé d’une toiture pyramidale, il ne deviendra baptistère officiel qu'en 1128.

        Le sculpteur et orfèvre florentin Lorenzo Ghiberti (1378-1455), lauréat du concours, réalisera de 1403 à 1424, vingt-huit panneaux quadrilobés, en bronze doré, illustrant la vie du Christ. 

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Lorenzo Ghiberti         "Jésus parmi les docteurs de  la  Loi"

porte nord du baptistère Saint Jean-Baptiste.

Le concours de 1401 sera ensuite considéré par les historiens de l'art comme l'acte fondateur de la première Renaissance artistique italienne.

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  Lorenzo Ghiberti  "Le sacrifice d'Isaac

Oeuvre ayant remporté le concours de 1401

porte nord du baptistère Saint Jean-Baptiste.

 

      En 1415-1416, l'architecte et sculpteur florentin Filippo Brunelleschi (1377-1446) réalise sa première expérience et démontre les lois de la perspective centrale.

De 1420 à 1436, ce même architecte réalise le dôme de la cathédrale florentine Santa Maria del Fiore.

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De part sa nouveauté, son ingéniosité technique et sa qualité architecturale, la coupole de Brunelleschi est l'un des chefs-d’œuvre les plus représentatifs de la première Renaissance italienne.

 

        Considéré comme l'un des plus grands artistes de la Renaissance, le sculpteur Donatello (v.1386-1466) est étroitement associé à l’épanouissement artistique de sa ville natale, Florence.

DONATELLO_David.jpg

L'influence de Donatello déborde toutefois largement le cadre de la Toscane et certaines de ses œuvres seront réalisées à Naples, Padoue et Venise.

 

Dès 1417, tirant profit des lois de la perspective de Brunelleschi, il sera le premier à donner de la profondeur à un relief. Il reste de ce fait l'initiateur de la technique dite du "schiacciato" (relief écrasé ou méplat où, par un effet de perspective, les plans sont multipliés sur une très faible profondeur).

 

"David"  

bronze comportant des traces de dorures.

1430-1432    158,2 cm   premier nu de la Renaissance 

Musée national du Bargello, Florence

 Donatello Mary_Magdalene.jpg

 

Sculpteur virtuose, Donatello travaille la pierre comme le bois et le bronze. Adepte de la perspective linéaire, créateur d'’illusions, le réalisme de ses œuvres ira jusqu'à l'expressionnisme le plus saisissant.

 

 

 

 

 

 

Statue de Marie-Madeleine polychrome en peuplier

1453-1455   188cm

Museo dell'Opera del Duomo, Florence

 

Le travail de Donatello incarne la liberté artistique et intellectuelle de la première Renaissance. Il s'en suivra une évolution majeure dans le style de la sculpture occidentale.

 

           En 1424, le toscan Masaccio (1401-1428), en collaboration avec Masolino da Panicale (1383 - v. 1440), entreprend à Florence l'exécution des fresques de la chapelle Brancacci de l'église Santa Maria del Carmine.

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Masaccio   "Saint Pierre guérissant avec son ombre"  

Chapelle Brancacci, église Santa Maria del Carmine, Florence.

Masacio y excelle par l'intensité des sentiments qu'expriment les personnages, le réalisme des décors et des mises en scène et l'usage novateur qu'il fait de la perspective.

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Masaccio   "La distribution des aumônes et le châtiment d’Ananie"  1426-27

détail, fresque 230 x 162 cm  Chapelle Brancacci, église Santa Maria del Carmine, Florence.

 

De 1425 à 1428, Masaccio, dans l'église florentine Santa Maria Novella, réalise la fresque de La Trinité. Cette fresque, extraordinaire trompe l’œil, sera considérée comme une étape majeure dans l'histoire de l'art.

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Masaccio    "La Trinité"     1425-28
Fresque   667 x 317 cm
  Eglise Santa Maria Novella, Florence

Pour la première fois, un peintre met en application l'ensemble des lois de la perspective découvertes par Brunelleschi. Les œuvres de Masaccio deviendront la référence d'une peinture qui, par sa représentation de l'espace et des corps, dominera le XV° siècle.

        

           En 1425, Ghiberti reçoit commande de la Calimala pour la troisième porte du baptistère. Commencé en 1429, le travail ne sera achevé que 23 ans plus tard, en 1452.

Ghiberti réalisera dix grands panneaux carrés de bronze doré représentant des scènes de l’Ancien Testament. Des bas-reliefs, construits selon les règles de la perspective, calent les groupes et les figures et rivalisent avec une peinture dans la mise en scène d'un récit.

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 "Histoire de la vie de Joseph"

 En organisant chacun de ses panneaux comme des tableaux tout en jouant sur le dégradé des reliefs, Ghiberti répond aux recherches de Brunelleschi sur la perspective.

 Lorenzo Ghiberti 1378-1455.jpg

Au vu de sa beauté, la porte sera installée à la place d’honneur, face à la cathédrale.

On prête à Michel-Ange le terme de "Porte du Paradis" qui, dès le XVI° siècle, qualifiera le chef-d’œuvre de Ghiberti.

 

Autoportrait de Ghiberti insèré parmi les têtes de personnages bibliques encadrant chaque panneau de la porte du Paradis.

 

24/07/2013

La "Première Renaissance" 1400-1440 P2

La Première Renaissance, le Quattrocento de 1400 à 1440     P2

      Dès les premières décennies du Quattrocento la peinture prend une importance artistique prépondérante à Florence.

      La peinture toscane est alors d’une grande diversité et, si le travail de Masaccio, grand novateur, influence les peintres de sa génération tels Fra Angelico et Paolo Uccello, le travail de certains artistes comme Gentile da Fabriano ou Lorenzo Monaco, porte toujours la marque du gothique international* encore très présent en Europe occidentale.

Lorenzo Monaco Adoration des Mages 1420-22 Tempera sur bois  115 x 177 cm Galerie des Offices, Florence.jpg

Lorenzo Monaco   "Adoration des Mages"  1420-22

Tempera sur bois  115 x 177 cm    Galerie des Offices, Florence.

       Au delà de cette diversité de styles, tous les peintres s'attachent à la qualité du traitement des couleurs comme au rendu de la lumière.

Gentile da Fabriano (Fabriano,v.1370-Rome,1427). Formé en Ombrie, doté d'un style à l'élégance empreinte d'une certaine préciosité, il sera l'un des plus grands représentants du style gothique international en Italie.

Peintre fécond, travaillant dans de nombreuses villes, il fut d'une grande influence dans son pays. Le retable de "l'Adoration des Mages", peint en 1423 pour la chapelle Strozzi de la basilique Santa Trinita de Florence, est considéré comme étant son chef d'oeuvre.

Gentile da Fabriano  Adoration des Mages  détail 1423  Tempera sur bois 300 x 282 cm  Galeries des Offices, Florence.jpg

Gentile da Fabriano  "Adoration des Mages"  (détail)  1423 

Tempera sur bois 300 x 282 cm    Galeries des Offices, Florence.

 

Lorenzo Monaco (Sienne,1370-Florence,1425). Moine, peintre et miniaturiste apppartenant à l'école florentine. Il fut le maître de Fra Angelico et prolongea la tradition du gothique international à Florence.

Lorenzo Monaco   Mariage de la Vierge  1420-1424.  Fresque  210 x 230 cm  Basilique Santa Trinita,  Florence.jpg

Lorenzo Monaco   "Mariage de la Vierge"  1420-1424. 

Fresque  210 x 230 cm   Basilique Santa Trinita, Florence.


Masolino da Panicale (Panicale di Valdarno, 1382-v.1440, Florence). Assistant de Ghiberti, il collabore ensuite avec Masaccio entre 1424 et 1427 aux fresques de la vie de Saint Pierre et du Péché originel de la chapelle Brancacci de l'église Santa Maria del Carmine de Florence.

Masolino da Panicale  Saint Pierre guérissant un infirme et la levée de Tabitha  1425  Fresque 255 x 598 cm  (partie gauche)    Chapelle Brancacci, Santa Maria del Carmine, Florence.jpg

Masolino da Panicale  "Saint Pierre guérissant un infirme et la levée de Tabitha"  1425 

Fresque 255 x 598 cm (partie gauche)  Chapelle Brancacci, Santa Maria del Carmine, Florence.

       En 1425, Masolino est invité par Pippo Spano, condottiere et confident du roi Sigismond, en qualité de peintre de la cour de Hongrie. De retour à Florence en 1427, Masolino reprendra le décor de la chapelle en compagnie de Masaccio. La collaboration des deux peintres prendra fin lors du départ de Masaccio pour Rome en 1428**.

Masolino da Panicale  Saint Pierre guérissant un  l'infirme et la levée de Tabitha  1425  Fresque 255 x 598 cm  (partie droite)    Chapelle Brancacci, Santa Maria del Carmine, Florence.jpeg

Masolino da Panicale  "Saint Pierre guérissant un  l'infirme et la levée de Tabitha"  1425

Fresque 255 x 598 cm (partie droite)  Chapelle Brancacci, Santa Maria del Carmine, Florence

          Si Masolino da Panicale su mettre à profit certaines trouvailles de Masaccio sur la perspective et la répartition dans l'espace, il reste toutefois lié, de par la grâce, l'élégance de son style et les couleurs de sa palette, à la tradition du gothique international.

Masolino da Panicale   Le prêche de Saint Pierre 1427 Fresque 255 x 162 cm  Chapelle Brancacci, Florence.jpg

Masolino da Panicale   "Le prêche de Saint Pierre"   1427

Fresque 255 x 162 cm    Chapelle Brancacci, Florence.

 

Guido di Pietro, en religion Fra Giovanni, dit Fra Angelico (Rupecanina v.1395-Rome 1455).

Moine dominicain, contemporain de Donatello, Fra Angelico donne ses premières œuvres connues à l'époque où meurt Masaccio. Disciple de Lorenzo Monaco, héritier de Gentile da Fabriano puis influencé par Masolino et le sculpteur Ghiberti, Fra Angelico dote la peinture sacrée de valeurs humanistes.

Fra Angelico  Saint Jean-baptiste et sainte Catherine d'Alexandrie 1437   Tempera sur bois 95 x 73 cm  Galerie nationale de l'Ombrie, Pérouse, Italie..jpg

Fra Angelico  "Saint Jean-baptiste et sainte Catherine d'Alexandrie"   1437 

Tempera sur bois  95 x 73 cm  Galerie nationale de l'Ombrie, Pérouse, Italie.

Tirant profit les leçons de Masaccio, il met en application les concepts de la perspective qu’il combine de manière harmonieuse.

Fra Angelico jette les bases d'une forme moderne "d'art sacré", sa production sera exclusivement dévotionnelle et, tant qu'à Orvietto, Cortone, Pérouse, Florence et Rome, il laisse de nombreux chefs d’œuvre.

De 1439 à 1445, le couvent florentin de San Marco, partiellement reconstruit sous la direction de Michelozzo, sera décoré par Fra Angelico et ses collaborateurs, notamment Benozzo Gozzoli.

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Saint Benoît de Nursie, fondateur de l'ordre bénédictin.

  Détail de la fresque "Crucifixion et saints"   Musée San Marco, Florence.

La "Crucifixion et Saints" est une fresque monumentale de 550 x 950 cm réalisée par Fra Angelico vers 1441-1442 sur le tympan nord de l'ex-salle capitulaire du couvent San Marco devenu aujourd'hui le musée San Marco de Florence.

      En 1445, Fra Angelico est convoqué à Rome par le pape Eugène IV pour réaliser des fresques au Vatican. Commencée en 1448 en collaboration avec le florentin Benozzo Gozzoli, la décoration de la chapelle Nicolas V sera achevée au cours de la même année.

Fra Angelico, Prédication de saint Étienne, 1447-1449, Fresque (détail) Vatican, Chapelle Nicolas V.jpg

Fra Angelico    "Prédication de saint Étienne"   1448 

Détail de la fresque      Vatican, Chapelle Nicolas V

      Fra Angelico fut le premier représentant des grands coloristes. Ses émules, Fra Filippo Lippi (1406-1469) et surtout Domenico Veneziano (v.1400-1461), tendront à la perfection.

Lippi Fra Filippo (Florence,v. 1406-Spolète,1469).
Moine des Carmes de Florence de 1421 à 1457, son travail sera influencé par Masaccio puis Fra Angelico. Protégé de Cosme de Médicis l'Ancien, père du peintre Filippino Lippi en 1457, il sera le maître de Botticelli entre 1464 et 1467.

Fra Filippo Lippi Couronnement de la Vierge (détail) 1441-47  Tempera sur bois  Galerie des Offices, Florence.jpg

Fra Filippo Lippi   "Couronnement de la Vierge"  (détail) 1441-47 

Tempera sur bois     Galerie des Offices, Florence.

La décoration à fresques du chœur de la cathédrale de Prato entre 1452 et 1465 est considérée comme étant son oeuvre majeure.

Fra Filippo Lippi  L'Adoration dans la forêt  v.1459 détrempe sur bois de peuplier 126,7 × 115,3 cm, Gemäldegalerie, Berlin.jpg

Fra Filippo Lippi  "L'Adoration dans la forêt"   v.1459 

Tempera sur bois de peuplier  126,7×115,3 cm    Gemäldegalerie, Berlin

Filippo Lippi est célèbre pour la finesse des traits du visage et l'élégance des silhouettes de ses multiples représentations de la Vierge.

 

* Le gothique international est un vaste mouvement pictural qui s'est manifesté de  manière homogène entre 1380 et 1450 à travers l'Europe occidentale. Elégance précieuse, prédilection pour l'harmonie des courbes, raffinement des couleurs, le gothique international est le témoin du goût d'une société princière pour les fastes et le cérémonial.   

** Les fresques de la chapelle Brancacci seront achevées en 1484-1485 par Filippino Lippi (1457-1504).

      

22/07/2013

La première Renaisssance, le Quattrocento

Le Quattrocento et l'art de la perspective.

 

Leon Battista Alberti Self-portrait  v.1436  Bronze  National Gallery of Art, Washington, USA.jpgEn 1436 paraît le traité de Leon Battista Alberti, "Della pittura".

Première étude analytique moderne de la peinture, les trois livres de cette réflexion esthétique comportent des données fondamentales tant sur la construction en perspective et l'équilibre des proportions et des volumes que sur la qualité et l'harmonie des couleurs, l'importance des modèles antiques et le rang de l'artiste dans la cité.

Œuvre majeure, le "Della pittura" peut être considéré à juste titre comme le fondement de la théorie humaniste et classique de la peinture.

Dès 1440, Florence est devenue le berceau d'une étonnante diversité de courants artistiques et de nombreux artistes mettent à profit les théories d'Alberti. 

Paolo di Dono dit Paolo Uccello (Florence,1397-id,1475)

paolo ucello.jpgElève du sculpteur Lorenzo Ghiberti de 1407 à 1414, ami et condisciple de Donatello, Paolo Uccello est admis à la guilde des peintres de Saint-Luc (Compagnia di San Luca) en 1414 puis devient membre de la puissante corporation des médecins et apothicaires (Arte dei Medici e degli Speziali) en 1415.

      De 1425 à 1430, Ucello travaille à Venise sur les mosaïques de la façade de la basilique San Marco.

A l'heure ou Masaccio innove et réalise à Florence des œuvres capitales, Venise brille encore des derniers feux du gothique tardif. Uccello y découvre les œuvres récentes de Gentile da Fabriano et de Pisanello comme il observe le travail de Niccolò et Zanino di Pietro et de Jacobello del Fiore qui seront parmi les derniers représentants du gothique international.

Donatello  Le prophète Habacuc dit Il Zuccone  1427-1436   Musée de l'Œuvre du Dôme, Florence..JPGDès son retour à Florence, Uccello se trouve confronté aux nouveaux concepts de Brunelleschi sur la perspective, concepts mis en pratique par Donatello et Masaccio.

 

 

 

 

Donatello, Le prophète Habacuc dit "Il Zuccone".

1427-1436   marbre, 196 cm

Musée de l'oeuvre du Dôme, Florence.

      

En 1436, Uccello exécute son premier travail d'importance. Il réalise dans  la nef de la cathédrale Santa Maria del Fiore, la fresque du monument équestre du condottiere anglais John Hawkwood, connu en Italie sous le nom de "Giovanni Acuto".

Paolo Uccello   funerary monument_to_sir_john_hawkwood 1436 fresque 515 x820 cm Duomo, Florence..jpg

"Monument de Sir John Hawkwood"   1436

Fresque  515 x 820 cm     Santa Maria del Fiore, Florence.

Cette fresque monumentale, remarquable trompe-l'oeil transféré depuis sur toile, marque un tournant décisif dans la carrière d'Uccello. Elle confirme son adhésion aux principes fondamentaux de la Renaissance. 

      Entre 1439 et 1440, Paolo Uccello exécute une première version de "Saint Georges terrassant le dragon".

Paolo Uccello    Saint-Georges terrassant le dragon 1439-40    Tempera sur bois  52 x 90 cm   Musée Jacquemart-André, Paris.jpg

"Saint-Georges terrassant le dragon"  v.1439-40    Tempera sur bois  52 x 90 cm

Musée Jacquemart-André, Paris.

Les personnages du premier plan, représentés de profil, sont alignés. Les champs et les murailles en arrière-plan donnent un effet de perspective.

         Réalisée sur toile près de quinze ans après, une seconde version est révélatrice des recherches continuelles et des innovations de l'artiste dans l'art de la perspective.

Paolo Uccello  Saint Georges et le dragon 1455-60  Tempera sur toile 56,5 x 74 cm National Gallery, London.jpg

  "Saint Georges et le dragon"  v.1455-60   Tempera sur toile  56,5 x 74 cm

National Gallery, Londres.

Cette toile, alliant mouvement et perspective, suppose une construction très réfléchie. Ce tableau est un des chefs-d’œuvre d'Uccello.

      Ses recherches perpétuelles sur la perspective linéaire le conduiront à s'écarter des principes de Brunelleschi. Adepte de Ghiberti et de la perspective naturelle dérivée des conceptions médiévales de l'optique, ses oeuvres comportent des points de fuite pour chacun des sujets ou pour chacun des ensembles d'objets.

       Entre 1438 et 1440, Paolo Ucello illustre la bataille de San Romano qui, en 1432, opposa Florence à Sienne. Il exécute trois panneaux de vastes dimensions représentant autant d'épisodes de la bataille. Ces trois tableaux sont aujourd'hui dispersés entre le musée du Louvre, la National Gallery de Londres et la galerie des Offices de Florence.

Paolo Uccello  La Bataille de San Romano, la contre attaque de Micheletto da Cotignola  v.1438   tempera sur bois 180 x 316 cm     Musée du Louvre, Paris..jpg

  "La Bataille de San Romano, la contre attaque de Micheletto da Cotignola"  v.1438  

Tempera sur bois  316 x 180 cm     Musée du Louvre, Paris.

Paolo Uccello 1438-40  Niccolo da Tolentino à la tête des troupes florentines  Tempera sur bois  182 x 317 cm  National Gallery, Londres.jpg

"La Bataille de San Romano, Niccolo da Tolentino à la tête des troupes florentines"  v. 1438-1440

Tempera sur bois 317 x 182 cm    National Gallery, Londres.

Paolo Uccello  La défaite du camp siennois et la mise hors de combat de Bernardino della Ciarda  v.1438 Tempera sur bois 323 x 182 cm Galerie des Offices, Florence.jpg

"La bataille de San Romano, la défaite du camp siennois et la mise hors de combat de Bernardino della Ciarda"   v.1438

Tempera sur bois 323 x 182 cm     Galerie des Offices, Florence.

    De l'oeuvre d'Uccello ne subsistent que très peu de portraits.

Paolo Uccello   Portrait d'un jeune homme  v.1440  Huile sur bois 46,5 x36,4 cm  Musée des beaux-arts, Chambéry, France.jpg

"Portrait d'un jeune homme"    v.1440

Huile sur bois  46,5 x 36,4 cm

Musée des beaux-arts, Chambéry, France.

        Entre 1443 et 1445, Uccello dessine une série de cartons représentant "La Nativité" et La Résurrection" pour les vitraux des oculi de la coupole de Santa Maria del Fiore. Les vitraux de "La Résurrection" sont toujours en place aujourd'hui.

        En 1465-1468, Uccello décore la prédelle du retable de l'église du Corpus Domini d'Urbino. Il exécute six panneaux de composition très variée qui relatent "Le miracle de l'hostie profanée".

Paolo Uccello Le miracle de l'hostie profanée 1460 Tempera sur bois 43 x 62 cm Galleria Nazionale delle Marche, Urbino, Italie.jpg

 "Le miracle de l'hostie"  scène 4   v.1465 

Tempera sur bois 43 x 62 cm   Galerie nationale des Marches, Urbino, Italie.

        Vers 1470, Uccello réalise "La chasse nocturne". Probable décor d'un "cassone" ou coffre d'apparat, ce tableau comporte une ultime série d'innovations techniques. La représentation de la forêt, fort savamment construite, est remarquable dans la recherche de densité et de volumes.

Paolo Uccello 1460 65 x 165 cm tempera sur bois.jpg

 "La chasse dans  la forêt"    v.1470     Tempera sur bois  73,3 x 177 cm

Musée Ashmolean, Oxford, Grande Bretagne

Paolo Uccello gauche.jpg

 "La chasse dans  la forêt", détail de la partie gauche.

     Selon les écrits de Giorgio Vasari, Paolo Uccello finit ses jours à Florence en 1475, "seul, excentrique, mélancolique et pauvre".

   
Paolo uccello.jpg Uccello appartient à la première génération des grands artistes de la Renaissance florentine.

Célèbre pour ses innovations dans l'utilisation de la perspective, il laisse une oeuvre hors du commun, fascinante, peuplée d'images étranges et parfois fantastiques, aux couleurs arbitraires où le réalisme se mêle à l'imaginaire. 

 

 

20/07/2013

Leon Battista Alberti 1404-1472

Leon_Battista_Alberti.jpgLeon Battista Alberti, humaniste, architecte, géomètre, mathématicien et théoricien de l'art italien. (Gênes 1404 - Rome 1472).

  

Statue d'Alberti    Piazzale degli Uffizi, Florence

         Léon Battista Alberti est né à Gênes en 1404. Il poursuit des études à dominante littéraire à Venise, Padoue puis à Bologne où il achève des études de droit en 1428. En 1430 et 1432, devenu l'un des secrétaires du cardinal de Bologne, Niccolò Albergati, il accompagne la suite du cardinal diplomate à travers la France, les Flandres et l'Allemagne.

Jan van Eyck Cardinal Niccolò Albergati (1375-1443) v.1431 huile sur toile 34 x 27,5 cm  Kunsthistorisches Museum, Vienne.jpg

Jan van Eyck   "Portrait du cardinal Niccolò Albergati" (1375-1443) v.1431

huile sur toile 34 x 27,5 cm     Kunsthistorisches Museum, Vienne

     

      De retour à Florence avec la suite du pape Eugène IV en 1434, Alberti y retrouve l'élite artistique de la ville. Il rencontre les sculpteurs Donatello, Luca Della Robbia, Ghiberti et l'architecte Brunelleschi.

Alberti élabore les principes d'une expression artistique innovante. Il traite des similitudes et de l'influence de la peinture sur les arts, notamment sur l'architecture, et rédige une formule de perspective susceptible d'être appliquée aux peintures en deux dimensions. Il en résulte un nouveau mode de représentation du visible, fondement d'une véritable révolution de la culture picturale.

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Leon Battista Alberti  "De pictura"   Fac-similé manuscrit daté du 13 février 1518. 

Biblioteca Governativa, Lucques, Italie

 

Publié en latin en 1435, le "De pictura"  est considéré comme étant la première étude scientifique de la perspective.

Les trois livres de la version italienne, "Della pittura", publiée l'année suivante, seront dédiés à l'architecte florentin Filippo Brunelleschi qui venait d'achever le dôme de la cathédrale Santa Maria del Fiore.

       Vers 1438 et 1442, Alberti séjourne à Ferrare. Il insuffle le goût de la peinture et la mode de l'antiquité à la cour du marquis Leonello d'Este

       En 1444, Alberti rédige le "Descritio urbis Romae". Ce court traité comporte une méthode de mesure de distances entre les édifices romains et le moyen de les inscrire dans une carte circulaire à l'aide d'un instrument mathématique.

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Leon Battista Alberti   "Descriptio Urbis Romae

Manuscrit, Bibliothèque Apostolique du Vatican

En 1469, Pietro del Massaio illustrera une édition de la Géographie de Ptolémée d'une carte de Rome dressée selon les concepts d'Alberti.
  

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Pietro del Massaio  "Vue de Rome" 1469   Bibliothèque Apostolique du Vatican

        En 1446, Alberti conçoit les plans et fournit les maquettes du palais Rucellai de Florence.

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Palazzo Rucellai, Florence, Italie, 1451

       En 1447, à l'avénement du pape Nicolas V, Alberti devenu l"architecte-conseil de l'église catholique, initie les travaux de restauration du palais papal et de l'agrandissement de la place Saint-Pierre de Rome. 

       En 1448, il élabore les plans de restauration du temple Malatesta de Rimini. Les travaux seront exécutés par l'architectecte sculpteur Matteo di Andrea de' Pasti.

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Temple Malatesta, Tempio Malatestiano, Rimini, Italie

        Vers 1450, Alberti compose un ouvrage d'architecture, "De re aedificatoria" (L'art d'édifier) qu'il présente au pape Nicolas V en 1452. Alberti y pose en 10 volumes les concepts et principes essentiels de l'architecture de la Renaissance. Ce traité d'architecture qui sera publié à titre posthume en 1485, jouera, avec le "De Pictura", un rôle primordial dans l'évolution de l'art de la Renaissance.

Leon Alberti De Re Aedificatoria  Page de titre conçu par Giorgio Vasari 1550 St. Louis Public Library, Saint Louis, Missouri, USA.jpg

  "De Re Aedificatoria"  Page de titre conçu par Giorgio Vasari, 1550

St. Louis Public Library, Saint Louis, Missouri, USA

         En 1453, il conseille l'architecte et sculpteur florentin Bernardo Rossellino (1409-1469) chargé par le pape Nicolas V de la restauration de l'acqueduc "Acqua Virgo Antica" et de travaux dans l'église Santa Maria Maggiore. Alberti planifiera également les travaux de restauration de l'église romaine de Santo Stefano Rotondo.

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Ettore Roesler Franz  "Santo Stefano Rotondo in Rome"  circa 1880, Aquarelle

       En 1460, Alberti conçoit le plan de l'église Santo Sebastiano de Mantoue. 

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Eglise Santo Sebastiano, Mantoue.


         De 1458 à 1470, bénéficiant d'une commande de Giovanni di Paolo Rucellai, mécéne et riche marchand de laine florentin, Alberti reprend et compléte la façade de la basilique Santa Maria Novella. S'appuyant sur la structure gothique, il réalise le portail majeur, ajoute deux volutes dérivées aux contreforts et couronne la façade d'un fronton triangulaire.

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Santa Maria Novella, Florence

L'harmonie du mariage entre le bâti gothique et les apports d'Alberti fera de cet ensemble le prototype de la première famille dite façade de style "Renaissance". 

     Vers 1464, Alberti publie les 19 chapitres d'un traité sur la statuaire, "De statua". Il y présente une méthode de reproduction d'un corps en trois dimensions et propose des moyens techniques à l'usage des sculpteurs.

Leon Battista Alberti  Della statua, in Della architettura, della pittura e della statua, Firenze, Istituto e Museo di Storia della Scienza.jpg

Leon Battista Alberti   "De statua, definitor

"Della statua, in Della architettura, della pittura e della statua"

Institut et Musée de l'Histoire des Sciences, Florence  

       En 1470, Alberti soumet au marquis de Mantoue, Ludovico Gonzaga, un projet de reconstruction de l'église Sant'Andrea. Les travaux seront entrepris, dans le respect des plans dressés par Alberti, en 1472 par l’architecte Luca Fancelli. 

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Eglise Sant'Andrea, Mantoue, Italie


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De part ses activités d'architecte, de mathématicien et de lettré, Leon Battista Alberti est une des figures de proue de la Renaissance italienne.

Ses traités de peinture et d'architecture font de lui le premier grand théoricien des arts de la Renaissance. 

 

18/07/2013

Domenico Veneziano

Le Quattrocento et l'art de la perspective.

Domenico Veneziano (Venise? v.1410-Florence 1461).


Domenico Veneziano naquit probablement à Venise vers 1410. En 1422-23, il fut l'élève de Gentile da Fabriano (v.1370-1427) à Florence.

Entre 1431 et 1432, sous Pisanello (1395-v.1455), il travaille à l'achèvement des fresques de la basilique romaine de Saint Jean de Latran. Ces deux maîtres, Gentile da Fabriano et Pisanello seront les derniers représentants du gothique international en Italie.

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Domenico Veneziano    Matteo Olivieri  1430 

Tempera sur panneau transférée sur toile  48 x 34,1 cm  National Gallery of Art, Washington, DC, USA.

         De retour à Florence vers 1432, Veneziano reçoit une commande du riche marchand Bernardo Carnesecchi. Il réalise en 1435 la fresque du tabernacle dit "Carnesecchi" qui sera démembré en 1771. Il ne subsiste de cette fresque qu'une Vierge à l'Enfant en majesté et deux têtes de saints conservées à la National Gallery de Londres.

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Tabernacle "Carnesecchi"

Fresque transférée sur toile  43 x 35.5 cm    National Gallery, London.

        Dès 1437, Veneziano travaille à Pérouse où il orne de fresques les murs du palais de la famille Baglioni. Ces fresques sont aujourd'hui détruites.

        En 1438, Veneziano adresse une requête à Pierre de Médicis dans laquelle il lui demande de peindre à Florence.

        De retour à Florence en 1439, Veneziano travaille au décor de la chapelle Portinari de l'hôpital de Santa Maria Nuova. Les livres de compte de l'hôpital mentionnent à l'époque l'achat d'huile de lin à l'usage du peintre.

Veneziano Vierge et l'Enfant   v.1432-1437   Tempera sur panneau 86 x 61 cm  Villa I Tatti, bibliothèque Berenson, Settignano, Florence.jpg

 "La Vierge et l'Enfant"   v.1432-1437 

Tempera sur bois 86 x 61 cm 

Villa I Tatti, bibliothèque Berenson, Settignano, Florence

  
        En 1439, Cosme de Médicis lui confie la décoration du choeur de l'église de San Egidio, proche de l'hôpital de Santa Mari Nuova. De 1439 à 1445, Veneziano, secondé par Bicci di Lorenzo (1373-1452) et le jeune Piero della Francesca (v.1416-1492), réalisera à San Egidio un cycle de fresques représentant la vie de la Vierge. Il n'en subsiste aujourd'hui que d'infimes fragments.        

        Vers 1440, Veneziano réalise un tondo*, "L'adoration des Mages", pour le palais des Médicis. Ce tableau se trouve aujourd'hui au Staatliche Museen de Berlin.

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"Adoration des Mages"  v.1440   Tondo sur bois 84 x 84 cm   

Staatliche Museen, Berlin, Germany.

Respect des règles de la perspective, détails naturalistes et motifs iconographiques du gothique international caractérisent le tondo de Veneziano. 

        Les œuvres qui nous sont parvenues comme étant de la main de Veneziano sont peu nombreuses. Le témoignage le plus important de son activité florentine est le retable réalisé de 1445 à 1447 pour l'autel de Santa Lucia dei Magnoli : La Vierge et l'Enfant avec les saints François, Jean-Baptiste, Zanobie et Lucie.

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      Retable de Santa Lucia dei Magnoli   v.1445    Panneau de bois, 209 × 216 cm

Galerie des Offices, Florence.

Chef-d'œuvre de la première Renaissance, ce retable dévoile une parfaite maîtrise de l'art de la perspective, du rendu de la lumière et de la qualité du traitement des couleurs. Ce dernier critère, témoin de l'héritage de Gentile da Fabriano et de Pisanello, affirme à Florence un sens nouveau de la couleur. Veneziano utilise magistralement les tons clairs, son travail est emprunt non seulement d'une perspective vaste et profonde, mais aussi d'une douce luminosité.

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Retable de Santa Lucia dei Magnoli, détail

Les Prédelles, petits tableaux qui accompagnaient le panneau central du retable, furent dispersées. Elles sont aujourd'hui exposées à la National Gallery of Art de Washington (Saint Jean-Baptiste dans le désert, Stigmatisation de saint François) au Staatliche Museem de Berlin (Martyre de sainte Lucie) et au musée Fitzwilliam de Cambridge (Annonciation, Miracle de saint Zanobie)

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"Le miracle de Saint Zanobie

Prédelle du retable de Santa Lucia dei Magnoli. Tempera sur bois 32 X 28 cm

                 Fitzwilliam Museum, Cambridge, Royaume-Uni.

          A partir du choc culturel et du grand exemple que fut le travail de Masaccio (1401-1428), deux tendances émergent dans la peinture florentine de l'époque. Si Fra Angélico est le premier des coloristes, Veneziano en est le plus accompli mais une majorité de peintres, tels Paolo Ucello, Andrea del Castagno ou Fra Filippo Lippi privilégient la ligne et le dessin.

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"Saint Jean-Baptiste dans le désert"  1445-1447  

Prédelle du retable de Santa Lucia dei Magnoli.

Tempera sur bois 32 x 28 cm    National Gallery of Art, Washington DC, USA

          L'un des derniers travaux de Veneziano sera la fresque représentant saint Jean-Baptiste et saint François. Peinte initialement en 1454 dans la chapelle Cavalcanti à proximité du choeur de l'église florentine de Santa Croce, la fresque sera déplacée en 1566 lors d'un projet de modernisation de l'église dirigé par Giorgio Vasari.

Depuis 1954, cette fresque, révélatrice de l'évolution du style de Veneziano, est exposée au musée de l'oeuvre de Santa Croce.

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"Saint Jean-Baptiste et Saint François"  1454    Fresque 190 x 115 cm

Musée de l’œuvre de Santa Croce, Florence.

        En 1454, Veneziano, Fra Angelico (1395-1455) et Filippo Lippi (1406-1469) seront consultés par les Prieurs de la ville de Pérouse pour juger les fresques réalisées dans la chapelle du palais public par Benedetto Bonfigli (1420-1496).

        En 1457, Veneziano sera également consulté par la compagnie des prêtres de la Sainte Trinité pour juger du décor du retable de la "Trinité avec les saints" peint à Pistoia par Francesco Pesellino (1422-1457). Ce retable, achevé dans l'atelier de Filippo Lippi en 1460, figure aujourd'hui à la National Gallery de Londres.

        Domenico Veneziano est décédé à Florence en 1461. L'acte de décès dressé dans la paroisse de San Pietro in Gattolino contredit les écrits de Giorgio Vasari. Ce dernier, dans son recueil des "Vite" paru en 1550, relate que Veneziano fut assassiné par son rival Andrea del Castagno (v.1419-1457). En 1461, Andrea del Castagno était mort de la peste depuis quatre ans.

        En dépit de sa notoriété, Domenico Veneziano n'influença que peu les peintres de son temps. Parmi ses élèves, Alesso Baldovinetti (1427-1499) et surtout Piero della Francesca (v.1416-1492) seront les plus célèbres. 

 

*Tondo : Mot italien signifiant "forme ronde" désignant un tableau de forme circulaire. Constitué d'un panneau de bois entouré d'un cadre de larges dimensions, le tondo fut très en vogue en Italie au XV° siècle. Longtemps après les portraits de stèles funéraires et les oculi présents sur les très vieux monuments romains, les artistes de la Renaissance, avec le tondo, renouent avec la sculpture antique.

16/07/2013

L'atelier della Robbia

Le Quattrocento et les arts décoratifs, l'atelier della Robbia.

Luca della Robbia (Florence 1400-id.1482).
Sculpteur et céramiste, Luca della Robbia, de 1431 à 1438, est l'auteur de la deuxième tribune (Cantoria) de la cathédrale Santa Maria del Fiore de Florence.

Achevée en 1438, la tribune des Chantres sera le pendant de la Cantoria exécutée entre 1433 et 1439 par Donatello.

Luca di Simone della Robbia  entre 1431-1438  Bas-relief, marbre  Musée du Duomo, Florence.JPG

Luca della Robbia  Tribune des Chantres, un des huit panneaux frontaux, marbre

 Musée du Duomo, Florence

De 1440 à 1446, Luca della Robbia réalisera la porte en bronze à deux battants de la nouvelle sacristie du dôme de la cathédrale.

Il fut le créateur de la sculpture en terre cuite émaillée polychrome (terracotta invetriata)*, technique à laquelle il se consacrera principalement à partir de 1446.

Luca della Robbia Buste de jeune sainte  v. 1455 - 1459  Terre cuite émaillée polychrome  40 x 40 cm Musée du Bargello, Florence.jpg

Luca della Robbia   "Buste de jeune sainte"   v. 1455 - 1459 

Terre cuite émaillée polychrome  40 x 40 cm

  Musée national du Bargello, Florence

Luca della Robbia  Vierge et l'Enfant dite del Roseto Terre cuite émaillée  Musée national du Bargello, Florence.JPG

Luca della Robbia   Vierge à l'Enfant dite "del Roseto"  1450-1455

Terre cuite émaillée  83 x 63cm     Musée national du Bargello, Florence.

Luca della Robbia  La Tempérance v.1460 diam 200 cm  Musée national de la Renaissance, Château d'Ecouen, Val d'Oise, France.jpg

Luca della Robbia   "La Tempérance"   v.1460      dia. 200 cm

Musée national de la Renaissance, Château d'Ecouen, Val d'Oise, France.

La fabrication de céramique fut longtemps considérée comme un art mineur. Par son talent et par la nouveauté de sa technique, Luca della Robbia parvint à élever l'art de la céramique au niveau des meilleures sculptures et peintures de son temps.

 Luca della Robbia  Tondo Portrait d'une dame  1465 terre cuite émaillée  diam. 54 cm Musé national du Bargello, Florence.JPG

Luca della Robbia  "Portrait d'une dame", tondo*  1465

Terre cuite émaillée   dia. 54 cm      Musé national du Bargello, Florence.    

       Salué par Leon Battista Alberti comme étant l'un des pères de la première Renaissance, Luca della Robbia sera le fondateur d'un célèbre atelier de céramique. 

       Son neveu Andrea et les fils de celui-ci, notamment Giovanni et Girolamo, perpétueront la notoriété de l'atelier della Robbia au-delà du Quattrocento.

Andrea della Robbia (Florence,1435-id.1525).

Maître-artisan dans l'atelier hérité de son oncle Luca, il est inscrit en 1458 en qualité d'intagliatore (sculpteur) à l'Arte dei Maestri di Pietra e di Legname (Guilde des Maîtres de pierre et de bois travaillés).

Andrea della Robbia  Buste de garçon  v.1475  Terre cuite émaillée  h 33 cm  Musé national du Bargello, Florence.jpg

Andrea della Robbia   "Buste de garçon"  v.1475 

Terre cuite émaillée   h: 33 cm      Musé national du Bargello, Florence.

Andea della Robbia développe considérablement la production et la diffusion de la terracotta invetriata. Ses œuvres, présentes dans de nombreuses églises et palais toscans, se répandent à Venise, Gênes, en Ombrie et en Calabre.

Andrea della Robbia Buste de jeune homme v. 1470-1480.jpg

Andrea della Robbia   "Buste de jeune homme"    v.1470-1480

Terre cuite émaillée    Collection privée

Si la traditionnelle bichromie blanche et bleue se perpétue dans les œuvres d'Andrea, une frise de feuillages et de fruits encadre une majorité de ses sujets.

Andrea della Robbia   Buste en relief d'un jeune homme  1470  Terre cuite émaillée  diam. 70 cm  Liechtenstein Museum Vienne, Autriche..jpg

Andrea della Robbia   "Buste en relief d'un jeune homme"  1470 

Terre cuite émaillée  dia. 70 cm      Liechtenstein Museum Vienne, Autriche.

Andrea della Robbia  Tondo  Prudence  v.1475  Terre cuite émaillée vernissée diam. 163,8 cm   The Metropolitan Museum of Art, New York,  USA.jpg

Andrea della Robbia   "Prudence", tondo   v.1475 

Terre cuite émaillée vernissée    dia. 163,8 cm  

The Metropolitan Museum of Art, New York,  USA.

En 1419, Filippo Brunelleschi conçoit le portique de la façade de l'hôpital des Innocents, l'orphelinat de Florence. 

 

De 1463 à 1466, Andrea della Robbia décore le portique d'une série de médaillons représentant des enfants trouvés sous forme de poupons emmaillotés. Cette série de médaillons compte parmi les travaux les plus célèbres d'Andrea della Robbia.

 

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Médaillons ornant les arcs du portique de l'hôpital des Innocents 

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      Andrea della Robbia sut diversifier la production de son oncle Luca. Les œuvres de l'atelier se répandront au delà de l'Italie.  

Andrea della Robbia Terre cuite émaillée   1487  Emblème de l'Arte della Lana (guilde de la laine florentine). Museo dell'Opera del Duomo. Florence.jpg

 Andrea della Robbia   Emblème de "l'Arte della Lana"

(Corporation de la laine de Florence)  Terre cuite émaillée   1487

Museo dell'Opera del Duomo. Florence.

Andrea della Robbia, Effigie ideale di giovane detto sant'Ansano v.1500  Musée Bandini, Fiesole, Italie.jpg

Andrea della Robbia  "Effigie ideale di giovane detto sant'Ansano"  v.1500 

Musée Bandini, Fiesole, Italie.

       Andrea della Robbia eut cinq fils et, si tous pratiquèrent l'art de la céramique, c'est toutefois Giovanni qui permit à l'atelier familial de survivre quelques années.

Giovanni della Robbia (1469-1529), le plus connu des fils d’Andrea della Robbia, s'inspire des compositions de la peinture florentine de son temps. Il utilise cependant une gamme chromatique très contrastée.

Giovanni della Robbia  Pomona  v.1520   Terre cuite émaillée h 69,2 cm Minneapolis Institute of Arts, Minneapolis, Minnesota, États-Unis.JPG

Giovanni della Robbia     "Pomona"     v.1520  

Terre cuite émaillée    h : 69,2 cm

Minneapolis Institute of Arts, Minneapolis, Minnesota, États-Unis.

Giovanni della Robbia, Blason de la famille  Del Monte, v. 1520 Palazzo Pitti, Florence.JPG

Giovanni della Robbia     Emblème de la famille  Del Monte   v. 1520

Palazzo Pitti, Florence

Vers 1523-25, Giovanni della Robbia décore le cloître de la Chartreuse de Galluzzo, proche de Florence, d'une série de médaillons.

Giovanni della Robbia Médaillon du cloître de la chartreuse  de Galluzzo 1523.jpg

Médaillon du cloître de la chartreuse de Galluzzo  1523

Giovanni della Robbia Julia, Augustus et Agrippa Terre cuite émaillée  1520-1525  diam. 114.3 cm  Victoria and Albert Museum, Londres.jpg

Giovanni della Robbia    "Julia, Augustus et Agrippa"  1520-1525 

Terre cuite émaillée dia. 114.3 cm    Victoria and Albert Museum, Londres

Giovanni della robbia  Enfant et guirlande  Musée de l'Ermitage, Saint- Pétersbourg.JPG

Giovanni della robbia    "Enfant et guirlande

Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.

 

Marco della Robbia le Jeune (Florence,1468-id.1534). Devenu moine chez les dominicains en 1496 sous le nom de Fra' Mattia della Robbia, il travailla fréquemment en compagnie de son frère Francesco.

Fra Mattia Della Robbia  Vierge à l'enfant 1522-1527 Céramique polychrome Eglise du couvent des Pères Capucins, Renacavata, Italie.JPG

Marco (Fra' Mattia) della Robbia       "Vierge à l'enfant"   1522-1527

Céramique polychrome, Eglise du couvent des Pères Capucins, Renacavata, Italie

Fra Mattia della Robbia.JPG

Marco (Fra' Mattia) della Robbia  "Saint Sébastien"  1510-1515

Statue en terre cuite émaillée  h: 147 cm   Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.

 

Luca della Robbia dit "le Jeune" (1475-1548?)

Formé dans l'atelier familial, Luca le Jeune fut l'artisan d'une œuvre très diversifiée. Il sera notamment chargé de réaliser les pavages en terre cuite des loges du Vatican.

Luca della Robbia le Jeune  Vase decoratif  v.1500-1510  Musée international de la céramique, Faenza, Italie.JPG

Luca della Robbia le Jeune     Vase décoratif    v.1500-1510

Musée international de la céramique, Faenza, Italie

 Luca della Robbia  le jeune  Blason des Bartolini 1523 Musée du Bargello, Florence.JPG

Luca della Robbia  le Jeune    Emblème des Bartolini   1523

Musée du Bargello, Florence.


En 1529, en conflit avec l'atelier rival de Santi Buglioni (1494-1576), Luca le Jeune rejoint en France son frère Girolamo. Son départ marque la fin de de la production de l'atelier des della Robbia. 

Francesco della Robbia (1477-1527) dit Fra Ambrogio della Robbia. 

Devenu moine dominicain au couvent San Marco de Florence en 1495, il conserve des liens très étroits avec l'atelier familial. Il travaillera également à Sienne en 1504 puis à Montepulone dans l'abbaye bénédictine de Saint Firmin en 1526 en collaboration avec son frère Marco.

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Francesco della Robbia        "Nativité"   v.1490

Terre cuite émaillée 185 x 185 cm   Santa Maria degli Angeli, La Verna, Italie

Girolamo della Robbia (Florence,1488-Paris,1566). Architecte et sculpteur.

Fidèle aux traditions familiales des terres cuites émaillées, il fut appelé par François Ier en 1527 pour décorer de revêtements de faïence le château du Bois de Boulogne dit château de Madrid aujourd'hui détruit. 

Girolamo della Robbia   Buste de François Ier, Roi de France  1529   Terre cuite émaillée   dia. 44,5 cm    Metropolitan Museum of Art, New York, USA.jpg

Girolamo della Robbia     Buste de François Ier, roi de France  1529  

Terre cuite émaillée  dia. 44,5 cm    Metropolitan Museum of Art, New York, USA.

Fondateur d'un atelier à Suresnes, près de Paris, Girolamo della Robbia fit l'essentiel de sa carrière en France. Il participa, entre autres, aux décorations extérieures du château de Fontainebleau.

Girolamo della Robbia  Garçonnet d'une fontaine   v. 1515- 1520  Terre cuite émaillée et vitrifiée     Bode Museum, Berlin, Berlin.jpg

Girolamo della Robbia  "Garçonnet d'une fontaine"  v. 1515-1520 

Terre cuite émaillée et vitrifiée    Bode Museum, Berlin.

En 1530, la mère de François Ier, Louise de Savoie, lui confie d'importants travaux dans son château de Cognac. Girolamo della Robbia y réalisera le retable de l'autel de la chapelle.

 Girolamo della Robbia  Buste d'un homme   v.1526   Terre cuite émaillée  h  43,36  cm   J. Paul Getty Museum, Los Angeles, USA.jpg

Girolamo della Robbia   Buste d'un homme    v.1526  

Terre cuite émaillée  h: 43,36  cm    J. Paul Getty Museum, Los Angeles, USA

En 1565, Catherine de Médicis le charge de réaliser son transi** qu'elle destine au caveau de la basilique de Saint-Denis. Jamais mise en place, cette œuvre inachevée est aujourd'hui conservée au musée du Louvre. 

        Selon la légende, le secret de la fabrication de la terre cuite émaillée fut divulguée au sculpteur florentin Benedetto Buglioni (1460-1521) par son épouse née della Robbia. Buglioni sut donner l'essor à un atelier rival qui finit par évincer la "bottega" des della Robbia.

        En 1527, la famille della Robbia, durement frappée par la peste, se disperse. En 1529, Luca le Jeune rejoint en France son cadet Girolamo passé au service de François Ier et l'atelier della Robbia cesse sa production.

Luca della Robbia le jeune, Figure idéale d'enfant dit Le Jeune Saint Jean v.1500-1510 Musée Bandini, Fiesole, Italie.JPG

 Luca della Robbia le jeune  Figure idéale d'enfant dit "Le Jeune Saint Jean"    v.1500-1510

Musée Bandini, Fiesole, Italie

         Les della Robbia font encore aujourd'hui référence dans le monde des arts décoratifs et tout particulièrement dans l'art de la céramique.

 * La "terracotta invetriata" désigne la terre cuite, céramique colorée vernissée ou émaillée, typique de la production de l'atelier des Della Robbia. La teinte originelle de la terre cuite laisse place aux couleurs bleue et blanche de la céramique du style dit "alla robbiana" de cet atelier.

** Transi : Dans l'art funéraire de la fin du XIV° siècle, le transi est une sculpture représentant un défunt. Le transi succède aux gisants et marque une rupture dans l'art funéraire médiéval. Contrairement au gisant représentant un personnage couché et endormi dans une attitude sereine, le transi représente le corps dénudé du défunt  portant les stigmates de la mort. Le réalisme d'une telle effigie s'avère parfois difficilement soutenable.

02/12/2012

The Ten American Painters 1897-1918

Au cours des deux dernières décennies du XIX° siècle, plusieurs jeunes artistes américains venus en France pour parfaire leurs études artistiques découvrent la manière et la technique des impressionnistes. De retour aux USA, ces jeunes artistes trouvent leur propre langage pictural et, dès 1897, s'écartent des conventions comme des usages établis.

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"Les Dix"   en  1908  

Groupés sous le nom des Dix, "The Ten American Painters", les peintres annoncent leurs retraits de la "Society of American Artists" au tout début de janvier 1898. Ils exposent au cours des mois suivants à la galerie Durand-Ruel de New York.

Frederick Childe Hassam  Promenade at Sunset, Paris  1888-89   huile sur toile 46,04  x 38,42 cm Collection privée.jpg

Frederick Childe Hassam  "Promenade at Sunset, Paris"  1888-89  

Huile sur toile  46,04 x 38,42 cm     Collection privée


Frederick Childe Hassam (1859-1935), Julian Alden Weir (1852-1919) et John Henry Twachtman (1853-1902) seront les fondateurs de ce groupe.

Frederik Childe Hassam  Sundown on the Dunes, Provincetown 1900  Huile sur toile 24 x 22 poces   Farnsworth Art Museum.jpg

Frederick Childe Hassam  "Sundown on the Dunes, Provincetown"   1900 

Huile sur toile  60,96 x 66,04 cm    Farnsworth Art Museum, Rockland, United States

Frederik Childe Hassam Sweeping Snow  1890  Huile sur toile 23 x 18 cm Cleveland Museum of Art, Cleveland, Ohio.jpg

Frederik Childe Hassam   "Sweeping Snow"   1890 

Huile sur toile  23 x 18 cm    Cleveland Museum of Art, Cleveland, Ohio, United States

Julian Alden  Weir  Peacock Feathers 1909   Huile sur toile  63,5 x 76,2 cm Collection privée.jpg

Julian Alden Weir   "Peacock Feathers"   1909  

Huile sur toile  63,5 x 76,2 cm      Collection privée

Julian Alden  Weir  Windham Village  1914  Huile sur toile  63,5 x 76,2 cm Art Museum, Saint Louis,  United States.jpg

Julian Alden Weir    "Windham Village"    1914 

Huile sur toile  63,5 x 76,2 cm    Art Museum, Saint Louis,  United States

Julian Alden Weir The Grey Bodice 1898 Huile sur toile 76.8 x 64.1 cm The Art Institute of Chicago.jpg

Julian Alden Weir      "The Grey Bodice"    1898

Huile sur toile 76.8 x 64.1 cm    The Art Institute of Chicago

John Henry Twachtman Hemlock Pool  1900 Addison Gallery of American Art, Andover, Massachusetts.jpg

John Henry Twachtman      "Hemlock Pool"   1900

Huile sur toile  76 x 64 cm

Addison Gallery of American Art, Andover, Massachusetts, USA

John Henry Twachtman The White Bridge, après 1895   Huile sur toile 75 x 75 cm The Art Institute of Chicago.jpg

John Henry Twachtman     "The White Bridge"   après 1895  

Huile sur toile 75 x 75 cm     The Art Institute of Chicago

Ils seront très vite rejoints par Thomas Dewing (1851-1938), Edward Simmons (1852-1931), Joseph Rodefer DeCamp (1858-1923), Willard Metcalf (1858-1925), Frank Benson (1862-1951), Robert Reid (1862-1929) et Edmund Tarbell (1862-1938).

Thomas Wilmer Dewing  Girl with Lute  1904-1905  huile sur panneau de bois  60,8 x 45 cm Smithsonian American Art Museum, Washington.jpg

Thomas Wilmer Dewing    "Girl with Lute"   1904-1905

Huile sur panneau de bois  60,8 x 45 cm   Smithsonian American Art Museum, Washington

Thomas Wilmer Dewing  v. 1902  The Spinet Huile sur panneau de bois  60,8 x 45 cm Smithsonian American Art Museum, Washington.jpg

Thomas Wilmer Dewing    "The Spinet"    v.1902 

Huile sur panneau de bois 60,8 x 45 cm   Smithsonian American Art Museum, Washington

Edward Emerson Simmons The Carpenter's Son 1888-89  Huile sur toile 167 x 127 cm Rotch-Jones-Duff House and Garden Museum, New Bedford, Massachusetts.jpg

Edward Emerson Simmons   "The Carpenter's Son"  1888-89 

Huile sur toile 167 x 127 cm

Rotch-Jones-Duff House and Garden Museum, New Bedford, Massachusetts, USA

Edward Emerson  Simmons The Reflection 1915 Huile sur toile  61 x 61 cm  Collection privée.jpg

Edward Emerson Simmons     "The Reflection"   1915

Huile sur toile  61 x 61 cm     Collection privée

Joseph Rodefer de Camp  Rose  v. 1890  Huile sur toile 94 x 152, 5 cm Tokyo Fuji Art Museum, Tokyo, Japan.jpg

Joseph Rodefer DeCamp     "Rose"   v. 1890 

Huile sur toile 94 x 152,5 cm    Tokyo Fuji Art Museum, Tokyo, Japan

Joseph Rodefer DeCamp The Blue Cup 1909 Museum of  Fine Arts Boston.jpg

Joseph Rodefer DeCamp    "The Blue Cup"    1909

Huile sur toile 126.68 x 104.46 cm     Museum of  Fine Arts, Boston

Willard Metcalf Ebbing Tide 1907  Huile sur toile  66.04 x  73.66 cm   Farnsworth Art Museum, Rockland, ME.jpg

Willard Metcalf      "Ebbing Tide"    1907 

Huile sur toile  66.04 x 73.66 cm   Farnsworth Art Museum, Rockland, USA

Willard Metcalf  The First Snow 1906  Huile sur toile  65,72 x 76, 66 cm Museum of Fine Arts, Boston.jpg

Willard Metcalf      "The First Snow"    1906

  Huile sur toile  65,72 x 76,66 cm    Museum of Fine Arts, Boston

Frank Weston Benson   Margaret  1909  Huile sur toile 76.8 x 64.2 cm National Gallery of Art, Washington.jpg

Frank Weston Benson     "Margaret"  1909 

Huile sur toile 76.8 x 64.2 cm   National Gallery of Art, Washington

Frank Weston Benson  Two Boys  1926 Huile sur toile  81,8 x 101,9 cm Metropolitan Museum of Art, New York City.jpg

Frank Weston Benson     "Two Boys"   1926

Huile sur toile  81,8 x 101,9 cm   Metropolitan Museum of Art, New York City

Robert Reid  Her First Born 1888 Huile sur toile 94 x 85.4 cm Brooklyn Museum, New York City.jpg

Robert Reid       "Her First Born"     1888

Huile sur toile 94 x 85.4 cm    Brooklyn Museum, New York City

Robert Reid  Stony Pasture  Huile sur toile  66.04 x 73.66 cm  Collection privée.jpg

Robert Reid     "Stony Pasture

Huile sur toile  66.04 x 73.66 cm      Collection privée

Edmund Tarbell    In a Garden  1890  Huile sur toile 89,22 x 101,92 cm  Milwaukee Art Museum (United States).jpg

Edmund Tarbell    "In a Garden"     1890 

Huile sur toile 89,22 x 101,92 cm    Milwaukee Art Museum, United States

William Merritt Chase (1849-1916) succédera à John Henry Twachtman décédé en 1902.

William Merritt Chase The Golden Lady 1896  103.19 x 83.19 cm  Parrish Art Museum, United States.jpg

William Merritt Chase      "The Golden Lady"   1896  

Huile sur toile 103.19 x 83.19 cm   Parrish Art Museum, Southampton, United States

William Merritt Chase  A Sunny Day at Shinnecock Bay 1892 Huile sur toile  46.99 cm x 60.33 cm  Collection privée.jpg

William Merritt Chase    "A Sunny Day at Shinnecock Bay"   1892

Huile sur toile  46.99 x 60.33 cm     Collection privée

William Merritt Chase  Lydia Field Emmet 1900  Huile sur toile 60.96 x 50.8 cm  Santa Barbara Museum of Art, United States.jpg

William Merritt Chase      "Lydia Field Emmet"   1900

Huile sur toile 60.96 x 50.8 cm  Santa Barbara Museum of Art, United States

Actifs à New York et à Boston, considérés comme les représentants de l'impressionnisme américain, les peintres du groupe des Dix organiseront des expositions durant vingt ans à New York, Boston, Philadelphie, Chicago, Détroit et Washington.

Robert Reid  A Summer Girl 1896    Huile sur toile  92.71 x  83.19 cm  Collection privée.jpg

Robert Reid      "A Summer Girl"   1896

 Huile sur toile  92.71 x  83.19 cm    Collection privée

Leur dernière exposition s'est tenue à la "Corcoran Gallery of Art" de Washington au cours de l'hiver 1917-1918. Elle fut considérée comme une rétrospective des peintres américains révélateurs de l'impressionnisme aux USA.

27/10/2012

Le portrait de groupe hollandais

Déclinaison majeure de l'art du portrait, le portrait de groupe ou portrait collectif implique un sens de l'organisation de l'espace, de la composition et de la mise en scène des plus affirmés.
Par "groupe", il faut entendre l’association d’individus réunis par un souci d'intérêt général et dans un but commun. En sont exclus les portraits de famille et les sujets d'ordre religieux.
Le portrait de groupe apparaît en Hollande au XVI° siècle.


Alois Riegl .jpgSi, dans son livre publié en 1902, "Le portrait de groupe hollandais", le célèbre historien de l'art autrichien  Aloïs Riegl (1858-1905) pose les bases du portrait de groupe dans un sujet religieux peint en 1494 par Gérard de Saint-Jean, il en date la véritable première représentation en 1529 avec le triptyque du "Groupe de la garde civique d'Amsterdam" de Dirck Jacobsz (1497-1567).

Dirck Jacobsz  Groupe de la garde civique  1529-32  huile sur panneau de chêne  122x340 cm  Musée historique d'Amsterdam.jpg

Dirck Jacobsz   "Groupe de la garde civique"    1529-32 

Huile sur panneau de chêne 122 x 340 cm    Musée historique d'Amsterdam

 
Selon Aloïs Riegl, le portrait de groupe évolue sur trois périodes : symboliste, de genre à partir de 1580, puis novelliste-dramatique avec Rembrandt.

Rembrandt van Rijn (1606-1669)  La leçon d’anatomie du Dr Tulp, 1632  Huile sur toile - 169,5 x 216,5 cm   Mauritshuis Gallery, La Haye.jpg

Rembrandt van Rijn (Leyde, 1606 - Amsterdam, 1669)

"La leçon d’anatomie du Dr. Tulp"    1632 

Huile sur toile 169,5 x 216,5 cm   Mauritshuis Gallery, La Haye

 

Très schématiquement, le portrait de groupe hollandais peut se répartir en trois catégories :


- Les portraits représentant les membres d’une association ou d'une corporation professionnelle, syndics et guildes.

Nicolaes Eliasz. Pickenoy   1588-1655  The osteology lesson do Dr. Sebastiaen Egbertsz 1619  huile sur toile  135x186 cm Historish Museum, Amsterdam.jpg

Nicolaes Eliasz. Pickenoy  (Amsterdam,1588 - id. vers 1655) 

"La leçon d'ostéologie du Dr. Sebastiaen Egbertsz"   1619

Huile sur toile 135 x 186 cm     Historish Museum, Amsterdam

Thomas de Keyser 1596-1667  Les syndics de la guilde des orfévres  d'Amsterdam  1627  huile sur toile  127 x 152 cm  Museum of Art, Toledo United States of America.jpg

Thomas de Keyser   (Amsterdam, 1596/97 – id. 1667)

"Les syndics de la guilde des orfévres d'Amsterdam"   1627 

Huile sur toile  127 x 152 cm   Museum of Art, Toledo, United States of America

Rembrandt (1606–1669) Portraits des Membres de la Gilde des Drapiers d'Amsterdam 1662  huile sur toile  191,5x279 cm Rijksmuseum, Amsterdam.jpeg

Rembrandt (1606–1669)

"Portraits des Membres de la Guilde des Drapiers d'Amsterdam"  1662

Huile sur toile  191,5 x 279 cm    Rijksmuseum, Amsterdam

Jan de Bray The Governors of the Guild of St Luke Haarlem 1675   huile sur toile 130x184cm   Rijksmuseum, Amsterdam.jpg

Jan de Bray   (Haarlem, 1627 - id. 1697)
  "Les gouverneurs de la guilde de Saint Luc de Haarlem"   1675

Huile sur toile 130 x 184cm     Rijksmuseum, Amsterdam


- Les portraits représentant les régents ou les régentes des institutions charitables destinées à secourir les malades et les indigents.

Bartholomeus van der Helst  Les régents de l’orphelinat Wallon 1637  huile sur toile 133x147 cm Hospice Wallon, Amsterdam.jpg

Bartholomeus van der Helst  (Haarlem,1613 - Amsterdam, 1670)

  "Les régents de l’orphelinat Wallon"   1637 

Huile sur toile 133 x 147 cm   Hospice Wallon, Amsterdam

Frans Hals  Regents of the St Elizabeth Hospital of Haarlem 1641 huile sur toile 153x252cm   Frans Hals museum.jpg

Frans Hals   (Anvers, 1581/85 - Haarlem, 1666)
  "Les régents de l'hôpital Sainte Elisabeth de Haarlem"   1641

Huile sur toile 153 x 252 cm     Frans Hals museum, Haarlem

Jan de Bray  1627-1697   The Regents of the Arme-Kinderhuis' in Haarlem 1663  huile sur toile 188 x 249 cm   Frans Hals museum, Haarlem.jpg

Jan de Bray  (Haarlem, 1627 - id. 1697)

"Les régents de l'orphelinat d'Haarlem"    1663

Huile sur toile 188 x 249 cm     Frans Hals museum, Haarlem

Frans Hals   1580 Anvers - 1666 Haarlem  Les régentes de l'hospice de vieillards, 1664, huile sur toile, 175 x 249,5 cm Frans Hals museum, Haarlem.jpg

Frans Hals  "Les régentes de l'hospice de vieillards"    1664

Huile sur toile, 175 x 249,5 cm   Frans Hals museum, Haarlem

 
- Les portraits de milices bourgeoises et de gardes civiques.

Cornelis Ketel   (1548-1616) Company of Captain Rosecrans  and Lieutenant Pauw  huile sur toile 1588 208x410 cm Rijksmuseum, Amsterdam.jpg

Cornelis Ketel   (Gouda 1548 – Amsterdam 1616)

"Company of Captain Rosecrans and Lieutenant Pauw"   1588

  Huile sur toile 208 x 410 cm   Rijksmuseum, Amsterdam

Cornelis van Haarlem  (1562-1638)  Banquet des officiers de la compagnie de saint Georges  1599  huile sur panneau 169x223,5 cm Frans Hals Museum, Haarlem, Netherlands.jpg

Cornelis van Haarlem (Haarlem, 1562 - id. 1638)

  "Banquet des officiers de la compagnie de Saint Georges"   1599

  Huile sur panneau 169 x 223,5 cm     Frans Hals Museum, Haarlem, Netherlands

Jan Anthonisz. van Ravesteyn  1572-1657   Les officiers de milice de la compagnie Orange à la sortie de l'Hôtel de Ville de La Haye 1616  huile sur bois 203 x 180 cm  Musée historique de La Haye.jpg

Jan Anthonisz. van Ravesteyn  (La Haye, 1572 - id.1657)  

"Les officiers de la milice de la compagnie Orange à la sortie de l'Hôtel de Ville de La Haye"   1616

Huile sur bois 203 x 180 cm       Musée historique de La Haye

Frans Hals  Banquet des Officiers de la Garde Civique de St Georges 1616  hule sur toile 175x324 cm  Frans Hals Museum, Haarlem.jpg

Frans Hals  (Anvers, 1581/85 - Haarlem, 1666)

"Banquet des Officiers de la Garde Civique de St Georges"   1616

Huile sur toile  175 x 324 cm      Frans Hals Museum, Haarlem

Frans Hals et Pieter Codde   La Compagnie Maigre 1633-37   huile sur toile 209 x 429 cm Rijksmuseum, Amsterdam.jpg

Frans Hals puis Pieter Codde   "La Compagnie Maigre"   1633-37  

Huile sur toile 209 x 429 cm       Rijksmuseum, Amsterdam

Frans Hals  Officiers et subalternes de la garde civique de Haarlem 1639  huile sur toile 218 x 421 cm   Frans Hals Museum, Haarlem.jpg

Frans Hals  "Officiers et subalternes de la garde civique de Haarlem"   1639

Huile sur toile 218 x 421 cm     Frans Hals Museum, Haarlem

Bartholomeus van der Helst  1613-1670  Célébration de la paix de Münster du 18 juin 1648  1649  Huile sur toile 232x547 cm  Rijksmuseum, Amsterdam.jpg

Bartholomeus van der Helst  (Haarlem, 1613 - Amsterdam, 1670) 

"Célébration de la paix de Münster du 18 juin 1648"    1649 

Huile sur toile 232 x 547 cm      Rijksmuseum, Amsterdam

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Bartholomeus van der Helst  (1613-1670) 

"Célébration de la paix de Münster du 18 juin 1648"    1649, détail

A l'origine simple succession de portraits alignés et reliés entre eux par une même appartenance, le portrait de groupe, au fil des décennies, se structure et gagne en espace comme en profondeur.

Thomas de Keyser  La compagnie du capitaine Allaert Cloeck et du lieutenant Jacobsz Rotgans, Amsterdam  1632  huile sur toile 220x351 cm  Rijksmuseum, Amsterdam.jpg

Thomas de Keyser  (Amsterdam 1596/97 – id. 1667)

"La compagnie du capitaine Allaert Cloeck et du lieutenant Jacobsz Rotgans, Amsterdam"    1632 

Huile sur toile 220 x 351 cm       Rijksmuseum, Amsterdam

Le décor et la mise en scène évoluent, la subordination apparaît entre les personnages souvent représentés en pieds, les attitudes et les gestes se libèrent et, en 1642, le portrait de groupe hollandais atteindra son apogée avec la Ronde de nuit de Rembrandt.

Rembrandt   La ronde de nuit 1642 huile sur toile 363 x 437 cm Rijksmuseum, Amsterdam.jpg

Rembrandt van Rijn  (Leyde, 1606 - Amsterdam, 1669) 

   "La ronde de nuit "    1642

Huile sur toile 363 x 437 cm      Rijksmuseum, Amsterdam

 

 
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