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29/06/2006

Paul Huet (1803-1869)

Peintre et graveur français né à Paris le 3 octobre 1803.
A sept ans, il voit sa mère disparaître et il est élevé par son père et ses quatre frères et soeurs aînés. Il est alors envoyé en pension à Choisy. Très jeune, il se montre attiré par le dessin mais son père le destine à l'enseignement. Heureusement son beau-frère le libraire GENEST, plaide pour lui et il fréquente alors l'atelier de Delthil, élève de DAVID, "un bon maître de dessin" , qui lui proposera de faire avec lui des papiers peints, ce que HUET refusera. On le verra ensuite dans les ateliers de GUERIN, puis de GROS.
A la mort de son père, il se verra contraint de quitter l'atelier de ce dernier, par manques de moyens. mais Paul HUET, se dira lui-même, surtout élève de l'île Seguin . Dès 1818, Paul HUET s'y rend souvent chez ses amis Lelièvre et y peint ses premiers tableaux.
Parallèlement il fréquenta aussi l’École des Beaux-arts en 1820 ainsi que l’académie Suisse - du nom de son fondateur -
En 1822 , Eugène DELACROIX remarque un de ses tableaux, "lisière de bois en forêt de Saint-Cloud" à l'académie SUISSE et demande que Paul HUET lui soit présenté. Une grande estime, une "certaine amitié" naît entre ces deux hommes et nous les retrouverons aux Eaux-Bonnes (Pyrénées) en 1845.

Dès les années 1820, celui qui sera un voyageur inlassable, parcourt la Brie et la Normandie, cette dernière en partie avec BONINGTON avec qui il alla peindre la mer à Honfleur et à Trouville .







En 1827, il participe pour la première fois au salon et il y expose avec succès.
Paul HUET est aussi très attiré par la gravure; dès 1825, il s'essaie à la lithographie et les premières seront publiées en 1827. En 1834, il expose des eaux-fortes. Il éxecutera aussi de nombreux bois et quelques clichés sur verre.
En 1834, il épouse sa nièce Céleste RICHOMME, mais celle-ci décède en 1839, à Nice. En 1837, il est nommé professeur de dessin de la duchesse d'Orléans. Promu Chevalier de la Légion d'honneur après le Salon de 1841, il ne sera jamais officier.... En 1843, Paul HUET se remarie avec une jeune fille originaire du Mans, Claire Sallard.

Paul HUET, en républicain convaincu s'engage... engagement auquel il restera fidèle après le coup d'état de 1852 et qui nuira à sa carrière, Napoléon III lui en voulant. Sous le Second Empire, Paul HUET reste cependant présent dans tous les Salons et voit plusieurs de ses tableaux achetés par l'Etat. Il continue à parcourir la France en tous sens et se rend même en Angleterre Belgique et en Hollande. Il achète un chalet à Chaville dans les environs de Paris, en 1863 où il travaille beaucoup dans ses dernières années. Il s'y éteint le 9 janvier 1869.
Appartenant de plein droit au mouvement romantique, il a également sa place parmi les précurseurs de la vision impressionniste.

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28/06/2006

Jules DUPRÉ..1811-1889

Célèbre peintre paysagiste du XIXème siècle, fondateur de l’Ecole du paysage français moderne, Jules Dupré est issu d’une vieille famille de l’Isle-Adam. Il voit le jour à Nantes le 5 avril 1811 dans la famille de sa mère. En 1815, son père, François Dupré, propriétaire de manufactures de faïence à Creil et à Saint-Yrieix-la-Perche, dans le canton de Limoges, ouvre une nouvelle fabrique de porcelaine à Parmain. Dès l’âge de 15 ans, Jules décore des assiettes en s’inspirant de la flore de la région. François Dupré, appelé à la direction d’une manufacture de porcelaine à Limoges, amène avec lui sa famille. Là, Jules apprend au contact de son père toutes les techniques de fabrication de la porcelaine et de décor des assiettes.

Mais il est attiré par la peinture d’après nature. Il qu’il s’inscrit à l’école des Beaux-Arts de Paris. Pour compléter sa formation, il prend des cours dans l’atelier de Jean-Michel Diéboldt dont l’œuvre se situe entre David, Géricault et Delacroix. Jules Dupré se lie à l’école de Barbizon : Cabat, Paul Huet, Troyon, Flers, Théodore Rousseau avec lequel il effectue de nombreux voyages en France à la recherche de paysages champêtres. A 20 ans il est retenu au Salon. En 1831, il expose « une Vue de l’Isle-Adam » et « une Cour de ferme ». Il rencontre lord Graves, qui lui fait découvrir les paysages de l’Angleterre. En 1833, les bords de l’Oise et la vallée de Montmorency l’inspirent.
En 1835, le Salon le consacre. En 1841, il s’installe avec Rousseau à Montsoult. Possédant un peu d’argent, en octobre 1845, il loue à l’Isle-Adam un atelier en face de l’église, à l’angle de la Grande Rue. En 1847, il reçoit la Légion d’honneur, ce qui entraîne une brouille avec son ami Rousseau. En 1860, il épouse à Champagne-sur-Oise Stéphanie-Augustine Moreau, fille d’un architecte.
En 1870, Jules Dupré est promu officier de la Légion d’honneur. Deux ans plus tard, il achète à l’Isle-Adam, à proximité de la place du Pâtis, une maison assez grande pour recevoir ses amis : Corot, Daubigny, Rousseau, Boulard, Geoffroy-Dechaume, Daumier. Il y fait aménager un grand atelier dans les combles, d’où il a une vue imprenable sur l’Oise.
L’Exposition universelle de 1889 consacre l’œuvre de Jules Dupré.
Atteint de la maladie de la « pierre », il doit être opéré; il ne se remet pas de cette intervention et meurt à l’Isle-Adam le 6 octobre 1889 où il sera inhumé.
Le 30 juin 1890, son atelier est vendu.
La maison de Jules Dupré sera détruite vers 1900. Une rue de L'Isle-Adam qui aboutit à l’Oise, sujet d’inspiration de quelques unes de ses œuvres, porte aujourd'hui son nom.

Le Musée d’art et d’histoire Louis-Senlecq de l’Isle-Adam conserve plusieurs toiles de cet artiste mondialement connu. De nombreux musées français, mais aussi de grands musées internationaux, comme l’Hermitage à Saint-Pétersbourg, exposent ses oeuvres.

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27/06/2006

Constant TROYON ....1810-1865

Peintre français,né à Sévres près de Paris le 28 août 1810. Son père y était peintre dans la célèbre usine de porcelaine. Constant,entré très jeune dans cette manufacture,il y fut lui meme un décorateur minutieux jusqu'à l'age de 20 ans.
Entre 1830 et 1847 , peignant à Barbizon , il s'inspire directement du réel et s'essaie à suivre ses ainés Rousseau et Jules Dupré. Il fut ,comme eux, le défenseur de la thèse du naturalisme.
Troyon est un peintre réaliste. Il appartient à cette admirable pléiade de paysagistes où figuraient Théodore Rousseau, Diaz, Dupré, Flers.
Troyon incarne le mouvement de rénovation dans le paysage dont Turner et Constable avaient été les initiateurs.

Il expose pour la première fois ,deux toiles, au salon de 1833 : la " Maison Colas" à Sèvres et un "coin du parc de Saint-Cloud". Troyon alimentera régulièrement les Salons de sa production où il exposera régulièrement, entre 1833 et 1864, jusqu’à la veille de sa mort.

Entreprenant de nombreux séjours en Normandie puis en Belgique et en Hollande , il y découvre en 1846 les chefs d'oeuvres de Rembrandt , les paysages ensoleillés de Cuyp, et à La Haye, le célèbre taureau de Paul Potier peint en 1625.
Prenant tardivement conscience de ses possibilités et de ses qualités , sans véritablement délaisser la peinture de paysages, il évolue alors rapidement vers la représentation de scènes animalières.
Troyon tient une grande place dans le mouvement animalier et il s’efforce de placer les animaux qu’il représente dans leur véritable milieu.
Peintre animalier de premier rang , sa méthode et ses qualités techniques sont magistrales , ses schémas sont excellents et ses compositions toujours interessantes.L’exécution des toiles est remarquable, la palette simple, la couleur abondante, épaisse, riche, solide, répartie uniquement avec la brosse, la touche pâteuse, la recherche de la composition et de l’effet frappante.

Le succés, bien que tardif de Troyon , se développe rapidement dès 1848 et les années 1853-1860 voient naître des chefs-d’œuvre : La Vallée de la Touques (1853), Bœufs allant au labour (1855), Départ pour le marché (1859), Retour à la ferme (1859), Le Bac (1859) et Troupeau passant à gué. Cinq fois primés aux salons , il y fut décoré de la légion d'honneur par Napoléon III.

Toutes ces toiles seront vite considérées comme des chefs d'oeuvre en Grande-Bretagne, en Amérique et dans tous les pays du continent Européen. Mis en vente chez Christies en 1902, un simple paysage de vaches, de qualité moyenne, atteignit 7350£ , somme considérable pour l'époque .

Troyon est mort, célibataire, à Paris le 21 février 1865. Il est enterré dans le cimetière parisien de Montmartre.
Sa mère, qui lui a survécu , a institué le prix Troyon décerné par l'académie des Beaux Arts aux peintres animaliers.
Emile van Marcke (1827-1891) était l' élève le plus connu de Troyon.

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26/06/2006

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Frans Hals (1582 - 1666)

Un des plus grands portraitistes de l’histoire de la peinture, Frans Hals est né à Anvers mais appartient à l’école hollandaise.
Il passe toute sa vie à Haarlem où il reçoit des commandes importantes de portraits de groupes ou de portraits individuels des bourgeois aisés de la ville.
Son génie, prêt à saisir l’instantané, renouvelle l’art du portrait. Il capture la vitalité de ses modèles dans la représentation des patriciens comme dans celle des types populaires qu’il peint buvant et riant, dans ses tableaux de genre.

Le père de Frans Hals, un pauvre drapier anversois, émigre avec sa famille aux Pays-Bas, vers 1585, tandis que les Espagnols reprennent Anvers.
Formé probablement par le peintre néerlandais Karel van Mander, Frans Hals est admis en 1610 à la guilde des peintres Saint Luc. En 1616, il peint son premier “Banquet des gardes civiques de Haarlem”.
Après les changements politiques de 1618, les brasseurs fortunés de la nouvelle élite de la ville lui commandent des portraits de leurs propres personnes et de leurs familles.
La popularité de Hals demeure considérable jusqu’à la fin de sa vie.
Toujours à court d’argent, Frans Hals est un peintre farouchement individualiste ; dans son oeuvre, il adopte peu les effets du Caravagisme. Au cours de sa longue carrière, Hals remplace les couleurs vives de ses premières toiles par des tonalités plus monochromatiques.

Dans sa dernière peinture de groupe « les Régentes de l’hospice des vieillards », Frans Hals rejoint les plus illustres des vieux maîtres, de Titien à Rembrandt et de Goya à Matisse.





« J’ai surtout admiré les mains de Hals, des mains qui vivaient, mais qui n’étaient pas “terminées », dans le sens que l’on veut donner maintenant par force au mot « finir ».
Et les têtes aussi, les yeux, le nez, la bouche, faits des premiers coups de brosse, sans retouches quelconques. Peindre d’un seul coup, autant que possible, en une fois ! Quel plaisir de voir ainsi un Frans Hals !”
Vincent Van Gogh

24/06/2006

Des pionnières aux côtés des Impressionnistes

medium_morisot_violettes.jpgA une époque où la société était dominée par les hommes, quelques femmes avant-gardistes et combatives évoluèrent aux côtés des peintres impressionnistes, dont elles furent d'abord les élèves et souvent les modèles, avant de se forger une personnalité autonome et d'être reconnues à part entière par le milieu artistique.

Parmi celles-ci, Berthe Morisot (1841-1895) qui devint la belle-soeur de Manet en épousant son frère Eugène.


Fille d'un haut fonctionnaire préfet du département du Cher, et arrière petite-nièce de Fragonard, Berthe Morisot naquit à Bourges en 1841.

Après la démission de son père en 1855, sa famille déménage à Passy où elle suit avec ses deux soeurs aînées, Yves et Edma, ses premiers cours de dessin chez Guichard en 1857, avant de rencontrer au Louvre en 1859 Fantin-Latour qui restera un ami fidèle.

Elle est ensuite, avec sa soeur Edma, l'élève privée de Corot de 1860 à 1862, et, sur ses conseils, va peindre en plein air à Auvers-sur-Oise où elle fait la connaissance de Daubigny.

Dès 1864, Berthe (ainsi qu'Edma) est admise au Salon, où elle expose des paysages. Elle y exposera régulièrement par la suite.

Le même été Berthe et Edma s'installent chez le peintre Riesener à Beuzeval.

En 1866 elles vont peindre à Pont-Aven.

1868-1869.... modèle de Manet

En 1868 Berthe rencontre Edouard Manet avec lequel elle se lie d'amitié et qui va devenir son professeur. En même temps Manet va fréquemment la prendre pour modèle ("Le balcon" - 1868-69, "Le repos. Portrait de Berthe Morisot" - 1870, "Berthe Morisot au bouquet de violettes" - 1872...).


En 1869, sa soeur Edma se marie et abandonne la peinture.

Berthe, elle, va continuer et parfaire sa formation en entreprenant des voyages. En 1872 elle se rend en Espagne.

 
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