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13/03/2016

Emile Henri Blanchon 1845-?

Emile-Henri Blanchon 1845.jpgEmile Henri Blanchon, né à Paris en 1845, était un peintre français.
Elève du célèbre peintre académique Alexandre Cabanel (1823-1889), il est connu pour avoir remporté, avec Henri Gervex (1852-1929), le concours organisé en 1878 pour décorer les murs, le plafond et le couloir de la salle des mariages de la nouvelle mairie du XIX° arrondissement de Paris.
Les deux peintres, tournés vers la modernité, présentent des projets innovants pour l'époque et des scènes de la vie quotidienne de l'arrondissement succèderont aux scènes allégoriques et mythologiques traditionnelles.
Henry Gervex peindra "Le port de La Villette", "Le mariage civil" et "Le Bureau de bienfaisance" et Emile Blanchon, "Le Marché aux bestiaux", "La déclaration de naissance" et "L'école d'adultes ou cours du soir".


Au Salon de 1884, Emile Blanchon présente "Un Fort de la Vallée* - Halles Centrales".

Un Fort de la Vallée - Halles Centrales 1884   Huile sur toile 275 x 148 cm Collection privée..jpg

"Un Fort de la Vallée - Halles Centrales"    1884  

Huile sur toile  108,27 x 58,58 cm     Collection privée.

* "La vallée de la misère" ou plus simplement "La Vallée" était le nom donné au pavillon IV de la volaille et du gibier des Halles centrales dessinées en 1854 par l’architecte Victor Baltard. Cet ancien marché, jadis situé sur le quai de la Mégisserie et le quai des Grands-Augustins, était connu sous la dénomination de "la Vallée de la misère" en raison du grand nombre d’animaux abattus dans des conditions de travail déplorables. Au fil du temps "la Vallée de la Misère" devint plus simplement "la Vallée" et ce vieux nom s’imposa à la nouvelle construction lorsque, dès 1866, les marchands de volailles et de gibiers se sont installés dans le pavillon IV des Halles centrales.

Dans le roman publié en 1873, "Le ventre de Paris", Emile Zola, fait souvent allusion au pavillon de la volaille en utilisant l’expression "la Vallée".

Victor Gabriel Gilbert  Un coin des Halles  c.1880  Huile sur toile 235 x 331 cm  Musée des Beaux-Arts, Bordeaux, France..jpg

Victor Gabriel Gilbert  1847-1933

"Un coin des Halles"   c.1881    Huile sur toile  235 x 331 cm

Musée des Beaux-Arts, Bordeaux, France.

Victor-Gabriel Gilbert  Le marché aux poissons, Halles  centrales   1881.jpg

Victor Gabriel Gilbert 

"Le marché aux poissons, Halles centrales"    1881

Léon Lhermitte  Les Halles 1895 - Huile sur toile 404 x 635 cm  Musée du Petit Palais, Paris..jpg

Léon Lhermitte     "Les Halles"   1895  

Huile sur toile  404 x 635 cm     Musée du Petit Palais, Paris.

Les Forts des Halles.  
L’office des porteurs officiels du marché, créé au XIII° siècle par Saint Louis, regroupe les chasse-marée et la communauté des vendeurs de poisson de mer sur le marché parisien. Suite à l’ordonnance de 1415, les porteurs se voient conférer les titres de “jurés-porteurs" et d’officiers de la Ville de Paris. Nommés par le Prévôt des marchands, ils prêtent serment devant lui et demeurent sous sa compétence directe jusqu’au XVIII° siècle.
A l’image de toutes les corporations, l’office des porteurs est supprimé de 1789 à 1799 avant d’être rétabli au XIX° siècle par Napoléon Bonaparte dans le but d’encadrer et de minimiser les pratiques frauduleuses.

Organisés en syndicats, les porteurs gagneront ensuite leur appellation définitive de “Forts des Halles"**.

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Les conditions d’accès au titre de "Fort" étaient fort rigoureuses.
Les "Forts" devaient être de nationalité française, physiquement très robustes, mesurer plus de 1,67 mètre, avoir plus de 21 ans et moins de 30 ans, être libérés des obligations militaires et posséder un casier judiciaire vierge.
Ils devaient de plus réussir des exercices intellectuels et physiques comportant un test écrit et oral du niveau du certificat d'études primaires ainsi qu’une épreuve de portage d’une charge de 200 kg devant être charriée sur les épaules sur une longueur 60 mètres, soit l’équivalent de la longueur d’un pavillon des Halles.

Les épreuves étaient très sélectives : en moyenne, moins de 40 candidats sur 500 étaient retenus à chaque promotion.

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      Porte-bouquet en faïence fine à décor imprimé polychrome d’un fort des halles serrant la main d’un boulanger et, en arrière-plan, les affichettes du syndicat de la boulangerie et du bulletin des Halles. Début du XX° siècle  D:19,5 cm.

Le nombre de "Forts" était d'environ 700 membres. Ils étaient répartis en sections, une par pavillon où l'on distingue les Forts à viandes, les Forts à volailles, les Forts à légumes, les Forts des hauts fruits, les Forts des beurres, œufs et fromages, les Forts à poissons, etc.

Un coin de la Halle aux poissons, le matin 1880  Huile sur toile  Palais des Beaux-Arts, Lille, France.jpg

Victor Gabriel Gilbert  1847-1933

"Un coin de la Halle aux poissons, le matin"  1880 

Huile sur toile    Palais des Beaux-Arts, Lille, France.

 les-forts-des.jpg

Organisés hiérarchiquement autour d’un chef qui porte le titre de syndic, chaque membre se voit décerner une médaille, en argent pour le syndic, en cuivre pour le simple "Fort", où figurent les armes de Paris et qui porte au verso le nom et le numéro d’ordre du détenteur.
La tenue traditionnelle du "Fort" se compose d’une blouse de toile bleue et d’un chapeau de feutre à large bord, le coltin, qui, muni d’une calotte de plomb à l’intérieur, permettait de supporter de lourdes charges "coltinées" sur la tête. Le coltin protégeait non seulement la tête mais aussi le cou et les épaules des "Forts".

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Les "Forts" étaient principalement chargés :
  − Du déchargement et du transport des sacs, cageots et colis de marchandises entre les quais de livraison et les stands des grossistes. Rémunérés au tonnage transporté, les "Forts" avaient l’opportunité de changer de secteur au cours de leur carrière en passant de nouvelles épreuves de force. Les secteurs des volailles (pavillon dit de la Vallée*) et des poissons (la Marée), les moins rémunérateurs, étaient les moins convoités.
  − De la surveillance des marchandises, entre le lieu d’arrivage et l’aire de stockage, par les facteurs***.
  − De l’entreposage dans les resserres des denrées non vendues le jour même.
  − Du contrôle du fonctionnement du marché, du respect des poids et des prix.

Louis-Robert Carrier-Belleuse  1848-1913  Porteurs de farine Huile sur toile 1885 Musée du Petit Palais, Paris.jpg

Louis-Robert Carrier-Belleuse  1848-1913    "Porteurs de farine"  1885

Huile sur toile     Musée du Petit Palais, Paris.

"Les Forts à farine" utilisaient une canne qui, tout en assurant l'équilibre, autorisait la répartition du poids de la charge sur trois points d’appui.

Au début du XX° siècle, la disparition du transport à dos d'homme entraîne le déclin de la profession. Le recrutement cesse définitivement à partir de 1952. A cette date, 710 "Forts" sont encore en activité.

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Le 22 février 1969, date du transfert du marché à Rungis, les 279 derniers "Forts", reclassés dans l'administration de la préfecture de police, étaient chargés de la surveillance et du contrôle du marché.    
La corporation ne survivra pas aux nouvelles conditions de travail mises en place sur le site de Rungis, elle est aujourd’hui disparue. La plupart des derniers "Forts" furent affectés au sein de la police municipale de la ville de Paris.

 ** A l'origine, le terme "Fort des Halles" ne qualifiait pas une personne ou une fonction mais un édifice conçu en 1848 par les architectes Victor Baltard et Félix Callet. Construit en pierre, lourd, laid, massif et inadapté à la vente, le bâtiment sera démoli en 1853 sur ordre de Louis Napoléon Bonaparte.

***Facteur des halles : intermédiaire entre le producteur et l'acheteur chargé de la vente en gros à la criée des denrées alimentaires apportées dans les pavillons des halles. La loi de 1896, visant à lutter contre la fraude, instaure le titre de mandataire en lieu et place des facteurs. Intermédiaires agréés et contrôlés par la préfecture de la Seine, les mandataires sont chargés de la vente, en gros ou en demi-gros et exclusivement sous les pavillons, des denrées expédiées par les producteurs.

Marie- François Firmin-Girard 1838-1921   Les Halles Baltard, Paris   Pavillon des fleurs  Huile sur panneau  27 x 38 cm  Collection privée..jpg

Marie-François Firmin-Girard    1838-1921  

"Les Halles Baltard, Paris, Pavillon des fleurs"

Huile sur panneau    27 x 38 cm      Collection privée.

20/09/2015

Kolë Idromeno 1860-1939

Idromeno01.jpgKolë Idromeno, né Shkodra en 1860, était un peintre et photographe albanais.
En 1875, il se rend à Venise pour y suivre les cours de l'académie des Beaux-Arts. Après six mois d'étude, il délaisse les cours de l'académie et travaille durant deux ans en qualité d'assistant chez un peintre vénitien.

En 1878, Kolë Idromeno est de retour en Albanie.

En 1883, il ouvre un studio photographique à Shkodra et réalise parallèlement son tableau le plus connu, "Motra Tone" -Ma sœur Toné- dite aussi "La Joconde albanaise".

Motra Tone 1883  Huile sur toile 75 x 60 cm National Art Gallery, Tirana.jpg

"Motra Tone"      1883 

Huile sur toile 75 x 60 cm    National Art Gallery, Tirana.

Considérée comme la première œuvre picturale profane albanaise, "Motra Tone" est le portrait de sa sœur aînée vêtue des habits traditionnels de la ville de Shkodra. D'abord conservée au sein de la famille, cette toile, exposée pour la première fois à Tirana en 1954, deviendra un véritable symbole de la culture et de l'art albanais. En 1971, le tableau sera choisi par la poste roumaine pour illustrer une planche de timbres rendant hommage à quelques grandes figures féminines des Balkans.

Un mariage à  Shkodra 1924 Huile sur toile 133 x 94 cm National Art Gallery, Tirana.jpg

"Un mariage à  Shkodra"     1924

Huile sur toile  133 x 94 cm      National Art Gallery, Tirana

Kolë Idromeno, peintre de scènes de genre et de paysages, était également un portraitiste réputé. En 1923, il fut l'organisateur de la première exposition de peinture en Albanie.

Portrait de Gjuzepina 1920  Huile sur toile National Art Gallery, Tirana..jpg

"Portrait de Gjuzepina"    1920 

Huile sur toile      National Art Gallery, Tirana.

Ses toiles ont été exposées à Budapest en 1898, à Rome en 1925 et 1936, à Bari en 1931 et à New York en 1939.

Cour d'une maison à Shkodra 1933 Huile sur toile National Art Gallery, Tirana..jpg

"Cour d'une maison à Shkodra"    1933

Huile sur toile         National Art Gallery, Tirana.

Artiste aux multiples talents, peintre, sculpteur, photographe et architecte, Kolë Idromeno fut également l'un des pionniers de la projection cinématographique en Albanie.

Portrait d'un homme Huile sur toile  National Art Gallery, Tirana..jpg

"Portrait d'un homme"

Huile sur toile      National Art Gallery, Tirana.

Précurseur de l’art réaliste albanais et chef de file de la peinture moderne dans son pays, Kolë Idromeno est décédé en 1939 à l'âge de 79 ans.

25/08/2015

Walter Frederick Osborne 1859-1903

walter osborne.jpgWalter Frederick Osborne, né en 1859 à Rathmines, faubourg de Dublin, était un peintre portraitiste, de scènes de genre et paysagiste irlandais.
Dès 1876, Il suit les cours de la "Royal Hibernian Academy" de Dublin. Il y remporte une médaille d'argent en 1877 puis le prix Albert en 1880 et la bourse Taylor en 1881 et 1882.
Osborne poursuit sa formation durant deux ans à l'Académie Royale des Beaux-Arts d'Anvers sous la direction du peintre belge Charles Verlat.

La fontaine de Saint Nicolas, Anvers c.1884 Huile sur toile 43,8 x 31,8 cm Collection privée..JPG

"La fontaine de Saint Nicolas, Anvers"     c.1884

Huile sur toile  43,8 x 31,8 cm       Collection privée.

En 1883, Osborne se rend en Bretagne où il peint le célèbre tableau "Récolte des pommes à Quimperlé".

La récolte des pommes, Quimperlé 1883 Huile sur toile  58 x 46 cm  National Gallery of Ireland, Dublin..jpg

"La récolte des pommes, Quimperlé"    1883

Huile sur toile  58 x 46 cm    National Gallery of Ireland, Dublin.

Influencé à ses débuts par le naturalisme du peintre français Jules Bastien-Lepage, Osborne évoluera ensuite vers l'impressionnisme.

De retour en Angleterre, Osborne travaille à Walberswick dans le comté de Suffolk aux côtés du peintre irlandais Augustus Burke et de l'anglais Philip Wilson Steer.

A tale of the sea  Huile sur toile 61 x 51cm Collection privée..jpg

"A tale of the sea"      c.1885

Huile sur toile 61 x 51cm           Collection privée.

En 1883, Osborne est élu membre associé de la Royal Hibernian Academy.

A New Arrival 1885  Huile sur toile 45,5 x 35,5 cm Collection privée..jpg

"A New Arrival"      1885 

Huile sur toile   45,5 x 35,5 cm      Collection privée.

En 1886, il est élu membre titulaire de la Royal Hibernian Academy où il expose de 1886 à 1903.

La nourriture des poulets 1885 Huile sur toile 91 x71,5 cm Collection privée..jpg

"La nourriture des poulets"      1885

Huile sur toile 91 x 71,5 cm         Collection privée.

Devenu très populaire, Osborne reçoit, dès 1891, de nombreuses commandes de portraits.

Dorothy and Irene Falkiner Huile sur toile 149,9 x 114,3 cm Collection privée..jpg

"Dorothy and Irene Falkiner"

Huile sur toile 149,9 x 114,3 cm         Collection privée.

En 1892, Osborne est de retour à Dublin. Il peint beaucoup à l'extérieur, notamment près de la cathédrale Saint-Patrick.

The Four Courts, Inns Quay  c.1901 Huile sur bois 32,5 x 40,5 cm National Gallery of Ireland, Dublin..jpg

"The Four Courts, Inns Quay"     c.1901

Huile sur bois  32,5 x 40,5 cm     National Gallery of Ireland, Dublin.

Osborne séjourne en Espagne en 1895 puis en Hollande en 1896.
Portraitiste de grand talent, Walter Frederick Osborne est décédé à l'âge de 43 ans d'une pneumonie en 1903 à Dublin. 

Dans un parc de Dublin 1895  Huile sur toile  71 x 91 cm National Gallery of Ireland, Dublin..JPG

"Dans un parc de Dublin"        1895 

Huile sur toile  71 x 91 cm     National Gallery of Ireland, Dublin.

Son travail est aujourd'hui très recherché par les collectionneurs.

15/08/2015

Albert Edelfelt 1854-1905

Albert.jpgAlbert Gustaf Aristides Edelfelt, né en 1854 à Kiiala Manor dans le district de la ville de Porvoo, était un peintre finlandais.
Dès 1869, à Helsinki, il suit les cours de l'école de dessin de la Finlandaise Art Society sous la direction du sculpteur suédois Carl Eneas Sjöstrand.
Edelfelt visite la Suède et rencontre le peintre d’histoire Georg von Rosen, ancien élève du peintre belge Hendrik Leys.
De 1871 à 1873, Edelfelt intègre l'académie privée du peintre finlandais Adolf von Becker.
D'octobre 1873 à mars 1874, titulaire d'une bourse d'études du gouvernement finlandais, il étudie la peinture d'histoire à l'Antwerp Academy of Art et se lie d'amitié avec le peintre belge Émile Claus.
De 1874 à 1878, Albert Edelfelt intègre l'Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris où il suit les cours de Jean-Léon Gérôme.

Portrait d'une jeune femme 1880 Huile sur toile 46,5 x 38 cm Collection privée..jpg

"Portrait d'une jeune femme"      1880

Huile sur toile   46,5 x 38 cm       Collection privée.

Il partage un atelier parisien avec l'Américain Julian Alden Weir qui le présente à John Singer Sargent.

Virginie au chapeau noir 1881 Huile sur toile.jpg

"Virginie au chapeau noir"    1881

Huile sur toile

En 1881 et 1882, Edelfelt poursuit sa formation à l'Académie Impériale des Arts de Saint-Pétersbourg.

Sur la mer 1883 Huile sur toile 50 x 60 cm Musée des Beaux-Arts de Göteborg, Suède..jpg

"Sur la mer"       1883

Huile sur toile    50 x 60 cm   

Musée des Beaux-Arts de Göteborg, Suède.

En 1881, lors de son deuxième séjour parisien, Edelfelt, ayant acquis une très bonne connaissance de l'histoire et de la littérature française, parlait couramment le français.
Il habitait au 147 avenue de Villiers où il partageait un atelier avec Pascal Dagnan-Bouveret (1852-1929), Gustave Courtois (1852-1923) et Jules Bastien-Lepage (1848-1884), peintre qu'il admirait et qu'il considérait comme un coloriste de grand talent. Edelfelt manifestait le plus grand intérêt pour la peinture naturaliste.

Enfants jouant sur la  rive 1884  Huile sur toile 90 x 107,5 cm Ateneum Art Museum, Helsinki, Finlande..jpg

"Enfants jouant sur la rive"        1884 

Huile sur toile    90 x 107,5 cm

Ateneum Art Museum, Helsinki, Finlande.

L’atelier de l’avenue de Villiers est vite devenu un lieu de rencontre pour les artistes, les modèles, les critiques, les écrivains et les marchands d'art.

Bien établi dans le milieu artistique parisien, Edelfelt rencontre Émile Zola, Alphonse Daudet et Pierre Puvis de Chavannes.

Jeune femme à l'éventail  1884  Pastel 60 x 48 cm Collection privée..jpg

"Jeune femme à l'éventail"     1884 

Pastel   60 x 48 cm        Collection privée.

Edelfelt fut l'un des premiers artistes finlandais de renommée internationale. A Paris, il connut un succès considérable et, en 1886, la présentation au Salon du portrait de "Louis Pasteur" lui vaudra de recevoir la Légion d'honneur.

Louis Pasteur 1885 Huile sur toile 154 x 126 cm Musée d'Orsay, Paris..jpg

"Louis Pasteur"    1885

Huile sur toile 154 x 126 cm      Musée d'Orsay, Paris.

Son succès influencera plusieurs jeunes peintres finlandais et incitera d’autres artistes , tels Akseli Gallen-Kallela (1865-1931) et Gunnar Berndtson (1854-1895), à venir s’installer à Paris.

Femmes près de l'église de Ruokolahti  1887  Huile sur toile 129,5 x 158,5 cm Ateneum Art Museum, Helsinki..jpg

"Femmes près de l'église de Ruokolahti"    1887 

Huile sur toile  129,5 x 158,5 cm    Ateneum Art Museum, Helsinki.

En 1886-1887, Edelfelt exécute la grande toile du Jardin du Luxembourg et des portraits de plusieurs parisiennes.

Le jardin du Luxembourg, Paris  1887 Huile sur toile 141,5 x 186,5 cm Ateneum Art Museum, Helsinki..jpg

"Le jardin du Luxembourg, Paris"     1887

Huile sur toile  141,5 x 186,5 cm     Ateneum Art Museum, Helsinki.

Edelfelt expose avec les impressionnistes français dans la galerie de Georges Petit.

Parisienne en peignoir c.1884   Huile sur panneau  41 x 31,5 cm Collection privée..jpg

"Parisienne en peignoir"     c.1884  

Huile sur panneau  41 x 31,5 cm        Collection privée.

Albert Edelfelt vécut plus de 15 ans à Paris. De nombreux élèves furent formés dans son atelier, notamment, entre 1893 et 1896, le russe Léon Bakst.

Copenhague, Anchorage III 1890 Huile sur toile  36,5 x 54 cm Collection privée..jpg

"Copenhague, Anchorage III"     1890

Huile sur toile  36,5 x 54 cm      Collection privée.

En 1891, Edelfelt remporte le concours organisé en Finlande pour l'inauguration de l'Académie de Turku*. Cette œuvre d'envergure, représentant la fondation de l'Académie de Turku en 1640, devait être exposée dans la grande salle de l'université d'Helsinki.

Après une longue et minutieuse préparation, Edelfelt débute la peinture en septembre 1904 et présente son travail à l'université en Janvier 1905. Les peintures seront détruites en 1944 lors du bombardement d'Helsinki par les forces soviétiques. Il n'en subsiste que des études qui figurent aujourd'hui dans le hall de l'université.Inauguration de l'académie de Turku - Etude finale, partie centrale-  1902  121 x 98 cm  Grand hall de l'université d'Helsinki..jpg

"Inauguration de l'académie de Turku"

-Etude finale, partie centrale-  1902 

Huile sur toile 121 x 98 cm  Grand hall de l'université d'Helsinki.

En 1895, Edelfelt fut nommé membre à part entière de l'Académie Impériale des Arts de Saint-Pétersbourg.

Repassage 1893  Huile sur toile 97 x 128 cm Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg..jpg

"Repassage"   1893       Huile sur toile   97 x 128 cm

Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.

Albert Edelfelt fut l'un des fondateurs du mouvement réaliste en Finlande et, vers la fin du 18° siècle, il illustrera des récits patriotiques finlandais.

Le petit bateau 1884  Huile sur toile 49,5 x 65,5 cm Collection privée..jpg

"Le petit bateau"     1884 

Huile sur toile   49,5 x 65,5 cm      Collection privée.

Albert Edelfelt est décédé en Août 1905 en Finlande, à Haikko.

Le Jardin à Haikko 1887  Huile sur toile 41 x 31,5 cm Collection privée..jpg

"Le Jardin à Haikko"    1887 

Huile sur toile   41 x 31,5 cm      Collection privée.

Peintre prolifique, portraitiste réputé de son vivant, connu en Finlande, à Paris et en  Russie, Albert Edelfelt fut un peintre majeur de l'âge d'or de la peinture finlandaise.

Femme au parasol  1886 Huile sur toile 101,6  x 76,2 cm Didrichsen Art Museum, Helsinki..jpg

"Femme au parasol"      1886

Huile sur toile    101,6 x 76,2 cm

Didrichsen Art Museum, Helsinki.

Quelques unes de ses œuvres figurent au musée d'Orsay à Paris, à l'Ateneum Art Museum d'Helsinki, au Hämeenlinna Art Museum, au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg et au musée des Beaux-Arts de Göteborg en Suède.  

* L'académie de la ville de Turku, fondée en 1640, était la plus ancienne université de Finlande.

25/07/2015

Marie Caire-Tonoir 1860-1934

Marie Caire-Tonoir, peintre française née à Lyon en 1860, décédée à Jausiers en 1934.

Marie Tonoir étudie la peinture sous Joseph Guichard, directeur du cours municipal de peinture de  la ville de Lyon.

Elle épouse le peintre Jean Caire en 1887. Les deux artistes se rendent à Paris et complètent leur formation à l'Académie Julian sous la direction de Jules Lefebvre.

Les deux peintres participent à de nombreuses expositions. Marie Tonoir reçoit une médaille au Salon des artistes français de 1892.

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 "Femme à sa toilette"

Huile sur toile    Musée Cantini, Marseille.

En 1899, le couple s'installe à Jausiers, commune du département des Alpes-de-Haute-Provence.

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"Jeunes paysans"    1889

Huile sur toile  130 x 98 cm       Collection privée.

Dès 1900, le couple séjourne plusieurs fois en Tunisie et en Algérie, notamment à Biskra. Marie Tonoir y réalise un tableau intitulé "Femme de Biskra" que la poste française reproduisit en timbre en 2012.

Marie Caire Tonoir 1860-1934  Femme de Biskra.jpg

"Femme de Biskra"    1900

Huile sur toile    51 x 55 cm 

Musée National des Arts d'Afrique et d'Océanie, Paris.

Marie Caire Tonoir 1860-1934  c1900 Fileuses algériennes.jpg

"Fileuses algériennes"     c.1900

Huile sur toile       Musée de la vallée de l'Ubaye, Barcelonnette.

Marie Caire-Tonoir fut membre de l'Union des Femmes Peintres et de la Société des Peintres Orientalistes Français.

Marie Caire Tonoir Femme de Biskra. Huile sur toile Musée Paul Dini, Villefranche-sur-Saône, France..jpg

"Femme de Biskra

Huile sur toile     Musée de la vallée de l'Ubaye, Barcelonnette.

Outre des collections privées, son travail figure dans de nombreux musées tels le musée de la vallée de l'Ubaye à Barcelonnette, le musée des Beaux-Arts de Lyon, le musée Gassedi à Digne-les-Bains, le musée Cantini à Marseille et le musée du quai Branly à Paris.  

19/07/2015

Charles Landelle 1821-1908

Charles Landelle.jpgCharles Zacharie Landelle, né en 1821 à Laval, était un peintre de genre et portraitiste français. 

En 1837, il devient l'élève de Paul Delaroche et d'Ary Scheffer à l'école des Beaux-Arts de Paris. 

Dès 1841, il expose au Salon des Artistes Français des portraits et des tableaux religieux qui seront immédiatement appréciés du public.

Reconnu par la critique et médaillés aux Salons de 1842 et 1848, Charles Landelle, entre portraits de membres de la haute société et commandes d'Etat, débute une carrière de peintre officiel.

Charles Landelle Repos près de la fontaine 1865 Huile sur toile 139,1 x 97,5 cm Collection privée..jpg

"Repos près de la fontaine"     1865

Huile sur toile  139,1 x 97,5 cm         Collection privée.

En 1852, Napoléon III lui achète deux toiles des "Béatitudes" pour les offrir à Laval, ville natale du peintre. L’Empereur le nomme Chevalier de la Légion d’Honneur et lui achète, en 1854, à titre personnel, "Le repos de la Vierge".

Devenu le portraitiste de la haute société du Second Empire, Charles Landelle reçoit une médaille lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1855.

Charles Landelle  Portrait d'Alfred de Musset 1854  Huile sur toile 56 x 46 cm Musée du château de Versailles, France..JPG

"Portrait d'Alfred de Musset"       1854 

Huile sur toile   56 x 46 cm

Musée du château de Versailles, France.

En 1859, il participe à la décoration du Salon des Aides de Camps du palais de l'Elysée où il réalise six dessus de portes représentant les quatre éléments (L'Eau, Le Feu, L'Air et La Terre) puis une allégorie de la paix suivie d'une allégorie de la guerre.

Charles Landelle  Jeune bohémien Serbe 1872  Huile sur toile.jpg

"Jeune bohémien serbe"       1872 

En 1866, lors d'une mission officielle au Maroc, il se passionne pour la peinture orientaliste.

Charles Landelle Femme fellah après 1866 Huile sur toile 131 x 84 cm Musée du Vieux-Château, Laval, France..jpg

"Femme fellah"    après 1866

Huile sur toile  131 x 84 cm

Musée du Vieux-Château, Laval, France.

"Femme fellah", réalisée en 1866, cette œuvre d'atelier, achetée par l'empereur Napoléon III sur sa cassette personnelle, sera détruite en 1870 dans l'incendie du château de Saint-Cloud. Devenu le "peintre des fellah", Charles Landelle réalisera 23 variantes de ce tableau entre 1866 et 1885. Celle du musée du Vieux Château, la 23°, non datée, offerte par l'artiste en 1899 à la ville de Laval, est la réplique exacte de l'original.

Charles Landelle Jeune fille de Tougourth 1890 Huile sur toile 162 x 101,5 cm Collection privée..jpg

"Jeune fille de Tougourth"     1890

Huile sur toile  162 x 101,5 cm       Collection privée.

En 1875, Charles Landelle parcourt l’Égypte et descend le Nil en compagnie de l’égyptologue Auguste Mariette.

En 1876, il est médaillé lors de l’Exposition Universelle de Philadelphie.

Charles Landelle Femme de Tlemcen avec son enfant  c.1893  Huile sur toile..jpg

"Femme de Tlemcen et son enfant"     c.1893 

Huile sur toile       Collection privée.

En 1880, Charles Landelle se rend en Algérie et, de 1881 à 1892, il séjourne et travaille chaque hiver dans ce pays où il visite Alger, Tlemcen, El-Kantara et Biskra.

Charles Landelle 1821-1908 Ouled Naïl, Biskra c.1890 Pastel 53 x 46 cm Collection privée..jpg

"Ouled Naïl, Biskra"     c.1890

Pastel  53 x 46 cm       Collection privée.

Membre éminent de la Société́ des Peintres Orientalistes Français, Charles Landelle est décédé à Chennevières-sur-Marne, près de Paris, en 1908.

11/07/2015

Marie Aimée Eliane Lucas-Robiquet 1864-1959

Marie Aimée Eliane Lucas-Robiquet  (Avranches,1864 - Saint-Raphaël,1959) 

Peintre française portraitiste et orientaliste.

Ecole des Beaux-Arts, Paris, 1880, élève de Félix-Joseph Barrias.

Marie Aimée Eliane Lucas-Robiquet  1864-1959 Cueillette de fleurs dans la prairie Huile sur toile Collection privée.jpg

Marie Aimée Eliane Lucas-Robiquet   1864-1959    France

"Cueillette de fleurs dans la prairie"

Huile sur toile        Collection privée.

Tahadat et Khadidja Enfants d Afrique du Nord  c.1920..jpg

"Tahadat et Khadidja, enfants d Afrique du Nord"    c.1920.

03/07/2015

Tendresse.....

Ludwig Knaus 1829-1910 Germany Fillette dans un champs 1857  Huile sur toile 50 × 61 cm Hermitage Museum  Saint Petersburg, Russia.jpg

Ludwig Knaus    1829-1910       Germany

"Fillette dans un champs"    1857 

Huile sur toile  50 x 61 cm

Hermitage Museum, Saint Petersburg, Russia.

Marie Aimée Lucas- Robiquet 1858-1959 France Petite fille dans un champ d'orge Huile sur toile 53 x 63 cm Collection privée..jpg

Marie Aimée Lucas- Robiquet   1858-1959    France

"Petite fille dans un champ d'orge"

Huile sur toile  53 x 63 cm       Collection privée.

27/06/2015

Ludwig Knaus 1829–1910

Ludwig Knaus   (Wiesbaden, 1829 – Berlin, 1910).

Peintre de scènes de genre et portraitiste allemand, formé à l'Académie de Düsseldorf de 1846 à 1848. 

Ludwig Knaus 1829-1910 Germany  Printemps 1868  Huile sur toile 66 x50 cm Collection privée..jpg

Ludwig Knaus    1829-1910       Germany 

"Printemps"    1868 

Huile sur toile 66 x 50 cm      Collection privée.

Ludwig Knaus Germany 1829-1910.jpg

Ludwig Knaus    1829-1910      Germany

"Enfant à l'orange"    1866

  Huile sur toile  28 x 20 cm       Collection privée.

03/06/2015

Le Moulin de la Galette

Le "Moulin de la Galette" était à l'origine constitué de deux moulins, le "Blute-fin" et le "Radet", tous deux implantés sur le terrain de la ferme de la famille Debray.

Maurice Utrillo 1883-1955 France Les anciens moulins de Montmartre et la ferme Debray c.1923 Huile sur toile 163 x 130 cm Collection privée..jpg

Maurice Utrillo   1883-1955     France

"Les anciens moulins de Montmartre et la ferme Debray"   c.1923

Huile sur toile  163 x 130 cm           Collection privée.

La famille Debray acheta le "Blute-fin" en 1809 puis le "Radet" en 1812  pour y produire de la farine. Les moulins concassaient également les matériaux les plus divers à l'usage des manufactures comme ils pressaient les raisins des vignes de Montmartre. 
En 1834, victime du progrès et de la concurrence, "le Radet" perdit sa fonction de moulin. L'un des fils Debray, Nicolas-Charles, héritier des moulins "Radet" et "Blute-Fin", ouvrait une guinguette près du "Radet".

Joseph-Marie Le Tournier dit La Brige 1892-1972 France Le moulin de la galette en 1850 Aquarelle 18 x 14 cm 1957 Collection privée..jpg

Joseph-Marie Le Tournier dit La Brige  1892-1972    France

"Le moulin de la galette en 1850"

Aquarelle 18 x 14 cm     1957       Collection privée.

Ouvert les dimanches et les jours fériés de 15 heures à la tombée de la nuit, le "Bal Debray", bien que payant, devint vite très populaire.
Au fil des années, une grande salle fermée, entourée d'un jardin doté d'escarpolettes, succédera au bal de plein-air. Vers 1886, "La Goulue" et "Valentin le Désossé" y feront leurs débuts en y dansant le "cancan" et le "grand-écart".

En 1895, le bal Debray prit officiellement le nom de "Moulin de la Galette". enseigne qui sera ensuite transférée vers son proche voisin "le Blute-Fin".

Auguste Roedel 1859-1900  France Affiche c.1895.jpg

Auguste Roedel    1859-1900       France 

Affiche   c.1895

La galette était un petit pain de seigle que les meuniers Debray servaient, accompagné d'un verre de lait ou de vin, aux danseurs et promeneurs du dimanche.
Au fil des années, on dansera, au bal du moulin, la polka, le quadrille, le chahut puis le cancan.

Moulins le Radet et au second plan le Blute-Fin vers 1915..jpg

Moulins le "Radet" et au second plan le "Blute-Fin" vers 1915.

De 1900 à 1914, le bal était ouvert au public quatre jours par semaine. Au tout début du XX° siècle, Auguste Bosc, fondateur du "Bal Tabarin" en 1904, fut le chef d'orchestre du "Moulin de la Galette".

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Durant la première guerre mondiale, la salle de bal du moulin de la Galette devint un  atelier de camouflage pour l’armée américaine. L’armistice signé, le bal fut de nouveau ouvert le 17 mai 1919.

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Entrée du moulin de la Galette    c.1924.

Après 1925, la construction d’une seconde salle absorbait ce qui demeurait du jardin.
Dans les années 30, la salle de bal abritera un cabaret puis un Music-hall avant de devenir une salle d'émissions publiques de radio et de télévision. Fermée en 1966, la salle devint ensuite un studio d'enregistrement de l'ORTF. Ce studio disparaîtra avec l'Office en 1974.
Un restaurant occupe aujourd'hui le rez-de-chaussée du 83 rue Lepic.

Pierre-Auguste Renoir en 1876, Henri de Toulouse-Lautrec en 1889, Pablo Picasso en 1900, Kees Van Dongen en 1904 et Eugène Paul en 1925 ont, entre autres peintres, réalisés des scènes du bal du "Moulin de la Galette".

Eugène Paul dit gen paul 1895-1975   France Bal du moulin de la galette c.1925 Huile sur toile 65 x 81 cm  Collection Galerie Roussard,75018, Paris..jpg

Eugène Paul dit Gen Paul   1895-1975       France

"Bal du moulin de la galette"   c.1925

Huile sur toile 65 x 81 cm   Collection Galerie Roussard, 75018, Paris.

 
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