23/09/2011
François-André Vincent (1746-1816)
François-André Vincent (1746-1816) est un peintre français néoclassique.
Il prit ses premières leçons de dessin et de peinture dans l'atelier de son père, François-Élie (1708-1790), miniaturiste originaire de Genève établi à Paris et professeur à l'Académie de Saint-Luc.
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François-André sera ensuite l'élève de Joseph-Marie Vien (1716-1809), précurseur du néoclassicisme en France qui devint premier peintre du roi Louis XVI en 1789..
En 1768, François-André Vincent est lauréat du Grand Prix de Rome avec "Germanicus apaisant la sédition dans son camp".
De 1771 à 1775, il séjourne en Italie et travaille dans l'atelier du Palais Mancini, résidence de l'Académie de France à Rome.
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Parallèlement aux scènes inspirées de l'histoire antique et de la mythologie, il exécute de nombreux portraits et caricatures constitutifs de précieux témoignages du milieu de l'Académie de France de l'époque.
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"Portrait-charge de l'architecte Renard".
Jean Augustin Renard,1er prix de Rome en 1773.
Revenu à Paris et vite considéré comme le chef de file de l'école néoclassique, il deviendra l'un des principaux rivaux de Jacques-Louis David (1748-1825). Il sera cependant rapidement supplanté par ce dernier et, sous la révolution de 1789, les convictions royalistes de Vincent ne feront qu'accroître cette rivalité.

Bénéficiant des leçons du maître pastelliste Maurice-Quentin de la Tour, Adelaïde Labille-Guiard est depuis devenue une portraitiste de talent.
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Adélaide Labille-Guiard autoportrait 1774 miniature, aquarelle sur ivoire 10,3 x 8,4cm.
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Admise en 1669 au sein de la Communauté des Maîtres Peintres et Sculpteurs de l'Académie de Saint-Luc, Adelaïde expose ses pastels aux salons de cette académie.
En 1776, Turgot, contrôleur général des Finances, dans le cadre d’une réforme visant à réduire les privilèges et le poids des corporatismes, supprime les jurandes. Directement touchée par les décrets de Turgot, la guilde de Saint-Luc est dissoute en 1777. Les artistes de l'Académie de Saint-Luc, dont Adelaïde Labille-Guiard, tentent alors d'intégrer l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture.

Le talent reconnu d’Adelaïde Labille-Guiard, comme celui de sa brillante rivale Élisabeth Vigée-Le Brun, aurait dû ouvrir les portes de l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture aux deux jeunes artistes, mais l'académie qui compte 70 membres, n’admet, à l'époque, que quatre femmes. De plus, les conditions d’admission y sont pour le moins opaques et, le pastel étant considéré comme un genre mineur, les candidats sont tenus de présenter au jury d'admission une peinture exécutée à l'huile.
Adelaïde Labille-Guiard n'aura de cesse que de compléter sa formation et sa technique dans l'atelier de François-André Vincent.

En 1777, Vincent est admis à l'Académie royale de peinture et de sculpture. Il est de ce fait autorisé à exposer au Salon du Louvre. Il y exposera régulièrement mais, si de 1779 à 1789 ses tableaux obtiennent un vif succès, c'est toutefois David qui, dès 1781, ralliera tous les suffrages.

En 1783, Vincent présente "l'Enlèvement d'Orythie" (1782) comme morceau de réception à l'Académie royale de peinture et de sculpture.

C'est en cette même année de 1783 que son amie Adélaïde Labille-Guiard ainsi qu'Elisabeth Vigée-Lebrun (1755–1842) seront reçues à l’Académie royale de peinture et de sculpture.

En octobre 1795, la Convention supprime l'Académie royale de peinture et de sculpture et crée les trois classes de l'Institut de France : sciences physiques et mathématiques, sciences morales et politiques et classe de littérature et des beaux-arts.
François-André Vincent sera l'un des premiers membres de la classe de littérature et des beaux-arts de l'Institut de France.



En 1799, François-André Vincent épouse Adélaïde Labille-Guiard, séparée de Nicolas Guiard depuis 1779 puis divorcée en 1793.

Officiellement reconnu, titulaire de la légion d'honneur et membre de plusieurs académies européennes, Vincent, de santé fragile, peint de moins en moins et, tout en griffonnant d"étonnantes caricatures, se consacre essentiellement à l'enseignement.
Comme son rival Jacques-Louis David, François-André Vincent dirigeait à Paris un important atelier où furent formés de nombreux élèves.

François-André Vincent fut l'un des pionniers du mouvement néoclassique en France. Sa carrière de peintre est indissociable de son activité de dessinateur qui fut autant féconde que variée.
Décédé en 1816 à Paris, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.
19:38 Publié dans peintres-néo-classiques | Lien permanent | Commentaires (3) |
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