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30/05/2015

Les derniers moulins de Montmartre, le Blute-fin.

Le "Boute-à-fin", devenu ensuite "le Blute-fin", était à l'origine un moulin qui, construit en 1622, portait le nom de "moulin du palais".
Le nom de "Blute-fin" vient du verbe "bluter", verbe signifiant tamiser la farine pour la séparer du son.
Dans les années 1780, le meunier Jacques-Baptiste Menessier était le propriétaire du "Blute-fin".
La famille Debray acheta le "Blute-fin" en 1809 pour y produire de la farine et pour y concasser les matériaux les plus divers.
En 1884, le "Blute-Fin" cessa de moudre du grain. C’était le dernier moulin de Montmartre à produire de la farine.
Bâtie sur un socle de maçonnerie, la charpente des moulins de Montmartre, montée sur pivot, tournait en fonction du vent.
Dès 1885, le "Blute-fin" fut reconverti en guinguette. Fixé et aménagé en un point de vue sur Paris, il reçut une terrasse accessible par un escalier.

Le Blute- Fin, point de vue.jpg

Le Blute-Fin, Point de vue

 Vincent Van Gogh 1853-1890  Netherlands Terrasse du moulin blute-fin   1886  Huile sur toile 44 x 33,5 cm  The Art Institute of Chicago, United States..jpeg

Vincent Van Gogh    1853-1890        Netherlands

"Terrasse du moulin Blute-fin"    1886 

Huile sur toile   44 x 33,5 cm 

The Art Institute of Chicago, United States.

Au début du XX° siècle, une grande porte en treillis de bois signalait l’entrée du "Point-de-vue", depuis la rue Lepic.
De nombreux tableaux exécutés par Eugène Cicéri, Maurice Utrillo ou Vincent Van Gogh, prirent le "Blute-fin" ou "Moulin du Point de vue" pour thème principal.

Vincent van Gogh 1853-1890 Netherlands Le Moulin Blute-Fin 1886 Huile sur toile   55,2 x 38 cm  Fundatie museum, Zwolle, Netherlands.jpg

Vincent van Gogh    1853-1890       Netherlands

"Le Moulin Blute-Fin"     1886

Huile sur toile   55,2 x 38 cm      Fundatie museum, Zwolle, Netherlands.

Le  "Blute-Fin" est aujourd'hui situé au 75, rue Lepic, sur un monticule, sans accès ouvert au public.

Le Blute-fin.jpg

Le moulin a conservé son mécanisme intérieur, son escalier et ses meules. Propriété privée, le "Blute-fin" domine la rue Lepic et ne se visite pas.

25/05/2015

Les derniers moulins de Montmartre, le Radet.

Dès la seconde moitié du XIX° siècle, les minoteries industrielles remplacèrent les moulins à vent d'autrefois.

Joseph-Marie Le Tournier dit La Brige 1892-1972 France Les Moulins de Montmartre en 1850 Aquarelle 18 x 14 cm  1957  Collection privée..jpg

 Joseph-Marie Le Tournier dit La Brige  1892-1972    France

"Les Moulins de Montmartre en 1850" 

Aquarelle 18 x 14 cm    1957       Collection privée.

Sur les quinze moulins qui existaient autrefois à Montmartre, les moulins dits "le Blute-Fin" situés au  75-77 rue Lepic et "le Radet" au 83 rue Lepic, sont aujourd'hui les seuls conservés.
Le "Radet" fut érigé en 1717 sur un terrain acquis par le meunier François Chapon. Dans les années 1760, le moulin fut entièrement reconstruit. Vendu au XVIII° siècle, le moulin-Chapon prit le nom de "Radet". En 1787, "le Radet" fut acheté par le propriétaire du moulin voisin, "le Boute-à-fin" puis "Blute-fin", le meunier Jacques-Baptiste Menessier.
En 1809, Nicolas-Charles, l'un des fils de  la famille Debray, achetait "le Blute-Fin", puis, en 1812, "le Radet". Si les moulins produisaient de la farine et pressaient les raisins des vignes de Montmartre, ils concassaient également les matériaux des plus divers.
En 1834, Nicolas-Charles Debray décidait de déplacer "le Radet" à côté du "Blute-Fin". On le fit glisser sur des madriers sur environ 130 mètres.

Le Radet et le Blute-fin vers 1845..jpg

Le "Radet"et le "Blute-fin"  vers 1845.

En 1834, victime du progrès et de la concurrence, "le Radet" perdit sa fonction de moulin. Nicolas-Charles Debray, propriétaire des moulins "Radet" et "Blute-Fin", ouvrait une guinguette près du "Radet". Ouvert les dimanches et les jours fériés de 15 heures à la tombée de la nuit, le "Bal Debray", bien que payant, devint vite très populaire.

Le moulin Radet et le bal du Moulin de la Galette, rue Lepic, Paris XVIIIe  Août 1899..jpg

Le moulin "Radet" et le bal du Moulin de la Galette, rue Lepic, Paris XVIIIe 

Août 1899.

Au fil des années, une grande salle fermée, entourée d'un jardin doté d'escarpolettes, succédera au bal de plein-air. En 1895, le bal Debray prit le nom de "Moulin de la Galette", enseigne qui sera ensuite transférée vers son proche voisin "le Blute-Fin".

Le Radet et la salle de bal du Moulin de la Galette vers 1900.JPG

Le "Radet" et la salle de bal du Moulin de la Galette vers 1900.

En 1915, le vieux moulin "Radet", menacé de démolition, fut sauvé par la mobilisation des parisiens. Son propriétaire, Pierre-Auguste Debray, l'offrit à la "Société du Vieux Montmartre" à la condition qu'il soit transféré dans un autre endroit. En 1925, la carcasse du "Radet" fut déplacée à l'angle de la rue Lepic et de la rue Girardon.
Le moulin et les terrains qui l'entourent ont été inscrits au titre des monuments historiques par un arrêté du 5 juillet 1958. "Le Radet" fut restauré en 1978 et, en octobre 2001, Lucien Poupeau, charpentier, bénéficiant des conseils de Marcel Charron, charpentier-amoulangeur en retraite, fut chargé de la rénovation des ailes.

Le Radet et le restaurant du  Moulin de la galette..jpg

"Le Radet" et le restaurant du "Moulin de la galette".

"Le Radet" domine le restaurant , "Le Moulin de la Galette", qui occupe actuellement le rez-de-chaussée du 83 rue Lepic.

18/05/2015

Les derniers moulins de Montmartre, la Poivrière.

Au milieu du XVIII° siècle, la butte Montmartre abritait encore une bonne quinzaine de moulins.

Moulins à Montmartre  Petite Tour, Blute-fin, Moulin Vieux, Moulin Neuf  Photographie 1845.jpg

Moulins à Montmartre 

Petite Tour, Blute-fin, Moulin Vieux, Moulin Neuf.   Photographie 1845.

De destruction en destruction, la butte n'en comptait plus que trois en 1857.
- Le "Blute-fin", bâti en 1622.
- Le "Radet", érigé en 1717.
- Le "Moulin à Poivre", construit en 1830.
 
Le Moulin à Poivre, ou "Poivrière", construit en 1830, était, comme son nom l’indique, dévolu à la mouture du poivre.

Vincent Van Gogh 1853-1890 Netherlands Un coin de Montmartre, le moulin à poivre 1887 Huile sur toile 34.5 x 64.5 cm Van Gogh Museum, Amsterdam, Netherlands..jpg

Vincent Van Gogh     1853-1890     Netherlands

"Un coin de Montmartre, le moulin à poivre"    1887

Huile sur toile   34.5 x 64.5 cm  

Van Gogh Museum, Amsterdam, Netherlands.

En 1880, la "Poivrière" fut vendue à un parfumeur pour y broyer des iris.

Le petit "Moulin de la Poivrière" sera démoli en 1911, lors du percement de l'avenue Junot.

Alfred Renaudin  1866-1946  Montmartre, percement de l'avenue Junot  c.1913  Huile sur toile  Musée de Montmartre, Paris.jpg

Alfred Renaudin   1866-1946      France

"Montmartre, percement de l'avenue Junot"    c.1913 

Huile sur toile     Musée de Montmartre, Paris.

Le dimanche 17 décembre 1911, la démolition de la "Poivrière" fit la une du supplément illustré du "Petit Journal".

Le Petit Journal 17-12-1911 Démolition de la Poivrière..jpg

"Le Petit Journal"   17-12-1911       Démolition de "la Poivrière".

03/05/2015

Montmartre et ses moulins

 Georges Michel 1763-1843  France  Aux environs de Montmartre  c.1820 Huile sur toile  64.5 x 80 cm Musée du Louvre, Paris..jpg

Georges Michel    1763-1843       France 

"Aux environs de Montmartre"     c.1820

Huile sur toile  64,5 x 80 cm         Musée du Louvre, Paris.

Construit de 1786 à 1788 le mur de l'octroi, ou mur des Fermiers Généraux, séparait le territoire de l'ancienne paroisse de Montmartre en deux parties, le "Bas-Montmartre" et  le "Haut-Montmartre" où la butte abritait encore une quinzaine de moulins.

J.-L.Palaisseau 17..-18..France  La Barrière Montmartre 1819 Estampe eau-forte aquarellée 21,7 x 31 cm Bibliothèque Nationale de France..jpg

J.-L. Palaisseau   17..-18..      France 

"La Barrière Montmartre"    1819  (actuellement place Pigalle)

Estampe eau-forte aquarellée  21,7 x 31 cm    Bibliothèque Nationale de France.

En mars 1790, Paris annexait le territoire du "Bas-Montmartre" au sein de l'actuel IX° arrondissement. Le "Haut-Montmartre" devint, quant à lui, une commune indépendante du département de la Seine. En 1793, la population de  la commune de Montmartre s'élevait à 1 146 habitants et il ne restait qu’une dizaine de moulins sur la butte.

Louis Jacques Mandé Daguerre 1787-1851  France Vue de la Butte Montmartre c.1830  Huile sur toile.jpg

Louis Jacques Mandé Daguerre   1787-1851     France

"Vue de la Butte Montmartre"   c.1830

  Huile sur toile     Musée Carnavalet, Paris.

La loi du 16 juin 1859 portait le nombre d'arrondissements de Paris de douze à vingt. Le 1er janvier 1860, lors de l'extension de Paris au delà du mur des Fermiers généraux, la commune de Montmartre fut dissoute. La majeure partie de son territoire, dont la butte et ses moulins, située à l'intérieur de l'enceinte de Thiers ou "Fortifs" érigée de 1841 à 1844, fut rattachée au 18° arrondissement de Paris. La petite partie résiduelle du territoire de Montmartre, située au delà des fortifications de l'enceinte de Thiers, fut rattachée à la commune de Saint-Ouen.

Hippolyte Bayard 1801–1887  Moulins, Montmartre c.1842.jpg

Hippolyte Bayard      1801-1887     France

"Moulins, Montmartre"     Photographie   c.1842

Charles Emile Jacque 1813-1894 France  Moulins de Montmartre 1846.jpg

Charles Emile Jacque      1813-1894        France 

"Moulins de Montmartre"     1846

D’autres moulins montmartrois ayant été détruits sous la Restauration, la butte n'en comptait plus que trois en 1857. Le "Blute-fin", bâti en 1622, Le "Radet", érigé en 1717 et le "Moulin à Poivre", construit en 1830.

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Moulins  "Radet"   et  "Blute-fin"     c.1885

 
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