17/02/2011
L'estampe ukiyo-e
Les œuvres du genre ukiyo-e existent sous forme de peintures dites nikuhitsuga et sous forme d'estampes dites hanga.
La peinture étant réservée à une élite aristocratique, les estampes, imagerie populaire d'un coût modique, seront diffusées au plus grand nombre.
Il est probable que la majorité des peintres fondateurs des multiples écoles et d'ateliers familiaux producteurs d'ukiyo-e reçurent une formation initiale dans les écoles Kano et Tosa, écoles héritières de l'art classique et traditionnel japonais.

Kitagawa Utamaro (1753-1806) "atelier d'artistes, gravure de bloc" 1803
.
Ukiyo-e signifie "image d'un monde flottant". Le caractère uki, à l'époque médiévale, était imprégné de connotations bouddhiques. Il sous-entendait la lassitude engendrée par la brièveté de la vie terrestre.
Du sens religieux, l’époque d’Edo (1603-1868) ne conservera que le caractère illusoire et superficiel des plaisirs de la vie quotidienne.
- Les Ukiyo-e, peintures populaires et narratives, représentent des acteurs (yakusha-e) de théâtre (kabuki), .....

Utagawa Kunisada (1786-1865) "Asayama Tessan" acteur de théatre Kabuki .
- des lutteurs de Sumo (sumo-e), des scènes érotiques (shunga ou higa), des courtisanes (bijins), ....

- des légendes,des scènes de batailles, des guerriers (Yamato musha-e), .....

- la faune et les fleurs (kacho-ga).

- La représentation des "Vues célèbres" (meisho-e) et des paysages (fūkei-ga) ne s'affirmera que vers 1830 mais elle deviendra par la suite un thème majeur.

Hishikawa Moronobu (1618-1694), tout d'abord peintre et illustrateur de livres, fut, vers 1673, l'un des premiers artistes de l'estampe ukiyo-e. Considérant chacune de ses estampes comme une oeuvre unique, il sera le premier à les éditer en feuilles séparées (chimai-e).
Pendant longtemps, les Ukiyo-e seront publiées en noir et blanc (sumizuri-e), puis, dès 1716, les imprimeurs les rehaussent de rouge et d'orange posés au pinceau (beni-e).

En 1741, confrontés à la demande croissante d'Ukiyo-e, éditeurs et imprimeurs mettent au point le procédé d'impression polychrome. Les tons de pourpre et de jaune associés au rose et au vert multiplient les combinaisons de couleurs (benizuri-e).

En 1745, l'éditeur Kichiemon Kamimura invente les kentô, encoches de localisation qui assurent la plus grande précision dans le positionnement de toutes les planches utilisées pour une même estampe (miroita). Solution simple mais efficace apportée aux difficultés de la superposition de multiples couleurs, les kentô, tout en facilitant grandement le travail du graveur et de l'imprimeur, en améliore tout autant la productivité.

Suzuki Harunobu (1725-1770) "Woman Admiring Plum Blossoms at Night" 1765
De progrès techniques en progrès techniques, de l'émergence d'artistes de grandes qualités tels Harunobu, Utamaro, Kiyonaga, Sharaku, l'estampe ukiyo-e atteindra son apogée moins de trois décennies plus tard. Ce sera ce qu'il est convenu d'appeler "l'âge d'or de l'ukiyo-e".
02:36 Publié dans peintres-estampes | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : estampes, ukiyo-e, woodblock, japanese painters |
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Commentaires
Merci pour ce merveilleux voyage dans l'Art Japonais.
Plonger dans ton blog est toujours un rêve. Bises. Hélène
Écrit par : helene merrick | 15/02/2011
bonsoir !! va falloir que je revienne c'est un peu compliqué ta note je n'ai pas eu le temps de tout lire alors je reviendrais
bonne soirée
Écrit par : bernadette | 15/02/2011
toujours beaucoup de plaisir avec les découvertes que vous nous faites faire - Merci et amicalement -ngf
Écrit par : astree10200 | 16/02/2011
Merci pour cette plongé l'art japonais. Avec vous on connait toujour de choses neuves. Bises MARU
Écrit par : mbouillon | 24/02/2011
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