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29/09/2006

un indice capital !!!

medium_0lkj.jpg
oui ...c'est la même ...mais en bleu
la couleur, parfois , ça inspire...
à défaut, ça fait rêver...
c'est toujours ça de pris....
bonne soirée ..

Charles Auguste Fraikin

medium_venus.jpg
"Vénus à la colombe"
bronze patiné -1841
h:30 cms
Quesnel ed.
vente Sotheby's Londres, 2/11/2001

Charles-Auguste Fraikin
Sculpteur statuaire néo-classique belge, né à Herentals
en Belgique le 14 juin 1817, décédé en 1893.
Œuvres présentes dans de nombreux musées en Belgique et à l'étranger, ainsi qu'au musée Fraikin à Herentals.

PS : ceci n'a rien à voir avec l'auteur de "LA STATUE"
c'est une petite notice pour Framboisine ....

22/08/2006

Alberto Giacometti.... 1901- 1966

Alberto Giacometti est un sculpteur et peintre surréaliste suisse, né à Borgonovo dans le Val Bregaglia (dans le canton des Grisons, en Suisse) le 10 octobre 1901, mort à Coire (Suisse) le 11 janvier 1966.
Arrivé à Paris en 1922, il parfait sa formation dans l'atelier d'Antoine Bourdelle.


Alberto Giacometti le maître de l'angoisse

Alberto Giacommetti a essayé de sculpter une tête et n'a pu y parvenir. Tandis qu'il la modelait en cherchant à suivre fidèlement tous les détails, le nez, les yeux les rides les muscles, sa vision du visage changeait sans cesse,; Sous ses doigts il sentait que la tête s'amenuisait de plus en plus. "Il ne me restait en main que des parcelles de glaise: La tête avait disparu" .


Quand je pense disait-il quà l'âge de 13 ans j'étais capable d'exécuter le premier buste de mon frère Diégo avec un résultant satisfaisant; Je ne suis plus capable aujourd'hui d'en faire autant".


buste de Diego-1954


L'art primitif dans l'oeuvre d'Alberto Giacometti

En 1926, avec Brancusi et surtout sous l'influence de Laurens et de Lipchitz, Alberto Giacometti se soumet à la discipline cubiste. comme de nombreux artistes de cette tendance , il s'intéresse aux arts primitifs, fétiches africains et archaïques : " La sculpture nègre, mélanésienne ou cycladique est plus réaliste qu'un buste romain ", écrit-il.



De cette époque date la Femme cuillère, sa première œuvre monumentale en bronze





Le couple 1932 (1).........l'objet invisible.








(1)Giacometti a fait une découverte en réalisant "le couple",cette forme solide faite en plastique afin d'y faire pénétrer l'espace. La forme de l'oeuvre peut être comparée à la grande sculpture de Raymond Duchamp-Villon le Cheval réalisée en 1914, l'influence de Lipschitz est particulièrement évidente dans certains aspects.

Alberto Giacometti influencé par la création artistique de ses ainés Henri Laurens et Ossip Zadkine : l' éclosion du style cubiste en sculpture.
On assiste à un renouveau de la création artistique au cours des dernières années de la 1ère guerre mondiale guerre, la naissance d'un style cubiste en sculpture qui est le fait d' Henri Laurens et Ossip Zadkine.

Le symbolisme sexuel dans les oeuvres d'Alberto Giacometti dès 1928

Ses rencontres avec Miro, Masson et Leiris, propulsent Alberto Giacometti, en 1930, dans le maelström surréaliste. Freud et bataille lui permettent de mettre à nu les fantasmes sexuels. Le symbolisme sexuel se fait aussi plus insistant dans l'oeuvre d'Alberto Giacometti. La coloration de l'œuvre est alors souvent l'expression d'un érotisme violent, voire sadique, comme dans la Femme égorgée , la pointe à l'oeil, le spectacle abstrait d'un viol en cage: projection d'un désir toujours impuissant à rencontrer son objet et à se satisfaire et qui, indéfiniment désirant, semble se retourner contre lui-même pour se déchirer.

Femme à la gorge tranchée -1932-viol en cage-1931-











Alberto Giacommetti peintre de combat

En 1935, il entreprend à travers ses toiles ,portraits et natures mortes, un retour à la réalité. A 20 ans il accompagnait son peintre de père en Italie. Les Tintoret et les Giotto sont pour lui une révélation . Dans son atelier poussiéreux de la rue Hyppolite Maindron à Paris, il s'est acharné à peindre ses modéles: sa femme Annette, son frère Diégo, Jean Genet, James Lord.. effaçant sans arrêt, recommençant tout à zéro et concluant systématiquement chaque séance de pose par un : " C'est abominable, J'abandonne définitivement la peinture".

Chaque fois, c'est une lutte d'influence qui s'engage entre les griffures du crayon, les lacis du pinceau et les coups de gomme. Sur le visage de la poseuse , cerne après cerne, lasso après lasso soudainement apparaissent les orbites qui se creusent et les os qui saillent.


L'image de l'homme vu par Alberto Giacometti

L'experience de la deuxième guerre mondiale lui rendit le courage de modeler des têtes et des personnages en pied. Ce sont des sculptures filiformes écrasées par l'espace et l'atmosphère qui les environnent; Giacometti cherche alors à rendre la sensation d'un " squelette dans l'espace".

Les squelettes filiformes.
Pendant cinq ans, jusqu'en 1940, Giacometti travaille sur modèle et, de nouveau, sent la réalité lui échapper : " Une tête devenait pour moi un objet totalement inconnu et sans dimensions.Les sculptures deviennent de plus en plus petites, guère plus hautes de un ou deux centimètres et, parfois, d'un dernier coup d'ébauchoir, finissent en poussière. La légende veut que toute sa production, durant les années de guerre, ait pu tenir dans quelques boîtes d'allumettes.

Les squelettes en mouvement.
En 1945, la pratique du dessin lui permet de donner à ses figures une taille à peu près normale, mais elles deviennent alors de plus en plus hautes et minces, jusqu'à cet aspect caractéristique qu'on leur connaît. Trois thèmes reviennent sans cesse, traités en général par séries : celui du buste , celui de la figure debout, immobile et frontale, celui enfin de la figure en marche.

À partir de 1948 des groupements s'organisent soit autour du thème du mouvement, Trois Hommes qui marchent, La Place , soit autour du thème de l'immobilité, des bustes et des figures en pied, sans souci des rapports d'échelle :






Homme traversant un square.


3 hommes qui marchent.

Le 11 Janvier 1966, Alberto Giacometti s'éteint, épuisé dans son minuscule atelier. Là pendant près de 40 ans, ce jusqu'au-boutiste de la figuration s'est acharné face à la force de l'abstraction dominante à faire poser ses modèles . Il était devenu l'ombre de ses sculptures long, filiforme,le visage bosselé, terrifiant et sans aucun doute touché par la grâce divine, métaphorsé en Dieu dans sa quête de l'Absolu, de la" vraie vie" dont parlait Rimbaud. (Anne Kerner).

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11/08/2006

Constantin Brancusi ..1876-1957

La vie de celui qui allait devenir le plus important des sculpteurs du XXe siècle a commencé le 19 février 1876, dans le village de Hobita, situé au sud des Carpates, en Roumanie.
A Bucarest, de 1898 à 1902, Brancusi suit les cours de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts.
En 1904, il part en voyage, son but final étant la ville de Paris. Le trajet, parcouru à pied presque en totalité, a compris des séjours à Budapest, Vienne où Brancusi a travaillé comme sculpteur dans une fabrique d'ameublement , Munich où il s'est attardé pour admirer les collections d'archéologie, art gothique et renaissant, et en Suisse.
Considéré depuis comme le plus grand créateur de la sculpture du XXe siècle, le jeune artiste roumain alors inconnu, fait son entrée à Paris le 14 juillet 1904, à pied, sac au dos, en jouant de la flûte. Pour survivre, il travaille comme plongeur au restaurant Chartier.
Après des difficultés qu'il surmonte avec son optimisme foncier de paysan, il obtient de Roumanie, une bourse qui lui permet de fréquenter l'Ecole des Beaux-Arts.
En 1907, il est accepté dans l'atelier du plus grand sculpteur de l'époque, Auguste Rodin, qu'il quitte peu de temps après, orgueilleux et confiant dans son avenir, parce que, dit-il "Rien ne pousse à l'ombre des grands arbres".

Il préfère se mêler au milieu d'artistes tels que Le Douanier Rousseau, Modigliani, ou Fernand Léger et suivre le chemin de l'indépendance et de ses idées personnelles sur la sculpture. Brancusi commence à être remarqué aux salons officiels, ses œuvres éveillant des échos chez les marchands d'art et les collectionneurs.


Il réalise en 1907, "La prière", une sculpture allégorique sur la misère, destinée à une sépulture, dans laquelle la puissance symbolique de son art s'exprime déjà avec force.


"Le Baiser" , oeuvre révolutionnaire : " la sculpture doit être avant tout d'une exigence totale sur les formes et sur le sens".




"La Muse endormie " 1909.






"Maiastra" 1910.






" Tête d'enfant " 1913.







Il réalise ausi, en 1913, la première version de l'un de ses nombreux buste de la série des "Melle Pogany".



Ces sculptures lui valent d'être invité , en 1913, à une grande exposition d'art moderne à New York, l''Armory Show" qui le révèle en Amérique , tandis qu'il scandalise le public français.

Brancusi a habité son atelier de l'impasse Ronsin, de 1916 à 1928. Ce local, situé à Montparnasse, aux abords de l'Hôpital Necker, faisait partie d'un petit village, où ses voisins furent toujours des artistes : Max Ernst, Jean Tinguely, mais aussi Natalia Dumitresco et Alexandre Istrati, deux peintres roumains.
Parmi ses nombreux amis, notons Francis Picabia, Erik Satie, mais aussi André Derain, Pablo Picasso, Henri Laurens, Fernand Léger, Margaret Anderson, Jean Cocteau, Pierre Reverdy, Blaise Cendrars Amadeo Modigliani, Gertrude Stein, le peintre Henri Rousseau dit le Douanier, Francis Carco, Guillaume Apollinaire, Max Jacob et Chaïm Soutine.


En 1916, il réalise la "Princesse X" qui, considérée comme obscène et lui valant de nombreuses récriminations, est retirée de l'exposition du Salon des Indépendants de 1920.





En dehors du marbre et du bronze polis, Brancusi s'intéresse aussi à la matière que lui offre le bois : il réalise,entre autres,

"Socrate" et "Madame L.R"






"Torse de Jeune Homme".







"lecoq".



Sculptures réalisées entre les années 1921 et 1925, par lesquelles il crée des compositions où domine le soucis de l'équilibre des formes posées sur des socles travaillés en proportions.


Dans ce sens, Brancusi réussit à annuler les effets de la gravitation, dématérialisant les volumes par un long polissage.
Parfois - c'est le cas des Colonnes sans fin des années 1918-1928 - l'idée d'élévation est assurée par la croissance des modules géométriques sur la verticale.



La série des 29 oiseaux , sculptée au fil des années, apporte l'idée de l'élévation dans l'espace, la possibilité de s'évader du cadre concret de l'existence.










En 1928, il change d'atelier. Dans une nouvelle atmosphère, aussi austère que solennelle , il affine les formes et les thèmes qu'il reprend sans cesse en les épurant et les simplifiant , tant au travers le travail du marbre que du bronze dans des œuvres telles que"Le Grand Poisson" en 1930.




"Mademoiselle Pogany III" en 1933.












"Le Coq"en 1935 réalisé en bronze sur socle de pierre et de bois, nouvelle version du "Coq" de 1924 réalisé en noyer poli.




" le Phoque" en 1936






Brancusi attirera bientôt, dans son célèbre atelier de l'impasse Ronsin les plus grands artistes et écrivains de l'époque : Marcel Duchamp, Man Ray, Tristan Tzara, Erik Satie, Ezra Pound, James Joyce, Peggy Guggenheim, l'auteur Anaïs Nin et la poétesse Mina Loy.
Précurseur de l'art abstrait, Brancusi , privilégiant l'ovoïde se montre toujours soucieux de réduire les formes à leur plus simple expression. Il utilise des matières brutes, non retravaillées, comme pour "Le baiser" et "'L'esprit du Bouddha".
Brancusi est reconnu aujourd'hui comme l'un des plus grands sculpteurs du vingtième siècle.




L'ensemble "Tirgu-Jiu" , érigé en Roumanie, et surtout "L'oiseau dans l'espace" sont considérés comme des références incontournables de l'art contemporain.

Fidèle jusqu'au bout à son esthétique et à sa philosophie de tradition byzantine , Brancusi a dominé son époque en introduisant dans l'art moderne une volonté nouvelle d'universalité, liée au désir de paix et au refus de la catastrophe. A l'avant-garde de son temps, il rêvait de l'unification de tous les peuples de la planète.

Toute sa vie durant ,Brancusi tenta d' approcher la forme pure du sensible, la forme achevée, qui lui donnera cette place unique dans l'histoire de la sculpture, jusqu'à la grande rétrospective du Musée Guggenheim de New York en 1955 qui constituera la reconnaissance définitive de son œuvre.

A la fin de sa vie, Brancusi ne produit plus de sculptures. Il se concentre sur leur expansion et leurs métamorphoses à l'intérieur de l'espace. Cette proximité des œuvres entre elles dans l'espace de l'atelier devint si essentielle que l'artiste, dans les années 1950, refuse d'exposer. Lorsqu'il vend une œuvre, il la remplace par son tirage en plâtre pour ne pas perdre l'intégrité de l'ensemble, conférant ainsi au plâtre l’importance du marbre.






C'est dans l'unité de l'espace , de la lumière et de leurs rapports avec la matière que le travail de Brancusi sur les matériaux prend toute son ampleur : un ovale poli, en forme d'ellipse, étiré vers le ciel exprime le vol propre à tous les oiseaux. L'ellipse traduit ainsi un élan ascentionnel en équilibre instable : c'est la verticalité, dimension première dans l'oeuvre de Brancusi.

C'est un élan vers le ciel, une élévation telle que l'exprimait Baudelaire.
"Heureux celui qui peut, d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins;
Celui dont les pensées, comme des alouettes
Vers les cieux le matin prennent un libre essor...".

"Les choses ne sont pas difficiles à faire, ce qui est difficile c'est de nous mettre en état de les faire."
"Quand nous ne sommes plus enfants, nous sommes déjà morts."
"Crée comme Dieu, ordonne comme un roi, travaille comme un esclave."
"La simplicité n'est pas un but dans l'art, mais on arrive à la simplicité malgré soi en s'approchant du sens réel des choses."

En 1956, un an avant sa mort, il lègue à l'Etat français la totalité de son atelier avec tout son contenu (œuvres achevées, ébauches, meubles, outils, bibliothèque, discothèque...) sous réserve que le musée national d'art moderne s'engage à le reconstituer tel qu'il se présentera le jour de son décès.
Aujoud'hui , son atelier parisien est reconstitué devant le centre Georges Pompidou.

 
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