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11/04/2017

A l'union des Écoles, Paris II°

Affiche 1860  Imprimerie Delas, Paris  Lithographie 107 x 77 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..JPEG

"A l'union des Écoles"  6, Passage du Grand Cerf, Paris

Affiche 1860     Imprimerie Delas, Paris 

Lithographie 107 x 77 cm     Bibliothèque nationale de France, Paris.

Si l'enseigne "A l'union des Écoles" est depuis longtemps disparue, le passage du Grand Cerf subsiste toujours à Paris. Situé dans le 2° arrondissement, ce passage couvert est une voie privée, qui, longue de 113 mètres et large 3 mètres, relie le 145 de la rue Saint-Denis au 8 de la rue Dussoubs.

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Passage du Grand Cerf, entrée du 145 rue Saint-Denis, Paris.

La maison du "Roulage du Grand Cerf", terminus des diligences des Messageries Royales, fut démolie en 1825. La famille Monier devint propriétaire du terrain en 1826.
Un guide daté de 1831 indique que le passage du Grand-Cerf est en cours de construction puis un texte de 1835 le signale dans la liste des passages ouverts.
La structure du passage, en partie métallique, permit d'édifier deux niveaux de façade complètement vitrée. Les logements furent bâtis à partir du troisième étage. La verrière, d'une hauteur de 11,80 mètres, fut probablement construite quelques année plus tard.

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En 1862, les descendants de la famille Monier lèguent le passage à l'Assistance Publique.
De la désaffection progressive du passage et de son manque d'entretien résultent une rentabilité couvrant à peine les frais d'exploitation.
Début 1896, le conseil de surveillance de l 'Assistance Publique projette la mise en vente de la propriété du passage du Grand Cerf.
L'assistance publique ne vendra le passage qu'en 1985. Si la société P.I.I. devint propriétaire du rez-de-chaussée et du premier étage, parties commerciales du passage, les niveaux d'habitation furent achetés par la société anonyme d'H.L.M. "Travail et propriété".

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Inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en novembre 1985 et réhabilité en 1990, le passage du Grand Cerf, avec une trentaine de boutiques des plus diverses, est aujourd'hui l'un des passages couverts les plus attrayants de Paris.

NB : Précurseurs des galeries marchandes actuelles, la grande majorité des passages couverts parisiens furent construits dans la première moitié du XIX° siècle. Dans les années 1850, Paris comptait environ 150 passages couverts. Dès 1854, les travaux du préfet Haussmann et la concurrence des "Grands Magasins" feront disparaître de nombreux passages. Il ne subsiste de nos jours que 23 passages couverts ouverts au public. 

06/03/2016

Paris et le mur des Fermiers généraux

Entre 1726 et 1790, la Ferme générale était une compagnie de financiers privilégiés chargés de la collecte des impôts indirects dans le royaume de France. Construit de 1784 à 1788, le mur des Fermiers généraux fut la sixième des sept enceintes successives de la ville de Paris.

Maçonné en pierre, long de 24 kilomètres, haut de 3,24 mètres et doté d'un chemin de ronde large de 11 mètres 70, le mur comportait 55 passages ou "barrières" aménagés dans le périmètre de l'enceinte.

J.- L. Palaisseau 17..-18..France  La Barrière Blanche  1819 Estampe eau-forte aquarellée 22 x 31,1 cm Bibliothèque Nationale de France, Paris.  Actuellement place Blanche..jpeg

J.- L. Palaisseau   17??-18??         France 

"La Barrière Blanche"   1819      actuellement place Blanche.

Estampe, eau-forte aquarellée  22 x 31,1 cm

Bibliothèque Nationale de France, Paris.

Ces barrières, souvent disposées entre deux pavillons symétriques, les bureaux d'octroi, étaient dites "Propylées de Paris" par leur concepteur, l'architecte néoclassique Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806). 

J.-L. Palaisseau  17..-18.. France  Barrière de Bercy  1819  Eau-forte aquarellée 22 x 31,2 cm Bibliothèque nationale de France, Paris..jpg

J.-L. Palaisseau     17??-18??       France

"La Barrière de Bercy"    1819 

Eau-forte aquarellée 22 x 31,2 cm   Bibliothèque nationale de France, Paris.

Le mur n'était d'aucune utilité défensive. L'unique objectif de la Ferme générale était le contrôle des points de passage et la perception d’un impôt sur les marchandises entrant dans la ville.

Auguste-Xavier Leprince  1799-1826  A la barrière de la Villette c.1820 Huile sur toile 37 x 44 cm Nationalmuseum, Stockholm, Suède..jpg

Auguste-Xavier Leprince    1799-1826      France

"A la barrière de la Villette"     c.1820

Huile sur toile   37 x 44 cm

Nationalmuseum, Stockholm, Suède.

Dès le début de sa construction, le mur fut très impopulaire. Les fermiers généraux, dotés de fortunes souvent colossales, deviendront le symbole d'une société inégalitaire, injuste et pervertie. 

Beaumarchais, témoin du mécontentement des Parisiens, y voyant une des causes de la Révolution, rapportait le fameux alexandrin : "Le mur, murant Paris, rend Paris murmurant".

L'architecture majestueuse des pavillons conçus par Ledoux fut également très mal ressentie par les parisiens et ne fit qu'accentuer la fonction oppressive du mur douanier.

    "Pour augmenter son numéraire

Et raccourcir notre horizon,

La Ferme a jugé nécessaire

De mettre Paris en prison."

J.-L. Palaisseau 17..-18.. France Barrière Saint-Martin, la rotonde vue depuis  le bassin de la Villette 1819  Eau-forte aquarellée  22 x 31,5 cm Bibliothèque nationale de France, Paris.jpg

J.-L. Palaisseau   17??-18??     France

"Barrière Saint-Martin, la rotonde vue depuis le bassin de la Villette

1819        Eau-forte aquarellée    22 x 31,5 cm

Bibliothèque nationale de France, Paris.

En septembre 1787, Loménie de Brienne, contrôleur général des finances, effaré du coût des travaux, en décrétait la suspension et Ledoux fut révoqué de ses fonctions. En mai 1789, Claude-Nicolas Ledoux sera définitivement suspendu par Jacques Necker, directeur général des finances, promu ministre d'Etat.

Mur des Fermiers Généraux Place de la Barrière Montmartre ou Barrière de Pigalle vers 1858..jpg

Mur des Fermiers Généraux

Place de la Barrière Montmartre ou Barrière de Pigalle vers 1858.

Le mur sera détruit en 1860, lors de l'extension de Paris jusqu'aux "fortifs" ou enceinte fortifiée de Thiers qui fut érigée de 1841 à 1844. Du mur des Fermiers généraux, ne subsistent de nos jours que quatre propylées :

- La Barrière du Trône, près de la place de la Nation;

- La barrière d'Enfer, place Denfert-Rochereau;  

- La Rotonde du Parc Monceau, à la barrière de Chartres;

- La Rotonde de la Villette, place de la Bataille de Stalingrad;

Rotonde de la Villette ou barrière Saint-Martin ou barrière de Senlis, Place de la Bataille de Stalingrad, Paris XIX..jpg

Barrière Saint Martin, la Rotonde de la Villette, place de la Bataille-de-Stalingrad dans le 19e arrondissement de Paris.

 
 

20/07/2013

Leon Battista Alberti 1404-1472

Leon_Battista_Alberti.jpgLeon Battista Alberti, humaniste, architecte, géomètre, mathématicien et théoricien de l'art italien. (Gênes 1404 - Rome 1472).

  

Statue d'Alberti    Piazzale degli Uffizi, Florence

         Léon Battista Alberti est né à Gênes en 1404. Il poursuit des études à dominante littéraire à Venise, Padoue puis à Bologne où il achève des études de droit en 1428. En 1430 et 1432, devenu l'un des secrétaires du cardinal de Bologne, Niccolò Albergati, il accompagne la suite du cardinal diplomate à travers la France, les Flandres et l'Allemagne.

Jan van Eyck Cardinal Niccolò Albergati (1375-1443) v.1431 huile sur toile 34 x 27,5 cm  Kunsthistorisches Museum, Vienne.jpg

Jan van Eyck   "Portrait du cardinal Niccolò Albergati" (1375-1443) v.1431

huile sur toile 34 x 27,5 cm     Kunsthistorisches Museum, Vienne

     

      De retour à Florence avec la suite du pape Eugène IV en 1434, Alberti y retrouve l'élite artistique de la ville. Il rencontre les sculpteurs Donatello, Luca Della Robbia, Ghiberti et l'architecte Brunelleschi.

Alberti élabore les principes d'une expression artistique innovante. Il traite des similitudes et de l'influence de la peinture sur les arts, notamment sur l'architecture, et rédige une formule de perspective susceptible d'être appliquée aux peintures en deux dimensions. Il en résulte un nouveau mode de représentation du visible, fondement d'une véritable révolution de la culture picturale.

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Leon Battista Alberti  "De pictura"   Fac-similé manuscrit daté du 13 février 1518. 

Biblioteca Governativa, Lucques, Italie

 

Publié en latin en 1435, le "De pictura"  est considéré comme étant la première étude scientifique de la perspective.

Les trois livres de la version italienne, "Della pittura", publiée l'année suivante, seront dédiés à l'architecte florentin Filippo Brunelleschi qui venait d'achever le dôme de la cathédrale Santa Maria del Fiore.

       Vers 1438 et 1442, Alberti séjourne à Ferrare. Il insuffle le goût de la peinture et la mode de l'antiquité à la cour du marquis Leonello d'Este

       En 1444, Alberti rédige le "Descritio urbis Romae". Ce court traité comporte une méthode de mesure de distances entre les édifices romains et le moyen de les inscrire dans une carte circulaire à l'aide d'un instrument mathématique.

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Leon Battista Alberti   "Descriptio Urbis Romae

Manuscrit, Bibliothèque Apostolique du Vatican

En 1469, Pietro del Massaio illustrera une édition de la Géographie de Ptolémée d'une carte de Rome dressée selon les concepts d'Alberti.
  

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Pietro del Massaio  "Vue de Rome" 1469   Bibliothèque Apostolique du Vatican

        En 1446, Alberti conçoit les plans et fournit les maquettes du palais Rucellai de Florence.

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Palazzo Rucellai, Florence, Italie, 1451

       En 1447, à l'avénement du pape Nicolas V, Alberti devenu l"architecte-conseil de l'église catholique, initie les travaux de restauration du palais papal et de l'agrandissement de la place Saint-Pierre de Rome. 

       En 1448, il élabore les plans de restauration du temple Malatesta de Rimini. Les travaux seront exécutés par l'architectecte sculpteur Matteo di Andrea de' Pasti.

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Temple Malatesta, Tempio Malatestiano, Rimini, Italie

        Vers 1450, Alberti compose un ouvrage d'architecture, "De re aedificatoria" (L'art d'édifier) qu'il présente au pape Nicolas V en 1452. Alberti y pose en 10 volumes les concepts et principes essentiels de l'architecture de la Renaissance. Ce traité d'architecture qui sera publié à titre posthume en 1485, jouera, avec le "De Pictura", un rôle primordial dans l'évolution de l'art de la Renaissance.

Leon Alberti De Re Aedificatoria  Page de titre conçu par Giorgio Vasari 1550 St. Louis Public Library, Saint Louis, Missouri, USA.jpg

  "De Re Aedificatoria"  Page de titre conçu par Giorgio Vasari, 1550

St. Louis Public Library, Saint Louis, Missouri, USA

         En 1453, il conseille l'architecte et sculpteur florentin Bernardo Rossellino (1409-1469) chargé par le pape Nicolas V de la restauration de l'acqueduc "Acqua Virgo Antica" et de travaux dans l'église Santa Maria Maggiore. Alberti planifiera également les travaux de restauration de l'église romaine de Santo Stefano Rotondo.

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Ettore Roesler Franz  "Santo Stefano Rotondo in Rome"  circa 1880, Aquarelle

       En 1460, Alberti conçoit le plan de l'église Santo Sebastiano de Mantoue. 

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Eglise Santo Sebastiano, Mantoue.


         De 1458 à 1470, bénéficiant d'une commande de Giovanni di Paolo Rucellai, mécéne et riche marchand de laine florentin, Alberti reprend et compléte la façade de la basilique Santa Maria Novella. S'appuyant sur la structure gothique, il réalise le portail majeur, ajoute deux volutes dérivées aux contreforts et couronne la façade d'un fronton triangulaire.

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Santa Maria Novella, Florence

L'harmonie du mariage entre le bâti gothique et les apports d'Alberti fera de cet ensemble le prototype de la première famille dite façade de style "Renaissance". 

     Vers 1464, Alberti publie les 19 chapitres d'un traité sur la statuaire, "De statua". Il y présente une méthode de reproduction d'un corps en trois dimensions et propose des moyens techniques à l'usage des sculpteurs.

Leon Battista Alberti  Della statua, in Della architettura, della pittura e della statua, Firenze, Istituto e Museo di Storia della Scienza.jpg

Leon Battista Alberti   "De statua, definitor

"Della statua, in Della architettura, della pittura e della statua"

Institut et Musée de l'Histoire des Sciences, Florence  

       En 1470, Alberti soumet au marquis de Mantoue, Ludovico Gonzaga, un projet de reconstruction de l'église Sant'Andrea. Les travaux seront entrepris, dans le respect des plans dressés par Alberti, en 1472 par l’architecte Luca Fancelli. 

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Eglise Sant'Andrea, Mantoue, Italie


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De part ses activités d'architecte, de mathématicien et de lettré, Leon Battista Alberti est une des figures de proue de la Renaissance italienne.

Ses traités de peinture et d'architecture font de lui le premier grand théoricien des arts de la Renaissance. 

 

24/02/2011

la sainte chapelle.... Paris Ier

Bâtie de1246 à 1248. Architecte : Pierre de Montreuil medium_0k0k.3.jpg

La Sainte-Chapelle a été bâtie, en un temps record, à la demande de Saint Louis. Elle fut conçue comme une chasse précieuse devant abriter et mettre en valeur les reliques du Bois de la Croix et de la Couronne d'Épines du Christ , chèrement acquises auprès de Baudoin II, empereur de Constantinople.

La première pierre de ce bijou gothique, attribué à Pierre de Montreuil, fut posée en janvier 1246 et elle fut consacrée le 25 avril 1248. Reconstruite au XVIIème siècle, suite à un incendie, elle fut pieusement restaurée par Duban et Lassus : la flèche, haute de 75 m, a été élevée en 1857. Ce chef d'oeuvre du gothique rayonnant allie légèreté, élégance et équilibre. Certains auteurs considèrent qu'il marque l'apogée de cet art.

La Sainte-Chapelle présente deux étages : la chapelle haute réservée au roi et à sa famille, la chapelle basse pour les gens du commun, selon un usage courant dans la construction des palais royaux du moyen age. A l'origine, la chapelle haute n'était accessible que par les galeries supérieures du palais, Saint Louis n'ayant pas fait construire d'escalier public.

La chapelle basse, dédiée à la Vierge et superbement décorée, était accessible aux gens de service.

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D'une largeur de 17 m, basse de plafond , d'une hauteur sous voute limitée à 6,60 m, bordée de piliers massifs supportant tout le poids de l'édifice, elle n'existe que pour son utilité fonctionnelle et architecturale. Elle sert de socle à la chapelle haute et permet d'alléger au maximum la construction.

Désormais accessible par un escalier, la chapelle haute est une pure merveille avec une hauteur sous voûte de 20 m, ses dorures et ses statues et, surtout, ses 15 verrières (15,4 m sur 4,25 m) ornées des plus beaux vitraux (618 m²) : les deux tiers des 1 134 scènes présentées dateraient du XIIIème siècle.
Les vitraux représentent des scènes religieuses choisies en fonction de l'emplacement des personnages royaux lors des offices. Près du roi, ont été placés des scènes évoquant le roi David et le roi Salomon.
Ces vitraux constituent un ensemble homogène, leurs dominantes rouge et bleue donnent à la chapelle haute un éclat incomparable.

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Ornée d'un ensemble unique de quinze verrières et d'une grande rose formant de véritables murs de lumière, la Sainte-Chapelle constitue le joyau du gothique français.

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Outre ses somptueuses verrières, la Sainte-Chapelle est ornée de peintures murales, fidèlement restituées au XIX e siècle et d'un décor sculpté remarquable par sa finesse et sa variété. Le faste de son architecture et de sa décoration , le cérémonial attaché au culte de ses reliques ont influencé toute la création artistique et liturgique jusqu'au XVI e siècle.
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Cette chapelle est à visiter, si possible, par beau temps, quand les rayons du soleil frappent les verrières et générent des éclairages quasi-surnaturels.
 
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27/04/2009

Le cloître de Saint-Lizier en Ariège

Au coeur des Pyrénées ariégeoises , se situe un petit bourg au passé prestigieux.

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Au détour de l'un des chemins de St-Jacques de Compostelle, perché sur une colline qui domine la rivière Salat, Saint-Lizier, capitale historique et religieuse des montagnes du Couserans, comporte une ville haute et une ville basse.
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Il est probable que ce bâti très particulier justifie l’existence de deux cathédrales dans cette petite ville de moins de 1700 habitants. 

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Ce serait l'évêque Lycérius mort en 747, qui, canonisé, devint Saint-Lizier et donna son nom à la ville.

 

 

A Saint-Lizier, le passé surgit à chaque pas... ruelles entrecoupées de jardins, maisons anciennes aux vieilles pierres accrochées sur la rive escarpée du Salat,

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tuiles rouges du clocher toulousain , granit des murs gris de l'Hôtel Dieu, colossal Palais des évêques qui domine les 12 vallées du pays du Couserans.

Construit de 1655 à 1680 par l’évêque Bernard de Marniesse, le Palais des évêques s’appuie sur le rempart romain.

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Cette petite ville, classée au Patrimoine Mondial de l' Unesco, est dotée d'un patrimoine historique hors du commun.

Dans la ville haute, close d'une enceinte gallo-romaine, des ruelles en galets bordées de demeures du XVIIième siècle ajoutent au charme de la découverte de la cité.

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Dans la cité , il convient de visiter, entre autres, le Palais des évêques et le musée des arts et traditions populaires, l' Hôtel Dieu et sa pharmacie musée, cette apothicairerie de l'hôpital restée en l'état depuis le XVIIIe siècle avec ses séries de pots d'orviétan et thériaque, remèdes miraculeux de l'époque ...

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Et puis, les deux cathédrales.

Notre-Dame de la Sède, dans la ville haute, se situe dans l'enceinte du Palais des évêques. Edifiée du XIIème au XVIème siècle sur les vestiges d'une ancienne église romane, l'église gothique s'appuie, en partie, sur le rempart romain. Le choeur est orné de belles boiseries et de stalles de noyer clair. Les travaux de réhabilitation réalisés ont révélé des peintures exceptionnelles du XIVième siècle. Du cloître roman disparu, ne subsiste aujourd'hui qu'une très belle salle capitulaire du XIIième siècle.

A mi-pente, vers la ville basse, la cathédrale Saint-Lizier, est la plus ancienne.

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De style roman, construite au XIIème siècle, la cathétrale Saint-Lizier est dominée par un clocher octogonal typique du style toulousain. Haut de deux étages, chaque face est percée de deux fenêtres au sommet triangulaire. Ce lourd clocher de brique aux murs épais est couronné d'une dentelure crénelée.

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L'abside centrale correspondant au choeur est voûtée en cul-de-four. La voûte et les murs du choeur sont recouverts de fresques.  

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D'une qualité rare, certainement réalisées avant la consécration de la cathédrale en 1117, ces fresques sont un des chefs-d'oeuvre de la peinture romane catalane. Elles sont attribuées au Maître de Pedret qui peignit en Catalogne et dans le Val d'Aran et dont l'atelier vint s'installer dans la région.    

Puis, soudain, on passe de l’ombre à la lumière.....une petite porte dans le mur sud de la nef donne accès au cloître.

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Chef-d'oeuvre de l'architecture monastique et de l'art roman, de ce lieu magique inondé de clarté se dégage une impression de légéreté quasi-irréelle ...

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De dimension modeste, il ne mesure que 15m sur 10, sa construction est d'une extrême simplicité.

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Il comporte deux étages de galeries à arcades, l'une au rez-de-chaussée, en maçonnerie, l'autre au premier, en charpente.

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Il semble difficile de bâtir deux étages de portiques avec plus d'économie de moyens.
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La galerie basse est d’époque romane. La galerie supérieure, ajoutée au XIVe siècle, est couverte d’un toit à une seule pente. Sous les enduits des murs ont été mises à jour des fresques probablement datées du XIVe siècle.

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L'étage roman est constitué d'arc en plein cintre reposant sur des colonnettes de marbre alternativement simples et jumelées...

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Les 38 chapiteaux des colonnettes sont en pierre et, pour certains, en marbre.

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Les motifs ornementaux en sont aussi divers que variés... palmettes, feuilles d’acanthe, tresses, vannerie, palmier,

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masques, têtes d’hommes, scènes de chasse,

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animaux fantastiques et monstrueux, visions de tentation... 
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Les chapiteaux de la galerie nord, la plus ancienne, rappellent par leur style ceux du cloître de l'église toulousaine de la Daurade.

Dans les cloîtres bénédictins ou canoniaux, les chapiteaux des colonnes et des piliers, le plus souvent historiés, constituent des décors remarquables.

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Les cloîtres cisterciens sont, quant à eux, dépourvus de chapiteaux historiés, tous décors étant interdits par la règle.

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Si vos pas vous portent jour à travers l'Ariège, il vous faut visiter cette petite ville, la cathédrale Saint Lizier et son cloître roman...ce petit espace de verdure et de lumière qui semble comme suspendu entre ciel et terre...

 

Et pour en savoir beaucoup plus :   http://www.histariege.com/saint_lizier.htm  

http://www.ariege.com/st-lizier/histoire.html   

11/07/2006

Eglise Saint-Louis-en-l'Ile..Paris IV

construction : entre 1664 et 1726 - Architectes: François Le Vau, puis Gabriel Le Duc et Jacques Doucet.

L'église est bordée par la rue Poulletier et un étroit passage. Sa façade, orientée sur la rue Saint-Louis-en-l'Ile, est ornée d'une horloge suspendue à une potence en fer et dominée par une tour-clocher d'un architecte inconnu, dont la flèche est ajourée d'ouvertures ovales et circulaires.

La première chapelle de l'Ile Saint-Louis ne sera construite qu'en 1622. Dédiée à l'origine à Notre-Dame de l'Isle, puis à saint Louis en 1634, elle servira de salle de réunion et de bureau de charité à saint Vincent de Paul. La signature du marché pour la construction d'une nouvelle église décidée en 1642 et conçue par François Le Vau, frère cadet de Louis Le Vau, n'interviendra qu'en 1656.
Retardé pour des raisons financières, le chantier débutera en 1664, date à laquelle Monseigneur de Péréfixe de Beaumont, archevêque de Paris, posera la première pierre. Une expertise conduite en 1675 par les architectes Daniel Gittard et Libéral Bruand, critiquera le plan de la construction et mettra en doute de la solidité de l'édifice.

Gabriel Le Duc, collaborateur de Le Muet au Val-de-Grâce, reprendra le chantier à la mort de ce dernier en 1670. Il achèvera le choeur et le transept reliés à l'ancienne chapelle conservée à titre provisoire, qui s'effondrera à la suite d'un orage en février 1701. L'architecte dessinera les plans de la nouvelle nef qui sera construite par son successeur, Jacques Doucet, en 1723.
L'église fut consacrée en 1726, sa construction demanda 62 ans de travaux.
Longue de 60m et large de 30m , l'église, de style jésuite, est le parfait exemple du baroque religieux français du XVIIème siècle.


Le grand portail d’entrée dessiné par Le Duc ne fut jamais exécuté. Un portail ouvrant dans la rue le remplace à titre provisoire depuis 1726 : Œuvre en chêne exécutée par Nicolas Legendre.


La tour clocher, originalité charmante de cette église, point remarquable de l’Ile Saint Louis, ne date que de 1765.
À l’origine, un campanile avait été construit au centre du transept, mais un orage le foudroya en 1740. Le clocher actuel le remplace depuis 1765, il est haut de 30 m. Ajouré, il est dit « à la polonaise ». On remarque son l’horloge à chiffres dorés accrochée à une potence en fer travaillé qui rappelle les enseignes de l’époque.


L'édifice comporte un vestibule suivi d'une nef de trois travées, bordée de bas-côtés qui donnent accès aux chapelles latérales.




Le transept, non saillant, est surmonté d'une coupole surbaissée supportée par quatre arcades. Les armes de France entourées du collier de l'Ordre du Saint-Esprit ornent sa clef. Le choeur à deux travées est entouré d'un déambulatoire à chapelles rayonnantes.




Jean-Baptiste de Champaigne, neveu de Philippe, semble avoir assuré la décoration intérieur de l'édifice.

Le buffet d'orgue, financé par l'abbé Bossuet en 1888, sera complété en 1923. Aujourd'hui déposé, il a été remplacé par un nouvel instrument en 2005.

L'église , transformée en dépôts de livres sous la révolution, sera en partie dépouillée à partir de 1791. Vendue comme bien national en 1798, elle ne sera rendue au culte qu'en 1817 par la ville de Paris qui en assure depuis l’entretien.
L'abbé Louis Bossuet, curé de la paroisse entre 1864 et 1888 , entreprendra un important programme de restauration et procédera à l'acquisition de nombreuses oeuvres d'art. La ville de Paris commandera 28 tableaux destinés au décor des chapelles latérales.

La ferveur des paroissiens du XIXe siècle ainsi que certains abbés – comme Bossuet – permit de constituer une extraordinaire collection d’œuvres d’art : huit peintures flamandes du XVIe siècle, les Disciples d’Emmaüs de Coypel , de nombreuses peintures italiennes du XVIIe et XVIIIe siècle ainsi que de magnifiques broderies à l’aiguille d’ornements liturgiques des XIIe, XIVe, XVe et XVIe siècles.

L’église Saint Louis en l’Ile, aux riches décors intérieurs, reste un des meilleurs exemples du classicisme religieux français au XVIIème siècle. Conçue à l’image d’un petit salon aristocratique, elle est aujourd’hui un petit « musée » d’œuvres d'art originales et variées.

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c'est l'orgue ...en grandeur nature , j'ai bien essayé ....j'ai pas réussi ...désolé !!!!

 
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