logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

16/02/2017

La Réclame et les slogans ...

Au XIX° siècle, certaines enseignes usaient déjà de slogans tant accrocheurs que racoleurs.

Jean Alexis Rouchon 1794-1878 France A l'Oeil 1864 Gravure sur bois en couleur 125 x 98 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

Jean Alexis Rouchon   1794-1878      France

"A l'Oeil "  1864     Gravure sur bois  125 x 98 cm

Bibliothèque nationale de France, Paris.

Ouverture Maison de la Rue du Pont Neuf 1870 Lithographie  94 x 115 cm  Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

"Ouverture Maison de la Rue du Pont-Neuf"   1870

Lithographie  94 x 115 cm 

Bibliothèque nationale de France, Paris.

Affiche 1890  Imprimerie Emile Levy, Paris Lithographie 129 x 96 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

Affiche 1890     Imprimerie Emile Levy, Paris

Lithographie 129 x 96 cm     Bibliothèque nationale de France, Paris.

 

13/02/2017

Dehaynin Père & Fils

Originaire de Valenciennes, la famille Dehaynin, établie négociants en charbon à Paris, firent fortune au XIXe siècle.
Euryale Dehaynin (1813–1887), fondateur de la Société de Charbonnage Dehaynin Père & Fils, rachète, en 1842, un brevet relatif à l'invention du charbon aggloméré *.
En 1853, il dépose un brevet pour la fabrication d'un nouveau coke, appelé coke-briquette, destiné à la consommation des locomotives, des hauts-fourneaux et autre usages industriels.

Leonetto Cappiello 1875-1942  France Affiche Dehaynin Prix d'été  1912  Lithographie 140 x 100 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

Leonetto Cappiello   1875-1942    France

Affiche "Dehaynin  Prix d'été"     1912 

Lithographie 140 x 100 cm   Bibliothèque nationale de France, Paris.

Après le décès d'Euryale en 1887, sa veuve, Joséphine Louise Sallerin, fit don à la ville de Paris d'un vaste terrain situé près du bassin de la Villette, sur le quai de la Loire.
En 1903, la ville de Paris entreprit de percer une voie nouvelle sur ce terrain.
En 1907, la ville de Paris, reconnaissante, baptisa cette voie du 19° arrondissement rue Euryale Dehaynin.

Rue  Euryale Dehaynin prise depuis l'avenue Jean Jaurès..jpg

Rue  Euryale Dehaynin prise depuis l'avenue Jean Jaurès.

Paris, XIX     c. 1920

* Les poussières de charbon issues de l'extraction de la houille, mélangées au goudron provenant des résidus des cokeries, forment une pâte homogène destinée à la fabrication de boulets ou briquettes de charbon.

11/02/2017

Jean-Alexis Rouchon 1794-1878

Jean-Alexis Rouchon, né en 1794, était un imprimeur de papiers peints établi à Paris.
En 1844 puis en 1851, il dépose deux brevets relatifs à "l'application de l'impression sur papier peint à l'impression en couleurs des affiches".

Jean Alexis Rouchon Affiche 1852 Gravure sur bois 155 x 99 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..jpg

Jean Alexis Rouchon   1794-1878

Affiche 1852    Gravure sur bois 155 x 99 cm

Bibliothèque nationale de France, Paris.

Le procédé consistait à graver, pour chacune des couleurs, des planches de bois qui seront appliquées alternativement sur le support papier. Des lettres mobiles, elles aussi gravées sur bois, seront utilisées pour la typographie.

Jean Alexis Rouchon Affiche 1853 Gravure sur bois Bibliothèque nationale de France, Paris..jpg

Affiche  1853        Gravure sur bois

Bibliothèque nationale de France, Paris.

Ces affiches polychromes, éditées dans des formats inédits -150 cm de hauteur- furent les premières à être apposées sur les murs des villes de France.

Jean Alexis Rouchon Affiche 1856  Gravure sur bois 142 x 101 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..jpg

Affiche  1853         Gravure sur bois

Bibliothèque nationale de France, Paris.

L'imprimerie Rouchon reçoit des commandes de nombreux "magasins de nouveautés", précurseurs des grands magasins.

Jean Alexis Rouchon  Maison de la Belle Jardinière. Vue intérieure d'une partie des trois principales galeries. 1849 Affiche 270 x 220 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..jpg

Affiche 1864    Gravure sur bois 130 x 101 cm

Bibliothèque nationale de France, Paris.

Les affiches, éditées aux motifs des enseignes, comportent slogans et réclames.

Jean Alexis Rouchon Affiche 1857   Gravure sur bois  103 x 69 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..jpg

Affiche    1864         Gravure sur bois  130 x 101 cm

Bibliothèque nationale de France, Paris.

Théâtres de variétés, spectacles divers et marques de produits alimentaires lui passent également commande.

Jean Alexis Rouchon Affiche 1864 Gravure sur bois 130 x 101 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..jpg

Affiche  1864         Gravure sur bois 130 x 101 cm

Bibliothèque nationale de France, Paris.

La production de l'imprimerie Rouchon, plusieurs centaines d'affiches crées durant près de vingt ans, se caractérise par une signalétique particulière : pratique des aplats*, contrastes de couleurs puissants, simplification du trait, typographie restreinte et sans fioriture.

Jean Alexis Rouchon Affiche 1863 Gravure sur bois  46 x 33 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..jpg

Affiche    1863             Gravure sur bois  46 x 33 cm

Bibliothèque nationale de France, Paris.

Malgré son succès, l'imprimerie Rouchon restera une entreprise isolée. De nos jours, les affiches de Rouchon sont devenues très rares. Les épreuves du dépôt légal, conservées à la Bibliothèque nationale de France de Paris, semblent les seules connues.

Gravure sur bois 105 x 70 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

Gravure sur bois   105 x 70 cm

Bibliothèque nationale de France, Paris.

Dès 1866, les progrès techniques de la lithographie et l'ouverture du premier atelier parisien de Jules Chéret (1836-1932), rendent obsolètes le procédé de la gravure sur bois utilisé par l'imprimerie Rouchon.

* Un aplat ou à-plat, en imprimerie, peintures et arts graphiques, désigne une surface de couleur uniforme qui ne varie ni en luminosité, ni en pureté.

06/02/2017

"Aux Enfants Sages" 1850-1890

Magasins de poupées et de jouets de luxe créés en 1850. Situés au 13, 15, 17 et 18 Passage Jouffroy, Bld Montmartre à Paris, les propriétaires en étaient Jules Albert Monnier, Benon et Cie et le fabricant Guiton.

aux Enfants sages Imprimerie Rouchon 24, rue du faubourg Saint Denis, Paris..jpg

"aux Enfans sages"

Imprimerie Rouchon 24, rue du faubourg Saint Denis, Paris.

Enfant vient du latin "infans", pour "non fans". Du latin "in farer", celui qui ne parle pas"
"infans" : définition dans le dictionnaire latin-français, Félix Gaffiot, Hachette, 1934 : tout petit enfant encore incapable de parler.

Aux Enfants Sages 1.JPG

"Aux Enfans Sages"

Aux Enfants Sages.jpg

"Aux Enfants Sages"

Poupée 1870, exclusivité Guiton..jpg

Vers 1870, cette poupée, haute de 46 cm, était vendue en exclusivité par la boutique parisienne de la maison Guiton, successeur, "Aux Enfants Sages", passage Jouffroy, Paris.

Automate dit   Madame au piano  c.1872  Hauteur 36 cm..jpg

Automate dit "Madame au piano"     c.1872

Hauteur 36 cm.

Le piano porte une étiquette de bronze "Guiton, Constructeur, 15 Passage Jouffroy, Paris", indiquant que le jouet a été vendu par le magasin de jouets de luxe, "Aux Enfants Sages", fondé en 1850 et détenu par Guiton en 1872.

Appareil Guiton.JPG

"Aux enfants sages" : Appareil photographique Guiton de 1875

Le constructeur Guiton proposait des appareils photographiques complets et portatifs pour réaliser soi-même portraits et paysages..... Le nécessaire contient dans un coffret en bois clair comprenant la chambre (boitier avec dépoli, châssis en bois clair, objectif diaphragme à tourelle), six flacons étiquetés à l’enseigne de la maison Guiton, vase à pied, cuvette en céramique et deux plaques en verre.

Aux Enfants Sages Paris.jpg

Extension constatée en 1889, une boutique supplémentaire au 18 Passage Jouffroy.

Récompensée lors de l'exposition universelle de Paris en 1889, l'enseigne du passage Jouffroy, "Aux Enfants sages", disparaît subitement en 1890.   

29/01/2017

"Au Pauvre Jacques" 1820-1935

Les magasins parisiens de nouveautés textiles "Au Pauvre Jacques", situés au 51 & 53 boulevard du Temple et au 198 & 200 rue du Temple, furent fondés en 1820.

Au Pauvre Jacques  Affiche Van Geylen, Paris c.1866 Lithographie 150 x 120 cm.JPEG

"Au Pauvre Jacques

Affiche Van Geylen, Paris   c.1866      Lithographie 150 x 120 cm

"Boulevart du Temple" : Ce "t" terminal était un trait d’orthographe tout à fait courant à l’époque. Il est exact que l’orthographe "Boulevart" était attestée au 19ème siècle. Néanmoins, si elle était courante avant et vers les années 1830, elle tendait à se raréfier dans la seconde moitié du siècle.

En 1889-90 un nouveau magasin "Au Pauvre Jacques" est implanté à l'angle de la place de la République et de la rue du Temple. Ce magasin était l'ancêtre de "A La Toile d'avion" qui deviendra "Tati" et qui est aujourd'hui un magasin de vêtements de l'enseigne "Camaïeu".

Au Pauvre Jacques Affiche 1890  Imprimerie Th. Dupuy & Fils, Paris Lithographie 129 x 90 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

"Au Pauvre Jacques"         Affiche 1890

Imprimerie Th. Dupuy & Fils, Paris

Lithographie 129 x 90 cm   Bibliothèque nationale de France, Paris.

J.B. Nob  18..-19.. Affiche 1890 Imprimerie Th. Dupuy, 22 rue des Petits-Hôtels, Paris  Lithographie 129 x 100 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..jpg

J.B. Nob  18..-19..         Affiche 1890

Imprimerie Th. Dupuy, 22 rue des Petits-Hôtels, Paris 

Lithographie 129 x 100 cm    Bibliothèque nationale de France, Paris.

La place de la République, située à la limite des 3°, 10° et 11° arrondissements de Paris, est une place de 280 mètres sur 120. Jusqu'en 1879, petite place triangulaire ornée d'une fontaine, elle s'appelait place du Château-d'Eau.
Elle prit sa physionomie actuelle sous le Second Empire et les travaux haussmanniens, qui dès 1852, virent le percement du boulevard de Magenta, des Amandiers (devenu avenue de la République) et du boulevard du Prince-Eugène, de nos jours boulevard Voltaire.
Le 14 juillet 1883, un monument dédié à la République, œuvre des frères Léopold et Charles Morice, fut inauguré au centre de la place. La place prendra le nom de place de la République en 1889, 6 ans après l'inauguration d'un monument.

Au Pauvre jacques (2).jpg

Au pauvre Jacques  Place de la République, Paris..jpg

Carte postale   Place de la République, Paris.

Eugène Ogé 1861-1936 France Au Pauvre Jacques 1901 Lithographie 140 x 100 cm Musée des Arts Décoratifs, Paris..jpg

Eugène Ogé 1861-1936 France

"Au Pauvre Jacques"    1901

Lithographie 140 x 100 cm   Musée des Arts Décoratifs, Paris.

Au Pauvre Jacques (3).JPG

Mention est faite du n° de téléphone et d'une extension du magasin sise au 24,26 rue Bérenger.

Au pauvre Jacques  Affiche 121,5 x 79,5 cm  Imprimerie Oullot 2, Place Voltaire, Paris  c.1990  Musée Carnavalet, Paris..jpg

"Au Pauvre Jacques"   c.1900    Affiche 121,5 x 79,5 cm 

Imprimerie Oullot 2, Place Voltaire, Paris. 

Musée Carnavalet, Paris.

Facture, datée du 8 juin 1906, due à Paul Costé  Encre bleue sur papier rosé, format 13,9 x 21,6 cm..jpg

Facture, datée du 8 juin 1906, due à Paul Costé 

Encre bleue sur papier rosé, format 13,9 x 21,6 cm.

Catalogue publicitaire du magasin Au pauvre Jacques  1924..jpg

1924   Catalogue publicitaire du magasin "Au pauvre Jacques".

En 1935, Marcel Boussac achète la chaîne parisienne de magasins de tissus "Au pauvre Jacques". Rebaptisée "A la toile d'avion", elle devient le principal organe de vente du Comptoir de l'industrie cotonnière (CIC), société de traitement et de vente de textiles crée par Boussac en 1911.
Dans l'incapacité de s'adapter aux évolutions du marché du textile, les 21 principales sociétés du groupe Boussac sont mises en règlement judiciaire en mai 1978.
Saint Frères, filiale du groupe Agache-Willot, achètent Boussac pour 700 millions de francs en août 1978. Mais la société Boussac-Saint-Frères continue d'être déficitaire et doit déposer le bilan en juin 1981.

27/01/2017

Le Grand Bazar de l’Hôtel de Ville 1856

François Xavier Ruel.jpgLe Grand Bazar de l’Hôtel de Ville, fut fondé en 1856 par François-Xavier Ruel (1823-1900), originaire d’Annonay, établi quincaillier à Lyon.

Venu à Paris en 1853, il achète aux fabricants un stock de bonneterie puis recrute quelques camelots pour vendre les articles dans de vastes parapluies.

Il constate que les meilleures ventes sont toujours réalisées au coin de la rue de Rivoli et de la rue des Deux-Portes-Saint-Jean (actuelle rue des Archives).
En 1856, il décide d'établir son magasin, "le Bazar Napoléon", à cet endroit. Il occupe une petite façade au 54 de la rue de Rivoli.

Eugène Oge 1861-1936 France  Bazar de l'Hôtel de Ville 1910   Lithographie 138 x 198 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..jpg

Eugène Ogé  1861-1936       France 

"Bazar de l'Hôtel de Ville"   1910  

Lithographie 138 x 198 cm   Bibliothèque nationale de France, Paris.

Progressivement, l'activité s'étend à tout un îlot d'immeubles et, en 1866, il prend en bail la plus grande partie de l’immeuble du 54 rue de Rivoli.

Émile Lévy 1826-1890  France Affiche de 1892 Lithographie 106 x 75 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..jpg

Émile Lévy  1826-1890      France

Affiche de 1892     Lithographie 106 x 75 cm

Bibliothèque nationale de France, Paris.

Le magasin consacre trois étages à la vente et la première marque "Bazar de l'Hôtel de Ville" sera officiellement déposée le 17 octobre 1878.

c.1891 Affiches Camis, 58 rue Saint Sabin, Paris..jpg

c.1891    Affiches Camis, 58 rue Saint Sabin, Paris.

Henri Gray 1858-1924  France 1897 Lithographie 141 x 100 cm  Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

Henri Gray   1858-1924         France

1897  Lithographie 141 x 100 cm   Bibliothèque nationale de France, Paris.

Xavier Ruel décède en 1900 et laisse derrière lui une enseigne particulièrement prospère comptant 800 employés.
Sa femme et ses enfants reprennent l’entreprise et fondent en 1901 la société "Veuve Ruel et Cie".

Firmin Bouisset 1859-1925 France 1899 Lithographie 150 x 111 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

Firmin Bouisset   1859-1925    France

"Bazar de l'Hôtel de Ville"    1899

Lithographie 150 x 111 cm    Bibliothèque nationale de France, Paris.

En 1902, Henri Viguier (1877-1967), petit-fils de François-Xavier Ruel, prend la direction de la société. Il parachève l’œuvre de son aïeul et dirige les vastes travaux qui, réalisés de 1911 à 1913 selon les plans de l'architecte Auguste Roy, donnent au bâtiment sa célèbre rotonde et l'essentiel de sa structure moderne.

1913 Construction de la charpente métallique et de la rotonde..jpg

1913   Construction de la charpente métallique et de la rotonde.

Le magasin couvre 1 300 mètres de galeries bâties sur six étages, il devient l'un des grands magasins parisiens de la mode.

Editeur Verneau Charles, Paris 1890 Lithographie 139 x 95 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

Editeur Charles Verneau, Paris 1890

Lithographie 139 x 95 cm Bibliothèque nationale de France, Paris.

Henri Viguier fut l'homme de toutes les grandes réalisations du magasin.
En 1924, l’enseigne change de nom et devient "Bazar de l’Hôtel de Ville".

Eugène  Ogé  1861-1936 France Bazar de l'Hôtel de  Ville 1899 Lithographie 137 x 100 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

Eugène Ogé   1861-1936     France

"Bazar de l'Hôtel de  Ville"    1899

Lithographie 137 x 100 cm Bibliothèque nationale de France, Paris.

En 1931, le BHV devient une société anonyme. En 1954, un premier escalateur est inauguré. En 1960, Le BHV est introduit en bourse.

En 1966, le BHV, surélevé d'un étage, dispose de l’air conditionné.

Bazar de l'Hôtel de Ville  1890  Imprimerie Charles Verneau, Paris  Lithographie 120 x 80 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

"Bazar de l'Hôtel de Ville"    1890 

Imprimerie Charles Verneau, Paris 

Lithographie 120 x 80 cm   Bibliothèque nationale de France, Paris.

En 1971, un parking, doté d’un accès direct au magasin, est ouvert au public.
En 1991, le groupe "Galeries Lafayette" se porte acquéreur du BHV.

Imprimerie Hermet rue de Rennes, Paris18.. Lithographie 94 x 131 cm  Bibliothèque nationale de France, Paris..jpg

Imprimerie Hermet, rue de Rennes, Paris

"Bazar de l'Hôtel de Ville"  18..?

Lithographie 94 x 131 cm     Bibliothèque nationale de France, Paris.

En 2013, Le Bazar de l'Hôtel de Ville, rénové, devient officiellement Le "BHV Marais", grand magasin généraliste propriété du groupe "Galeries Lafayette".

05/09/2016

Quatre septembre ...

Journée révolutionnaire qui marqua la chute du second Empire et la proclamation de la III° République.

James Alexandre Walker 1829-1898 UK Le général Margueritte mortellement blessé à Floing, bataille de Sedan,1er septembre 1870 Huile sur toile Musée des Invalides, Paris..jpg

James Alexandre Walker     1829-1898     United Kingdom.

"Le général Margueritte mortellement blessé à Floing, bataille de Sedan, 1er septembre 1870"

Huile sur toile        Musée des Invalides, Paris.

Le 1° septembre 1870, l'armée française, encerclée à Sedan par les troupes prussiennes, subit une lourde défaite. Le 2 septembre, à 11h30, en présence des souverains Napoléon III et Guillaume I°, les généraux en chef des deux camps signent l'acte de reddition de l'armée française.

Wilhelm Camphausen 1818-1885 Germany. Donchery, 2 septembre 1870. Entretien de Napoléon III et de Bsmarck après la défaite de Sedan..jpg

Wilhelm Camphausen   1818-1885       Germany.

"Donchery, 2 septembre 1870. Entretien de Napoléon III et de Bismarck après la défaite de Sedan."

La capitulation de l'empereur Napoléon III à Sedan parvient à Paris le 3 septembre 1870 et les députés républicains demandent à l'Assemblée la déchéance du second empire. Mais aucun vote n'intervient.
Le lendemain, dimanche 4 septembre, alors que le Corps législatif examinait deux autres projets : celui de Cousin-Montauban, prévoyant une lieutenance générale, et celui de Thiers, proposant la création d'un comité de Défense nationale, la foule envahit le palais Bourbon.

Jacques Guiaud 1810-1876 France La foule devant le Corps législatif au matin du 4 septembre 1870. Huile sur toile Musée Carnavalet, Paris..jpg

Jacques Guiaud   1810-1876      France

"La foule devant le Corps législatif au matin du 4 septembre."

Huile sur toile   1870     Musée Carnavalet, Paris.

Léon Gambetta, monté à la tribune, fait acclamer la déchéance de la dynastie. À la tête des manifestants, avec Jules Favre et Jules Ferry, il se rend ensuite à l'Hôtel de Ville.

Après le rejet de la liste la plus avancée de Blanqui et de Delescluze, il est institué un gouvernement provisoire dit de "Défense nationale" placé sous la présidence du général Louis Trochu.

La III° République, tout d'abord proclamée à Lyon et dans quelques grandes villes de province, sera également proclamée au balcon de l’Hôtel de ville de Paris le quatre septembre 1870.*

Quatre septembre1870, Léon Gambetta proclame la République..jpg

"Quatre septembre 1870, Léon Gambetta proclame la République."

L'impératrice Eugénie, régente, se réfugia alors en Angleterre.
De nos jours, plus de 159 villes de France comportent une rue dite "Rue du quatre Septembre".

* Cette majorité républicaine que l'on appellera très vite la "République des Jules", du nom de certains députés -Jules Favre, Jules Grévy, Jules Simon, Jules Ferry- sans toutefois oublier Adolphe Crémieux et Léon Gambetta, ne durera que quelques mois. Le 8 février 1871, des élections générales, écrasant les républicains, portaient à l'Assemblée une très large majorité de députés monarchistes.

28/03/2016

Le siège de Paris... 1870

Dès 1840, le roi Louis-Philippe et le ministre président du Conseil Adolphe Thiers décidaient de la construction d'une ceinture fortifiée entourant la capitale.
Le 19 septembre 1870, la ville de Paris est encerclée par les armées prussiennes. Retranchée derrière les fortifications érigées de 1841 à 1844, la population parisienne, défendue par près de 220 000 hommes, espère encore résister et vaincre. Mais les tentatives de sorties des troupes françaises se soldent toutes par des échecs successifs et de lourdes pertes humaines.

Ernest Meissonier 1815-1891 France  Le siège de Paris 1884 Huile sur toile 53,5 x 70,5 Musée d'Orsay, France..jpg

Ernest Meissonier   1815-1891     France 

"Le siège de Paris"    1884

Huile sur toile 53,5 x 70,5 cm     Musée d'Orsay, France.

Paris compte à l'époque environ 1 830 000 habitants et 200 000 réfugiés venus des proches banlieues.

Les réserves de vivres de la ville, bien qu'abondantes, sont rapidement consommées et l'absence de tout rationnement organisé favorise une spéculation féroce sur les produits alimentaires.

Henri Pille 1844-1897 France Une cantine municipale pendant le siège de Paris en 1870 Huile sur toile 65 x 81 cm  Musée Carnavalet, Paris..JPG

Henri Pille  1844-1897       France

"Une cantine municipale pendant le siège de Paris en 1870"

Huile sur toile   65 x 81 cm      Musée Carnavalet, Paris.

Début octobre 1870, le gouvernement décide d’ouvrir des boucheries municipales. La pénurie de viande est telle, que très vite, ces boucheries ne pourront distribuer que quelques dizaines de grammes de viande par personne. Fin octobre, elles ne proposerons plus que du suif.
Dès cette période, des commerces de viandes canines et félines s'installent dans la ville assiégée. Ces boucheries proposent du chat, du chien, des moineaux et même des rats.

Siège de Paris,1870, Une boucherie canine et féline au marché Saint-Germain..jpg

Siège de Paris, 1870

"Une boucherie canine et féline au marché Saint-Germain."

Un marché aux rats est organisé sur la place de l’Hôtel de Ville et des marchands de rongeurs montent des étalages improvisés dans les rues de Paris.

Narcisse Chaillou 1835-1916 France Le dépeceur de rats 1870 Huile sur toile  65 cm x 50 cm Musée d'art et d'histoire, Saint-Denis, France..jpg

Narcisse Chaillou   1835-1916      France

"Le dépeceur de rats"    1870

Huile sur toile   65 x 50 cm  

Musée d'art et d'histoire, Saint-Denis, France.

Signé à Versailles, l’armistice du 28 janvier 1871 mettra un terme officiel à la guerre franco-prussienne.
Le siège de Paris, après avoir duré 133 jours, s'achèvera dès le 29 janvier 1871 mais les troupes de Guillaume I° ne quitteront la ville que le 3 mars suivant.

Plaque humoristique 1870  Musée de l'Armée, Paris.  La famine du siège de Paris, un croûton de pain rassis en guise de brioche..jpg

Plaque humoristique   1870     Musée de l'Armée, Paris.

La famine lors du siège de Paris, un croûton de pain rassis en guise de brioche.

L'augmentation de la portée des tirs d'artillerie rendent très vite l'enceinte dite de Thiers ou "Fortifs" obsolète. Dès le 5 janvier 1871, Paris est bombardé par les canons prussiens. Le démantèlement de l'enceinte sera envisagé dès 1882.

Déclassées par la loi du 19 avril 1919, les fortifications, progressivement détruites au cours de la décennie suivante, laissent place à des terrains vagues très rapidement couverts d'abris de fortune et de baraques, "La zone" *. A partir de 1930, ces terrains verront la construction de logements sociaux dits HBM - Habitations à Bon Marché-, d’équipements sportifs et l'aménagement de quelques espaces verts. 

La zone et les habitations bon marché construites en arrière plan..JPG

La zone et les habitations bon marché construites en arrière plan.

Les derniers "zoniers" ne quitteront les lieux que dans les années 1970, lors de l’achèvement du boulevard périphérique.

* Le recensement de 1926 dénombrait plus de 13 500 constructions illicites édifiées sur la zone. La population était estimée à 42 400 habitants, dont 8 000 étrangers.     

13/03/2016

Emile Henri Blanchon 1845-?

Emile-Henri Blanchon 1845.jpgEmile Henri Blanchon, né à Paris en 1845, était un peintre français.
Elève du célèbre peintre académique Alexandre Cabanel (1823-1889), il est connu pour avoir remporté, avec Henri Gervex (1852-1929), le concours organisé en 1878 pour décorer les murs, le plafond et le couloir de la salle des mariages de la nouvelle mairie du XIX° arrondissement de Paris.
Les deux peintres, tournés vers la modernité, présentent des projets innovants pour l'époque et des scènes de la vie quotidienne de l'arrondissement succèderont aux scènes allégoriques et mythologiques traditionnelles.
Henry Gervex peindra "Le port de La Villette", "Le mariage civil" et "Le Bureau de bienfaisance" et Emile Blanchon, "Le Marché aux bestiaux", "La déclaration de naissance" et "L'école d'adultes ou cours du soir".


Au Salon de 1884, Emile Blanchon présente "Un Fort de la Vallée* - Halles Centrales".

Un Fort de la Vallée - Halles Centrales 1884   Huile sur toile 275 x 148 cm Collection privée..jpg

"Un Fort de la Vallée - Halles Centrales"    1884  

Huile sur toile  108,27 x 58,58 cm     Collection privée.

* "La vallée de la misère" ou plus simplement "La Vallée" était le nom donné au pavillon IV de la volaille et du gibier des Halles centrales dessinées en 1854 par l’architecte Victor Baltard. Cet ancien marché, jadis situé sur le quai de la Mégisserie et le quai des Grands-Augustins, était connu sous la dénomination de "la Vallée de la misère" en raison du grand nombre d’animaux abattus dans des conditions de travail déplorables. Au fil du temps "la Vallée de la Misère" devint plus simplement "la Vallée" et ce vieux nom s’imposa à la nouvelle construction lorsque, dès 1866, les marchands de volailles et de gibiers se sont installés dans le pavillon IV des Halles centrales.

Dans le roman publié en 1873, "Le ventre de Paris", Emile Zola, fait souvent allusion au pavillon de la volaille en utilisant l’expression "la Vallée".

Victor Gabriel Gilbert  Un coin des Halles  c.1880  Huile sur toile 235 x 331 cm  Musée des Beaux-Arts, Bordeaux, France..jpg

Victor Gabriel Gilbert  1847-1933

"Un coin des Halles"   c.1881    Huile sur toile  235 x 331 cm

Musée des Beaux-Arts, Bordeaux, France.

Victor-Gabriel Gilbert  Le marché aux poissons, Halles  centrales   1881.jpg

Victor Gabriel Gilbert 

"Le marché aux poissons, Halles centrales"    1881

Léon Lhermitte  Les Halles 1895 - Huile sur toile 404 x 635 cm  Musée du Petit Palais, Paris..jpg

Léon Lhermitte     "Les Halles"   1895  

Huile sur toile  404 x 635 cm     Musée du Petit Palais, Paris.

Les Forts des Halles.  
L’office des porteurs officiels du marché, créé au XIII° siècle par Saint Louis, regroupe les chasse-marée et la communauté des vendeurs de poisson de mer sur le marché parisien. Suite à l’ordonnance de 1415, les porteurs se voient conférer les titres de “jurés-porteurs" et d’officiers de la Ville de Paris. Nommés par le Prévôt des marchands, ils prêtent serment devant lui et demeurent sous sa compétence directe jusqu’au XVIII° siècle.
A l’image de toutes les corporations, l’office des porteurs est supprimé de 1789 à 1799 avant d’être rétabli au XIX° siècle par Napoléon Bonaparte dans le but d’encadrer et de minimiser les pratiques frauduleuses.

Organisés en syndicats, les porteurs gagneront ensuite leur appellation définitive de “Forts des Halles"**.

fort.JPG

Les conditions d’accès au titre de "Fort" étaient fort rigoureuses.
Les "Forts" devaient être de nationalité française, physiquement très robustes, mesurer plus de 1,67 mètre, avoir plus de 21 ans et moins de 30 ans, être libérés des obligations militaires et posséder un casier judiciaire vierge.
Ils devaient de plus réussir des exercices intellectuels et physiques comportant un test écrit et oral du niveau du certificat d'études primaires ainsi qu’une épreuve de portage d’une charge de 200 kg devant être charriée sur les épaules sur une longueur 60 mètres, soit l’équivalent de la longueur d’un pavillon des Halles.

Les épreuves étaient très sélectives : en moyenne, moins de 40 candidats sur 500 étaient retenus à chaque promotion.

arton679.jpg

      Porte-bouquet en faïence fine à décor imprimé polychrome d’un fort des halles serrant la main d’un boulanger et, en arrière-plan, les affichettes du syndicat de la boulangerie et du bulletin des Halles. Début du XX° siècle  D:19,5 cm.

Le nombre de "Forts" était d'environ 700 membres. Ils étaient répartis en sections, une par pavillon où l'on distingue les Forts à viandes, les Forts à volailles, les Forts à légumes, les Forts des hauts fruits, les Forts des beurres, œufs et fromages, les Forts à poissons, etc.

Un coin de la Halle aux poissons, le matin 1880  Huile sur toile  Palais des Beaux-Arts, Lille, France.jpg

Victor Gabriel Gilbert  1847-1933

"Un coin de la Halle aux poissons, le matin"  1880 

Huile sur toile    Palais des Beaux-Arts, Lille, France.

 les-forts-des.jpg

Organisés hiérarchiquement autour d’un chef qui porte le titre de syndic, chaque membre se voit décerner une médaille, en argent pour le syndic, en cuivre pour le simple "Fort", où figurent les armes de Paris et qui porte au verso le nom et le numéro d’ordre du détenteur.
La tenue traditionnelle du "Fort" se compose d’une blouse de toile bleue et d’un chapeau de feutre à large bord, le coltin, qui, muni d’une calotte de plomb à l’intérieur, permettait de supporter de lourdes charges "coltinées" sur la tête. Le coltin protégeait non seulement la tête mais aussi le cou et les épaules des "Forts".

forts.JPG

Les "Forts" étaient principalement chargés :
  − Du déchargement et du transport des sacs, cageots et colis de marchandises entre les quais de livraison et les stands des grossistes. Rémunérés au tonnage transporté, les "Forts" avaient l’opportunité de changer de secteur au cours de leur carrière en passant de nouvelles épreuves de force. Les secteurs des volailles (pavillon dit de la Vallée*) et des poissons (la Marée), les moins rémunérateurs, étaient les moins convoités.
  − De la surveillance des marchandises, entre le lieu d’arrivage et l’aire de stockage, par les facteurs***.
  − De l’entreposage dans les resserres des denrées non vendues le jour même.
  − Du contrôle du fonctionnement du marché, du respect des poids et des prix.

Louis-Robert Carrier-Belleuse  1848-1913  Porteurs de farine Huile sur toile 1885 Musée du Petit Palais, Paris.jpg

Louis-Robert Carrier-Belleuse  1848-1913    "Porteurs de farine"  1885

Huile sur toile     Musée du Petit Palais, Paris.

"Les Forts à farine" utilisaient une canne qui, tout en assurant l'équilibre, autorisait la répartition du poids de la charge sur trois points d’appui.

Au début du XX° siècle, la disparition du transport à dos d'homme entraîne le déclin de la profession. Le recrutement cesse définitivement à partir de 1952. A cette date, 710 "Forts" sont encore en activité.

0.jpg

Le 22 février 1969, date du transfert du marché à Rungis, les 279 derniers "Forts", reclassés dans l'administration de la préfecture de police, étaient chargés de la surveillance et du contrôle du marché.    
La corporation ne survivra pas aux nouvelles conditions de travail mises en place sur le site de Rungis, elle est aujourd’hui disparue. La plupart des derniers "Forts" furent affectés au sein de la police municipale de la ville de Paris.

 ** A l'origine, le terme "Fort des Halles" ne qualifiait pas une personne ou une fonction mais un édifice conçu en 1848 par les architectes Victor Baltard et Félix Callet. Construit en pierre, lourd, laid, massif et inadapté à la vente, le bâtiment sera démoli en 1853 sur ordre de Louis Napoléon Bonaparte.

***Facteur des halles : intermédiaire entre le producteur et l'acheteur chargé de la vente en gros à la criée des denrées alimentaires apportées dans les pavillons des halles. La loi de 1896, visant à lutter contre la fraude, instaure le titre de mandataire en lieu et place des facteurs. Intermédiaires agréés et contrôlés par la préfecture de la Seine, les mandataires sont chargés de la vente, en gros ou en demi-gros et exclusivement sous les pavillons, des denrées expédiées par les producteurs.

Marie- François Firmin-Girard 1838-1921   Les Halles Baltard, Paris   Pavillon des fleurs  Huile sur panneau  27 x 38 cm  Collection privée..jpg

Marie-François Firmin-Girard    1838-1921  

"Les Halles Baltard, Paris, Pavillon des fleurs"

Huile sur panneau    27 x 38 cm      Collection privée.

11/03/2016

Paris et l'octroi

L'octroi, connu dès le XII° siècle à Paris, était une contribution indirecte perçue par les municipalités.

Le terme "Octroi" vient d’octroyer qui signifie accorder : La ville octroie ou accorde l'entrée de marchandises moyennant la perception d'une taxe.

Barrière de Clichy Le bureau de l'octroi vers la fin du 19ème siècle..jpg

Barrière de Clichy.

Le bureau de l'octroi vers la fin du 19ème siècle.

Véritable système de "douane locale", l’octroi était une recette particulièrement importante dans les recettes communales. Toutes les denrées, tous les biens, matériaux et produits destinés à la consommation ou aux fabrications locales en provenance de l’extérieur de la commune, taxés par le biais de cette imposition indirecte, venaient grossir les revenus communaux.

Panneau de l'octroi de Colombes, Musée Municipal d'Art et d'Histoire, Colombes, France..jpg

Panneau de l'octroi de Colombes

Musée Municipal d'Art et d'Histoire, Colombes, France.

Si l'octroi était un prélèvement sur la valeur des marchandises, le péage était un droit perçu sur le passage des personnes. Ressources importantes dans le budget des communes, ces taxes finançaient les travaux d'utilité publique et l'entretien des fortifications.

Conformément au principe d'égalité des citoyens devant l'impôt, l'octroi fut aboli en 1791 sous la Révolution.

l'octroi est supprimé aux portes de paris, les parisiens s'y précipitent et dansent.jpg

L'octroi supprimé aux portes de Paris, les parisiens s'y précipitent et dansent.

Mais le manque à gagner pour les municipalités fut tel que le Directoire, puis le Consulat et le 1° Empire durent le réinstaurer et le généraliser. L'octroi atteindra son apogée au XIX° siècle.

Etampes.jpg

Ville d'Etampes, Essonne, France. 

Le terme "octroi" désignait également l'administration, qui, chargée de prélever cette taxe, contrôlait chacune des portes de la ville.

octroi.jpg

Le plus célèbre des nombreux employés de l'octroi de la ville de Paris fut certainement le peintre naïf mayennais Henri Rousseau (1844-1910). Recruté après la guerre de 1870 en qualité de commis de deuxième classe, il occupait le poste de "gardien des contrôles et des circulations du vin et de l'alcool". Son ami, l'écrivain Alfred Jarry, lui donna, par dérision, le surnom de "douanier".

Durant la seconde guerre mondiale, l'octroi, accroissant encore les difficultés d'approvisionnement des Parisiens, fut définitivement supprimé sous le gouvernement de Pierre Laval, le 1er août 1943. 

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique