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31/07/2006

Sables mouvants

Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée

Démons et merveilles
Vents et marées
Et toi
Comme une algue doucement caressée par le vent
Dans les sables du lit tu remues en rêvant

Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Mais dans tes yeux entrouverts
Deux petites vagues sont restées

Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer.

Jacques Prévert 1900-1977

28/07/2006

Alfred de Musset

" Le seul bien qui me reste au monde
Est d'avoir quelquefois pleuré. "

27/07/2006

florilège........M.Dyf

Marcel DYF est né à paris en 1899. Il montre très tôt une grande habileté et passion pour le dessin et la peinture. Il s'installe dès 1922 en Provence, à Arles puis à St Paul de Vence avant de revenir en 1959 en région parisienne à Bois d'Arcy où il travaillera jusqu'à sa mort en 1985.

Les femmes, les gitans, les paysages de Provence et de Bretagne et les fleurs ont inspiré les plus belles toiles de ce maître de l'impressionnisme.medium_0dy0.5.jpgmedium_0dy1.4.jpgmedium_0dy2.jpgmedium_0dy15.jpgmedium_0dy3.jpgmedium_0dy7.jpgmedium_0dy8.jpgmedium_0dy9.jpgmedium_0dy11.2.jpgmedium_0dy16.jpgmedium_0dy23.jpgmedium_0dyf_.jpg

Les hommes de ce pays ...

les hommes de ce pays n'ont jamais eu de tombes

ils aiment le paprika
l'eau de rose et le thé
ils s'appellent aussi bien
Ismaïl ou Vlasco

et dans le sang versé
ils voient à chaque instant
toute la mémoire du monde...

Tristan Cabral

25/07/2006

l'Art poétique

medium_weisbuch-2.jpgDe la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l’Impair,
Plus vague et plus soluble dans l’air
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

Il faut aussi que tu n’ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise ;
Rien de plus cher que la chanson grise
Où l’Indécis au Précis se joint.

C’est des beaux yeux derrière des voiles,
C’est le grand jour tremblant de midi,
C’est par un ciel d’automne attiédi,
Le bleu fouillis des claires étoiles !

Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la Couleur, rien que la nuance !
Oh ! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor !

Paul Verlaine
Claude Weisbuch

22/07/2006

chanson des peintres

Laques aux teintes de groseilles
Avec vous on fait des merveilles,
On fait des lèvres sans pareilles.

Ocres jaunes, rouges et bruns
Vous avez comme les parfums
Et les tons des pays défunts.

Toi, blanc de céruse moderne
Sur la toile tu luis, lanterne
Chassant la nuit et l'ennui terne.

Outremers, Cobalts, Vermillons,
Cadmium qui vaux des millions,
De vous nous nous émerveillons.

Et l'on met tout ça sur des toiles
Et l'on peint des femmes sans voiles
Et le soleil et les étoiles.

Et l'on gagne très peu d'argent,
L'acheteur en ce temps changeant
N'étant pas très intelligent.

Qu'importe ! on vit de la rosée,
En te surprenant irisée,
Belle nature, bien posée.

Charles Cros 1842-1888

20/07/2006

Marine.......

Les chars d'argent et de cuivre -
Les proues d'acier et d'argent -
Battent l'écume, -
Soulèvent les souches des ronces.
Les courants de la lande
Et les ornières immenses du reflux,
Filent circulairement vers l'est,
Vers les piliers de la forêt, -
Vers les fûts de la jetée
Dont l'angle est heurté par les tourbillons de lumière

Arthur Rimbaud 1854-1891

19/07/2006

A.Rimbaud ..................B.Murillo

Les chercheuses de poux.

Quand le front de l’enfant, plein de rouges tourmentes
Implore l’essaim blanc des rêves indistincts,
Il vient près de son lit deux grandes soeurs charmantes
Avec de frêles doigts aux ongles argentins.

Elles assoient l’enfant devant une croisée
Grande ouverte où l’air bleu baigne un fouillis de fleurs,medium_a1_.jpg
Et dans ses lourds cheveux où tombe la rosée
Promènent leurs doigts fins, terribles et charmeurs.

Il écoute chanter leurs haleines craintives
Qui fleurent de longs miels végétaux et rosés,
Et qu’interrompt parfois un sifflement, salives
Reprises sur la lèvre ou désirs de baisers.

Il entend leurs cils noirs battant sous les silences
Parfumés ; et leurs doigts électriques et doux
Font crépiter parmi ses grises indolences
Sous leurs ongles royaux la mort des petits poux.

Voilà que monte en lui le vin de la Paresse,
Soupir d’harmonica qui pourrait délirer ;
L’enfant se sent, selon la lenteur des caresses,
Sourdre et mourir sans cesse un désir de pleurer.

Arthur Rimbaud. (1854-1891)
tableau : Bartolomé Murillo (1617- 1682)

Boutiques du vieux Paris

Chiu Tak Hak... peintre réaliste, contemporain.medium_chuibou.jpgmedium_chu6.6.jpg

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18/07/2006

Notre-Dame de Paris.

medium_ndpar.4.jpgNotre-Dame est bien vieille ; on la verra peut-être
Enterrer cependant Paris qu'elle a vu naître.
Mais, dans quelque mille ans, le temps fera broncher
Comme un loup fait un boeuf, cette carcasse lourde,
Tordra ses nerfs de fer, et puis d'une dent sourde
Rongera lentement ses vieux os de rocher.

Bien des hommes de tous les pays de la terre
Viendront pour contempler cette ruine austère,
Rêveurs, et relisant le livre de Victor...

- Alors, ils croiront voir la vieille basilique
Toute ainsi qu'elle était puissante et magnifique,
Se lever devant eux comme l'ombre d'un mort !

Gérard de Nerval
L'Almanach des Muses, 1832.

 
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