30/06/2012
Francisco Manuel Oller 1833-1917
Francisco Manuel Oller, né en 1833 dans la ville de Bayamón, était un peintre porto-ricain.
Dès l'âge de onze il étudie dans l'atelier du peintre Juan Cleto Noa à San Juan.
En 1851, âgé de 18 ans, il se rend en Espagne et suit durant trois ans les cours de l'académie royale des Beaux-Arts de San Fernando à Madrid avec Federico de Madrazo y Kuntz, peintre et futur directeur du musée du Prado.
De retour à Porto Rico fin 1853, il débute une carrière de portraitiste et remporte des médailles d'argent aux expositions de San Juan en 1854 et 1855.
"Portrait de Nina"
En 1858, il se rend à Paris où il séjournera durant sept ans. Il étudie et travaille dans l'atelier de Thomas Couture puis dans l'académie de Charles Suisse et à l'école impériale de dessin. A Paris, il travaille également dans l'atelier de Gustave Courbet, grand adepte du réalisme.
Il côtoie Paul Cézanne et Camille Pissarro et, en 1859, il expose aux cotés de Monet, Bazille, Renoir et Sisley.
"Jeune marin" Blérancourt, France
Musée national de la coopération franco-américaine
En 1865, de retour à Porto Rico, il continue de peindre dans un style réaliste mais ses paysages sont influencés par le courant impressionniste.

"Propriété du Guaraguao", Porto Rico
En 1868, Oller fonde l'Académie libre de dessin et de peinture à San Juan.

"Hacienda Buena Vista de Ponce"
En 1872, Il poursuit ses voyages en Europe où il expose son travail et il est nommé peintre de la cour du roi Amédéo Ier d'Espagne.
En 1873, Oller se rend de nouveau à Paris où, en 1874, il peint "L'étudiant", puis en 1875 "Bords de Seine" qui figurent au musée d'Orsay.

"L'étudiant" 1874 huile sur toile 65,2 x 54,2 cm

"Bords de Seine" 1875 huile sur carton 25 x 34 cm
Musée d'Orsay, Paris
En 1877, il s'installe à Madrid où, en 1878, il participe à une exposition qui lui vaut d'être décoré de la Croix de l'Ordre du roi Charles III. Beaucoup de ses tableaux sont achetés par l'aristocratie espagnole et d'autres seront envoyés au Salon de Paris pour y être exposés.

"Goyaves" 1901-1903 Collection Privée
En 1883, il expose avec succès 72 tableaux à Madrid.
En 1884, Francisco Oller se fixe définitivement à Porto Rico où il fonde à San Juan l'université nationale, école d'art ouverte aux femmes.

"Platanos maduros"
Il écrira également un livre traitant de la perspective et du dessin.
Un barcelonais fortuné, installé à Porto Rico, lui commande une série de peintures illustrant ses cinq plantations de sucre. Oller n'achèvera qu'une toile de cette commande.

"Hacienda La Fortuna" 1885 huile sur toile 66 x 101,6 cm
New York, musée de Brooklyn

"L'école du maître Cordero" 1890
Francisco Oller est décédé en 1917 à l'hôpital municipal de San Juan.

Esquisse pour "Le Réveil" 1892 huile sur toile
Collection de l'Institut de la culture portoricaine

"El Velorio- Le Réveil " 1893 huile sur toile 224 x 397,5 cm
Musée de l'université de Porto Rico
Oller a exposé en Espagne, en France, à Vienne et à Cuba, mais une grande partie de son travail, altérée par le climat tropical de Porto Rico, sera perdu après sa mort.
Dans les années 1980, le musée des Beaux-Arts de Ponce a entrepris une importante campagne de restauration de ses toiles.

"La ceiba de Ponce" 1888 huile sur toile 48,9 x 69,2 cm

"Hacienda Aurora" 1898 huile sur panneau 32 x 55.8 cm
Musée des Beaux-Arts de Ponce, Porto Rico
Francisco Oller fut le seul peintre latino-américain à contribuer au développement de l'impressionnisme. Il est considéré comme le maître de la peinture portoricaine.
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22/06/2012
Joseph Marie Le Guluche 1849-1915
Joseph Marie Le Guluche, né en 1849 à Plourivo, bourg d'environ 2 000 habitants près de Paimpol (Côtes-d'Armor), était un sculpteur français qui inonda la France entière de ses œuvres durant plus de trente ans.
La formation initiale, comme toute la biographie de Joseph Le Guluche, comportent de larges zones d'ombre.
En 1851, la famille Le Guluche s'installe au Havre et c'est probablement dans un atelier de cette ville que Joseph suivra, entre 1860 et 1870, une formation initiale de sculpteur-modeleur.
"Le boudeur" 1909 terre cuite polychrome haut : 34 cm
Ed. Alphonse Hanne et Labat sucesseurs
L'Isle-Adam, musée Louis Senlecq
Nulle trace de son passage à l'école des Beaux-Arts ou des Arts décoratifs de Paris, mais, quasi-autodidacte, il n'en devint pas moins le sculpteur attitré des manufactures de terres cuites décoratives de Villenauxe-la-Grande (Aube) et de L'Isle-Adam (Val-d'Oise).

"Retour de l'école" 1912 terre cuite haut : 29 cm
L'Isle-Adam, musée Louis Senlecq
Son inspiration était aussi féconde que variée : scènes de la vie rurale et pastorale, personnages orientaux, allégorie féminine d'inspiration "art nouveau", sujets mythologiques ou historiques et bien sûr pêcheurs bretons, "souvenirs du bord de mer" destinés à être vendus dans les boutiques des stations balnéaires des côtes de la Manche, de la mer du Nord et du sud de l’Angleterre comme le prouvent les différents noms de villes peints sur le socle de nombre d’entre elles.
"Les Sauveteurs", Le Tréport
terre cuite polychrome Collection privée
Etrange paradoxe que ces statuettes qui, éditées par milliers de 1890 à 1945, sont pourtant uniques par l’extraordinaire travail de retouches réalisé à la main après leur démoulage.

"Le vieux laboureur" vers 1890
terre cuite polychrome haut : 62 cm Ed. Alphonse Hanne
L'Isle-Adam, musée Louis Senlecq
Le Guluche passera toute sa vie dans l'ombre de riches manufacturiers, il n’exposera jamais aux Salons, il n’obtiendra aucune récompense et son nom n’est jamais cité lors des expositions.
"Chef Kabyle" vers 1895
terre cuite polychrome haut. 76 cm
Edit. Alphonse Hanne Collection privée
Sa vie fut celle d'un ouvrier, qui, hors de tout circuit officiel, vécu fort modestement dans la banlieue parisienne : Mériel, L'Isle Adam, Clichy, Saint-Ouen, Villejuif, autant de cités ouvrières à l'époque.
Joseph Le Guluche apparaît cependant aujourd'hui comme le plus habile et surtout le plus inventif de tous ces modeleurs-sculpteurs de talent, encore méconnus de nos jours.

"Le bâton de vieillesse" 1912
terre cuite polychrome haut. 49 cm Ed. Fontaine et Durieux
L'Isle-Adam, musée Louis Senlecq
Si ses "Souvenirs du bord de mer" semblent aujourd'hui bien désuets et peuvent paraître un peu kitsch, les figurines polychromes en terre cuite de la série des personnages orientaux crée à partir de 1890 sont maintenant très recherchées et elles atteignent plusieurs milliers d'euros en salle des ventes.

"Guerrier Kabyle" haut. 76 cm Collection privée
Le Guluche a essentiellement travaillé pour les manufactures de terres cuites décoratives Letu et Mauger puis Alphonse Hanne à L'Isle-Adam (Val-d'Oise) et Letu et Mauger de Villenauxe-la-Grande (Aube).

"Buste d'orientale" 1896
terre cuite polychrome haut. 59 cm
Ed. Adolphe Hanne Collection privée
Réalisées en terre cuite estampée naturelles ou polychromes, ses œuvres mesurent entre vingt centimètres et un mètre.

"Buste d'oriental au turban"
terre cuite patinée polychrome haut. 52 cm
Ed. Alphonse Hanne Collection privée
Destinées à un public populaire, les personnages de Joseph Le Guluche sont véritablement emblématiques de l'essor que prit la sculpture d'édition à la fin du XIXe siècle.

"Porteur d'eau" terre cuite polychrome haut. 51 cm
Ed. Fontaine et Durieux Collection privée
Joseph Marie Le Guluche est décédé en 1915 à Villejuif (Val de Marne).
Le musée d'art et d'histoire Louis Senlecq de L'Isle-Adam (Val d'Oise) expose une belle collection de son travail.
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15/06/2012
Paul Jean Charles Clays 1819-1900
Peintre de marines et aquarelliste belge né à Bruges en 1819.
Pensionnaire dans un collège de Boulogne sur Mer, il s'en échappe et s'engage comme mousse sur un bateau faisant du cabotage entre la France et l'Angleterre.
De retour à Bruges, il décide de se consacrer à la peinture et se rend à Paris pour y suivre une formation artistique.
Après avoir pris des cours dans l'académie populaire de Charles Suisse (1846-1906), Il travaille dans l'atelier d’Horace Vernet (1789-1863) puis de Théodore Gudin (1802-1880), peintres de marines réputés.
De retour en Belgique, il se fixe à Bruxelles en 1850 où il expose ses premiers tableaux.

Comme de nombreux peintres de marines de sa génération son style est fortement influencé par les maîtres flamands du 17° siècle. Ses toiles, traditionnelles et romantiques, s'inspirent le plus souvent des thèmes de cette période.

"Rough sea in stormy weather" 1846

En 1851, Clays embarque comme peintre de marine sur une goëlette du gouvernement belge. Au fil de ses croisières en mer du Nord, Clays délaisse toute anecdote romantique au profit de toiles naturalistes basées sur une observation attentive de la nature.


"Un matin, après le naufrage" 1853
De 1852 à 1856, il s'installe et travaille à Anvers.
De ce séjour à Anvers date le véritable succès de Paul Jean Clays. L'artiste aime et connaît la mer. Devenu le peintre quasi-officiel des bords de l'Escaut, il excelle à rendre la masse lourde des eaux profondes et, comme il fut marin, il maîtrise parfaitement l'accord des couleurs des ciels et des flots. Sa palette où dominent le beige, le rouge-brun, les ocres et les bleus est aussi simple qu'expressive.


"Shipping in a calm"
En 1855, il sera parmi les fondateurs de la Société royale des aquarellistes belges.

En 1856, Clays s'établit définitivement à Bruxelles.

En 1862, il participe à l'exposition universelle de Londres.
En 1867, Clays figure à l' exposition universelle de Paris où il reçoit une médaille de deuxième classe.
Les critiques sont des plus élogieuses et le fameux Théophile Thoré-Bürger le considère comme l’un des meilleurs peintres de marines de son temps.

En 1867, il est promu Chevalier de la Légion d'honneur.

"Dordrecht"
En 1868, il sera l'un des membres fondateurs de la Société Libre des Beaux-Arts.



"Moored ships in a small harbour"


A l’étranger, comme dans son propre pays, Clays est considéré comme l’un des plus grands peintres de marines de son époque.
En 1880, lors de la grande exposition d'art organisée à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de la Belgique, le peintre partage avec son compatriote Louis Artan (1837-1890) les récompenses et les honneurs décernés aux meilleurs peintres de marines.

Clays sut peindre les flots déchaînés comme les ciels tourmentés, mais son thème de prédilection restera avant tout la description attentive et sincère de l'estuaire de l'Escaut.


Membre de l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles et d'Anvers, Officier de l'Ordre de Léopold, Officier de la Légion d'honneur, Commandeur de l'Ordre de Charles III d'Espagne, Paul Jean Clays est décédé près de Bruxelles, à Schaerbeek, en 1900.

"Ostende"
Une avenue de la ville de Schaerbeek porte aujourd'hui son nom.

Son travail figure dans les musées des Beaux-Arts de Bruxelles, Anvers, Gand, Bruges, Mons, Liège, Munich, Hambourg, Edinburgh, Leicester, Sheffield, à la National Gallery de Londres et au Metropolitan Museum de New York.
09:08 Publié dans peintres-aquarellistes, peintres-marines, peintres-réalistes | Lien permanent | Commentaires (1) |
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02/06/2012
Jacques-Louis David 1748-1825
Jacques-Louis David (Paris,1748-Bruxelles,1825) peintre français, chef de file de l'école néoclassique.
Elu député de Paris à la Convention Nationale en septembre 1792, président du club des Jacobins en juin 1793 puis secrétaire de la Convention le mois suivant, David prit une part active dans la politique de la Terreur. En septembre 1793, il devient membre du Comité de sûreté générale et président de la section des interrogatoires.
"Autoportrait" 1794 huile sur toile 80,5 × 64,1 cm
Paris, musée du Louvre
David s'est représenté en jeune homme mais il est âgé de 46 ans en 1794.
Partisan de Robespierre, David est arrété le 15 Août 1794. Il est emprisonné dans l'hôtel des Fermes Générales, puis, le 27, transféré au palais du Luxembourg faisant office de prison.

Paris, musée du Louvre
Autorisé à garder son matériel de peintre durant son incarcération, il exécutera quelques toiles dont un autoportrait, quelques esquisses des futures "Sabines", une vue du jardin du Luxembourg et le portrait présumé de son geôlier.

Le 10 décembre 1794, le Comité de Salut Public, constatant l'insuffisance de charges retenues contre David, décrétera un non-lieu et la mise en liberté du peintre.
23:53 Publié dans peintres-néo-classiques, peintres-portraitistes, peintres-portraits | Lien permanent | Commentaires (1) |
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