29/11/2011
Emile Deckers 1885-1968
Emile Deckers était un peintre orientaliste belge né en 1885 à Ensival, petite ville de la province de Liège.
De 1901 à 1909, il fut l'élève d'Evariste Carpentier (1845-1922) à l'académie des Beaux-Arts de Liège.
Lauréat du prix Auguste Donnay et d'une bourse d'étude, Emile Deckers perfectionne sa technique dans l'atelier parisien du portraitiste mondain Carolus-Duran (1837-1917).
De retour en Belgique, il est nommé professeur de dessin et de peinture dans un collège de jésuites pour lesquels il réalise la décoration d'une chapelle.
Mobilisé en 1914 puis fait prisonnier après la défense de Liège, il est déporté en Allemagne.
La guerre terminée, il se rend à Alger en 1920 pour restaurer une fresque dans la chapelle de la maison-mère des Pères Blancs à Maison-Carrée.
Séduit par le pays, il prolonge son séjour, s’intègre rapidement dans la communauté coloniale et se spécialise dans la peinture de genre et de portraits.

A Alger, il ouvre un atelier rue Michelet. Jouissant rapidement une grande notoriété, il enseigne le dessin et la peinture et devient le portraitiste de la société algéroise.

Il voyage et travaille en Kabylie puis dans le Sud de l'Algérie et dans le massif de l'Ouarsenis.

Spécialiste du genre très particulier du "portrait multiple", que ce soit à l'huile ou au pastel, il assemble sur une même toile ou sur un même papier, le même visage vu sous trois ou quatre angles différents.

Il exécute également de nombreux portraits de groupes où sont associés les membres d'une même famille, d'une même communauté ou d'une même tribu.


Au delà de portraits d'une simplicité et d'une sobriété de teintes remarquables mais étonnamment vivants, Deckers s’intéresse également aux scènes de la vie quotidienne.


Ses œuvres sont régulièrement exposées dans les galeries d'Alger et aux Salons des artistes algériens et orientalistes.

Il expose également à Paris au Salon des artistes français en 1930.

Deckers n'oubliera jamais sa Wallonie natale. A Ensival, où il revient chaque été, il réalisera, entre 1928 et 1932, les quatorze stations du chemin de croix de l’église.
Emile Deckers est nommé officier de la Légion d'honneur en 1935.

A Alger, "l'exposition Deckers", qui se tient chaque année, est devenue un véritable évènement artistique.

Après la restauration des chapelles de l'archevêché et du séminaire d'Alger, il décore en 1936 la coupole du chœur de la basilique Notre-Dame d'Afrique d'une grande fresque de 200 m2.
En 1937-38, il est également chargé de la décoration de la coupole de l'église Saint-Charles du quartier de l'Agha.
Il visite et peint dans le massif de l'Aurès avant qu'une remarquable rétrospective de son travail ne soit organisée à Alger en 1940.

En 1940, il s'installe près de sa fille Astrida en Afrique centrale, à l'est du Congo, au Ruanda-Urundi, territoire à l'époque sous protectorat belge.

Dix ans plus tard, en 1950, de retour à Alger, il y dirige un atelier de peinture où se côtoient près de 40 élèves.

En 1959, Deckers est élevé au rang de chevalier de l' Ordre de Léopold.

Il ne quittera définitivement l'Algérie qu'en 1966.

De retour en Belgique, Emile Deckers est décédé à Verviers en 1968.

Émile Deckers a peint plus de 1 000 tableaux dont une très grande majorité de portraits.

Cette galerie de visages de femmes, d'hommes et d'enfants, qui, choisis parmi la population indigène, sont empreints d'un réalisme et d'une vérité saisissante, constitue un précieux témoignage de l'Algérie de l'époque.
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25/11/2011
Daniel Hernández Morillo 1856-1932
Daniel Hernández Morillo est un peintre péruvien né en 1856 à Huancavelica.
Dès l'âge de 14 ans, Il suit les cours de l'académie de peinture fondée en 1850 à Lima par le peintre italien Leonardo Barbieri (1810-1873).
Lauréat d'une bourse d'étude attribuée par le gouvernement péruvien, il voyage en Europe à partir de 1875.

Il séjourne à Rome où il étudie la peinture classique durant dix ans, puis, en 1885, il s'établit et travaille à Paris.

Il se lie avec les orientalistes espagnols José Villegas y Cordero (1844-1921), Mariano Fortuny Marsal (1838-1874), Francisco Pradilla y Ortiz (1848-1921) et devient le président de la "Société des Peintres espagnols résidents à Paris".
Médaillé d'or à l'exposition universelle de Paris en 1899, Hernandez Morillo sera décoré de la légion d'honneur en 1900.

En 1912, ses toiles seront exposées à Montevidéo et à Buenos Aires.
Il peindra à Paris jusqu'en 1917, année, où, à la demande de son gouvernement, il rentrera au Pérou.
Bien que de formation classique et peintre dit académique, Hernandez sera l'un des promoteurs du mouvement impressionniste dans son pays.

Fondateur de l'école nationale des Beaux-Arts de Lima, il en restera le directeur jusqu'à sa mort en 1932.
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22/11/2011
Hermann Armin Kern 1838-1912

A Prague, il suit les cours de Jozef Božetech Klemens (1817-1883) avant d'intégrer l'académie des Beaux-Arts de Vienne.
De 1867 à 1870, en Allemagne, il complète sa formation à l'académie des Beaux-Arts de Düsseldorf puis de Munich.

Il travaille à Budapest, puis, en 1877, il s'établit à Vienne où il reçoit de nombreuses commandes de portraits de la cour impériale des Habsbourg.
Au delà des portraits officiels, l'essentiel de son travail repose sur l'exécution de scènes d'intérieur illustrant la vie quotidienne, les loisirs, les hobbies et la pratique des métiers manuels.










Hermann Armin Kern est décédé en 1912 à Maria Enzersdorf, petite ville d'Autriche.

Ses peintures figurent essentiellement dans des collections privées. Elles sont régulièrement présentées dans les meilleures ventes de tableaux.
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13/11/2011
Peintres de guerre

Alphonse Lalauze (1872-1936)
Peintre français né à Paris en 1872. Fils du peintre et graveur Adolphe Lalauze (1838–1905), il fut l'un des élèves d'Edouard Detaille (1848-1912).
Membre de la société des artistes français et plusieurs fois distingués aux Salons, il obtint une mention honorable lors de l'exposition universelle de 1900.
L'essentiel de son travail gravite autour de thèmes historiques et militaires.

Joseph-Félix Bouchor (1853-1937)
Peintre français né à Paris en 1853. Elève de Jean-Joseph Constant (1845-1902) et de Jules Lefebvre (1836-1911) à l'école des Beaux-Arts de Paris, il expose dès 1878 au Salon des Artistes Français.
Médaillé aux expositions universelles de 1889 et 1900, il est nommé chevalier de la légion d'honneur en 1910.

En 1914, âgé de soixante et un ans, il demande à être mobilisé et devient l'un des peintres attachés au musée de l’armée. Il sera le peintre attitré de l'état-major au cours de la première guerre mondiale.
Joseph-Félix Bouchor sera promu officier de la Légion d’honneur en 1921.
Jean-Louis Lefort (1875-1954).
Peintre et aquarelliste français né à Bordeaux en 1875. Il fut membre du comité des indépendants et de la société des aquarellistes français puis président de la société des peintres du Paris moderne et du salon des Tuileries.
Ancien combattant de la grande guerre, il sera décoré de la croix de guerre et fait chevalier de la légion d'honneur.

"Sur le front d'Artois" février 1916
Jean-Louis Lefort est l'auteur des illustrations du livre de Roland Dorgelès, "Les Croix de bois".

François Flameng (1856-1923)
Peintre, graveur et illustrateur français né à Paris en 1856. Elève d'Alexandre Cabanel, (1823-1889) puis de Jean-Paul Laurens (1838-1921) à l'école nationale des Beaux-Arts de Paris, il expose au Salon dès 1875.
En 1905, nommé professeur à l'académie des Beaux-Arts de Paris, il devient membre de l’Institut et du Comité des Artistes Français. Dès 1914, à l'âge de 58 ans, il sera l'un des premiers peintres à rejoindre les missions aux armées.

François Flameng fut le président d'honneur de la société des peintres militaires français.

Jean Droit (1884-1961)
Peintre et illustrateur français né près de Nancy en 1884.
Jean Droit commença la guerre avec le grade de caporal au 226ème RI de Nancy. Il la termina termina comme lieutenant, chevalier de la légion d'honneur, titulaire des croix de guerre française et belge, avec quatre citations.
Durant toutes les années du conflit, il ne cessera de dessiner et de peindre. Jean Droit publiera dans "l'Illustration" des œuvres exécutées au front et réalisera plusieurs affiches.

Georges Bertin Scott dit Scott de Plagnolles (1873- 1943)
Peintre, aquarelliste et dessinateur français né à Paris en 1873. En 1890, il intègre l'école des Beaux-Arts de Paris. Elève du célèbre peintre de bataille Edouard Detaille (1848-1912), Scott, devenu membre de la société des artistes français, expose au Salon dès 1897.

Chevalier de la légion d' honneur en 1912, il sera l'un des peintres officiels aux armées durant la première guerre mondiale.

Peintre majeur des années de guerre et collaborateur attitré de la revue "L'Illustration", Georges Scott sera nommé officier de la légion d'honneur en 1928.
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10/11/2011
Thomas Waterman Wood 1823-1903
Thomas Waterman Wood est un peintre américain né à Montpelier, dans l'état du Vermont en 1823.
En 1846-47, à Boston, il est apprenti dans l'atelier du portraitiste Chester Harding (1792-1866).
Dès la fin des années 1840, il peint des portraits dans le Vermont et dans les cantons de l'Est du Québec avant d'ouvrir un atelier à New York en 1852.
Répondant à de nombreuses commandes de portraits, il se rend et travaille à Washington, Montréal et dans le Maryland à Baltimore.
C'est à Baltimore qu'il peint en 1858 ses premiers portraits de femmes de d'hommes noirs qu'il rencontre dans les rues de la ville.


Fin 1858, Wood se rend en Europe, visite Londres, Rome et se fixe plusieurs mois à Paris où il exécute des copies de toiles de maîtres au musée du Louvre et du Luxembourg.
De retour aux États-Unis, Wood décide de poursuivre sa carrière dans le Sud du pays et s'installe à Nashville dans le Tennessee fin 1859.

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A Louisville, il exécutera une série de portraits illustrant la vie des afro-américains au cours de la guerre civile.

En 1865-66, il exécute une remarquable trilogie qui, exposée à l'Académie nationale du design de New York en 1867, lui vaudra son élection en qualité de membre associé en 1869.



Ces trois tableaux, "Le contrebandier", "La recrue" et "Le vétéran", figurent aujourd'hui au Metropolitan Museum de New York.
En 1867, à l'âge de 44 ans, l'artiste s'installe définitivement à New York où, exposant à la National Academy of Design, il est immédiatement reconnu comme un artiste de talent.


Wood s'oriente alors vers la peinture de genre. Illustrant la vie urbaine et rurale de la fin du XIX° siècle aux Etats-Unis, il réalise des scènes de genre très populaires.

En 1869, Wood est élu membre associé de l'Académie nationale de Design et, en 1871, professeur et membre à part entière. Il deviendra vice-président de l'académie en 1879, puis président de 1891 à 1899.

Il sera également l'un des membres fondateurs du club de gravure de New York.


Avec le soutien de John W. Burgess, un ami professeur à l' université de Columbia, Wood a fondé la galerie d'art "T.W. Wood Gallery and Art Center" dans sa ville natale de Montpelier dans l'état du Vermont.

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L'artiste a légué plus de 200 de ses aquarelles et de ses toiles à sa ville natale.
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Son travail est également visible dans de nombreux musées des Etats-Unis.

"Réflexion" 1891 Fine Arts museum of San Francisco
Thomas Waterman Wood est décédé à New York en 1903.
Après William Sidney Mount (1807-1868) et George Caleb Bingham (1811-1879), Thomas Waterman Wood fut l'un des premiers artistes à prendre pour sujet les noirs américains qu'il sut représenter avec pertinence et beaucoup de dignité.

Ce n'est que très récemment que son œuvre, à juste titre reconsidérée, a pris la place qui lui est due dans l'histoire de la peinture de genre américaine du XIX° siècle.
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05/11/2011
Federico del Campo 1837-1923
Federico Del Campo est un peintre péruvien né à Lima en 1837.
Il suit les cours de l'académie fondée en 1850 à Lima par le peintre italien Leonardo Barbieri (c.1810-c.1873).
A l'âge de 30 ans, il se rend en Europe, visite Paris puis se fixe à Madrid où il complète sa formation de dessinateur à l'école des Beaux-Arts San Fernando.

Il y côtoie le peintre madrilène Lorenzo Valles (1830-1910), qui, depuis 1853, travaille essentiellement en Italie. Sur les conseils de Lorenzo Valles, Del Campo s'établit à Venise où il retrouve une importante communauté d'artistes de toutes nationalités qui, selon la tradition de l'époque, sont venus étudier et travailler en Italie.
Del Campo rencontre l'artiste autrichienne Antonietta Brandeis (1849-1920), se lie d'amitié avec le peintre vénitien Giacomo Favretto (1849-1887), et se mêle à la "colonie d'artistes espagnols" présente à Venise.

Cette communauté réunit des peintres comme Rafael Senet y Perez (1856-1926), Mariano Fortuny (1838-1874), ou Martin Rico y Ortega (1833-1908), tous déjà célèbres et prisés sur la scène internationale.
Tout au long des années 1870-80, Del Campo peint à Venise et à Capri. Il expose des vues de Venise au Salon de Paris en 1880 puis à l'exposition internationale de Madrid en 1881.

Doté d'une palette vive, d'une maîtrise technique remarquable et d'un grand souci du détail qu'il peint avec une extraordinaire précision, Del Campo est reconnu comme l'un des meilleurs peintres de "vedute" de la seconde moitié du XIX° siècle.

Son travail sera recherché par de riches collectionneurs américains et européens.

En 1887, Del Campo travaille en Sicile, puis à Naples, mais, tout comme son grand rival italien Rubens Santoro (1859-1942), l'essentiel de son œuvre consiste en des vues et scènes de Venise.



Célèbre de son vivant, Federico Del Campo est décédé en 1923.
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