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20/11/2018

Eugène Delacroix 1798-1863

Ferdinand-Victor-Eugène Delacroix, né le 26 avril 1798 à Charenton-Saint-Maurice, décédé le 13 août 1863 à Paris, était un peintre français.
Il fut un peintre majeur du mouvement pictural romantique apparu en France au début du XIX° siècle.

De 1821 à 1829, la guerre gréco-turque s'achèvera par l'indépendance de la Grèce face à l'Empire ottoman.

A partir de 1824 des comités de philhellènes se constituent en France.De nombreux artistes, écrivains, hommes politiques et intellectuels, soutinrent la guerre d'indépendance menée par la Grèce.

Eugène Delacroix fut un Philhellène convaincu.

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"Jeune orpheline au cimetière"  vers 1823-1824  

      Huile sur toile   65,5 x 54,3 cm      

                           Musée du Louvre, Paris.

"Jeune orpheline au cimetière" est un tableau réalisé par Eugène Delacroix vers 1823-1824, durant ses travaux préparatoires pour les "Scène des massacres de Scio".
L’œuvre est exposée au Salon de 1824, la même année que les Massacres de Scio.

Ce tableau, qu’Eugène Delacroix réalisa dans sa jeunesse, a longtemps été considéré comme une étude préparatoire aux Massacres de Scio. Cependant, la jeune orpheline n'est pas représentée dans le chef-d’œuvre de Delacroix.

Scène des massacres de Scio  1824 Huile sur toile  419 x 354 cm Musée du Louvre, Paris..jpg

                          "Scène des massacres de Scio"       1824

                                  Huile sur toile   419 x 354 cm

Musée du Louvre, Paris.

"Illustrant l'un des épisodes les plus dramatiques de la guerre entre les Grecs et les Turcs, cette toile imposante alluma, au Salon de 1824, la querelle du romantisme. Le coloris éclatant, l'absence de centre de la composition, la hardiesse du dessin, l'ambiguïté assumée de la représentation témoignent d'une audace inédite dans la peinture de cette époque."

La Grèce sur les ruines de Missolonghi  1826  Huile sur toile. 209 x 147 cm. Musée des Beaux-Arts, Bordeaux, France..jpg

"La Grèce sur les ruines de Missolonghi"      1826

Huile sur toile   209 x 147 cm    

Musée des Beaux-Arts, Bordeaux, France.           

Peinte en 1826, la toile figure une allégorie de la Grèce après le siège de la ville de Missolonghi.

Missolonghi fut assiégée à plusieurs reprises par les Ottomans au cours de la guerre d’indépendance grecque. Ces derniers finirent par s'emparer de la ville en avril 1826. Cette défaite des Grecs, en dépit d'une défense héroïque, joua un rôle déterminant dans l'obtention de l'indépendance de la Grèce trois ans plus tard.

Les Grecs, soutenus par la Russie, le Royaume-Uni et la France, réussirent à obtenir leur indépendance de l'Empire ottoman en 1829.
L'indépendance de la Grèce fut officiellement entérinée en juillet 1832 par le traité de Constantinople.

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                                          Eugène Delacroix

"Autoportrait au gilet vert"  1837

                            Huile sur toile   54,5 x 65 cm

       Musée du Louvre, Paris.

"Delacroix, c'est le rêve.     Charles Baudelaire  

12/11/2018

11 novembre 1918

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"Tu n’en reviendras pas toi qui courais les filles
Jeune homme dont j’ai vu battre le cœur à nu
Quand j’ai déchiré ta chemise et toi non plus
Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille

Qu’un obus a coupé par le travers en deux
Pour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre
Et toi le tatoué l’ancien légionnaire
Tu survivras longtemps sans visage sans yeux

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On part Dieu sait pour où ça tient du mauvais rêve
On glissera le long de la ligne de feu
Quelque part ça commence à n’être plus du jeu
Les bonshommes là-bas attendent la relève

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Roule au loin roule train des dernières lueurs
Les soldats assoupis que ta danse secouent
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou
Cela sent le tabac l’haleine la sueur

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Comment vous regarder sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs
La veilleuse vous fait de la couleur des pleurs
Vous bougez vaguement vos jambes condamnées

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Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit
Déjà vous n’êtes plus qu’un mot d’or sur nos places
Déjà le souvenir de vos amours s’efface
Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri"

Louis Aragon     Paris,  1897- id,1982

09/11/2018

Prélude à l'Armistice du 11 novembre 1918.

Le sept novembre 1918, à 20 heures 20, dans le département de l'Aisne, sur la route D285, à mi-chemin entre La Capelle et le hameau d'Haudroy, quatre voitures allemandes, tous phares allumés et drapeau blanc en évidence, s'arrêtent sur ordre du capitaine Marius Lhuillier, commandant du 1er bataillon du 171° régiment d’infanterie française.

Dessin de Georges Scott paru dans le journal L'Illustration n° 3950-3951, 16-23 novembre 1918..jpg

Dessin de Georges Scott paru dans le journal L'Illustration n° 3950-3951, 16-23 novembre 1918.

A 20h30, Le caporal-clairon Pierre Sellier remplace le clairon allemand sur le marchepied de la première voiture. Il sonne le "cessez le feu" qui autorise les plénipotentiaires allemands chargés de négocier l’armistice à franchir la ligne de front en direction de La Capelle où, dans la villa Pasques, se tient l'état-major français.

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La Capelle (Aisne), la villa Pasques, 1918.

Conduite par Matthias Erzberger,représentant du gouvernement allemand, le général Detlof von Winterfeldt, Alfred von Oberndorff, représentant le ministère des Affaires étrangères et le Capitaine de vaisseau Ernst Vanselow, la délégation allemande se présente devant le commandant François de Bourbon Busset, officier chargé par le Maréchal Foch de conduire les plénipotentiaires de La Capelle-en-Thiérache à l'ancienne gare de Rethondes, située sur la commune de Compiègne.
Après avoir convenu que les automobiles du grand quartier impérial demeureraient à La Capelle et que la délégation allemande prendrait place dans des automobiles françaises, une première étape mène les allemands dans le village d'Homblières, près de Saint-Quentin, dans le département de l'Aisne.

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La Delaunay-Belleville immatriculée 48 774  et son conducteur Roussel.

Voiture qui transporta le secrétaire d'Etat Erzberger à Homblières où le général Debeney reçu la délégation allemande dans la nuit du 7 au 8 novembre 1918. Le presbytère, petite maison aux deux cheminées, se trouve derrière la voiture.

Le général Debeney les reçoit dans le presbytère, unique maison encore habitable du village. Le presbytère en partie détruit est sommairement réparé. Du carton bitumé et des bâches sont posés sur le toit, l'électricité installée à la hâte, une grande table est disposée dans la pièce principale.

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Le presbytère d'Homblières en 1918

Le général Debeney, après avoir détaillé les conditions de l'Armistice, demande aux allemands de signer un "cessez-le-feu" officiel mais temporaire. Après leur avoir fait servir un rapide repas, il demande au commandant de Bourbon Busset d'accompagner les plénipotentiaires jusqu'à Tergnier où ils prendront le train.
Le 8 novembre 1918, à 1h 30 du matin, les parlementaires allemands partent en voiture en direction de Tergnier, ville complètement dévastée où la gare est éclairée par des torches.

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Tergnier (Aisne), la gare après la retraite allemande de 1917.

Un train spécial, avec deux wagons transformés en cabinet de travail aux vitres masquées, attend la délégation allemande.
A 3h 45 du matin, le convoi se dirige vers une futaie en forêt de Compiègne, où dans son train de commandement, se trouvent le maréchal Foch et la délégation alliée.
Le 11 novembre 1918, entre 5h 12 et 5h 20 du matin, l'armistice est signé. Il sera effectif sur le front à 11 heures du matin.
A Homblières, le 8 novembre 1925, en présence du général Debeney, une plaque commémorative rappelant cet événement a été posée sur le mur du presbytère . "C'est dans cette maison que le général Debeney, commandant la 1ère Armée, a reçu les parlementaires Allemands qu'il a dirigés sur Rethondes le 8 novembre 1918 à 1 heure du matin".

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Homblières (Aisne)  Plaque du presbytère.

Cette plaque et la table sur laquelle le document a été signé sera brisées par les Allemands en 1940. La plaque fut depuis remplacée.

Il en sera de même pour le monument commémoratif de la Pierre d'Haudroy. Détruit par les Allemands le 14 août 1940, il sera reconstruit et de nouveau inauguré le 14 novembre 1948.

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Monument commémoratif de la Pierre d'Haudroy (Aisne)

"1918   7 Novembre    20 Heures 20"

"Ici Triompha La Ténacité Du Poilu"

Dans la forêt de Compiègne, près de Rethondes, la voiture n° 2419 D, utilisée pour la signature de l'armistice, avait été aménagée en bureau pour le Maréchal Foch par la Société des Wagons-Lits. Devenu ensuite propriété de l'Etat, le wagon fut placé dans la cour d'honneur des Invalides de 1921 à 1927.

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Wagon où fut signé l'armistice exposé dans la cour des Invalides de 1921 à 1927.

Restauré, le wagon sera ensuite convoyé jusqu'à la clairière de Rethondes où il fut exposé dans un bâtiment conçu pour l'abriter. Il sera inauguré lors des commémorations du 11 novembre 1927 en présence du maréchal Foch et et des officiers alliés présents lors de la signature de l'Armistice.
Après la défaite des troupes alliées lors de la campagne de France, Hitler exige que le wagon soit sorti de son abri et que l'armistice du 22 juin 1940 soit signé sur le lieu exact de la signature de l'armistice de 1918.

Le 21 juin 1940, Ribbentrop, Keitel (de profil), Göring, Hess, Hitler, Raeder (caché par Hitler) et Brauchitsch, devant le wagon de l'Armistice en forêt de Compiègne..jpg

Le 21 juin 1940, Ribbentrop, Keitel (de profil), Göring, Hess, Hitler, Raeder (caché par Hitler) et Brauchitsch, devant le wagon de l'Armistice en forêt de Compiègne.

Sur ordre de Hitler, le wagon est ensuite convoyé jusqu'à Berlin. La statue de Foch étant la seule épargnée, l'ensemble des édifices et monuments de la clairière fut dynamité et le terrain sera aménagé pour être labouré et planté.
Exposé à Berlin, le wagon sera évacué en forêt de Thuringe en 1944, puis, sur ordre d'Hitler, brûlé par les SS en avril 1945.
Inauguré le 11 novembre 1950, un wagon-restaurant de la même série de 1913, aménagé à l'identique, remplace aujourd'hui la voiture de l'armistice dans un bâtiment reconstitué dans la clairière de Rethondes.

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Clairière de Rethondes, le wagon de l'armistice du 11 novembre 1918.

En 1993, un musée de l’Armistice a vu le jour entre les murs du bâtiment accueillant le wagon. Une salle d’exposition est consacrée à chacun des deux Armistices.
A la Pierre d'Haudroy, le 11 novembre 1918 à 11 heures du matin, Pierre Sellier, comme tous les autres clairons régimentaires sur l'ensemble du front, sonnait à nouveau le "cessez-le-feu". Refusant toutes les propositions d'achat faites par les américains, Pierre Sellier fera don de son clairon au musée de l'Armée en 1926.

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Clairon de Pierre Sellier, musée de l'Armée, Paris.

La maison d’instruments de musique Couesnon lui ayant fait cadeau d’une réplique de son clairon, Pierre Sellier continuera de sonner le "cessez-le-feu" au cours de différentes cérémonies, à travers toute la France.

Un monument commémoratif étant inauguré à la Pierre d'Haudroy le 5 novembre 1925, Pierre Sellier y sonnera un "cessez-le-feu".

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Pierre Sellier, le 5 novembre 1925 (carte postale).

De 1925 à 1939, Pierre Sellier reviendra chaque année à la Pierre d'Haudroy pour y jouer un "cessez-le-feu" lors des cérémonies commémoratives du 11 novembre.
En 1927, il joue son propre rôle dans le film "La grande épreuve" réalisé par le français Alexandre Ryder.

Ce film fut distribué dans le monde entier par la firme Paramount sous le titre "The soul of France".

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"La grande épreuve"

En 1935, Pierre Sellier figure à l'affiche du film documentaire "Les Hommes Oubliés" lui aussi réalisé en 1934 par Alexandre Ryder.

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"Les hommes oubliés"

En novembre 2006, une stèle en l’honneur du caporal Pierre Sellier fut inaugurée près du monument de la Pierre d'Haudroy.

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06/11/2018

"Et si en plus y'a personne"

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Alain Souchon, né Alain Kienast, est un auteur-compositeur-interprète et acteur français né le 27 mai 1944 à Casablanca au Maroc.

 "Et si en plus y'a personne"   2005

 

"Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Il y a tant de torpeurs
De musiques antalgiques
Tant d'anti-douleurs dans ces jolis cantiques
Il y a tant de questions et tant de mystères
Tant de compassions et tant de révolvers

Tant d'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne

Arour hachem, Inch Allah
Are Krishhna, Alléluia

Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Si toutes les balles traçantes
Toutes les armes de poing
Toutes les femmes ignorantes
Ces enfants orphelins
Si ces vies qui chavirent
Ces yeux mouillés
Ce n'était que le vieux plaisir
De zigouiller

Et l'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne

Et l'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne"  

 
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