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24/02/2011

la sainte chapelle.... Paris Ier

Bâtie de1246 à 1248. Architecte : Pierre de Montreuil medium_0k0k.3.jpg

La Sainte-Chapelle a été bâtie, en un temps record, à la demande de Saint Louis. Elle fut conçue comme une chasse précieuse devant abriter et mettre en valeur les reliques du Bois de la Croix et de la Couronne d'Épines du Christ , chèrement acquises auprès de Baudoin II, empereur de Constantinople.

La première pierre de ce bijou gothique, attribué à Pierre de Montreuil, fut posée en janvier 1246 et elle fut consacrée le 25 avril 1248. Reconstruite au XVIIème siècle, suite à un incendie, elle fut pieusement restaurée par Duban et Lassus : la flèche, haute de 75 m, a été élevée en 1857. Ce chef d'oeuvre du gothique rayonnant allie légèreté, élégance et équilibre. Certains auteurs considèrent qu'il marque l'apogée de cet art.

La Sainte-Chapelle présente deux étages : la chapelle haute réservée au roi et à sa famille, la chapelle basse pour les gens du commun, selon un usage courant dans la construction des palais royaux du moyen age. A l'origine, la chapelle haute n'était accessible que par les galeries supérieures du palais, Saint Louis n'ayant pas fait construire d'escalier public.

La chapelle basse, dédiée à la Vierge et superbement décorée, était accessible aux gens de service.

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D'une largeur de 17 m, basse de plafond , d'une hauteur sous voute limitée à 6,60 m, bordée de piliers massifs supportant tout le poids de l'édifice, elle n'existe que pour son utilité fonctionnelle et architecturale. Elle sert de socle à la chapelle haute et permet d'alléger au maximum la construction.

Désormais accessible par un escalier, la chapelle haute est une pure merveille avec une hauteur sous voûte de 20 m, ses dorures et ses statues et, surtout, ses 15 verrières (15,4 m sur 4,25 m) ornées des plus beaux vitraux (618 m²) : les deux tiers des 1 134 scènes présentées dateraient du XIIIème siècle.
Les vitraux représentent des scènes religieuses choisies en fonction de l'emplacement des personnages royaux lors des offices. Près du roi, ont été placés des scènes évoquant le roi David et le roi Salomon.
Ces vitraux constituent un ensemble homogène, leurs dominantes rouge et bleue donnent à la chapelle haute un éclat incomparable.

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Ornée d'un ensemble unique de quinze verrières et d'une grande rose formant de véritables murs de lumière, la Sainte-Chapelle constitue le joyau du gothique français.

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Outre ses somptueuses verrières, la Sainte-Chapelle est ornée de peintures murales, fidèlement restituées au XIX e siècle et d'un décor sculpté remarquable par sa finesse et sa variété. Le faste de son architecture et de sa décoration , le cérémonial attaché au culte de ses reliques ont influencé toute la création artistique et liturgique jusqu'au XVI e siècle.
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Cette chapelle est à visiter, si possible, par beau temps, quand les rayons du soleil frappent les verrières et générent des éclairages quasi-surnaturels.
 
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17/02/2011

L'estampe ukiyo-e

Les œuvres du genre ukiyo-e existent sous forme de peintures dites nikuhitsuga et sous forme d'estampes dites hanga.

La peinture étant réservée à une élite aristocratique, les estampes, imagerie populaire d'un coût modique, seront diffusées au plus grand nombre.

Il est probable que la majorité des peintres fondateurs des multiples écoles et d'ateliers familiaux producteurs d'ukiyo-e reçurent une formation initiale dans les écoles Kano et Tosa, écoles héritières de l'art classique et traditionnel japonais.

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Kitagawa Utamaro (1753-1806)  "atelier d'artistes, gravure de bloc"   1803

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Ukiyo-e  signifie "image d'un monde flottant". Le caractère uki, à l'époque médiévale, était imprégné de connotations bouddhiques. Il sous-entendait la lassitude engendrée par la brièveté de la vie terrestre.

Du sens religieux, l’époque d’Edo (1603-1868) ne conservera que le caractère illusoire et superficiel des plaisirs de la vie quotidienne.

- Les Ukiyo-e, peintures populaires et narratives, représentent des acteurs (yakusha-e) de théâtre (kabuki),  ..... 

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Utagawa Kunisada (1786-1865)    "Asayama Tessan"   acteur de théatre Kabuki .

- des lutteurs de Sumo (sumo-e), des scènes érotiques (shunga ou higa), des courtisanes (bijins), ....

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Kitagawa Utamaro  (1753-1806)    "Trois beautés de notre temps "  Okita, Ohisa, Toyohina   1793

 

- des légendes,des scènes de batailles, des guerriers (Yamato musha-e), .....

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Utagawa Kunisada   (1786-1865)  
"Portrait de Miyamoto Musashi' , célèbre samouraï expert au combat du sabre   1858

 

- la faune et les fleurs (kacho-ga).

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Katsushika Hokusai    (1760-1849)
"Iris et Sauterelle"      1830
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- La représentation des "Vues célèbres" (meisho-e) et des paysages (fūkei-ga) ne s'affirmera que vers 1830 mais elle deviendra par la suite un thème majeur.

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Katsushika Hokusai   "Reflet du mont Fuji dans le lac Kawaguchi"   1831-33

 

Hishikawa Moronobu (1618-1694), tout d'abord peintre et illustrateur de livres, fut, vers 1673, l'un des premiers artistes de l'estampe ukiyo-e. Considérant chacune de ses estampes comme une oeuvre unique, il sera le premier à les éditer en feuilles séparées (chimai-e).

Pendant longtemps, les Ukiyo-e  seront publiées en noir et blanc (sumizuri-e), puis, dès 1716, les imprimeurs les rehaussent de rouge et d'orange posés au pinceau (beni-e).

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Hishikawa Moronobu    "Le  jeune couple"
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En 1741, confrontés à la demande croissante d'Ukiyo-e, éditeurs et imprimeurs mettent au point le procédé d'impression polychrome. Les tons de pourpre et de jaune associés au rose et au vert multiplient les combinaisons de couleurs (benizuri-e).

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     Suzuki Harunobu  (1725-1770)   
 "A samurai couple walking in the rain"
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En 1745, l'éditeur Kichiemon Kamimura invente les kentô, encoches de localisation qui assurent la plus grande précision dans le positionnement de toutes les planches utilisées pour une même estampe (miroita). Solution simple mais efficace apportée aux difficultés de la superposition de multiples couleurs, les kentô, tout en facilitant grandement le travail du graveur et de l'imprimeur, en améliore tout autant la productivité.

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Suzuki Harunobu  (1725-1770)    "Woman Admiring Plum Blossoms at Night"   1765 

 

De progrès techniques en progrès techniques, de l'émergence d'artistes de grandes qualités tels Harunobu, Utamaro, Kiyonaga, Sharaku, l'estampe ukiyo-e  atteindra son apogée moins de trois décennies plus tard. Ce sera ce qu'il est convenu d'appeler "l'âge d'or de l'ukiyo-e". 

 

01/02/2011

L'époque d'Edo 1603-1868

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L'époque d'Edo (ex-nom de Tôkyô), l'une des 14 subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon, débute en 1603 avec la prise de pouvoir du shôgun, général et dictateur militaire, Ieyasu Tokugawa.

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L'époque d'Edo, sous le gouvernement centralisé des puissants shôgun, fut, durant plus de 250 ans, une longue période de paix, de stabilité et de prospérité économique pour le Japon.

Cette période se caractérise, entre autres, par la mise en œuvre d'une politique isolationniste dite Sakoku ou "fermeture du pays".

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De 1641 à 1853, cette politique instaure un contrôle des plus stricts des échanges commerciaux, la destruction des navires de haute mer, l'interdiction de sortir du territoire pour tout ressortissant japonais et l'expulsion de tous les étrangers.

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De cette longue période d'isolement du pays résultera le développement d'une culture propre au Japon.

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Période faste sur le plan culturel, l'époque d'Edo favorisera une production artistique vaste et variée destinée tant à l'élite aristocratique et militaire qu'à la bourgeoisie.

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Des multiples activités artistiques pratiquées durant cette période, céramiques, tissages, sculpture, armes et armures, laques, peintures, c'est tout particulièrement à l'estampe et à l'école Ukiyo-e, que reste associée l'époque d'Edo.

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L'époque d'Edo se termine en 1868 avec la restauration du pouvoir impérial de l'empereur Mutsuhito et le début de la période Meïji (1868-1912) dite ère du "gouvernement éclairé" ou de "politique éclairée" équivalente, en Europe, à la période dite du "Siècle des Lumières" du XVIII°.

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La fin de la politique d'isolement en 1853 et les contacts pris avec l'Occident transformeront profondément la société japonaise.

Si le Japon s'ouvre très rapidement aux modes occidentales, les estampes, laques, peintures, soieries, céramiques et autres objets décoratifs, trouvent également très vite leur place dans les galeries américaines et européennes.

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En France, l’engouement fut tel que Philippe Burty, critique d’art et collectionneur passionné d’art japonais, forgera, dès 1872, un mot nouveau : le "Japonisme".

 
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