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16/06/2006

Armand Guillaumin 1841-1927

Armand GUILLAUMIN est probablement le moins connu des grands peintres impresssionnistes, bien qu'il fit partie du mouvement impressionniste dès son origine et qu'il en fut le dernier survivant.

Peintre paysagiste au coloris intense, il se distingua par ses paysages de la Région Parisienne, de la Creuse et de l'Esterel.

Né à Paris dans une famille ouvrière récemment émigrée de Moulins dans le Bourbonnais, où enfant il passa ses vacances, il commença à travailler à Paris dans le magasin de son oncle en 1857 à 15 ans tout en étudiant le dessin le soir.

En 1860 il fut embauché sur la ligne de chemin de fer Paris-Orléans, continuant à pratiquer le dessin pendant ses loisirs, avant d'étudier à l'Académie Suisse où il fit la connaissance de Cézanne et Pissaro, avec lesquels il restera toute sa vie en étroite collaboration et amitié.


TRAVAILLEUR LA NUIT, PEINTRE LE JOUR

Ne pouvant vivre de sa peinture, en 1868 après deux années sans travail, il obtint un emploi dans les Ponts et Chaussées, travaillant la nuit afin de pouvoir peindre pendant la journée.

Au début des années 70, il travailla avec Pissarro à Pontoise, un village de cultivateurs à peine touché par l'industrialisation où celui-ci s'était établi, partageant avec lui l'amour du paysage et reprenant sa facture et sa composition picturale soigneusement ordonnée.

Ils rendent alors souvent visite à Auvers à Paul Gachet, médecin pratiquant à Paris dans un quartier ouvrier, socialiste, libre-penseur, et habitué du Café Guerbois.

Il y côtoya aussi Cézanne, venu s'installer à Pontoise en 1872 pour mieux suivre les instructions de son mentor Pissarro, puis à Auvers en 1873 où le Dr Gachet avait mis à sa disposition un logement. Cézanne fit un portrait de Guillaumin intitulé "Guillaumin au Pendu", Cézanne, à cette époque, signant ainsi fréquemment ses oeuvres.

En 1874, il habite dans le même immeuble que Cézanne avec lequel il travaille en étroite collaboration, puis en 1875 il loue l'ancien atelier de Daubigny.


GUILLAUMIN, PISSARRO ET CEZANNE

De son travail avec Pissarro et Cézanne, Guillaumin devait développer un art du paysage, avec des perspectives ouvertes par des chemins tournants, pouvant aussi parfois y faire intervenir une vision de l'industrie teintée d'un certain romantisme.

Guillaumin fit partie de la première exposition du groupe des impressionnistes en 1874 et devait exposer à la plupart des suivantes, ainsi qu'au salon des Refusés.



L'ELOGE DE ZOLA

Zola dans son article "Le Naturalisme au Salon" en 1880 écrit : "[...] Les véritables révolutionnaires de la forme apparaissent avec M. Édouard Manet, avec les impressionnistes, MM. Claude Monet, Renoir, Pissarro, Guillaumin, d'autres encore.

Ceux-ci se proposent de sortir de l'atelier où les peintres se sont claquemurés depuis tant de siècles, et d'aller peindre en plein air, simple fait dont les conséquences sont considérables. En plein air, la lumière n'est plus unique, et ce sont dès lors des effets multiples qui diversifient et transforment radicalement les aspects des choses et des êtres. Cette étude de la lumière [...] est ce qu'on a appelé plus ou moins proprement l'impressionnisme, parce qu'un tableau devient dès lors l'impression d'un moment éprouvée devant la nature .

[...] MM. Pissarro, Sisley, Guillaumin ont marché à la suite de M. Claude Monet[...] et ils se sont appliqués à rendre des coins de nature autour de Paris, sous la vraie lumière du soleil, sans reculer devant les effets de coloration les plus imprévus. "

Vers la fin de la décennie 1880 il devint un ami de Van Gogh, et certaines de ses toiles furent vendues par Théo Van Gogh.

En 1886, il se fera connaître en Amérique lors de l'exposition sur les Peintres Impressionnistes organisée par le marchand d'art Durand-Ruel.


LE GAGNANT DE LA LOTERIE NATIONALE

En 1886 il épousa sa cousine, Marie-Joséphine Charreton, professeur d'école, qui le supportera financièrement.

Dans les années 1890, sa peinture devait devenir plus subjective, et il commença à utiliser des couleurs très expressives, anticipant bientôt les fauves.

En 1892 il gagna à la Loterie Nationale, ce qui lui permit dès lors d'être indépendant sur le plan financier et de se concentrer sur sa peinture.

Il se déplacera dès lors régulièrement entre Crozant dans la Creuse, où il loua une maison à partir de 1892, Agay, sur la Commune de Saint-Raphaël au pied de l'Esterel, et Saint-Palais-sur-Mer, station balnéaire de la Charente Maritime.

Il effectue également un voyage en Hollande en 1903-04.


LE PEINTRE DE CROZANT EN CREUSE

Crozant, un petit village dans un site sauvage dominant le confluent des rivières de la Grande Creuse et de la Sédelle, avait été lancé auprès des artistes, romanciers, musiciens et peintres, par Georges Sand après qu'elle se fut installée tout près à Gargilesse en 1857.

Le site de la vallée de la Creuse devait attirer de nombreux peintres, y compris Monet qui y restera 3 mois en 1889 et y peignit 23 toiles.

Une école de peinture, "l'Ecole de Crozant", y avait vu le jour dès 1864, qui connût ses heures de gloire entre les années 1890 et 1920. Le nom d'Armand Guillaumin y est aujourd'hui indissociablement lié.

Guillaumin dont la vie fut longue puisqu'il mourut en 1927 à l'âge de 86 ans fut le dernier survivant du groupe des Impressionnistes, dont il fut un des plus fidèle et loyal membre.

Guillaumin

15/06/2006

Camille Pissarro 1830-1903 le précurseur

Naissance : Saint-Thomas, 1830 - Décès : Paris, 1903


Paul Gauguin écrira : "Si l'on examine l'art de Pissarro dans son ensemble, malgré ses fluctuations, on y retrouve non seulement une excessive volonté artistique qui ne se dément jamais, mais encore un art essentiellement intuitif de belle race. Si loin que soit la meule de foin, là-bas sur le coteau, Pissarro sait se déranger, en faire le tour, l'examiner..."

Camille Pissarro verra le jour à Saint-Thomas, colonie française des Antilles, le 10 juillet 1830 d'un père (Abraham) juif français d'origine portugaise, commerçant en quincaillerie, et d'une mère créole des Antilles danoises du nom de Rachel Manzano-Pomie. L'enfant séjournera dans un pensionnat de Passy entre 1841 et 1848, puis reviendra dans son île natale. .

Un peintre danois, Frits Melbye, qui appréciera le talent du jeune Camille l'incitera à le suivre au Vénézuela. Pissarro, qui visitera l'Exposition Universelle de Paris en 1885, découvrira à cette occasion les toiles de Corot auquel il se sentira idéalement attaché. Il exposera un Paysage de Montmorency, au Salon de 1859, et se liera d'amitié avec Claude Monet à l'Académie Suisse. Non sélectionné pour la première fois en 1863 par le jury du Salon, Pissarro exposera à celui des Refusés que Napoléon III acceptera d'ouvrir à côté du Palais de l'Industrie sous la pression de l'opinion publique. Il travaillera à Pontoise, rencontrera le docteur Gachet, puis s'installera à Louveciennes tout en travaillant à Montmartre.

Pissarro se réfugiera à Londres auprès de Monet, après un bref séjour en Bretagne, en compagnie de sa maîtresse (Julie Vellay) et de ses enfants au cours de la guerre de 1870. Il laissera derrière lui tous ses tableaux ainsi que ceux que Monet lui avait laissé en dépôt. Elles serviront aux Prussiens de planches à débiter la viande. Sur les bords de la Tamise, Pissarro découvrira le travail de John Constable, Joseph M.W. Turner et de Richard Bonington.

Le marchand de tableau parisien Durand-Ruel vendra quelques toiles de Pissarro, au cours de cette période de relative anonymat. "Ma peinture ne mord pas, mais pas du tout, cela me poursuit un peu partout".

De retour à Pontoise où il restera pendant dix ans, Pissarro s'acharnera au travail pour entretenir sa famille et payer ses dettes. Ami d'Armand Guillemain et de Paul Cézanne, qui réside à Auvers-sur-Oise, il s'inscrit à la "Société anonyme coopérative des artistes, peintres, sculpteurs, graveurs" en 1874 et exposera à la première exposition des Impressionnistes dans une salle prêtée par le photographe Nadar - boulevard des Capucines - en présentant cinq tableaux.

La critique ne reconnaîtra le talent de Pissarro qu'à la fin des années 1870, qui répondra aux attentes du public en se consacrant davantage à la décoration. Ses moyens financiers lui permettront d'acheter une maison à Eragny. Le peintre se rapprochera momentanément de l'expérience pointilliste de Georges Seurat et Paul Signac. Son Chemin de fer à Dieppe, de 1886, sera ainsi totalement pointilliste.

La production de Pissarro, réduite jusqu'en 1890, deviendra plus abondante alors que les difficultés financières ressurgissent et que la santé vacille Une maladie des yeux empêche Pissarro de travailler en plein air. Celui-ci peindra des paysages urbains de la fenêtre de son appartement ou de chambres d'hôtel de Paris, Rouen, Dieppe et Le Havre (Boulevard Montmartre - Mardi-Gras, 1897 - Place du Théâtre Français,1898).

Le marchand Durand-Ruel, qui contribuera au succès de Pissarro en France et en Amérique, lui consacrera une exposition monographique.

Camille Pissaro est décèdé à Paris le 13 novembre 1903. Quelques années après sa mort , Paul Cézanne déclara : " je n'ai jamais été que son éléve " .

Camille Pissarro

Frédéric Bazille 1841-1870

Peintre français.
Il commença par étudier la médecine à Montpellier puis devint peintre lorsqu'il rencontra Pierre-Auguste Renoir.

Ses peintures les plus connues sont la robe rose (1864) et réunion de famille (1867). On compte également parmi ses amis Claude Monet, Alfred Sisley et Édouard Manet. Issu d'une famille aisée, il les aida en leur fournissant de l'espace et du matériel dans son atelier.

Il fut tué lors de la guerre franco-allemande de 1870. Cette mort prématurée, à 29 ans, en a fait le moins célèbre des peintres du groupe impressionniste dont il fut pourtant l'un des piliers.

14/06/2006

Alfred Sisley 1839-1899

peintre impressionniste de nationalité britannique.

D'une famille musicienne il préfére se destiner à la peinture plutôt qu’au commerce. Il entre en 1862 à l’atelier de Gleyre où il fit la connaissance de Renoir, Monet et Bazille. Les quatre amis quittèrent l’atelier du maître dès mars 1863 pour travailler en plein air et planter leur chevalet dans la forêt de Fontainebleau.

Sisley choisit inlassablement pour sujet de ses toiles le ciel et l’eau animés par les reflets changeants de la lumière dans ses paysages des environs de Paris, la région de Louveciennes et de Marly-le-Roi. Il s’inscrit dans la lignée de Constable, Bonington et Turner. S’il subit l’influence de Monet, il s’éloigne de son ami par sa volonté de construction qui lui fait respecter la structure des formes.

Se montrant sensible à l’écoulement des saisons, il aimait à traduire le printemps avec les vergers en fleurs ; mais ce fut la campagne hivernale et enneigée qui attira particulièrement Sisley dont le tempérament réservé préférait le mystère et le silence à l’éclat des paysages ensoleillés de Renoir.

Alfred Sisley

 
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