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07/07/2006

Théophile-Alexandre STEILEN .1859-1923

Peintre, dessinateur et lithographe français d'origine suisse, né à Lausanne en 1859, mort à Paris en 1923. Etudes à la faculté de lettres de l'Académie de Lausanne.
1878 - Il entre en apprentissage chez un imprimeur de tissus à Mulhouse.
1881 - Il arrive à Paris et s'installe à Montmartre , allée des brouillards, avant de se fixer, toujours entouré d'une tribu de chats, dans une maison du maquis rebaptisée le "Cat's cottage", à l'emplacement de l'actuel 73, rue Caulaincourt. Il se consacre tout d'abord, pour vivre, au dessin industriel et il fait très vite connaissance du petit monde artistique qui gravite ,à l'époque sur la butte......

1882 - Il rencontre le Dr Frédéric Willette, frère du peintre Adolphe Willette, qui l'introduit dans le cercle du Chat Noir , le cabaret de Rodolphe Salis, où il cotoie Toulouse-Lautrec, Aristide Bruant, Vallotton, Alphonse Allais.......Il collabore à de nombreux journaux, "le Mirliton", "Le Chambard", " L'assiette au beurre" , " le Canard Sauvage", et "Le Rire,"










Il signe en 1882 ses premières oeuvres d'illustrateur de presse dans le no1 du "Chat Noir",journal édité par le patron du café du mème nom, situé 84 bld de Rochechouart Il publie dans " le Chat noir" des dessins sans indulgence,descriptifs de la misère sociale et des injustices, mais aussi des nus d’une extrême sensualité. Par la suite, il collaborera à divers journaux humoristiques, "Gil Blas illustré", " Les Humoristes" qu’il fonde en 1911 avec Forain et Léandre.



Il illustre les chansons de Jean Richepin et
"Dans la rue", recueil de chansons d'Aristide Bruant,
"Les Chansons de femmes", de Paul Delmet,
"Les Gaietés bourgeoises", de Jules Moinaux ,père de Georges Courteline,
"Barabbas", de Lucien Descaves,
"Les femmes d'amis" de Georges Courteline
Les Soliloques du pauvre, de Jehan-Rictus,







Ce créateur polyvalent est tour à tour dessinateur, affichiste, lithographe, illustrateur, peintre. Il est le chroniqueur visuel de la vie de Montmartre au dernier quart du 19ième siècle.

"Dés les premiers jours, dit-il à Lucien Puech en narrant ses débuts Parisiens, je fus séduit par le monde de la rue, ouvriers et trottins, blanchisseuses et miséreux. Si, au lieu de débarquer à Montmartre, j'avais habité prés des grands boulevards, peut-ètre aurais-je essayé de peindre les bourgeois, les parvenus et les millionaires..."
C'est difficilement imaginable de sa part : il mène à Paris une vie de travail et de pauvreté entièrement consacrée à son art et aux hommes. Sa peinture se révolte contre les patrons capitalistes, le chomage ou le caractère impitoyable de la police.
Son domaine est la rue, en particulier celles de Montmartre qu'il habite. Sa hantise, la misère. "Il faut agir, le monde ne va pas ainsi qu'il devrait aller" affirme celui que Jules Renard a surnommé "l'oeil incorruptible".
Adversaire de l’injustice, compatissant envers les déshérités, qui ne manquaient pas à Montmartre, il décrit des scènes de la rue, des usines, de la mine, mettant en scène les malheureux de toute espèce, mendiants, ouvriers dans la misère, gamins dépenaillés et prostituées. ces personnages semblent plus souvent écrasés par leur triste condition que révoltés.



La justice.........










Il fût aussi le spécialiste des chats qu’il décrivit sans se lasser, dans toute leur fantaisie, joueurs, endormis ou en colère.

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Croquis....







Le chat dans les affiches..............











1885 - Il réalise sa première affiche : Trouville sur Mer











1888 - Naissance de sa fille Colette qui lui sert de modèle pour La Compagnie française, Le lait de la Vingeanne, Comiot.



1891-1899 - Période très créative pour l'affiche Le Rêve, Yvette Guilbert, Mothu et Doria, Chat Noir... Comiot.










1893 - Il expose au salon des Indépendants , puis régulièrement, à celui des Humoristes.

1894 - Première exposition à la Bodinière. Proche des communistes, des anarchistes, des socialistes il témoigne, dénonçant la misère, l'exploitation, la violence, à travers des illustrations et des affiches : Le Petit Sou










1900 - L'Assommoir consacre le rapprochement de Steinlen de Zola et des naturalistes depuis Paris (1897).



1905-1913 - Quelques grandes créations Clinique Chéron (1905),Racahout des Arabes (1905)







1913-1919 - Il produit dix-sept affiches et de nombreux dessins de guerre dénonçant l'insoutenable misère des soldats et des civils.









Il ne dédaigna pas non plus la représentation des femmes nues.










1923 - Il meurt à Paris.

Les dessins et pastel furent son moyen d’expression préféré, comme tous ceux qui reflètent la vie quotidienne de la rue et de ses petits métiers. Influencé par Toulouse-Lautrec, en habile illustrateur de journal, il développa un style très personnel. Il découvrit la lithographie et le crayon gras chez l'Imprimeur Eugène Verneau pour qui il réalisa La Rue (1896), fresque monumentale.
Le réalisme de ses dessins semble avoir inspiré certaines œuvres ultérieures de Jean Peské ,la peinture aussi, mais dans une moindre mesure. Il faut y ajouter ses gravures, qui , reprenant les mêmes thèmes que ses dessins, en multiplient l’impact.

Ce sont surtout ses affiches qui, comme celle de la tournée du Chat noir, sont à l’origine de sa popularité.
Steinlen est , avec Toulouse Lautrec, Chéret et Mucha, de ces artistes qui ont donné à l'affiche ses lettres de noblesse. A la suite de ces maitres, de nombreux dessinateurs ont été les reporters graphiques de leur temps.
A travers Picasso, l' influence de Steilen s'exercera sur toute l'avant garde artistique du début du siècle...

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