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18/09/2014

Le Petit Journal Illustré...

"Le Petit Journal Illustré" était le supplément hebdomadaire du quotidien "Le Petit Journal".  Le premier numéro fut publié le samedi 29 novembre 1890. Chaque numéro comportait huit pages mais ne comptait que deux pages, la première et la dernière, illustrées et colorisées.

Konstantin Stoitzner  1863-1934 Austria  Le Petit Journal  Huile sur bois 20,5 x 15,5 cm Collection privée.

Konstantin Stoitzner  1863-1934  Austria   "Le Petit Journal"

Huile sur bois  20,5 x 15,5 cm      Collection privée.

De ses débuts au numéro 162 du 30 décembre 1893, la revue fut publiée chaque samedi. Dès janvier 1894, elle était publiée chaque lundi. A partir du numéro 208 du 11 novembre 1894, "Le Petit Journal Illustré" sera publié chaque dimanche.

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Numéro 1061, 19 mars 1911.

Après l'édition du 9 août 1914, la direction du "Petit Journal", confrontée à des difficultés d'expédition et à une brutale pénurie de papier, réduisait la publication de la revue à deux  numéros de 4 pages publiés fin août et le 20 septembre 1914. Après une réduction de format, la publication hebdomadaire reprenait régulièrement le 4 octobre.

Dès le 25 octobre 1914, la revue ne comportait plus que quatre pages dont une couverture en couleurs. Le Petit Journal  dimanche 8 novembre 1914..jpg

Numéro 1246, 8 novembre 1914.

Eugène Damblans *   1865-1945     France.

A partir du 2 mai 1915, le journal comptait de nouveau huit pages dont deux, parfois quatre, en couleurs. Il était, de plus, illustré de photos.

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Numéro 1275, 30 mai 1915.    Damblans  1865-1945   France.

Dès le numéro 1402 du 4 novembre 1917, le journal adoptait un format plus carré et le titre s'agrémentait du coq gaulois.

Numéro 1414, 27 janvier 1918. Louis Charles Bombled 1862-1927 France.jpg

Numéro 1414, 27 janvier 1918.

Louis Charles Bombled *   1862-1927     France.

A compter du numéro 1558 du 31 octobre 1920, l'hebdomadaire, comportant 4 pages supplémentaires, était édité sur 12 pages.

A partir du numéro 2130 du 18 octobre 1931, "Le Petit Journal Illustré" devenait "L'illustré du Petit Journal". Le dernier numéro était publié le 1er août 1937.

*Les illustrateurs Eugène Damblanc, dit Damblans (1865-1945) et Louis Bombled (1862-1927) étaient parmi les collaborateurs les plus assidus du "Petit Journal Illustré" au cours de la première guerre mondiale.

16/09/2014

Le Panorama de la Guerre

"Le Panorama de la Guerre" était une publication hebdomadaire éditée par la librairie parisienne Jules Tallandier. Les premiers numéros ne sont pas datés mais le n°1 fut probablement publié vers le 20 septembre 1914.

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Numéro 6, non daté.

Le premier fascicule daté, le n°14, porte la date du 31 décembre 1914.

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Numéro 14, 31 décembre 1914.

Au fil des ans, la publication de la revue devint bi-mensuelle puis mensuelle. 136 numéros furent publiés de 1914 à 1919. 
Les premiers fascicules comportaient 24 pages et de nombreuses illustrations issues de photographies de faits d'armes, de portraits, de scènes maritimes, des types militaires des nations engagées dans le conflit ainsi que des cartes et des plans.

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Poilus de retour des tranchées, 1915.

Certains numéros comportaient une planche hors-texte en noir et blanc ou en couleurs exécutée par les meilleurs artistes de l'époque.

Georges Busson  1859-1933 France  Dessin, 1915 Prise du drapeau du 94° à Montlévêque par le capitaine Sonois du III° hussard, le 10 septembre 1914..JPG

Georges Busson   1859-1933    France   dessin, 1915

  "Prise du drapeau du 2° bataillon du 94° régiment de Landwehr de Saxe-Weimar à Mont-l'Evêque par le capitaine Sonnois du III° Hussards, le 10 septembre 1914."

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Jean-Jacques Berne-Bellecour   1874-1939     France

Les éditions Jules Tallandier publièrent ensuite la collection complète, relatant les  années 1914 à 1918, reliée en 6 volumes.

Le panorama de la Guerre Paul Thiriat France  Cessez le feu  11 novembre 1918, 11 heures Aquarelle.jpg

Paul Thiriat   France  "Cessez le feu"    Aquarelle

11 novembre 1918, 11 heures.   

Un septième tome supplémentaire, "La Victoire", traitait de l'année 1919.

14/09/2014

Bataille de Guise, 29 août 1914.

Le 27 août 1914, après la défaite et la retraite de Charleroi, la V° armée française commandée par le général Lanrezac occupait une ligne allant de Guise à Aubenton, village proche du département des Ardennes.

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Les unités de la V° armée française occupaient Guise et ses environs. Vers 18h30, Guise était évacuée. Sur les 8 200 habitants, il ne restait que 500 personnes dans la ville.
La II° armée allemande commandée par von Bülow faisait face à la V° armée française. Elle était encadrée, à l’ouest, par la I° armée de von Kluck qui progressait en direction de Péronne-Roye, et, à l’est, par la III° armée de von Hausen qui marchait en direction de Rocroi-Rethel.

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Menacé de voir la V° armée débordée par les flancs, Lanrezac prévoyait de poursuivre la retraite sur Laon dans la journée du 28 août. Le colonel Alexandre, officier de liaison du Grand Quartier Général, vint lui porter l’ordre de Joffre d'attaquer à l'ouest sur Saint-Quentin.
Joffre souhaitait soutenir la retraite des Britanniques et permettre la montée en ligne de la VI° armée française qui, sous les ordres du général Maunoury, venait d'être constituée.

La V°armée française faisait face au nord et l'offensive prévue par Joffre devait se dérouler vers l’ouest. De fortes colonnes allemandes étant signalées au nord de la rivière Oise, la gauche de la V° armée française devenait susceptible d’être attaquée de flanc lors de son mouvement.

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Anton Hoffmann   1863-1938     Germany 

Dessin 1916, charbon de bois, avec rehauts de blanc, 53 x 77 cm      Collection privée.

Lanrezac, convaincu d'une attaque allemande sur Guise, soulignait les risques d'une telle offensive et critiquait le plan de Joffre. Ce sera le premier pas vers son limogeage.

28 août.

Le matin du 28 août, Joffre se rendait au Quartier Général de Lanrezac à Marle sur Serre, petite ville de l'Aisne située à 25 km au nord-est de Laon. Une violente dispute éclatait entre les deux généraux. Joffre sommait Lanrezac de donner des ordres d’attaque vers Saint-Quentin.
Sous la pression, Lanrezac réunissait les commandants de Corps d'Armée et préparait l'offensive des 3° et 18° corps, chacun renforcés par une division d'infanterie d’Afrique, en direction de Saint-Quentin. Le 10° Corps, faisant face au nord, restait en flanc-garde derrière la rivière Oise en amont de Guise.
Le général Joffre décidait de remplacer le général Sauret par Hache à la tête du 3° Corps d'Armée. Le général de Mas Latrie conservait le commandement du 18° Corps et le général Defforges celui du 10° Corps.

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Raymond Desvarreux-Larpenteur   1876-1961   France 

Fantassin français, 1914.

Dans la matinée du 28 août, de violents combats de rues opposaient à Guise le 5° bataillon du 228° régiment d'infanterie aux unités de la II° armée allemande du général von Bülow. Submergés par le nombre, les français, après avoir perdu 151 hommes, devaient se replier. 
Les unités du 10° Corps d'Armée du général Defforges, chargées de garder la rivière Oise, était bousculées et les Allemands occupaient Guise.

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Artillerie allemande.

La 35° division du général Exelmans du 18° Corps d'Armée, faisant mouvement vers l’ouest, parvenait à rejeter les Allemands sur la rive nord de la rivière Oise avant de reprendre sa marche vers Saint-Quentin.

Le Quartier Général de Lanrezac s'établissait à Laon.

29 août.

Le matin du 29 août, Lanrezac, en présence de Joffre, modifiait les ordres donnés la veille et organisait la contre attaque sur Guise.

Le 18° Corps du général de Mas Latrie et une division d'Afrique restaient seuls en charge de l'attaque sur Saint-Quentin. Les deux divisions de réserve du 4° groupe du général  Valabrègue devaient protéger l'aile gauche du 18° Corps d'Armée.

Dès 10h, le 3° Corps d'Armée du général Hache, abandonnant l'offensive sur Saint-Quentin, obliquait à droite pour attaquer Guise par l’ouest. Le 10° Corps d'Armée du général Defforges attaquait Guise par le sud.

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Modification de l'ordre de marche du 3° Corps d'Armée.

Le 1° Corps d'Armée du général Franchet d’Espèrey appuyait le 10° Corps. Mais, devant l’écrasante supériorité numérique des Allemands, le 10° Corps d'armée ne pouvant maintenir ses positions, reculait et, dès 10h du matin, la II° armée allemande était maître des ponts sur la rivière Oise.

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Infanterie allemande.

Les bataillons allemands franchissaient l’Oise mais l’artillerie française prenait à partie les troupes d’assaut et les renforts allemands.

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Batterie française de 75 mm.

A Etréaupont, la résistance des Bretons du 10° Corps, bloquant l’avance allemande, faisait reculer la Garde prussienne.
A 15h30, le général Franchet d’Espèrey, après une forte préparation d’artillerie, jetait ses régiments en avant. Sur un front de 20 km, de Jonqueuse à Vervins, l’attaque se développait et les Allemands, décontenancés, reculaient.

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Assaut d'infanterie française.

Le 1° Corps d'Armée française enlevait Jonqueuse, Bertaignemont, Chanlieu, Puisieux et refoulait le 10° Corps d'Armée allemand sur Guise.

Georges Bertin Scott 1873–1943 Le 48 régiment d'infanterie à Guise L'illustration, 1914.jpg

Georges Bertin Scott   1873–1943      France

"Le 48° régiment d'infanterie à Guise."

Le général Defforges, à la tête du 10e Corps d'Armée, reprenait Sains-Richaumont,  Colonfay et le Sourd. A l'ouest de Guise, la 51° division de réserve du général Boutegourd s’emparait de Voulpaix et les cavaliers de la 4° division du général Abonneau menaçaient le flanc de la II° armée allemande.

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Escadron de dragons, 1914.

Les deux Corps d'Armée allemands, repassant la rivière Oise, battaient en retraite vers le nord.
Neuf mille soldats allemands étaient tombés dans cette bataille.

Près de Saint-Quentin, le 18e corps du général de Mas Latrie, confronté à des forces supérieures en nombre, devait, dans la soirée, se replier vers la rivière Oise.

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Cuirassier blessé près de Saint-Quentin.

La V° armée risquant d'être débordée sur l'aile gauche, le général Lanrezac, le soir du 29 août, alertait le Grand Quartier Général des périls de cette situation. 

Averti de la situation par von Bülow, von Kluck tentait de combler la brèche entre la I° et la II° armée allemande. Renonçant à contourner Paris par l'ouest, il décidait d'infléchir la marche de la I° armée vers l'est et de prendre à revers la V° armée française.

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Cette nouvelle orientation marquait l'abandon définitif du plan Schlieffen.

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Plan Schlieffen initial.  

Les jours suivants, les mouvements des unités allemandes et le nouvel ordre de marche de la I° armée laissaient l'aile droite étirée et dégarnie. La VI° armée française du général Maunoury, cantonnée sur la rivière Ourcq, saisissait l'opportunité d'une offensive. Le 6 septembre débutait la  première bataille de la Marne.

30 août.

Vers 8h00, Lanrezac recevait un message de Joffre. Cet ordre, sensé lui avoir été remis la veille, lui intimait de décrocher et de reculer en deçà de la rivière Serre. La V° armée française, échappant de peu à l'encerclement, se repliait en bon ordre sur Laon. 

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14-18 magazine n°56 (fev-mars-avril 2012) 

Charles Louis Marie Lanrezac  1852-1925

Si la bataille à l'ouest de l’Oise fut qualifiée de victoire de Saint-Quentin par les Allemands, la bataille au sud de Guise fut incontestablement une victoire française. 
Il n'en reste pas moins que, le soir du 3 septembre, le général Lanrezac sera "limogé"* par Joffre aux raisons de "son esprit critique et sa mésentente avec le maréchal French". Le général Franchet d’Espèrey prenait le commandement de la V° armée française.

* Selon le livre de Pierre Rocolle, Joffre aurait relevé de leur commandement plus de 151 généraux au cours du seul premier mois de guerre.
Pierre Rocolle "L'hécatombe des généraux" ed.Lavauzelle, 1980.

13/09/2014

Chasseur d'Afrique

La guerre documentée n15  Maurice Mahut 1878-1929  France Chasseur d'Afrique.jpg

La Guerre documentée, numéro 15    "Goumier

Maurice Mahut   1878-1929     France

La couverture du numéro 15 de "La Guerre documentée" est illustrée d'une aquarelle exécutée par Maurice Mahut. Elle est intitulée "Goumier (au moment de la mobilisation"). C'est en fait un chasseur d'Afrique et non un goumier qui est représenté sur cette couverture. 
Les chasseurs d'Afrique, dès la fin du XIX° siècle, portaient une coiffure très particulière, le taconnet*, casquette de cavalerie modèle 1873, fréquemment recouverte d’un calicot blanc.

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Chasseur d'Afrique, 1910.

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Chasseur d'Afrique.

En juin 1830, la cavalerie du corps expéditionnaire français en Algérie ne comptait que trois escadrons de chasseurs à cheval.

Théodore Fort  1810-1896  France Chasseur d'Afrique aquarelle 30 x 40 cm Collection privée..jpg

Théodore Fort   1810-1896    France

"Chasseur d'Afrique"    aquarelle 30 x 40 cm    Collection privée.

Au début de 1831, deux escadrons de chasseurs algériens seront créés. Recrutés parmi les autochtones, ils seront rattachés au corps des zouaves mis sur pied en août 1830. Par ordonnance royale du 17 novembre 1831, deux régiments de chasseurs d’Afrique seront formés à partir de ces escadrons indigènes.

François-Hippolyte Lalaisse 1812-1884  France  Aquarelle, musée de l'armée, Paris..jpg

François-Hippolyte Lalaisse   1812-1884    France 

Aquarelle, musée de l'armée, Paris.

En 1839, par souci de discipline, il deviendra nécessaire d’incorporer des contingents français aux cavaliers arabes. Le commandement constatait très vite que les mœurs, les usages, la religion, l’habillement et la mode de vie des indigènes s’opposaient à l'introduction de cavaliers arabes dans les escadrons de régiments français. En décembre 1841, les escadrons indigènes des quatre régiments de chasseurs d’Afrique seront rattachés au corps des spahis qui, nouvellement créé, était plus adapté au mode de vie et de combat des autochtones. Les régiments de chasseurs d’Afrique ne comporteront plus que des cavaliers  français.

Edouard Detaille 1848-1912  France Chasseur d'Afrique, tenue de camagne.jpg

Edouard Detaille   1848-1912      France

"Chasseur d'Afrique, tenue de campagne."

Tirant profit de leur expérience des combats livrés en Algérie, les chasseurs d’Afrique se sont rapidement imposés au tout premier rang de la cavalerie française.Henri Georges Chartier  1859-1924  France  Chasseurs d'Afrique et uhlans.jpg

Henri Georges Chartier  1859-1924  France 

"Chasseur et uhlan"

* Taconnet de troupe des chasseurs d'Afrique. Casquette appelée aussi shako taconnet du nom de l'industriel fabricant de chapeaux Taconnet et Cie.

12/09/2014

La Guerre documentée‎

‎"La Guerre documentée‎" était une revue éditée par la ‎librairie parisienne Schwarz & Cie.
Les 80 numéros de "La Guerre documentée" n'étant pas datés, il semblerait que le n°1 fut publié en mars 1915. Le n° 80 paru en 1919 fut le dernier numéro. L’éphéméride de la guerre s’arrête, quant à lui, le 11 novembre 1918 avec le numéro 60.

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La Guerre documentée, numéro 2.   "L'interrogatoire"

Alphonse Lalauze   1872-1936    France.

Chaque numéro, imprimé sur papier glacé, comportait une couverture couleur et une trentaine de pages d'un format de 26 x 32,5 cm.

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La Guerre documentée, numéro 5.     "Le poilu de 1915"

Alphonse Lalauze   1872-1936    France.

Dans la revue figuraient de nombreuses cartes in et hors-texte et de nombreuses photos noir et blanc. Les illustrations, couleur et noir et blanc, in et hors-texte, étaient l'oeuvre des meilleurs artistes de l'époque tels Willette, Steinlen, Fouqueray, Levy-Dhurmer, Laborde, Gervex, Lucien Jonas, Maurice Mahut, Joron, Cappiello, Henri Chartier, Alphonse Lalauze, ...

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La Guerre documentée, numéro 7.    "En Alsace, Août 1914"

Alphonse Lalauze   1872-1936    France.

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La Guerre documentée, numéro 11.   "Le grenadier de 1915"

Lucien Jonas   1880-1947    France.

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La Guerre documentée, numéro 21.

"Le glorieux Soldat de la Marne"

Henri Georges Chartier  1859-1924    France.

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La Guerre documentée, numéro 22.   "Le héros de Loos"

Henri Georges Chartier  1859-1924    France.

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La Guerre documentée, numéro 35.    "Officier d'Etat-major"  

Lucien Jonas   1880-1947    France.

09/09/2014

Août 14, Goumiers dans les Flandres

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Georges Bertin Scott   1873-1943        France

"Goumiers dans les Flandres, 1914 "          Aquarelle, 1915.

Si le goumier désigne le soldat, le goum représente un groupement de 200 combattants soit la valeur d’une compagnie placé sous les ordres d'un capitaine français.
Goum : de l'arabe maghrébin gūm, tribu et de l'arabe classique qaum, troupe.

Le goum, contingent que chaque tribu fournissait pour des opérations militaires, était une formation supplétive recrutée en Afrique du Nord parmi les autochtones.

Georges Bertin Scott 1873–1943  Les Goumiers marocains  Huile sur toile  65 x 81 cm Collection privée..jpg

Georges Bertin Scott  1873–1943   France   "Goumiers marocains"

Huile sur toile  65 x 81 cm      Collection privée.

Le tabor, terme parfois utilisé à tort pour désigner un goum, est en réalité l’équivalent d’un bataillon soit un effectif de trois ou quatre goums.

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"Patrouille de goumiers algériens sur la route de Furnes." 1914

Furnes, ou Veurne en néerlandais, est une cité belge de Flandre-Occidentale située près de la frontière française et proche de La Panne, station côtière de la mer du Nord. 

Le roi Albert Ier de Belgique avait établi son Quartier Général à La Panne début octobre 1914.

Après la chute de la position fortifiée d'Anvers le 9 octobre 1914, les allemands étaient en possession de l'essentiel du territoire belge. L’armée belge, en retraite, s'était retranchée derrière l’Yser le 15 octobre 1914.

Alphonse Lalauze 1872-1936  France Retraite de l'armée belge, après la chute d'Anvers, 9 octobre 1914. Groeningemuseum,Bruges, Belgique.JPG

Alphonse Lalauze    1872-1936     France

"Retraite de l'armée belge après la chute d'Anvers, 9 octobre 1914."

Groeningemuseum, Bruges, Belgique

Pendant toute la guerre, le roi Albert Ier, refusant de suivre le gouvernement belge en exil en France à Sainte-Adresse dans la banlieue du Havre, restera à la tête de l’armée pour la diriger.

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Georges Bertin Scott    1873-1943      France

"Coucher de soleil dans la plaine d'Yser"

Pièce de 75 allant prendre position, octobre 1914.

Cette armée, aux côtés des Britanniques et des Français, résistera durant 4 ans jusqu'à l'offensive victorieuse qui libéra la Belgique en 1918.

07/09/2014

La Guerre des Nations

    Editée à Paris en 1915 par François Tedesco sous la direction de Frantz Funck-Brentano, la revue bi-mensuelle "La Guerre des Nations", du n°1 du 1er février 1915 au n°12 du 15 juillet 1915, ne comportera que 12 numéros.

La Guerre des Nations  n°2, 15 février 1915  Lucien Jonas 1880-1947  France.JPG

"La Guerre des Nations"  N°2 du 15 février 1915 

Lucien Jonas   1880-1947     France.

    Imprimé sur papier glacé, chaque numéro comportait 32 pages de textes illustrés de quelques photographies et de la reproduction de nombreux dessins des meilleurs artistes de l'époque tel Albert Robida.

    Chaque numéro comportait de plus une double carte des opérations et 3 planches hors-texte dont une de 4 cartes postales originales en couleurs.
L'en-tête était constitué d'une planche couleurs reproduisant les dessins, peintures ou aquarelles d'artistes reconnus tels Lucien Jonas, Joseph-Félix Bouchor, Serge de Solomko, Charles Fouqueray, Pierre Paulus de Châtelet ou Alphonse Lalauze.

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"La Guerre des Nations"   N°10 du 15 juin 1915.

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Alphonse Lalauze   1872-1936       France 

"Le poilu"   1915      Aquarelle      Collection privée.

02/09/2014

Retraite du Corps Expéditionnaire Britannique.

Combats d'arrière-garde du B.E.F des 27 et 28 août 1914.

Le 26 août 1914, le maréchal French refusait de participer à l'offensive de la V° armée française prévue par le général Joffre entre Saint-Quentin et Guise. Il quittait Saint-Quentin dans la soirée pour établir son poste de commandement à Noyon, ville située dans le département de l'Oise, à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Saint Quentin.

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Avance des armées allemandes au soir du 30 août 1914.

French avait ordonné la retraite générale des quatre divisions du corps expéditionnaire britannique :
-  Le 1° corps d'armée du lieutenant-général Douglas Haig devait se replier sur la rivière Oise vers Origny-Sainte-Benoite.
-  Le 2° corps d'armée du général Horace Smith-Dorrien devait se replier derrière le canal de Saint-Quentin.

27 Août 1914, 1° Corps d'Armée.
Depuis Landrecies, Maroilles et Avesnes-sur-Helpe, la retraite du 1° corps était serrée de près par le 1° corps de cavalerie du général von Richthofen.

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Life guards vs. hussards noir, Totenkopfhusaren.

Le 1° corps d'armée britannique, couvert par une unité en flanc-garde à l’ouest, reprenait la retraite. 

- 1° Division, major-général Samuel Holt Lomax.
Le 2° bataillon du Royal Munster Fusiliers, régiment d'infanterie irlandais, formait l’arrière-garde de la 1° division britannique. Des cavaliers du 15° hussard et des artilleurs de la 1° division renforçaient le 2° bataillon irlandais.

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Harry Payne   1858-1927     England

"Artillerie britannique au combat".

Le matin du 27 août, le bataillon était attaqué dans l'Aisne, au nord d’Etreux par l'artillerie, l'infanterie et la cavalerie de la II° armée allemande du général von Bülow. Le bataillon sera une première fois dégagé par le 15° hussard au prix de lourdes pertes. 

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27 août 1914, combat de l’armée anglaise près de Saint-Quentin.

A 19 heures, les forces britanniques étaient attaquées de toutes parts par l'artillerie et des tirs de mitrailleuses.

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Combat près de Saint-Quentin.

A 21h15, face à des forces 5 à 6 fois supérieures en nombre, les 240 survivants du 2° bataillon, dont de nombreux blessés, se rendirent. L'arrière garde britannique, en contenant les attaques allemandes durant plus de 12 heures, permit la retraite en bon ordre de la 1° division. Au soir de la bataille, les Britanniques comptaient environ 1 000 hommes hors de combat et les allemands près de 2 000.  
Le soir du 27 août, la 1° division bivouaquait à Hauteville et la 2° à Mont d’Origny, deux villages situés sur la rivière Oise.

27 Août 1914, 2° Corps d'Armée.                                                                                   Très éprouvé après les violent combats du Cateau, le 2° corps d'armée du général Horace Smith-Dorrien se repliait devant les troupes de la I° armée allemande du général von Kluck.

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"Lanciers irlandais"

 - 3° Division, général Hubert Hamilton.
La 3° division, marchant vers Ham dans la Somme, était attaquée par le II° corps de cavalerie du général von der Marwitz. Elle ne ralliera le 2° corps d'armée que tard dans la nuit.

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Anton Hoffmann   1863-1938  Germany   "Charge de uhlans"

- 5° Division, général Charles Fergusson.
La 5e division, marchant droit sur Noyon, bivouaquait au sud de la rivière Oise.
Le soir du 27 août, le 2° corps d'armée britannique s’était replié au sud de Saint-Quentin, sur la rivière Oise, entre La Fère et Chauny.

28 août 1914.

Le 1° corps d'armée britannique, reprenait la retraite. Des unités de la 1° division du général Samuel Lomax, harcelées par le 1° corps de cavalerie du général von Richthofen, marchaient à nouveau en arrière-garde.

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"Uhlans bavarois"

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Harry Payne   1858-1927     England

"Charge britannique près de Saint-Quentin."

Dans la journée du 28 août, un combat de cavalerie eut lieu entre Cerisy et Moy-de-l'Aisne, villages à mi-chemin entre Saint-Quentin et La Fère.

Stanley Llewellyn Wood 1866-1928 England  La charge août 1914.jpg

Stanley Llewellyn Wood    1866-1928       England 

"La charge, août 1914."

Protégeant la retraite du 1° corps d'armée britannique, les trois régiments de la V° brigade de cavalerie du général Philip Chetwode se sont opposés à l'avant-garde de cavalerie de la IIe armée allemande du général von Bülow.

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George Wright    1860-1942     England

"Le 12° lanciers à Moy-de-l'Aisne, le 28 août 1914."

Le 12° Royal Lancers, le 20° Hussards et le Royal Scots Dragons reçurent l’ordre de charger le 2° régiment de dragons de la Garde prussienne.

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Régiments de dragons allemands.

Ce combat sera l'une des dernières grandes charges de cavalerie de la première guerre mondiale.

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Carte des opérations, 28 août 1914.

Le 2e corps d'armée britannique, après avoir effectué une retraite de 70 km en moins de deux jours, atteindra la rivière Somme.

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Harry Payne   1858-1927       England 

6th Dragoon Guards  "Chemin dangereux"  1905

Huile sur bois 28 x 17,5 cm     National Army Museum, London.

Les Britanniques livraient des combats d’arrière-garde à Proyart et Rosières en Santerre, villages au sud-ouest de Péronne.

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Anton Hoffmann 1863-1938   Germany   "Uhlan du Würtemberg"

Près de Golancourt, à six kilomètres au sud de Ham, deux colonnes anglaises se heurtaient aux 3° et 5° brigades de uhlans de la Garde prussienne.

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Hugo Ungewitter   1869-1944     Germany 

"Cavaliers uhlans"    1927

  Huile sur toile  84 x 133 cm    Collection privée.

En fin de soirée, le corps expéditionnaire britannique bivouaquait sur la ligne Noyon-Chauny-La Fère.

Retraite  des Britanniques du 24 au 28 août 1914..jpg

Retraite des Britanniques du 24 au 28 août 1914.

Rouge : retraite des corps d'armée britannique.  Bleu : ligne de front le soir du 28 août.

Le soir du 28 août, le général Haig déclarait être prêt à appuyer l’offensive de la V° armée française prévue vers Saint-Quentin. Le maréchal French s’y opposant, l’attaque ne pouvait être menée que par la seule armée française.
La I° armée allemande de von Kluck, ayant franchi la rivière Somme, occupait Ham et Péronne. 
La II° armée allemande de von Bülow, occupant Saint-Quentin, tentait de franchir la rivière Oise à Guise.

Anton Hoffmann 1863-1938 Germany Charge de uhlans..jpg

Anton Hoffmann   1863-1938       Germany

"Charge de uhlans."

Les ponts de Guise et de Flavigny-le-Grand seront enlevés dans la soirée du 28 août.

31/08/2014

Le combat du Pont brûlé, 26 Août 1914.

Le Pont brûlé, situé en Belgique à Grimbergen, commune de la province du Brabant flamand, est un pont levant qui enjambe le canal de Willebroek devenu aujourd'hui le canal maritime de Bruxelles à l'Escaut.

Le 26 août 1914, dans le cadre de la défense de la position fortifiée d’Anvers, un bataillon du 2° régiment de chasseurs à pied fut chargé de marcher sur Pont-Brûlé et de traverser le canal de Willebroeck.

Défense du pont Brûlé, sur le territoire de Grimbergen, 26 août 1914..jpg

Défense du pont Brûlé, sur le territoire de Grimbergen, 26 août 1914.

Les Allemands occupaient la rive Ouest du canal. Les chasseurs parviendront à atteindre la rive Est du canal. Le tablier du pont, relevé par les Allemands, faisait obstacle à la traversée du canal.

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Pont-Brûlé, le pont mobile tel qu'en août 1914.

Le chasseur Léon Trésignies se portera volontaire. Traversant le canal à la nage, il tentait d'actionner la roue permettant de baisser le tablier du pont levant.

Léon Trésignies  1886-1914  A Pont-Brûlé le 26 août 1914..JPG

Léon Trésignies  1886-1914   A Pont-Brûlé, le 26 août 1914.

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La grande roue actionnant le pont mobile sur le canal de Willebroeck en 1914.

Léon Trésignies sera mortellement blessé au cours de cette action.

Le 15 septembre 1914, le caporal Léon Trésignies fut cité à l’ordre du jour de l’armée. Il repose au cimetière de Grimbergen.

Pont-Brûlé, le pont mobile en 1914 et timbre poste commémorant l'action du caporal Léon Trésignies..jpg

Le pont mobile en 1914 et timbre poste commémorant l'action du caporal Léon Trésignies.

La place à l'est du pont porte aujourd'hui son nom et sur la rive du canal, un monument fut édifié en son honneur.

28/08/2014

Bataille du Cateau-Landrecies, 25 et 26 août 1914

Le matin du 25 août 1914, le corps expéditionnaire britannique, pressé depuis Mons par la I° armée allemande du général von Kluck, poursuivait sa retraite vers le sud. Les routes traversant la forêt de Mormal étaient fortement encombrées par les civils belges et français fuyant l'avance des armées allemandes. Les deux corps de l'armée britannique durent se séparer et contourner la forêt de Mormal. 

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"Armée britannique en lisière de forêt"

Le soir du 25 août, le 1° corps arrivait sur Landrecies et Maroilles et le 2° corps sur Caudry et le Cateau. A la droite des Britanniques, la V° armée française du général Lanrezac, sous la pression de la II°armée allemande du général von  Bülow, refluait rapidement vers la rivière Oise, Guise et Saint-Quentin.

Au vu des dernières positions de la V° armée française, le maréchal French, jugeant la position du corps expéditionnaire britannique trop avancée, décidait de poursuivre la retraite et de regrouper les deux corps d'armée derrière les rivières Oise et Somme.

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"Régiment britannique."

Le général Smith-Dorrien, commandant le 2° corps d'armée britannique ne fut pas de cet avis. Bravant les ordres de French, il décidait de livrer bataille. Dans la nuit du 25 au 26 août, il en informait le quartier général britannique basé à Saint-Quentin. French, malgré de fortes réticences, acceptera la décision du général Smith-Dorrien. 

Nuit du 25 au 26 août 1914, Landrecies, 1° corps d'armée du lieutenant-général Douglas Haig.

Le 25 août, le 1° corps du lieutenant-général Douglas Haig , attaqué à Landrecies, sera contraint de reculer.
Dans la soirée du 25 août, les soldats de la deuxième division britannique affrontaient les Allemands de la première armée du général Von Kluck aux abords de Landrecies.

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"The Scots Guards, régiment d'élite écossais au combat."

5 000 anglais fatigués d'une longue marche feront face à 8 000 allemands venant d'être transportés par des camions. Les combats seront furieux.

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Richard Caton Woodville   1856-1927     England 

"Landrecies, corps à corps entre le 3° Coldstream Guards et l'infanterie allemande."

Les Anglais avaient barricadé la rue principale de Landrecies et le pont sur la rivière Sambre fut défendu.

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"Landrecies, combat de rue."

Des combats de nuit se dérouleront dans la ville et sur les routes au nord et à l'ouest de Landrecies.

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William Barnes Wollen    1857-1936     England

"Landrecies, 25 août 1914".

Landrecies, nuit du 25 août 1914..jpg

"Landrecies, nuit du 25 août 1914".

Le matin du 26 août, les assauts allemands ont été contenus. Les Britanniques ont perdu 200 soldats et les Allemands 127. Le 1° corps britannique refluant en direction d’Étreux, le 2° corps d'armée du général Smith-Dorrien se trouvera isolé.

Matin du 26 août 1914, Le Cateau, II° corps d'armée du général Smith-Dorrien.

Le matin du 26 août, le général Smith-Dorrien commandant le II° corps d'armée britannique, bien que face à un ennemi aux forces très supérieures, refusait la retraite.

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"Observateurs britanniques au Cateau, 26 Août 1914"

Le II° corps fut attaqué sur une ligne Esnes-Caudry-Le Cateau à partir de 9h par trois des corps de la première armée allemande.

Les batteries anglaises seront rapidement réduites au silence par l'artillerie allemande.

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"Le Cateau, l'infanterie britannique face à la cavalerie allemande"

Les Allemands jetant le gros de leurs forces sur la gauche du II° corps, le général Smith-Dorrien demandait le soutien du corps de cavalerie du général Sordet.

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Henri Georges Chartier   1859-1924     France

"Dragon du corps de cavalerie Sordet"

La montée en ligne de la cavalerie française bloquera les troupes allemandes dans leur tentative de débordement de l'aile gauche britannique.

La division de cavalerie du général Allenby fut chargée de combler la brèche de 12 km ouverte entre le 1° et le 2° corps britannique.

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6th Dragoon Guards (Carabineers) 1914

Le soir du 26 août, le 2e corps d'armée britannique, luttant contre des forces trois fois supérieures en nombre, fut menacé d’encerclement. Il sera contraint de reprendre la retraite.

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Terence Cuneo  England

"Le Cateau, 26 Août 1914, le capitaine Douglas Reynolds sauvant les canons."

Le capitaine Douglas Reynolds et les artilleurs Frederick Luke et Job Drain sauvant les canons de la 37° batterie menacés par l'avancée de l'infanterie allemande.Ils seront tous trois décorés de la Victoria Cross.

Le corps de cavalerie du général Sordet fut chargé de protéger la retraite du 2°corps d'armée britannique.

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Alphonse De Neuville   1836-1885      France

"Cuirassiers français"

Les pertes du 2° corps, près de 8 000 hommes hors de combat et 38 canons détruits, étaient très importantes.
Alarmé par les rapports des combats, French donnera un ordre de retraite générale vers le sud et déplacera son Q.G. de Saint Quentin à Noyon.   
- Le 1° corps d'armée devait se replier sur la rivière Oise vers Origny-Sainte-Benoite.
- Le 2° corps derrière le canal de Saint-Quentin.

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"Troupe britannique en France."

Si la bataille du Cateau eut le mérite de retarder d'une journée l'avance des troupes allemandes, elle n'en avait pas moins affaibli considérablement les forces du corps expéditionnaire britannique.   
Le maréchal French reconnaîtra plus tard que "les conséquences de nos pertes à la bataille du Cateau se firent sentir jusque pendant la bataille de la Marne et les premières opérations sur l’Aisne."

 
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