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20/11/2014

Gustave Doré 1832-1883

Doré Strasbourg,1832- Paris, 1883.jpgGustave Doré était un illustrateur, graveur, peintre et sculpteur français.

Né à Strasbourg en 1832, il est décédé à Paris à l'âge 51 ans en 1883.

Gustave Doré fut certainement l'un des artistes des plus prodigieux du XIX° siècle.

 A moins de quinze ans, il débuta une carrière de caricaturiste puis d'illustrateur professionnel qui lui valut très vite une célébrité internationale.
Autodidacte de génie, il abordera tous les domaines, non seulement le dessin mais aussi la peinture, l'aquarelle et la gravure comme la sculpture.

La vache perdue 1852  Huile sur toile 130 x 90 cm Collection privée..jpg

"La vache perdue"   1852 

Huile sur toile  130 x 90 cm       Collection privée.

Si le succès des illustrations de Gustave Doré fut immense, il sera bien loin d'en être de même pour ses peintures et ses sculptures.

Entre ciel et terre 1862  Huile sur toile 51 x  61 cm Musée d’art et d’histoire, Belfort, France.jpg

"Entre ciel et terre"    1862 

Huile sur toile  51 x  61 cm   Musée d’art et d’histoire, Belfort, France

Gustave Doré se considérait avant tout comme un peintre, mais, malgré de nombreux envois au Salon de 1848 à 1882, son talent de peintre ne sera jamais reconnu en France de son vivant.

Le petit chaperon rouge c.1862  Huile sur toile  65.3 x 81.7 cm  National Gallery of Victoria, Melbourne..JPG

"Le petit chaperon rouge"     c.1862  

Huile sur toile  65.3 x 81.7 cm    National Gallery of Victoria, Melbourne.

Ereinté par la critique qui ne comprendra ni la singularité de son réalisme visionnaire, ni l’intelligence visuelle de ses mises en scène, Doré en a beaucoup souffert : "il y a longtemps qu’on m’a prédit que la peinture ferait le désespoir de ma vie ".

Trois figures  1860-70  Huile sur toile 116 x 88,7 cm Museums Sheffield, England..jpg

"Trois figures"     1860-70 

Huile sur toile 116 x 88,7 cm     Sheffield Museums, England.

Peintre incompris du public français, Gustave Doré était par contre très apprécié des anglais qui édifièrent la "Doré Gallery" à Londres en 1869. La "Doré Gallery" connaîtra un grand succès en Angleterre et, au cours de ses vingt-quatre années d’existence, la galerie et sa vingtaine de toiles recevra deux millions cinq cent mille visiteurs avant de fermer ses portes en 1892. 

Le néophyte  c.1866-1868   Huile sur toile 145,7 x 273,1 cm   Chrysler Museum of Art, Norfolk, United States..jpg

"Le néophyte"     c.1866-1868   

Huile sur toile  145,7 x 273,1 cm   Chrysler Museum of Art, Norfolk, United States.

Le Néophyte, détail.jpg

"Le néophyte" , détail.

Puis, de 1892 à 1898, la plupart des toiles monumentales exposées dans la galerie feront l’objet d’une exposition itinérante aux États-Unis. Quelques unes de ces toiles  se trouvent encore de nos jours dans des collections particulières d'outre-Atlantique et d'outre-Manche.

Don Quixote et Sancho Panza divertis par Basil et Quiteria 1863 Huile sur toile  92,1 x 73 cm Metropolitan museum of art, New York.jpg

"Don Quixote et Sancho Panza divertis par Basil et Quiteria"  

 1863     Huile sur toile  92,1 x 73 cm

    Metropolitan museum of art, New York.

Tombées dans l'oubli, les toiles subsistantes, retrouvées en 1947 dans un entrepôt de Manhattan, seront vendues aux enchères et dispersées.

Caritas, Jeune femme et mendiant aveugle, Londres.jpg

"Caritas, Jeune femme et mendiant aveugle"    1860-1870

Huile sur toile 116 x 89 cm     The Schorr Collection, Londres.

En 1954, Hans Haug, conservateur du musée de Strasbourg et grand ordonnateur d'une exposition du travail de Doré considérait encore que l'artiste "restait un peintre raté, un romantique attardé qui a vécu en dehors et à côté de son époque". 

Collines d’Ecosse  1875 Huile sur toile Toledo Museum of Art, Etats-Unis..jpg

"Collines d’Ecosse"     1875 

Huile sur toile       Toledo Museum of Art, Etats-Unis.

De 1960 à 1970, quelques modestes expositions à Paris, Toulouse et Bourg-en-Bresse ne feront que conforter une opinion bien établie dans l'univers des arts : Doré était un grand dessinateur, il avait peut être même du génie, mais c'était un peintre médiocre.

Lac en Écosse après l’orage 1875-1878  Huile sur toile 90 x 130 cm  Musée de Grenoble, France.jpg

"Lac en Écosse après l’orage"      1875-1878 

Huile sur toile 90 x 130 cm      Musée de Grenoble, France.

Ce n'est qu'à partir de 1980 que l'œuvre peinte de Doré bénéficiera d'un regain d'intérêt de la part des historiens de l'art, des critiques et du public.

Vendeuse de fleurs à Londres 1875  Huile sur toile 221 x 134,6 cm Walker Art Gallery, Liverpool, England.jpg

"Vendeuse de fleurs à Londres"    1875 

Huile sur toile 221 x 134,6 cm      Walker Art Gallery, Liverpool, England.

Les musées français achèteront plusieurs toiles monumentales de l'artiste et, depuis 1984, trois d’entre-elles, dont "l’Ascension du Christ" peinte en 1879 et "La vallée des larmes" de 1883, font partie des collections parisiennes du Petit Palais.

Paysage de Bretagne ou d''Ecosse  1875-1880  Huile sur toile 116 x198 cm Musée du monastère royal de Brou, France.jpg

"Paysage d''Ecosse ou de Bretagne"     1875-1880 

Huile sur toile   116 x198 cm  

Musée du monastère royal de Brou, Bourg-en-Bresse, France.

Au cours de l'été 1983, la rétrospective organisée par le musée d'art moderne de Strasbourg à l'occasion du centenaire de la mort de Gustave Doré, présenta six cent soixante et onze œuvres originales de l'artiste. Pour la première fois en France, Gustave Doré était exposé dans la plénitude de son art. 

Pierrot grimaçant sans date  Aquarelle et rehauts de gouache blanche sur traits de crayon  64,2 x 50,5 cm  Musée d’Art moderne et contemporain, Strasbourg, France..jpg

"Pierrot grimaçant"     non daté.  

Aquarelle et rehauts de gouache blanche sur traits de crayon  64,2 x 50,5 cm

Musée d’Art moderne et contemporain, Strasbourg, France.

La Siesta Huile sur toile 278,1 x 191,8 cm Collection privée..jpg

     "La Siesta"  c.1868    Huile sur toile  278,1 x 191,8 cm

The National Museum of Western Art, Tokyo.

Jeune mendiante à White Chapel Aquarelle et crayon 127 x 64,8 cm  Pandora Old Masters Inc. New York..jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Jeune mendiante à White Chapel"

Aquarelle et crayon 127 x 64,8 cm 

Pandora Old Masters Inc., New York.

 

 

 

 

A Paris, au printemps 2014, le musée d'Orsay organisa la première rétrospective consacrée à l'artiste depuis trente ans. Intitulée "Gustave Doré, l'imaginaire au pouvoir", l'exposition sut mettre en valeur les talents les moins connus de peintre, d'aquarelliste et de sculpteur de l'artiste.

Les Saltimbanques dit aussi L’Enfant blessé  1874  Huile sur toile  224 x 184 cm Musée d'art Roger-Quilliot, Clermont-Ferrand, France..jpg

"Les Saltimbanques dit aussi L’Enfant blessé"      1874 

Huile sur toile  224 x 184 cm

Musée d'art Roger-Quilliot, Clermont-Ferrand, France.

 Deux hiboux 1879  Huile sur toile Collection privée..jpg

"Deux hiboux"   1879      Huile sur toile    Collection privée.

Mère et enfant Huile sur toile.jpg

"Mère et enfant"           Huile sur toile.

Cette exposition, qui reçut 304 800 visiteurs en moins de trois mois, devrait  être présentée au musée des Beaux-Arts du Canada d'Ottawa au cours de l'été 2014.

Souvenir de Loch Lamond, 1875  Huile sur toile, 131 x 196 cm New York, collection..jpg

"Souvenir de Loch Lamond"     1875 

Huile sur toile  131 x 196 cm     New York, collection.

Les Contrebandiers espagnols  c. 1876 Huile sur toile 192,6 x 240,8 cm  Virginia Museum of Fine Arts, Richmond, USA..jpg

"Les Contrebandiers espagnols"     c.1876

Huile sur toile   192,6 x 240,8 cm 

Virginia Museum of Fine Arts, Richmond, USA.

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"Jeunes musiciennes des rues"   Huile sur toile  144,5 x 117 cm.

Si Gustave Doré, illustrateur de renommée mondiale, connut un immense succès en  France, il n'en fut pas de même de ses peintures qui n'était pas appréciées dans son pays natal. Ce n'est qu'à la fin de sa vie que certaines de ses aquarelles, notamment de scènes pittoresques issues de ses grands albums illustrés, connurent le succès.

L'enfance de Pantagruel  v. 1873  Aquarelle, dessin à l’encre brune, crayon et gouache sur papier 36 x 47,8 cm  Musée d’art moderne et contemporain, Strasbourg..jpg

"L'enfance de Pantagruel"      v.1873 

Aquarelle, dessin à l’encre brune, crayon et gouache sur papier 36 x 47,8 cm

Musée d’art moderne et contemporain, Strasbourg.

"J’illustre aujourd’hui pour payer mes couleurs et mes pinceaux. Mon cœur a toujours été à la peinture. J’ai le sentiment d’être né peintre."     Gustave Doré, 1873.

15/11/2014

Le Canada dans la première guerre mondiale

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Affiches de recrutement des volontaires canadiens 
  vers 1914   
auteur inconnu
 
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Débarquement de la 1° Division du Canada à Saint-Nazaire, février 1915
par Edgar M. Bundy   1862-1922     England
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Le lieutenant-général Arthur Currie William Newenham Montague Orpen 1878-1931.jpg
 Lieutenant-général Arthur Currie  1875-1933
En 1917, commandant des quatre divisions du Corps canadien
 par William Newenham Montague Orpen   1878-1931   Ireland
.
Durant les quatre années de la guerre, se sont 628 000 Canadiens et Canadiennes qui serviront dans les forces armées.
A la fin de la guerre, 66 573 d'entre eux avaient été tués et 138 166 avaient été blessés.
Compte tenu de la faible population du pays -7 981 000 canadiens en 1915- le prix payé par le Canada sera énorme.

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Le soldat Charles Daniel Smith du 1° bataillon d'infanterie canadienne portant des grenades à ses camarades. Cette action lui vaudra la "Distinguished Conduct Medal" (DCM) le 11 mars 1916.

Peinture de Kenneth Forbes 1918 1892-1980.jpg
"L'artillerie canadienne en action"   
 bataille de la Somme   juillet 1916
huile de 1918,  Kenneth Forbes  1892-1980    Canada
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Back Him Up! Buy Victory Bonds [Canada], [vers 1918].jpg
"Back Him Up! Buy Victory Bonds"
"En  arrière toi là  bas ! achetez des obligations de la victoire
Affiche canadienne vers 1918     auteur inconnu
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Entre 1915 et 1919, au cours cinq campagnes différentes, le gouvernement canadien a émis puis vendu des "obligations de la Victoire". Une campagne d'affiches soutenait chaque émission "d’obligations de la Victoire".
Le produit des ventes était affecté à l'effort de guerre. 
 
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"Bataille de la crête de Vimy"  du 9 au 12 avril 1917
 
par Richard Jack    1866-1952    England
 
La bataille et la victoire de Vimy (Pas-de-Calais) est un des hauts-lieux des faits d'armes canadiens au cours de la première guerre mondiale. 
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Petit Vimy et Vimy, village près de Lens - route d'Arras, 1919
par Mary Riter Hamilton  1873-1954   Canada.
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Depuis le 10 avril 1997, le parc commémoratif de Vimy est devenu un lieu historique national du Canada. Il commémore le souvenir des Canadiens qui y ont perdu la vie et dont le lieu de sépulture ne nous est pas connu.

10/11/2014

Le culte de l'offensive à outrance...

Après les défaites françaises de 1870-1871, imputées à l'esprit défensif de l'armée impériale, le culte de l'offensive à outrance deviendra essentiel pour nombre de politiques et de chefs militaires. Inspirée des "Etudes sur le combat" publiées en 1880 de Charles Ardent du Picq (1821-1870), cette doctrine reposait sur la prépondérance du facteur moral devant nécessairement engendrer la volonté de vaincre au combat.

Louis Charles Bombled 1862-1927  France  Le Petit Journal, 16 mai 1915. Comme à Valmy, la charge à la baïonnette au chant de la Marseillaise..jpg

 Louis Charles Bombled   1862-1927     France 

 "Comme à Valmy, la charge à la baïonnette au chant de la Marseillaise."

Le Petit Journal Illustré, 16 mai 1915. 

Le lieutenant-colonel Louis de Grandmaison, chef du 3° bureau chargé des opérations de l'état-major de l'armée, développait le concept de l'offensive à outrance dans "Dressage de l'infanterie en vue du combat offensif" publié en 1908.

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Charge d'infanterie française, 1914.

En février 1911, Louis de Grandmaison exposait sa théorie lors des deux conférences prononcées devant des officiers de haut rang de l’état-major de l’armée : "Il faut impérativement avoir l'initiative, quitte à prendre des risques : le choc rapide d'une attaque frontale doit être recherché, les manœuvres et les préparations  sont critiquables."

A la baïonnette !!  Georges Bertin Scott 1873-1943 France.jpg

 "A la baïonnette !! "  Offensive d'infanterie française, 1914.

Georges Bertin Scott de Plagnolle   1873-1943     France.

Cette doctrine était également enseignée très tôt à l'École de Guerre, notamment par le général Ferdinand Foch, qui en fut le directeur de 1907 à 1911. Foch écrivait dans "Des principes de la guerre" : "Pas de victoire sans bataille : la victoire est le prix du sang [...] La guerre n'est que sauvagerie et cruauté et ne reconnaît qu'un moyen d'arriver à ses fins, l'effusion sanglante".

Damblans Numéro 1283, 25 juillet 1915..jpg

Eugène Damblanc, dit Damblans   1865-1945      France 

"Le Petit Journal Illustré"  numéro 1283, 25 juillet 1915.

Une infime minorité d'officiers supérieurs émettaient certaines réserves sur la tactique préconisée tels le colonel Estienne, "le père des chars", le général Lanrezac : "Attaquons, attaquons... comme la lune" et le colonel Pétain : "Le feu tue".

Assaut français dans la plaine de Champagne, septembre 1915..jpg

"Assaut français lors de la bataille de la Marne, 8 septembre 1914."

Autochrome extrait de "The Great World War a history"

Nommé à la tête du Conseil supérieur de la guerre en juillet 1911, le général Joffre confirmait et préconisait cette attitude offensive dans le "Règlement de manœuvre d'infanterie" du 20 avril 1914 : "L'attaque implique de la part de tous les combattants la volonté de mettre l'ennemi hors de combat en l'abordant corps à corps à la baïonnette. Marcher sans tirer le plus longtemps possible, progresser ensuite par la combinaison du mouvement et du feu jusqu'à distance d'assaut, donner l'assaut à la baïonnette et poursuivre le vaincu, tels sont les actes successifs d'une attaque d'infanterie".

Damblans   Pendant la bataille de la Meuse. Une charge à la baïonnette  Le Petit Journal supplément illustré, n° 1318, 26 mars 1916..jpg

Eugène Damblanc, dit Damblans   1865-1945      France

Le Petit Journal Illustré, n° 1318, 26 mars 1916.

Le général Charles Mangin exprimait parfaitement le culte de l'offensive à outrance: "Faire la guerre, c’est attaquer".

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La charge, 1915.

L'assaut de l’éperon sud-est de Notre-Dame-de-Lorette, 15 avril 1915..jpg

L'assaut de l’éperon sud-est de Notre-Dame-de-Lorette, 15 avril 1915.

Pas-de-Calais, France.

Dès le début de la première guerre mondiale, le haut commandement français était partisan d’une offensive généralisée. Il prévoyait de mener une guerre de mouvement ne devant pas excéder quelques mois. L’artillerie appuierait de ses feux les attaques de l’infanterie jusqu’à 400 mètres des lignes ennemies qui seraient alors prises à la baïonnette.

Georges Bertin Scott 1873-1943 France  Offensive française en Champagne, hiver 1914-15..jpg

Georges Bertin Scott de Plagnolle   1873-1943      France

"Offensive française en Champagne, hiver 1914-1915."

Les tenants de "l'offensive à tout prix" qui commandèrent l’armée française durant les  premiers mois de la guerre mirent en pratique le concept de la fameuse supériorité des forces morales et de la volonté de vaincre. Ils avaient toutefois complètement occulté un aspect primordial de la théorie de Charles Ardant du Picq :  "Le feu tue et le combat moderne est un combat à distance qui refuse le corps à corps".

Jan Styka 1858 -1925  Poland  29 novembre 1914,  Mort de Władysław Szujski à la bataille de Sillery, Marne  Musée de Lublin, Poland..jpg

Jan Styka   1858 -1925      Poland 

 "Mort de Władysław Szujski à la bataille de Sillery, Marne, 29 novembre 1914.

Musée de Lublin, Poland.

Entre le 6 août et le 13 septembre 1914, l’armée française dénombrait plus de 320 000 morts, prisonniers ou disparus. De ces 40 jours de combat résultèrent, à durée équivalente, le taux de perte le plus élevé de toute la première guerre mondiale. Les officiers subalternes, entraînant les soldats au combat, seront proportionnellement les plus nombreux à tomber. 

08/11/2014

1914 Chiens de guerre

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Le Panorama de la Guerre, 1914

Chien de liaison utilisé pour le ravitaillement des  troupes allemandes, 1916.jpg

Chien de liaison utilisé pour le ravitaillement des  troupes allemandes, 1916

Sunter, mascotte du Tanks Corps anglais, 1916.JPG

"Stunter", mascotte du Tanks Corps anglais, 1916

Georges Louis Charles Busson  1859-1933 Aquarelle  Les deux amis, 1917 Musée Militaire, Collection Henri Leblanc, Paris.jpg

Georges Louis Charles Busson   1859-1933    France

"Les deux amis"  1917    Aquarelle 

Musée Militaire, Collection Henri Leblanc, Paris

Chien ambulancier de la Croix Rouge trouvant un blessé  Le Miroir, 27 mai 1917..jpg

"Chien ambulancier de la Croix Rouge trouvant un blessé."

  Le Miroir, 27 mai 1917.

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Chris Collingwood      England 

"Copains de tranchée, Flandres, 1917"

02/11/2014

Dragons

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Dragon français   c.1900

Adolphe Ladurner  1798-1856 Dragon à cheval 1828  Huile sur carton 37 x 28,5 cm Collection privée..JPG

Adolphe Ladurner   1798-1856     France

"Dragon à cheval"   1828 

Huile sur carton 37 x 28,5 cm      Collection privée.

Jean-Louis-Ernest Meissonier  1815-1891 France Dragon à cheval portant le manteau en bandoulière Huile sur toile 31 x 23 cm Musée du Louvre, Paris.jpg

Jean-Louis-Ernest Meissonier  1815-1891    France

"Dragon à cheval portant le manteau en bandoulière"

Huile sur toile  31 x 23 cm      Musée du Louvre, ParisAlphonse de Neuville 1835-1885 France  Officier de dragons traversant une rivière  Huile sur toile 48 x 38 cm Musée de l'Armée, Paris..jpg

 Alphonse de Neuville    1835-1885     France 

"Officier de dragons traversant une rivière"

Huile sur toile 48 x 38 cm      Musée de l'Armée, Paris.

Georges Louis Hyon 1840-1909  France Trompette de dragon Huile sur toile 20.32 x 15,85 cm Collection privée..jpg

Georges Louis Hyon  1840-1909    France

"Trompette de dragon

Huile sur toile 20.32 x 15,85 cm     Collection privée.

James Alexander Walker 1841-1898 England  Halte de dragons, 1883 Musée de l'Armée, Paris..jpg

James Alexander Walker   1841-1898     England 

"Halte de dragons"  1883     Musée de l'Armée, Paris.

Jean Baptiste Édouard Detaille 1848-1912  France  Dragon du 2e régiment  1896.jpg

Jean Baptiste Édouard Detaille   1848-1912     France 

"Dragon du 2° régiment"   1896

Jean Baptiste Édouard Detaille 1848-1912 France Dragon de la garde impériale, Second Empire  Lithographie, 1906  49 x 27,5 cm.jpg

Jean Baptiste Édouard Detaille   1848-1912     France

"Dragon de la garde impériale, Second Empire

Lithographie, 1906     49 x 27,5 cm

Josep Cusachs i Cusachs 1851-1908 Spain Dragon français Aquarelle sur papier 42 x 29 cm Collection Palacio de Pedralbes, Barcelona,  España..JPG

Josep Cusachs i Cusachs   1851-1908     Spain

"Dragon français"     Aquarelle sur papier 42 x 29 cm

Collection Palacio de Pedralbes, Barcelona, España.

Jules Monge 1855-1934 France Dragon  Huile sur toie 55 x 44 cm Collection privée..jpg

Jules Monge    1855-1934     France   "Dragon

Huile sur toile 55 x 44 cm          Collection privée.

Eugène Chaperon 1857–1898  France  Huile sur toile 81 x 54 cm c.1898 Collection privée..jpg

Eugène Chaperon   1857–1938    France  

"Dragon français"    1898

Huile sur toile 81 x 54 cm    Collection privée.

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Henri Georges Chartier    1859-1924      France

"Dragons en vedette"   1914

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Anna Sofia Palm de Rosa   1859-1924     Sweden 

"Dragon éclaireur"    1914

Alphonse Lalauze 1872-1936  France Dragon  en vedette Gouache sur papier 91 x 64 cm Collection privée..jpg

Alphonse Lalauze   1872-1936     France

"Dragon  en vedette"  1917-18

Gouache sur papier 91 x 64 cm    Collection privée.

30/10/2014

Le Corps des Zouaves

Débarqué à l'aube du 14 juin 1830 à 30 kilomètres d'Alger dans la baie de Sidi-Ferruch, le corps expéditionnaire français, commandé par le général Louis de Bourmont, s'emparait des positions faiblement défendues par les Turcs.
Le Dey d'Alger, Hussein Pacha, capitulait le 5 juillet 1830 après plusieurs jours de durs combats. Le roi Charles X conférait le bâton de maréchal à Louis de Bourmont le 14 juillet 1830.

Le 15 août 1830, Bourmont constituait la première unité d’une milice forte de 500 indigènes. Cette troupe était issue de la tribu kabyle des Zwawa ou Zouaoua, peuplade qui offrit ses services à la France lors des débuts de la conquête de l’Algérie.
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Charles Edouard Armand-Dumaresq  1826-1895   France

"Zouaves en tenue de campagne"     v.1865-1870

Le 1er octobre 1830, le général Bertrand Clauzel, succédant à Louis de Bourmont, ordonnait la levée d’un bataillon de "Zouaves" recruté parmi les indigènes.

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Jean Baptiste Édouard Detaille   1848-1912     France 

"Zouaves, tambour."

Sous le règne de Louis-Philippe, l’ordonnance du 9 mars 1831 régularisait la création du Corps des Zouaves. L’armée dite d’Afrique était désormais officiellement composée d'unités venues de France et d'unités levées dans le pays ou corps spéciaux.
L’ordonnance royale du 7 mars 1833 modifiait sensiblement l’organisation du corps des  Zouaves. Des mesures plus strictes réglementaient et limitaient le recrutement des autochtones. Confronté aux difficultés d'accès au corps des Zouaves, l'effectif des troupes indigènes diminuera au fil des années.

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Victor Armand Poirson   1859-1893     France

"Zouave"  1886          Aquarelle

Une ordonnance royale du 8 septembre 1841 réorganisait la composition de l’armée française. Elle prescrivait la formation d’un régiment de Zouaves formé de trois bataillons composés essentiellement de métropolitains et de Français d'Afrique du Nord.
Le 7 décembre 1841, une nouvelle ordonnance royale réorganisait l'infanterie d'Afrique. Trois bataillons de tirailleurs indigènes, un pour chacune des provinces d'Alger, d'Oran et de Constantine, étaient constitués. Les troupes indigènes issues du corps des Zouaves furent incorporées dans ces bataillons de tirailleurs (Turcos).
Dès 1842, les Zouaves, tout en conservant leur uniforme, étaient devenus des régiments d'infanterie exclusivement français.

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"Zouaves"  guerre franco-prussienne  1870

Les régiments de marche de Zouaves (R.M.Z.) prendront part à la première guerre mondiale. Quelques régiments composés de bataillons de Zouaves et de Tirailleurs formeront des régiments mixtes (R.M.Z.T).

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Bernard Jullian    France

"Zouave 1914"    Dessin 50 x 65 cm

En août 1914, des bataillons de Zouaves issus des quatre régiments d’active se trouvaient sur le front. En décembre 1914 et en janvier 1915, cinq nouveaux régiments de Zouaves, dont trois en Algérie et deux au Maroc, seront constitués.

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"Zouave 1914"         Autochrome    Collection privée.

Après les premiers mois du conflit, l’Etat-major, jugeant l'uniforme des zouaves et des tirailleurs trop voyant et inadapté au théâtre des opérations, décidait de le modifier. Dès 1915, la tenue de drap kaki, dite "moutarde" devenait la caractéristique de l’armée d’Afrique et des troupes coloniales.
A l'arrière du front, la chéchia et la ceinture de laine bleue permettaient encore de distinguer les zouaves des autres combattants.

Eugène Burnand  1850-1921 Switzerland Josef-Louis Helminger, de Riedwir (Alsace), zouave de l’armée française. Musée national de la Légion d'honneur, Paris..jpg

Eugène Burnand   1850-1921     Switzerland

"Josef-Louis Helminger, de Riedwir (Alsace), zouave de l’armée française."

1917   Musée national de la Légion d'honneur, Paris.

En première ligne, les chéchias, lorsqu'elles n'étaient pas encore remplacées par le casque métallique Adrian modèle 1915, étaient masquées par des manchons de toile de couleur sable.
De la couleur de ces nouvelles tenues, qualifiées du sobriquet de "moutarde", naîtra la nuance kaki qui s'imposera dans toute l'armée après 1922.
Les zouaves, comme les tirailleurs et les spahis, retrouveront leur tenue "orientale" lors des prises d'armes, des cérémonies et comme tenue de sortie à partir de 1928.

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Zouaves 1914

La devise du 4° régiment de zouaves était "Être zouave est un honneur. Le rester est un devoir."
Les régiments de Zouaves, comme toutes les troupes africaines, furent souvent employés lors d’assauts particulièrement meurtriers. Les régiments coloniaux seront maintes fois anéantis, remaniés et reformés.
A Mesnil Les Hurlus, Marne Les Zouaves à l'Assaut 25 septembre 1915..jpg

"A Mesnil Les Hurlus, Les Zouaves à l'Assaut."

25 septembre 1915.

Village du nord-est de la Marne, Mesnil-lès-Hurlus comptait 97 habitants en Août 1914. Complètement détruit pendant la première guerre mondiale, le village ne fut jamais rebâti.

Seconde offensive de Champagne. Du 25 septembre au 7 octobre 1915, 140 000 soldats Français, Africains et Marocains seront tués, blessés et disparus en près de douze jours de combats.
"Là, en Champagne, sur douze kms de pauvre terre, 2 millions d’hommes ont passé une année à s’entre-tuer. Cinq villages disparaîtront à tout jamais, il s’agit de Mesnil-les-Hurlus, de Perthes-les-Hurlus, d’Hurlus, de Tahure et de Ripont.
En octobre 1915 enfin, après plus de 300 assauts  infructueux, les fantassins français enlèvent les tranchées. Cette offensive d’automne fut un affreux échec malgré le petit gain de terrain qui provoqua un instant des espoirs démesurés."
"Je les grignote"  Champagne 1914-1915 de Louis Guiral   éd. Le Livre d'histoire.

Combat du 9° Zouaves à Cœuvres et Valsery (Aisne), 15 juin 1918.jpg

"Combat du 9° Zouaves à Cœuvres et Valsery (Aisne), 15 juin 1918."

Après le régiment d'infanterie coloniale du Maroc (RICM)  et le régiment de marche de la Légion étrangère, les régiments de zouaves et les régiments de tirailleurs algériens et tunisiens furent parmi les plus décorés de l'armée française.

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"Le drapeau du 9° Zouaves  1918"

Dans le département du Pas-de-Calais, en contrebas de la rivière Souchez, au lieu-dit les Ecouloirs, "La vallée des Zouaves" commémore le souvenir des durs combats menés par la division marocaine le 8 mai 1915 pour la conquête de la crête de Vimy.
Le corps des Zouave sera dissous en 1962 après la fin de la guerre d'Algérie.

26/10/2014

1914-1918 Les cuistots

Lucien Jonas 1880-1947  France  Le cuistot.JPG

Lucien Jonas   1880-1947      France     "Le cuistot"

Arras - cuisine roulante allemande prise par notre cavalerie, 1915.jpg

"Arras - cuisine roulante allemande prise par notre cavalerie, 1915"

Ernest Gabard 1879-1957  France.jpg

Ernest Gabard    1879-1957      France     "Cuistot"

André Romand 1889-1982  France  Cuisine roulante 1916 Aquarelle Cormentreuil, Marne..jpg

André Romand   1889-1982       France 

Aquarelle, 1916   "Cuisine roulante"  Cormentreuil, Marne.

Cuisine du camp des travailleurs chinois de Blangy sur Bresle (Seine- Maritime),1917..jpg

Cuisine du camp des travailleurs chinois.

Blangy sur Bresle (Seine- Maritime),1917.

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Jean-Jacques Berne-Bellecour   1874-1939       France

"Les cuistots"  1916

Paul Corbeau 1892-1973  France  La Roulante 1917  Aquarelle.jpg

Paul Corbeau   1892-1973     France 

"La Roulante"  1917     Aquarelle

Cuisine roulante et ses servants lors de la bataille de Verdun, 1916..jpg

Cuisine roulante et ses servants lors de la bataille de Verdun, 1916.

Les cuistots du moulin de Laffaux, Chemin des Dames (Aisne) 15 avril 1917.jpg

"Les cuistots du moulin de Laffaux"

Chemin des Dames (Aisne) 15 avril 1917

Georges Paul Leroux 1877- 1957  France   Le cortège des cuistots  1918.jpg

Georges Paul Leroux   1877- 1957    France  

"Le cortège des cuistots"  1918

André Romand 1889-1982  France Cuistots Aquarelle.JPG

André Romand   1889-1982     France

"Cuistots"    Aquarelle

22/10/2014

1914-1915...L'assaut

Yaroslav Veshin 1859-1915 Czech Republic  Première guerre balkanique 1912-1913 Fantassins bulgares à l'assaut des lignes turques..jpg

Yaroslav Veshin    1859-1915   Czech Republic 

"Na nozh"  "A la baïonnette"  1912

Fantassins bulgares à l'assaut des lignes turques.

Première guerre balkanique, 1912-1913. Carl Strathmann 1866-1939  Germany  L'assaut 1914 Huile sur toile 200 x 247 cm Münchner Stadtmuseum, Munich..jpg

Carl Strathmann   1866-1939     Germany     "L'assaut"  1914

Huile sur toile  200 x 247 cm    Münchner Stadtmuseum, Munich.

Henri de Groux  1866-1930  Belgium  L'Assaut, Verdun, c. 1918.jpg

Henri de Groux    1866-1930    Belgium 

"L'Assaut, Verdun"  c.1918

 Louis Charles Bombled 1862-1927  France  Comme à Valmy  couverture du Petit Journal, 16 mai 1915.jpg

Louis Charles Bombled   1862-1927   France  

"Comme à Valmy, la charge à la baïonnette au chant de la Marseillaise."

Couverture du Petit Journal, 16 mai 1915.

17/10/2014

1914-1918 Les Territoriaux ...

Dès le 1° août 1914, les régiments de la territoriale et de la réserve territoriale furent mobilisés.
Entre le 3 et le 19 août 1914, les hommes âgés de 34 à 47 ans étaient incorporés dans l'armée territoriale et, pour les plus âgés, dans la réserve de l'armée territoriale. 
L'armée territoriale était composée d'hommes âgés de 34 à 39 ans.

Julien Le Blant 1851-1936  France  Le soldat Adrien Fargeot, classe1892. crayon et aquarelle, 32 x 19,5 cm   mars 1916.jpg

 

La réserve de l’armée territoriale était constituée d'hommes âgés de 40 à 47 ans.

 

 

Julien Le Blant 1851-1936  France

"Le soldat Adrien Fargeot" classe1892.

crayon et aquarelle, 32 x 19,5 cm

Mars 1916

 

Les hommes de 48 et de 49 ans seront ensuite très rapidement incorporés dans la réserve de l'armée territoriale.

Julien Le Blant  1851-1936  France Réserve territoriale en formation, début 1915..jpg

 Julien Le Blant   1851-1936      France

"Réserve territoriale en formation, début 1915."

Sur la base d'un effectif de 180 000 hommes, des groupes d'artillerie territoriale, des bataillons du génie et 145 régiments d’infanterie territoriale seront mis sur pied au début des hostilités.

Les régiments territoriaux devaient initialement assurer un service de garde et de police dans les gares, les villes, les frontières, sur les voies de communication (GVC :  Garde voie de communication).

Georges Bertin Scott 1873-1943  Tout français est à son poste  La garde des voies ferrées par les vétérans 15 Août 1914..jpg

Georges Bertin Scott   1873-1943      France 

"Tout français est à son poste"  15 Août 1914.

La garde des voies ferrées par les vétérans.

La défense des forts, des places fortes, des ponts et autres lieux sensibles relevaient également de la mission des régiments territoriaux.

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"Territoriaux creusant une tranchée."

Les unités territoriales furent regroupées en douze divisions d'infanterie comportant chacune 15 000 hommes.
Huit divisions d'infanterie territoriale (DIT), étaient des divisions territoriales de campagne (DTC) qui, mobiles, furent affectées à la surveillance des côtes françaises et des frontières italiennes et espagnoles. Quatre divisions territoriales de place (DTP) étaient affectées à la défense du camp retranché de Paris.

Camp retranché se Paris, construction de la tranchée allant de la porte de Châtillon à Charenton, juillet 1915..jpeg

"Camp retranché se Paris, construction de la tranchée allant de la porte de Châtillon à Charenton, juillet 1915."

Le plan XVII de mobilisation stipulait que l'armée territoriale et sa réserve ne devaient  pas  être engagées en première ligne.

La loi du 5 août 1914 apportait une modification considérable à cette organisation : "Les officiers, les gradés et les hommes de troupe de l'armée territoriale ou de sa réserve, peuvent être employés indistinctement dans les corps de troupes ou services de l'une ou l'autre armée, au fur et à mesure des besoins qui viendront à se produire au cours d'une guerre."
Il résultait de cette loi que l'âge du soldat n'était plus nécessairement pris en compte lors de son envoi sur le front et que des territoriaux pouvaient être incorporés dans des régiments d'active.

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François Henri Morisset   1870-1956    France

"Forêt d'Apremont (Meuse) janvier 1917."

Les terribles pertes subies par l'armée française lors de la bataille dite des Frontières au cours des mois d'août, septembre et octobre 1914 feront que d'importants contingents de territoriaux renforceront très vite les régiments d'active.  
Dès le 5 octobre 1914 quatre divisions d'infanterie territoriale montaient en première ligne. Sous les ordres du général Joseph Brugère, elles défendaient les abords de la route menant d'Amiens à Arras et maintenaient une liaison entre la 2° et la 10° armée en voie de formation autour d'Arras.

François Henri Morisset  1870-1956  France Le pépère.jpg

 

Au fil des mois tous les territoriaux âgés de moins de 41 ans furent peu à peu versés dans des régiments d'active.

Ils y gagnèrent l’affectueux surnom de "pépères" auprès des jeunes soldats  du front.

 

 

 

 

François Henri Morisset

1870-1956  France

"Le pépère"

 

Les plus âgés des territoriaux effectueront divers travaux de terrassement, de fortification, de défense, d'entretien des voies ferrées et des routes.

Georges Paul Leroux 1877-1957  France  Les Pépères de la route  Somme,1916.jpg

Georges Paul Leroux   1877-1957       France 

"Les Pépères de la route, Somme,1916."

En 1916, 1 200 territoriaux seront affectés à l'entretien permanent des 57 kilomètres de route entre Bar-le-Duc et Verdun, route qui deviendra la "Voie Sacrée."

Georges Bertin Scott 1873-1943  France La Voie Sacrée,  entretien de la route de Bar-le-Duc à Verdun.JPG

Georges Bertin Scott    1873-1943      France

"La Voie Sacrée, entretien de la route de Bar-le-Duc à Verdun".

Derrière la ligne de front, des détachements de territoriaux étaient chargés de récupérer du matériel et des armes sur les champs de bataille et d'arrêter puis d'escorter les soldats allemands isolés ou blessés.

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Lucien Lévy-Dhurmer   1865-1953    France.   "Pépère ! "

La guerre documentée 1914-1915  n°32

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Lucien Jonas    1880-1947    France    "Un PéPère"

Certains détachements ramassaient, identifiaient et ensevelissaient les cadavres alors que d'autres construisaient et gardaient les camps de prisonniers. Les corvées de quartier au camp des prisonniers allemands de Dinan, 1915  Maurice Orange 1867-1916  France.JPG

Maurice Orange    1867-1916       France

"Les corvées de quartier au camp des prisonniers allemands de Dinan, 1915"

Les territoriaux étaient également chargés du ravitaillement des troupes de première ligne. Un grand nombre d'entre eux y perdront la vie sous les bombardements.

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Georges Goursat dit Sem  1863-1934    France

"Ravitaillement le soir sous la pluie."

14/10/2014

Illustrirte Zeitung

"Illustrirte Zeitung" ou "Journal illustré" était un hebdomadaire allemand fondé à Leipzig en 1843 par l'éditeur Johann Jacob Weber. Le premier numéro fut publié le 1° juillet 1843.Adolf Bock  1890-1968 Germany Vue de proue d'un cuirassé allemand.JPG

Adolf Bock   1890-1968       Germany

"Vue de proue d'un cuirassé allemand"     n°3818, 31 août 1916.

Prenant modèles sur les "Nouvelles Illustrées de Londres" de 1842 et sur la revue française "L'Illustration" de 1843, "Illustrirte Zeitung" fut le premier des magazines illustrés publiés en Allemagne.

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Felix Schwormstädt   1870-1938     Germany 

"Panier de Zeppelin, 1917."

L' "Illustrirte Zeitung" connut très vite une grande réussite auprès des lecteurs. Au bout de six mois la revue était publiée à 7 500 exemplaires. En 1846, le tirage hebdomadaire s'élevait à 11.000 exemplaires.

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Kriegsnummer n°57, 2 septembre 1915   "Prisonniers français"

Le format de la revue et le nombre de pages étaient comparables à ceux de "L'illustration".
En 1883, "Illustrirte Zeitung" publiait sa toute première photographie.

Willy Stöwer  1864-1931 Germany  Le sous-marin U-9 torpille le croiseur  cuirassé HMS Aboukir, 22 septembre 1914  Museum für Kunst und Gewerbe Hamburg, Germany.jpg

Willy Stöwer   1864-1931     Germany 

Le sous-marin U-9 torpille le croiseur cuirassé HMS Aboukir, 22 septembre 1914.

Museum für Kunst und Gewerbe Hamburg, Germany

Dès le 6 août 1914, l' ''Illustrirte Zeitung" éditait le premier "Kriegsnummer". Ces numéros de guerre comporteront entre 20 et 30 pages abondamment illustrées et de nombreuses publicités.

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Felix Schwormstädt  1870-1938    Germany 

"Interrogatoire de prisonniers russes"

Certains numéros, dotés d'une couverture couleur et d'un supplément, traitaient d'un thème particulier tels que l'aviation, la marine, les sous-marins ou l'artillerie de tranchée.

L'aviation allemande  Kriegsnummer n°156, 26 juillet 1917..JPG

"L'aviation allemande"    Kriegsnummer n°156, 26 juillet 1917.

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Willy Stöwer   1864-1931     Germany

"Un sous-marin torpille deux vapeurs dans un convoi, 1917."

Kriegsnummer n°149, 2 juillet 1917. Kriegsnummer n°173, 22 novembre 1917  Minenwerfer Lance-mine, mortier  de 76 mm..jpg

"Minenwerfer"     Lance-mine, mortier de 76 mm.

Kriegsnummer n°173, 22 novembre 1917. 

Durant 101 ans et plus de 5 000 numéros "Illustrirte Zeitung" publiera des informations relevant de l'économie, de la politique, de la littérature, de l'histoire, des découvertes scientifiques et des avancées technologiques. 

Willy Stöwer Le sous-marin U.21 coule le  cargo  Linda Blanche dans la baie de Liverpool, 30 janvier 1915.jpg

Willy Stöwer   1864-1931     Germany

Le sous-marin U.21 coule le cargo "Linda Blanche" dans la baie de Liverpool, 30 janvier 1915.

Lors de seconde guerre mondiale la maison d'édition fut détruite par les bombardements. Après plus de 100 ans de publication, le journal pris fin en septembre 1944 avec le numéro 5041.

Felix Schwormstädt 1870-1938 Germany Nos sous marins Kriegsnummer n°154 12 juillet 1917..JPG

Felix Schwormstädt   1870-1938    Germany    "Nos sous marins"

Kriegsnummer n°154, 12 juillet 1917.

Willy Stöwer Défense d'un sous-marin contre les avions anglais 1915.JPG

Willy Stöwer   1864-1931     Germany

"Défense d'un sous-marin contre les avions anglais"

Kriegsnummer n°144, 4 mars 1915.

Heinrich Heusser 1886-1943 Austria  Le cuirassé Austro-Hongrois  Viribus Unitis dans la mer Adriatique par gros temps, 1913  Huile sur toile  Musée d'histoire militaire, Vienna, Austria.jpg

Heinrich Heusser     1886-1943        Austria 

Le cuirassé Austro-Hongrois "Viribus Unitis" dans la mer Adriatique par gros temps, 1913.

Huile sur toile    Musée d'histoire militaire, Vienna, Austria

Felix Schwormstädt (1870-1938), Willy Stöwer (1864-1931) et le peintre de marines autrichien Heinrich Heusser (1886-1943) furent parmi les principaux illustrateurs de l' "Illustrirte Zeitung" au cours de la première guerre mondiale.

 
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