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20/11/2018

Eugène Delacroix 1798-1863

Ferdinand-Victor-Eugène Delacroix, né le 26 avril 1798 à Charenton-Saint-Maurice, décédé le 13 août 1863 à Paris, était un peintre français.
Il fut un peintre majeur du mouvement pictural romantique apparu en France au début du XIX° siècle.

De 1821 à 1829, la guerre gréco-turque s'achèvera par l'indépendance de la Grèce face à l'Empire ottoman.

A partir de 1824 des comités de philhellènes se constituent en France.De nombreux artistes, écrivains, hommes politiques et intellectuels, soutinrent la guerre d'indépendance menée par la Grèce.

Eugène Delacroix fut un Philhellène convaincu.

Jeune orpheline au cimetière.JPG

"Jeune orpheline au cimetière"  vers 1823-1824  

      Huile sur toile   65,5 x 54,3 cm      

                           Musée du Louvre, Paris.

"Jeune orpheline au cimetière" est un tableau réalisé par Eugène Delacroix vers 1823-1824, durant ses travaux préparatoires pour les "Scène des massacres de Scio".
L’œuvre est exposée au Salon de 1824, la même année que les Massacres de Scio.

Ce tableau, qu’Eugène Delacroix réalisa dans sa jeunesse, a longtemps été considéré comme une étude préparatoire aux Massacres de Scio. Cependant, la jeune orpheline n'est pas représentée dans le chef-d’œuvre de Delacroix.

Scène des massacres de Scio  1824 Huile sur toile  419 x 354 cm Musée du Louvre, Paris..jpg

                          "Scène des massacres de Scio"       1824

                                  Huile sur toile   419 x 354 cm

Musée du Louvre, Paris.

"Illustrant l'un des épisodes les plus dramatiques de la guerre entre les Grecs et les Turcs, cette toile imposante alluma, au Salon de 1824, la querelle du romantisme. Le coloris éclatant, l'absence de centre de la composition, la hardiesse du dessin, l'ambiguïté assumée de la représentation témoignent d'une audace inédite dans la peinture de cette époque."

La Grèce sur les ruines de Missolonghi  1826  Huile sur toile. 209 x 147 cm. Musée des Beaux-Arts, Bordeaux, France..jpg

"La Grèce sur les ruines de Missolonghi"      1826

Huile sur toile   209 x 147 cm    

Musée des Beaux-Arts, Bordeaux, France.           

Peinte en 1826, la toile figure une allégorie de la Grèce après le siège de la ville de Missolonghi.

Missolonghi fut assiégée à plusieurs reprises par les Ottomans au cours de la guerre d’indépendance grecque. Ces derniers finirent par s'emparer de la ville en avril 1826. Cette défaite des Grecs, en dépit d'une défense héroïque, joua un rôle déterminant dans l'obtention de l'indépendance de la Grèce trois ans plus tard.

Les Grecs, soutenus par la Russie, le Royaume-Uni et la France, réussirent à obtenir leur indépendance de l'Empire ottoman en 1829.
L'indépendance de la Grèce fut officiellement entérinée en juillet 1832 par le traité de Constantinople.

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                                          Eugène Delacroix

"Autoportrait au gilet vert"  1837

                            Huile sur toile   54,5 x 65 cm

       Musée du Louvre, Paris.

"Delacroix, c'est le rêve.     Charles Baudelaire  

12/11/2018

11 novembre 1918

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"Tu n’en reviendras pas toi qui courais les filles
Jeune homme dont j’ai vu battre le cœur à nu
Quand j’ai déchiré ta chemise et toi non plus
Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille

Qu’un obus a coupé par le travers en deux
Pour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre
Et toi le tatoué l’ancien légionnaire
Tu survivras longtemps sans visage sans yeux

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On part Dieu sait pour où ça tient du mauvais rêve
On glissera le long de la ligne de feu
Quelque part ça commence à n’être plus du jeu
Les bonshommes là-bas attendent la relève

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Roule au loin roule train des dernières lueurs
Les soldats assoupis que ta danse secouent
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou
Cela sent le tabac l’haleine la sueur

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Comment vous regarder sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs
La veilleuse vous fait de la couleur des pleurs
Vous bougez vaguement vos jambes condamnées

images_interdites_de_la_grande_guerre_au_centre_pantheon-sorbonne.jpg

Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit
Déjà vous n’êtes plus qu’un mot d’or sur nos places
Déjà le souvenir de vos amours s’efface
Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri"

Louis Aragon     Paris,  1897- id,1982

09/11/2018

Prélude à l'Armistice du 11 novembre 1918.

Le sept novembre 1918, à 20 heures 20, dans le département de l'Aisne, sur la route D285, à mi-chemin entre La Capelle et le hameau d'Haudroy, quatre voitures allemandes, tous phares allumés et drapeau blanc en évidence, s'arrêtent sur ordre du capitaine Marius Lhuillier, commandant du 1er bataillon du 171° régiment d’infanterie française.

Dessin de Georges Scott paru dans le journal L'Illustration n° 3950-3951, 16-23 novembre 1918..jpg

Dessin de Georges Scott paru dans le journal L'Illustration n° 3950-3951, 16-23 novembre 1918.

A 20h30, Le caporal-clairon Pierre Sellier remplace le clairon allemand sur le marchepied de la première voiture. Il sonne le "cessez le feu" qui autorise les plénipotentiaires allemands chargés de négocier l’armistice à franchir la ligne de front en direction de La Capelle où, dans la villa Pasques, se tient l'état-major français.

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La Capelle (Aisne), la villa Pasques, 1918.

Conduite par Matthias Erzberger,représentant du gouvernement allemand, le général Detlof von Winterfeldt, Alfred von Oberndorff, représentant le ministère des Affaires étrangères et le Capitaine de vaisseau Ernst Vanselow, la délégation allemande se présente devant le commandant François de Bourbon Busset, officier chargé par le Maréchal Foch de conduire les plénipotentiaires de La Capelle-en-Thiérache à l'ancienne gare de Rethondes, située sur la commune de Compiègne.
Après avoir convenu que les automobiles du grand quartier impérial demeureraient à La Capelle et que la délégation allemande prendrait place dans des automobiles françaises, une première étape mène les allemands dans le village d'Homblières, près de Saint-Quentin, dans le département de l'Aisne.

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La Delaunay-Belleville immatriculée 48 774  et son conducteur Roussel.

Voiture qui transporta le secrétaire d'Etat Erzberger à Homblières où le général Debeney reçu la délégation allemande dans la nuit du 7 au 8 novembre 1918. Le presbytère, petite maison aux deux cheminées, se trouve derrière la voiture.

Le général Debeney les reçoit dans le presbytère, unique maison encore habitable du village. Le presbytère en partie détruit est sommairement réparé. Du carton bitumé et des bâches sont posés sur le toit, l'électricité installée à la hâte, une grande table est disposée dans la pièce principale.

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Le presbytère d'Homblières en 1918

Le général Debeney, après avoir détaillé les conditions de l'Armistice, demande aux allemands de signer un "cessez-le-feu" officiel mais temporaire. Après leur avoir fait servir un rapide repas, il demande au commandant de Bourbon Busset d'accompagner les plénipotentiaires jusqu'à Tergnier où ils prendront le train.
Le 8 novembre 1918, à 1h 30 du matin, les parlementaires allemands partent en voiture en direction de Tergnier, ville complètement dévastée où la gare est éclairée par des torches.

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Tergnier (Aisne), la gare après la retraite allemande de 1917.

Un train spécial, avec deux wagons transformés en cabinet de travail aux vitres masquées, attend la délégation allemande.
A 3h 45 du matin, le convoi se dirige vers une futaie en forêt de Compiègne, où dans son train de commandement, se trouvent le maréchal Foch et la délégation alliée.
Le 11 novembre 1918, entre 5h 12 et 5h 20 du matin, l'armistice est signé. Il sera effectif sur le front à 11 heures du matin.
A Homblières, le 8 novembre 1925, en présence du général Debeney, une plaque commémorative rappelant cet événement a été posée sur le mur du presbytère . "C'est dans cette maison que le général Debeney, commandant la 1ère Armée, a reçu les parlementaires Allemands qu'il a dirigés sur Rethondes le 8 novembre 1918 à 1 heure du matin".

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Homblières (Aisne)  Plaque du presbytère.

Cette plaque et la table sur laquelle le document a été signé sera brisées par les Allemands en 1940. La plaque fut depuis remplacée.

Il en sera de même pour le monument commémoratif de la Pierre d'Haudroy. Détruit par les Allemands le 14 août 1940, il sera reconstruit et de nouveau inauguré le 14 novembre 1948.

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Monument commémoratif de la Pierre d'Haudroy (Aisne)

"1918   7 Novembre    20 Heures 20"

"Ici Triompha La Ténacité Du Poilu"

Dans la forêt de Compiègne, près de Rethondes, la voiture n° 2419 D, utilisée pour la signature de l'armistice, avait été aménagée en bureau pour le Maréchal Foch par la Société des Wagons-Lits. Devenu ensuite propriété de l'Etat, le wagon fut placé dans la cour d'honneur des Invalides de 1921 à 1927.

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Wagon où fut signé l'armistice exposé dans la cour des Invalides de 1921 à 1927.

Restauré, le wagon sera ensuite convoyé jusqu'à la clairière de Rethondes où il fut exposé dans un bâtiment conçu pour l'abriter. Il sera inauguré lors des commémorations du 11 novembre 1927 en présence du maréchal Foch et et des officiers alliés présents lors de la signature de l'Armistice.
Après la défaite des troupes alliées lors de la campagne de France, Hitler exige que le wagon soit sorti de son abri et que l'armistice du 22 juin 1940 soit signé sur le lieu exact de la signature de l'armistice de 1918.

Le 21 juin 1940, Ribbentrop, Keitel (de profil), Göring, Hess, Hitler, Raeder (caché par Hitler) et Brauchitsch, devant le wagon de l'Armistice en forêt de Compiègne..jpg

Le 21 juin 1940, Ribbentrop, Keitel (de profil), Göring, Hess, Hitler, Raeder (caché par Hitler) et Brauchitsch, devant le wagon de l'Armistice en forêt de Compiègne.

Sur ordre de Hitler, le wagon est ensuite convoyé jusqu'à Berlin. La statue de Foch étant la seule épargnée, l'ensemble des édifices et monuments de la clairière fut dynamité et le terrain sera aménagé pour être labouré et planté.
Exposé à Berlin, le wagon sera évacué en forêt de Thuringe en 1944, puis, sur ordre d'Hitler, brûlé par les SS en avril 1945.
Inauguré le 11 novembre 1950, un wagon-restaurant de la même série de 1913, aménagé à l'identique, remplace aujourd'hui la voiture de l'armistice dans un bâtiment reconstitué dans la clairière de Rethondes.

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Clairière de Rethondes, le wagon de l'armistice du 11 novembre 1918.

En 1993, un musée de l’Armistice a vu le jour entre les murs du bâtiment accueillant le wagon. Une salle d’exposition est consacrée à chacun des deux Armistices.
A la Pierre d'Haudroy, le 11 novembre 1918 à 11 heures du matin, Pierre Sellier, comme tous les autres clairons régimentaires sur l'ensemble du front, sonnait à nouveau le "cessez-le-feu". Refusant toutes les propositions d'achat faites par les américains, Pierre Sellier fera don de son clairon au musée de l'Armée en 1926.

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Clairon de Pierre Sellier, musée de l'Armée, Paris.

La maison d’instruments de musique Couesnon lui ayant fait cadeau d’une réplique de son clairon, Pierre Sellier continuera de sonner le "cessez-le-feu" au cours de différentes cérémonies, à travers toute la France.

Un monument commémoratif étant inauguré à la Pierre d'Haudroy le 5 novembre 1925, Pierre Sellier y sonnera un "cessez-le-feu".

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Pierre Sellier, le 5 novembre 1925 (carte postale).

De 1925 à 1939, Pierre Sellier reviendra chaque année à la Pierre d'Haudroy pour y jouer un "cessez-le-feu" lors des cérémonies commémoratives du 11 novembre.
En 1927, il joue son propre rôle dans le film "La grande épreuve" réalisé par le français Alexandre Ryder.

Ce film fut distribué dans le monde entier par la firme Paramount sous le titre "The soul of France".

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"La grande épreuve"

En 1935, Pierre Sellier figure à l'affiche du film documentaire "Les Hommes Oubliés" lui aussi réalisé en 1934 par Alexandre Ryder.

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"Les hommes oubliés"

En novembre 2006, une stèle en l’honneur du caporal Pierre Sellier fut inaugurée près du monument de la Pierre d'Haudroy.

Stèle Pierre Sellier.jpg

21/10/2018

Emile Henri Blanchon 1845-?

Emile-Henri Blanchon 1845.jpgEmile Henri Blanchon, né à Paris en 1845, était un peintre français.
Elève du célèbre peintre académique Alexandre Cabanel (1823-1889), il est connu pour avoir remporté, avec Henri Gervex (1852-1929), le concours organisé en 1878 pour décorer les murs, le plafond et le couloir de la salle des mariages de la nouvelle mairie du XIX° arrondissement de Paris.
Les deux peintres, tournés vers la modernité, présentent des projets innovants pour l'époque et des scènes de la vie quotidienne de l'arrondissement succèderont aux scènes allégoriques et mythologiques traditionnelles.
Henry Gervex peindra "Le port de La Villette", "Le mariage civil" et "Le Bureau de bienfaisance" et Emile Blanchon, "Le Marché aux bestiaux", "La déclaration de naissance" et "L'école d'adultes ou cours du soir".


Au Salon de 1884, Emile Blanchon présente "Un Fort de la Vallée* - Halles Centrales".

Un Fort de la Vallée - Halles Centrales 1884   Huile sur toile 275 x 148 cm Collection privée..jpg

"Un Fort de la Vallée - Halles Centrales"    1884  

Huile sur toile  108,27 x 58,58 cm     Collection privée.

* "La vallée de la misère" ou plus simplement "La Vallée" était le nom donné au pavillon IV de la volaille et du gibier des Halles centrales dessinées en 1854 par l’architecte Victor Baltard. Cet ancien marché, jadis situé sur le quai de la Mégisserie et le quai des Grands-Augustins, était connu sous la dénomination de "la Vallée de la misère" en raison du grand nombre d’animaux abattus dans des conditions de travail déplorables. Au fil du temps "la Vallée de la Misère" devint plus simplement "la Vallée" et ce vieux nom s’imposa à la nouvelle construction lorsque, dès 1866, les marchands de volailles et de gibiers se sont installés dans le pavillon IV des Halles centrales.

Dans le roman publié en 1873, "Le ventre de Paris", Emile Zola, fait souvent allusion au pavillon de la volaille en utilisant l’expression "la Vallée".

Victor Gabriel Gilbert  Un coin des Halles  c.1880  Huile sur toile 235 x 331 cm  Musée des Beaux-Arts, Bordeaux, France..jpg

Victor Gabriel Gilbert  1847-1933

"Un coin des Halles"   c.1881    Huile sur toile  235 x 331 cm

Musée des Beaux-Arts, Bordeaux, France.

Victor-Gabriel Gilbert  Le marché aux poissons, Halles  centrales   1881.jpg

Victor Gabriel Gilbert 

"Le marché aux poissons, Halles centrales"    1881

Léon Lhermitte  Les Halles 1895 - Huile sur toile 404 x 635 cm  Musée du Petit Palais, Paris..jpg

Léon Lhermitte     "Les Halles"   1895  

Huile sur toile  404 x 635 cm     Musée du Petit Palais, Paris.

Les Forts des Halles.  
L’office des porteurs officiels du marché, créé au XIII° siècle par Saint Louis, regroupe les chasse-marée et la communauté des vendeurs de poisson de mer sur le marché parisien. Suite à l’ordonnance de 1415, les porteurs se voient conférer les titres de “jurés-porteurs" et d’officiers de la Ville de Paris. Nommés par le Prévôt des marchands, ils prêtent serment devant lui et demeurent sous sa compétence directe jusqu’au XVIII° siècle.
A l’image de toutes les corporations, l’office des porteurs est supprimé de 1789 à 1799 avant d’être rétabli au XIX° siècle par Napoléon Bonaparte dans le but d’encadrer et de minimiser les pratiques frauduleuses.

Organisés en syndicats, les porteurs gagneront ensuite leur appellation définitive de “Forts des Halles"**.

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Les conditions d’accès au titre de "Fort" étaient fort rigoureuses.
Les "Forts" devaient être de nationalité française, physiquement très robustes, mesurer plus de 1,67 mètre, avoir plus de 21 ans et moins de 30 ans, être libérés des obligations militaires et posséder un casier judiciaire vierge.
Ils devaient de plus réussir des exercices intellectuels et physiques comportant un test écrit et oral du niveau du certificat d'études primaires ainsi qu’une épreuve de portage d’une charge de 200 kg devant être charriée sur les épaules sur une longueur 60 mètres, soit l’équivalent de la longueur d’un pavillon des Halles.

Les épreuves étaient très sélectives : en moyenne, moins de 40 candidats sur 500 étaient retenus à chaque promotion.

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      Porte-bouquet en faïence fine à décor imprimé polychrome d’un fort des halles serrant la main d’un boulanger et, en arrière-plan, les affichettes du syndicat de la boulangerie et du bulletin des Halles. Début du XX° siècle  D:19,5 cm.

Le nombre de "Forts" était d'environ 700 membres. Ils étaient répartis en sections, une par pavillon où l'on distingue les Forts à viandes, les Forts à volailles, les Forts à légumes, les Forts des hauts fruits, les Forts des beurres, œufs et fromages, les Forts à poissons, etc.

Un coin de la Halle aux poissons, le matin 1880  Huile sur toile  Palais des Beaux-Arts, Lille, France.jpg

Victor Gabriel Gilbert  1847-1933

"Un coin de la Halle aux poissons, le matin"  1880 

Huile sur toile    Palais des Beaux-Arts, Lille, France.

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Organisés hiérarchiquement autour d’un chef qui porte le titre de syndic, chaque membre se voit décerner une médaille, en argent pour le syndic, en cuivre pour le simple "Fort", où figurent les armes de Paris et qui porte au verso le nom et le numéro d’ordre du détenteur.
La tenue traditionnelle du "Fort" se compose d’une blouse de toile bleue et d’un chapeau de feutre à large bord, le coltin, qui, muni d’une calotte de plomb à l’intérieur, permettait de supporter de lourdes charges "coltinées" sur la tête. Le coltin protégeait non seulement la tête mais aussi le cou et les épaules des "Forts".

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Les "Forts" étaient principalement chargés :
  − Du déchargement et du transport des sacs, cageots et colis de marchandises entre les quais de livraison et les stands des grossistes. Rémunérés au tonnage transporté, les "Forts" avaient l’opportunité de changer de secteur au cours de leur carrière en passant de nouvelles épreuves de force. Les secteurs des volailles (pavillon dit de la Vallée*) et des poissons (la Marée), les moins rémunérateurs, étaient les moins convoités.
  − De la surveillance des marchandises, entre le lieu d’arrivage et l’aire de stockage, par les facteurs***.
  − De l’entreposage dans les resserres des denrées non vendues le jour même.
  − Du contrôle du fonctionnement du marché, du respect des poids et des prix.

Louis-Robert Carrier-Belleuse  1848-1913  Porteurs de farine Huile sur toile 1885 Musée du Petit Palais, Paris.jpg

Louis-Robert Carrier-Belleuse  1848-1913    "Porteurs de farine"  1885

Huile sur toile     Musée du Petit Palais, Paris.

"Les Forts à farine" utilisaient une canne qui, tout en assurant l'équilibre, autorisait la répartition du poids de la charge sur trois points d’appui.

Au début du XX° siècle, la disparition du transport à dos d'homme entraîne le déclin de la profession. Le recrutement cesse définitivement à partir de 1952. A cette date, 710 "Forts" sont encore en activité.

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Le 22 février 1969, date du transfert du marché à Rungis, les 279 derniers "Forts", reclassés dans l'administration de la préfecture de police, étaient chargés de la surveillance et du contrôle du marché.    
La corporation ne survivra pas aux nouvelles conditions de travail mises en place sur le site de Rungis, elle est aujourd’hui disparue. La plupart des derniers "Forts" furent affectés au sein de la police municipale de la ville de Paris.

 ** A l'origine, le terme "Fort des Halles" ne qualifiait pas une personne ou une fonction mais un édifice conçu en 1848 par les architectes Victor Baltard et Félix Callet. Construit en pierre, lourd, laid, massif et inadapté à la vente, le bâtiment sera démoli en 1853 sur ordre de Louis Napoléon Bonaparte.

***Facteur des halles : intermédiaire entre le producteur et l'acheteur chargé de la vente en gros à la criée des denrées alimentaires apportées dans les pavillons des halles. La loi de 1896, visant à lutter contre la fraude, instaure le titre de mandataire en lieu et place des facteurs. Intermédiaires agréés et contrôlés par la préfecture de la Seine, les mandataires sont chargés de la vente, en gros ou en demi-gros et exclusivement sous les pavillons, des denrées expédiées par les producteurs.

Marie- François Firmin-Girard 1838-1921   Les Halles Baltard, Paris   Pavillon des fleurs  Huile sur panneau  27 x 38 cm  Collection privée..jpg

Marie-François Firmin-Girard    1838-1921  

"Les Halles Baltard, Paris, Pavillon des fleurs"

Huile sur panneau    27 x 38 cm      Collection privée.

08/09/2018

Quatre septembre ...

Journée révolutionnaire qui marqua la chute du second Empire et la proclamation de la III° République.

James Alexandre Walker 1829-1898 UK Le général Margueritte mortellement blessé à Floing, bataille de Sedan,1er septembre 1870 Huile sur toile Musée des Invalides, Paris..jpg

James Alexandre Walker     1829-1898     United Kingdom.

"Le général Margueritte mortellement blessé à Floing, bataille de Sedan, 1er septembre 1870"

Huile sur toile        Musée des Invalides, Paris.

Le 1° septembre 1870, l'armée française, encerclée à Sedan par les troupes prussiennes, subit une lourde défaite. Le 2 septembre, à 11h30, en présence des souverains Napoléon III et Guillaume I°, les généraux en chef des deux camps signent l'acte de reddition de l'armée française.

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Wilhelm Camphausen   1818-1885       Germany.

"Donchery, 2 septembre 1870. Entretien de Napoléon III et de Bismarck après la défaite de Sedan."

La capitulation de l'empereur Napoléon III à Sedan parvient à Paris le 3 septembre 1870 et les députés républicains demandent à l'Assemblée la déchéance du second empire. Mais aucun vote n'intervient.
Le lendemain, dimanche 4 septembre, alors que le Corps législatif examinait deux autres projets : celui de Cousin-Montauban, prévoyant une lieutenance générale, et celui de Thiers, proposant la création d'un comité de Défense nationale, la foule envahit le palais Bourbon.

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Jacques Guiaud   1810-1876      France

"La foule devant le Corps législatif au matin du 4 septembre."

Huile sur toile   1870     Musée Carnavalet, Paris.

Léon Gambetta, monté à la tribune, fait acclamer la déchéance de la dynastie. À la tête des manifestants, avec Jules Favre et Jules Ferry, il se rend ensuite à l'Hôtel de Ville.

Après le rejet de la liste la plus avancée de Blanqui et de Delescluze, il est institué un gouvernement provisoire dit de "Défense nationale" placé sous la présidence du général Louis Trochu.

La III° République, tout d'abord proclamée à Lyon et dans quelques grandes villes de province, sera également proclamée au balcon de l’Hôtel de ville de Paris le quatre septembre 1870.*

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"Quatre septembre 1870, Léon Gambetta proclame la République."

L'impératrice Eugénie, régente, se réfugia alors en Angleterre.
De nos jours, plus de 159 villes de France comportent une rue dite "Rue du quatre Septembre".

* Cette majorité républicaine que l'on appellera très vite la "République des Jules", du nom de certains députés -Jules Favre, Jules Grévy, Jules Simon, Jules Ferry- sans toutefois oublier Adolphe Crémieux et Léon Gambetta, ne durera que quelques mois. Le 8 février 1871, des élections générales, écrasant les républicains, portaient à l'Assemblée une très large majorité de députés monarchistes.

06/08/2017

Réclame... Affiches femmes et hommes canons

Editeur Emile Lévy, Paris. Affiche 1875 Lithographie 80 x 60 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

Editeur Emile Lévy, Paris.         Affiche 1875

Lithographie 80 x 60 cm   Bibliothèque nationale de France, Paris.

Editeur Emile Lévy, Paris. Affiche 1876 Lithographie 63 x 43 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

Editeur Emile Lévy, Paris.           Affiche 1876

Lithographie 63 x 43 cm    Bibliothèque nationale de France, Paris.

Editeur Emile Lévy, Paris.  Affiche 1883  Lithographie 60 x 40 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

Editeur Emile Lévy, Paris.       Affiche 1883 

Lithographie 60 x 40 cm      Bibliothèque nationale de France, Paris.

Editeur Emile Lévy, Paris. Affiche 1887 Lithographie 35 x 52 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

Editeur Emile Lévy, Paris.          Affiche 1887

Lithographie 35 x 52 cm       Bibliothèque nationale de France, Paris.

29/07/2017

Réclame ... fleurs et jardiniers ...

Au Beau Nicolas Affiche 1854 Imprimerie Bertauts Moriss père et fils, Paris.  Lithographie  144 x 110 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

"Au Beau Nicolas"           Affiche 1854

Imprimerie Bertauts Moriss père et fils, Paris. 

Lithographie  144 x 110 cm      Bibliothèque nationale de France, Paris.

Emmanuel Tallon Affiche c.1880 Bibliothèque des Arts Décoratifs, Paris..jpg

Emmanuel Tallon 

Affiche c.1885      Bibliothèque des Arts Décoratifs, Paris.

Emmanuel Tallon  Affiche c.1885 Bibliothèque des Arts Décoratifs, Paris..jpg

Emmanuel Tallon 

Affiche c.1885      Bibliothèque des Arts Décoratifs, Paris.

Emmanuel Tallon   Affiche c.1900 Bibliothèque des Arts Décoratifs, Paris..jpg

Emmanuel Tallon  

Affiche c.1900          Bibliothèque des Arts Décoratifs, Paris.

22/07/2017

Réclame et médecine .......

Editeur Emile Lévy, Paris. Affiche 1884  Lithographie 46 x 32 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

Editeur Emile Lévy, Paris.            Affiche 1884 

Lithographie 46 x 32 cm    Bibliothèque nationale de France, Paris.

Editeur Emile Lévy, Paris. Affiche 1886 Lithographie 41 x 31 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

Editeur Emile Lévy, Paris.          Affiche 1886

Lithographie 41 x 31 cm        Bibliothèque nationale de France, Paris.

15/07/2017

Réclame.. Selles et Harnais

Affiche 1874 Imprimerie Paillard et Berthier 8, rue de Jarente, Paris Lithographie 100 x 150 cm   Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

Affiche 1874

Imprimerie Paillard et Berthier 8, rue de Jarente, Paris

Lithographie 100 x 150 cm      Bibliothèque nationale de France, Paris.

L. Lagare 18..- 18.. Affiche  1876 Imprimerie Brice Thomas, 135 Bld Haussmann, Paris  Lithographie 96 x 74 cm.jpg

L. Lagare ou Lagard ?   18..- 18..          Affiche  1876

Imprimerie Brice Thomas, 135 Bld Haussmann, Paris 

Lithographie 96 x 74 cm    Bibliothèque nationale de France, Paris.

Imprimerie Emile Lévy, Paris Affiche 1887 Lithographie 80 x 60 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

Imprimerie Emile Lévy, Paris          Affiche 1887

Lithographie 80 x 60 cm      Bibliothèque nationale de France, Paris.

Alexandre Clarys  1857-1920  Affiche d'art 1894  O. de Rycker & Cie, Bruxelles 120 x 90 cm.JPEG

Alexandre Clarys   1857-1920     Belgium

Affiche d'art  1894      O. de Rycker & Cie, Bruxelles

Lithographie 120 x 90 cm   Bibliothèque nationale de France, Paris.

01/07/2017

Réclames ...Faïences et Porcelaines ..

A. Gallice dessinateur 18..-19.. Affiche 1890 Imprimerie Combémorel, Paris Lithographie 160 x 120 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

A. Gallice  dessinateur   18..-19..

Affiche 1890       Imprimerie Combémorel, Paris.

Lithographie 160 x 120 cm  Bibliothèque nationale de France, Paris.

Impression et dessins Emile Lévy, Paris  Affiche 1892 Lithographie 130 x 96 cm BnF.JPEG

Impression et dessins Emile Lévy, Paris.

Affiche 1892       Lithographie 130 x 96 cm

Bibliothèque nationale de France, Paris.

Editeur Emile Lévy, Paris  Affiche 1875 Lithographie 60 x42 cm.JPEG

Editeur Emile Lévy, Paris.

Affiche 1875       Lithographie 60 x 42 cm

Bibliothèque nationale de France, Paris.

Oscar Pereira da Silva 1865-1939 Brasil  Le réparateur de porcelaine  1894  Huile sur toile  92 x 73 cm.jpg

Oscar Pereira da Silva   1867-1939      Brasil 

"Le réparateur de porcelaine"     1894 

Huile sur toile   92 x 73 cm.

 
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