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27/07/2016

Ravi Varmâ 1848-1906

Raja_Ravi_Varma.jpgRavi Varmâ, né en 1848 au palais royal de Kilimanoor dans le Kérala, état de l'extrême sud de l'Inde, était un artiste peintre de grande notoriété.
Dès son plus jeune âge, Ravi Varmâ fait preuve d'un certain talent et, à 14 ans, remarqué par le mahârâja Ayilyam Thirunal de l'état princier du Travancore, il reçoit l'enseignement du peintre du palais, Râma Svâmî Nâidû.

En 1868, le peintre britannique Theodor Jenson, invité à Travancore par le mahârâja, lui enseigne la peinture à l'huile.
En 1873, Ravi Varmâ obtient le premier prix lors d'une exposition à Madras et ses œuvres sont exposées à Vienne.

Une famille gitane  1893 Huile sur toile Art Gallery Chitra Sri, Thiruvananthapuram , Kerala..jpg

"Une famille gitane"    1893

Huile sur toile

Art Gallery Chitra Sri, Thiruvananthapuram , Kerala.

En 1874, il remporte une médaille d'or lors de l'exposition de Madras.
En 1880, il gagne le grand prix, la médaille d'or Gâekwâr lors d'une exposition à Poona.

Portrait de Maharani Chimanbai II Huile sur toile c.1882 Maharaja Fateh Singh Museum, Vadodara, Inde..jpg

"Portrait de Maharani Chimanbai II"     c.1882

Huile sur toile  

Maharaja Fateh Singh Museum, Vadodara, Inde.

Invité par les râja de Mysore et de Baroda pour exécuter leur portrait, Madhava Rao, régent de Baroda, lui suggère d'utiliser l'imprimerie pour diffuser son œuvre.

Portrait de Sir T. Madhava Rao, Diwan de Baroda.jpg

"Portrait de Madhava Rao, Diwan de Baroda"

c. 1880       Huile sur toile 

Maharaja Fateh Singh Museum, Lakshmi Vilas Palace, Vadodara (Baroda), Gujarat.

En 1894, Ravi Varmâ installe un atelier de chromolithographie à Bombay.
Célèbre en Inde pour ses illustrations du Mahâbhârata et du Rāmāyana*, très anciens poèmes relatant des épopées mythologiques, les chromolithographies de Ravi Varmâ touchent un immense public.

Sri Shanmukaha Subramania Swami Le dieu indou Kârttikeya (ou Murugan) avec ses consorts sur sa monture (ou Vāhana), un paon..jpg

"Sri Shanmukaha Subramania Swami"

Le dieu indou Kârttikeya (ou Murugan) avec ses consorts sur sa monture, un paon.

Dès la fin du XIX° siècle, les reproductions de ses œuvres inondent le pays et les personnages mythologiques de Ravi Varmâ envahissent l'imaginaire indien. Présents sur les murs des moindres maisons de village, ils sont parfois vénérés au même titre que les murtis**, représentation traditionnelle des divinités hindoues.
Durant son séjour à Bombay, Ravi Varmâ peint les femmes en sari de l'état du Maharashtra.

Femme à la lampe Huile sur toile.jpg

"Femme à la lampe"

Huile sur toile.

Femme en sari  tenant  un éventail  Huile sur toile  Victoria and Albert Museum, Londres..jpg

"Femme en sari  tenant  un éventail

Huile sur toile      Victoria and Albert Museum, Londres.

Voyageant à travers l'Inde, il représente le plus souvent les déesses hindoues sous les traits de femmes de l'Inde du Sud.

Portrait d'une dame aristocratique du Malabar jouant du swarbat  Huile sur toile Art Gallery Sri Jayachama Rajendra, Jaganmohan Palais, Mysore, Karnataka..jpg

"Portrait d'une dame aristocratique du Malabar jouant du swarbat

Huile sur toile

Art Gallery Sri Jayachama Rajendra, Jaganmohan Palais, Mysore, Karnataka.

 

Son succès dépasse très largement les frontières de l'Inde et il expose à Chicago en 1892.

Fille d'un village du nord de l'Inde transportant du lait 1904  Huile sur toile  Art Gallery Chitra Sri, Thiruvananthapuram , Kerala, Inde..jpg

"Fille d'un village du nord de l'Inde transportant du lait"

1904    Huile sur toile

Art Gallery Chitra Sri, Thiruvananthapuram , Kerala, Inde.

Ravi Varmâ, diabétique, est décédé en 1906, à l'âge de 58 ans, dans le palais royal de Kilimanoor.

Quelques-unes de ses œuvres sont exposées à la Sree Chitra Art Gallery du Musée Napier de Thiruvanantapuram.

Femme Malayali jouant de la veena Huile sur toile  Art Gallery Chitra Sri, Thiruvananthapuram, Kerala..jpg

"Femme Malayali jouant de la veena"

Huile sur toile  Art Gallery Chitra Sri, Thiruvananthapuram, Kerala.

Plus de cent ans après sa mort, des reproductions de ses lithographies figurent encore dans de nombreuses maisons de l'Inde et, depuis 2013, un cratère de la planète Mercure porte son nom.
Le gouvernement de l'état du Kerala a institué le prix "Raja Ravi Varma Puraskaram", prix qui est décerné chaque année à quiconque faisant preuve d'excellence dans le domaine des arts et de la culture.

Portrait d'une dame c.1900  Huile sur toile 120 x 86,3 cm National Gallery of Modern Art, New Delhi..jpg

"Portrait d'une dame"       c.1900 

Huile sur toile    120 x 86,3 cm 

National Gallery of Modern Art, New Delhi.

 

*Mahâbhârata et Rāmāyana : Poèmes de langue sanskrite composés entre le III° siècle av. J.-C. et le III° siècle de notre ère. Constitué de sept chapitres et de 24 000 couplets (48 000 vers) relatant deux épopées mythologiques. Le Râmâyana et Mahâbhârata sont des textes fondamentaux de l'hindouisme et de la mythologie hindoue.
**La murti est, dans l'hindouisme, la représentation d'un dieu, permettant sa vision cultuelle. Les dieux ont souvent plusieurs bras, plusieurs têtes et des attributs particuliers. Chaque dieu à son propre vahana, dit véhicule ou monture. Dans la statuaire, la forme prime sur la matière dont est faite la murti. Cependant, certaines matières telles que l'or, l'argent, le bronze ou la pierre, sont associées à certains dieux.

03/07/2016

Géza Mészöly 1844-1887

Mészöly Géza.jpgGéza Mészöly, né dans la petite ville de Sárbogárd en 1844, était un peintre paysagiste hongrois.
Dès 1866, il effectue des études juridiques à l'université de Budapest. Passionné de peintures, il s'exerce parallèlement à copier des toiles dans les galeries du musée de la ville.

En 1867, le conservateur du musée national hongrois, le peintre paysagiste Antal Ligeti (1823-1890), impressionné par le talent de Mészöly, facilite son inscription à l'académie des Beaux-Arts de Vienne.

Bateau de pêcheurs sur la rivière Tisza 1872-1877 Huile sur toile  77 x 140,8 cm  Galerie nationale hongroise, Budapest..jpg

"Bateau de pêcheurs sur la rivière Tisza"    1872-1877

Huile sur toile  77 x 140,8 cm  Galerie nationale hongroise, Budapest.

Durant cinq ans, Il y suivra les cours des paysagistes Robert Russ (1847-1922) et Albert Zimmermann (1808-1888).

Les meules de foins  1872  Huile sur bois 21 x 39,7 cm Galerie nationale hongroise, Budapest..jpg

"Les meules de foins"  1872 

Huile sur bois  21 x 39,7 cm   Galerie nationale hongroise, Budapest.

Diplômé en 1872, il ouvre un studio à Munich en 1873.

Campement de Gitans 1873-75 Huile sur bois 25,6 x 43,5 cm Galerie nationale hongroise, Budapest..jpg

"Campement de Gitans"      1873-75

Huile sur bois   25,6 x 43,5 cm

Galerie nationale hongroise, Budapest.

De retour en Hongrie, il travaille à Budapest et à Székesfehérvár, ville proche du lac Balaton.

Cabine de bain sur le lac Balaton 1875 Huile dur bois 19,5 x 35,5 cm Collection privée..jpg

"Cabine de bain sur le lac Balaton"    1875

Huile sur bois   19,5 x 35,5 cm          Collection privée.

En 1882, il s'installe à Paris où il côtoie les peintres de l'école de Barbizon.

Le fond du village 1877-1882 Huile sur bois 17,9 x 13,8 cm  Galerie nationale hongroise, Budapest..jpg

"Le fond du village"      1877-1882

Huile sur bois  17,9 x 13,8 cm  Galerie nationale hongroise, Budapest.

Le printemps 1877 Huile sur bois 34 x 24,5 cm Galerie nationale hongroise, Budapest..jpg

"Le printemps"     1877

Huile sur bois  34 x 24,5 cm    Galerie nationale hongroise, Budapest.

En 1883, il expose à Vienne et à Munich où il remporte une médaille d'or de seconde classe lors d'une exposition internationale.

Dans le champs de blé 1880 Huile sur toile  18,7 x 14 cm Galerie nationale hongroise, Budapest..jpg

"Dans le champ de blé"      1880

Huile sur toile 18,7 x 14 cm   Galerie nationale hongroise, Budapest.

Paysage au moulin Huile sur bois 20,5 x 32, 3 cm Galerie nationale hongroise, Budapest..jpg

"Paysage au moulin"

Huile sur bois  20,5 x 32, 3 cm   Galerie nationale hongroise, Budapest.

De retour à Budapest, il enseigne en 1885 la peinture de paysages à l'école féminine nationale de Budapest.

Petite fille au panier Huile sur bois 24,5 x 18 cm Collection privée..JPG

"Petite fille au panier"

Huile sur bois   24,5 x 18 cm       Collection privée.

Souffrant d'une maladie pulmonaire, Géza Mészöly est décédé dans le village de Jobbágyi en 1887 à l'âge de 43 ans.

Paysans près d'un lac Huile sur panneau 30.5 x 35.5 cm Galerie Hugh Lane, Dublin, Irlande..jpg

"Paysans près d'un lac"

Huile sur panneau    30.5 x 35.5 cm

Galerie Hugh Lane, Dublin, Irlande.

Géza Mészöly a peint de nombreuses toiles sur les rives du lac Balaton. A Balatonvilágos, village au bord du lac, une école porte son nom et un mémorial est érigé sur la promenade Géza Mészöly.

Les rives du lac Balaton 1885  Huile sur toile 100 x180,5 cm Galerie nationale hongroise, Budapest..jpg

"Les rives du lac Balaton"     1885

Huile sur toile 100 x 180,5 cm   Galerie nationale hongroise, Budapest.

Géza Mészöly fut l'un des paysagistes majeurs de la seconde moitié du XIX° siècle en Hongrie. Plusieurs de ses toiles sont exposées dans la galerie nationale hongroise de Budapest.

19/05/2016

Ricardo Acevedo Bernal 1867-1930

Ricardo Acevedo Bernal.jpgRicardo Acevedo Bernal, né à Bogota en 1867, était un artiste peintre et photographe colombien.
Au collège San Bartolome, il prend ses premiers cours de dessin et de peinture auprès du Père jésuite Santiago Paramo Ortiz (1841-1915). Il intègre ensuite l'École Nationale des Beaux Arts de Bogota où il suit les cours du portraitiste académique Pantaleon Mendoza (1845-1909).

Portrait de Pantaleon Mendoza 1883 Huile sur toile Musée National de Colombie, Bogota..jpg

"Portrait de Pantaleon Mendoza"    1883

Huile sur toile        Musée National de Colombie, Bogota.

Le 20 juillet 1883, à l'âge de 16 ans, Il reçoit le premier prix de peinture.

Un modèle de Paris  1889 Huile sur toile 61,5 x 49,3 cm Musée d'Art Moderne de Colombie, Bogota..jpg

"Un modèle de Paris"     1889

Huile sur toile    61,5 x 49,3 cm

Musée d'Art Moderne de Colombie, Bogota.

En 1890, il se rend à New York où, durant huit ans, il travaille et peint dans différents ateliers photographiques.
Devenu le disciple de l'américain William Merritt Chase (1849-1916), adepte de la peinture de "plein air", il est nommé membre de la "Société des Artistes de New York" en 1894.

La jeune fille et la colonne 1894  Huile sur toile Musée National de Colombie, Bogota..jpg

"La jeune fille et la colonne"    1894 

Huile sur toile       Musée National de Colombie, Bogota.

En 1898, de retour en Colombie, il décore plusieurs églises de Bogota et devient professeur à l'école nationale des Beaux-Arts.
En 1901, il fonde sa propre école de peinture.
En 1902, il se rend à Paris pour étudier à l'académie Julian sous la direction du peintre Jean Paul Laurens (1838-1921) et du portraitiste Tony Robert-Fleury (1837-1911). Il travaille ensuite quelques temps dans l'atelier privé du portraitiste Léon Bonnat (1833-1922), puis visite l'Espagne, l'Italie et l'Angleterre .
En 1910, lors d'une exposition à Bogota, il reçoit une médaille commémorant le centenaire de la déclaration de l'indépendance de la Colombie.

Autoportrait 1917 Huile sur toile Collection privée..jpg

"Autoportrait"    1917

Huile sur toile       Collection privée.

De 1911 à 1918, directeur de l'école nationale des Beaux-Arts, il fonde la galerie d'art du musée national de Colombie.

Portrait d'une femme  c.1920 Huile sur toile  77 x 59.2 cm Bibliothèque Luis Angel Arango, Bogota..jpg

"Portrait d'une femme"        c.1920

Huile sur toile  77 x 59.2 cm   Bibliothèque Luis Angel Arango, Bogota.

Ricardo Acevedo Bernal fut l'auteur de nombreux portraits de notables colombiens.

Portrait  posthume de  Simón Bolívar  Palais présidentiel de San Carlos, Bogota..jpg

"Portrait posthume de Simón Bolívar"

Palais présidentiel de San Carlos, Bogota.

En 1928, le Président de la République de Colombie, Miguel Abadia Mendez, lui décerne le titre "d'Artista Maximo".

Portrait d'une dame  c.1928  Huile sur toile Musée National de Colombie, Bogota..jpeg

"Portrait d'une dame"      c.1928

Huile sur toile        Musée National de Colombie, Bogota.

En 1929, nommé consul de Colombie en Italie, Il participe à l'exposition Ibéro-Américaine de Séville.

Calle de Asis  Huile sur panneau 30 x 20 cm c.1930 Collection privée..jpg

"Calle de Asis"    c.1930

Huile sur panneau    30 x 20 cm     Collection privée.

Ricardo Acevedo Bernal est décédé à Rome le 7 avril 1930 à l'âge de 63 ans.
Portraitiste remarquable, il fut l'un des peintres majeurs du XIX° siècle en Colombie.

 
 

30/04/2016

Fausto Pacheco 1899-1966

Fausto Pacheco.jpgFausto Hernández Pacheco était un artiste peintre, graveur et photographe costaricien.
Né à Heredia en 1899, il effectue ses études dans le lycée de cette ville. Le peintre Ezequiel Jimenez Rojas (1869-1957), l'initiateur de la peinture de paysage au Costa Rica, y fut l'un de ses professeurs.

Dès l'âge de 18 ans, Fausto Pacheco donne durant deux ans des cours de dessin à l'école normale de Heredia, centre de formation des professeurs d’université.

Maisons paysannes.jpg

"Maisons paysannes"

En 1919, Pacheco s'installe dans la capitale, San José, où il continue d'enseigner et de peindre.

Maison de campagne non datée  Huile sur toile 81 x 97 cm  Banque Improsa, San josé..jpg

"Maison de campagne"

Non datée     Huile sur toile  81 x 97 cm 

Banque Improsa, San josé, Costa Rica.

En 1924, auteur de caricatures politiques sous le gouvernement de Ricardo Jiménez Oreamuno, il effectue un bref séjour en prison.
En 1928, il travaille comme photographe et photograveur pour le journal "Diario" de Costa Rica. Ses dessins et ses lithographies, publiés dans les journaux quotidiens du Panama "La Estrella" et "Panama américaine", connaissent un franc succès.

Paysage  Costa Rica Art Museum (MAC),  San Jose, Costa Rica.jpg

"Paysage

Costa Rica Art Museum (MAC), San Jose, Costa Rica.

Fausto Pacheco participe durant plusieurs années à l'Exposition Nationale des Beaux-Arts du Costa Rica.
En 1942, il est nommé professeur à l'Académie des Beaux-Arts de l'Université du Costa Rica.

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Aquarelle    Sans titre, non datée

Aux États-Unis, Fausto Pacheco a participé à l'exposition collective des artistes costariciens dans le musée Charles Hosmer Morse de Winter Park, en Floride.

Bord de mer Collection du Fonds de sécurité sociale du Costa Rica  (CCSS)..jpg

"Bord de mer"

Collection du Fonds de sécurité sociale du Costa Rica  (CCSS).

En 1955, il donne des cours à "La Casa del Artista" de San José.

Maison paysanne c.1955  Huile sur toile..jpg

"Maison paysanne"     c.1955       Huile sur toile.

Fausto Pacheco est décédé en 1966 à l'hôpital San Juan de Dios de San José. Il était âgé de 67 ans.

Maison en pisé Collection du Fonds de sécurité sociale du Costa Rica (CCSS)..JPG

"Maison en pisé"

Collection du Fonds de sécurité sociale du Costa Rica (CCSS).

Fausto Pacheco fut l'un des premiers peintres costariciens qui réussit à vivre de son travail.

Paysage de Escazu Musée Calderon Guardia, San José, Costa Rica.  Collection du Fonds de sécurité sociale (CCSS)..jpg

"Paysage de Escazu"

Musée Calderon Guardia, San José, Costa Rica. 

Collection du Fonds de sécurité sociale (CCSS).

Au Costa Rica, ses peintures de paysages sont considérées comme autant de symboles de l'identité nationale.

07/04/2016

Henrique Pousão 1859-1884

henrique.jpgHenrique Cesar de Araujo Pousão, né en 1859 dans la petite ville de Vila Viçosa, était un peintre portugais.
En 1872, il prend des leçons auprès du peintre José António da Costa. Sur les conseils de ce dernier, il intègre l'Académie des Beaux-Arts de Porto où il suit les cours de Tadeu de Almeida Maria Furtado (1813-1901) et de João António Correia (1822-1896) jusqu'en 1879.
En Juin 1880, lauréat du concours de peinture de paysage, il obtient une bourse lui permettant d'étudier à l'étranger.

Paysage de Porto 1880  huile sur toile 68,8 x 122,4 cm.jpg

"Paysage de Porto"        1880

Huile sur toile    88,8 x 122,4 cm

Musée National Soares dos Reis, Porto.

En Novembre 1880, il part pour Paris où il est admis à l'École des Beaux-Arts. Elève d'Adolphe Yvon (1817-1893) et d'Alexandre Cabanel (1823-1889) durant trois mois, il est victime d'une bronchite aiguë qui l'oblige à quitter Paris pour suivre un traitement médical dans la station thermale de La Bourboule.

Saint-Sauves d'Auvergne 1881 Huile sur toile 46 x  65,5 cm Musée national Soares dos Reis, Porto..jpg

"Saint-Sauves d'Auvergne"     1881

Huile sur toile  46 x 65,5 cm

Musée national Soares dos Reis, Porto.

Village de Saint-Sauves 1881 Huile sur bois 46 x 37,8 cm Musée national Soares dos Reis, Porto..jpg

"Village de Saint-Sauves"       1881

Huile sur bois    46 x 37,8 cm 

Musée national Soares dos Reis, Porto.

Quelques mois plus tard, de retour à Paris, les médecins lui conseillent de se rendre en Italie. A Rome, délaissant le style naturaliste des années 1880, il peint des rues, des maisons, des chemins. Il effectue quelques séjours à Naples, à Capri et à Anacapri où il peint également des paysages et plusieurs portraits.

Jeune garçon napolitain 1882  Huile sur bois 44,5 x 33,5 cm Musée national Soares dos Reis, Porto..jpg

"Jeune garçon napolitain"     1882 

Huile sur bois    44,5 x 33,5 cm

Musée national Soares dos Reis, Porto.

Maisons blanches de Capri 1882 Huile sur toile 70 x 140 cm  Musée national Soares dos Reis, Porto..jpg

"Maisons blanches de Capri"     1882

Huile sur toile    70 x 140 cm 

Musée national Soares dos Reis, Porto.

Casanda  1882 Huile sur toile 130,5 x 81,5 cm  Musée national Soares dos Reis, Porto..jpg

"Casanda"       1882

Huile sur toile  130,5 x 81,5 cm 

Musée national Soares dos Reis, Porto.

Napolitaine 1882 Huile sur toile 40,3 x 32 cm Musée national Soares dos Reis, Porto..jpg

"Napolitaine"    1882

Huile sur toile   40,3 x 32 cm

Musée national Soares dos Reis, Porto.

La détérioration de son état de santé l'oblige à rentrer au Portugal en octobre 1883.
Henrique Pousão, victime de la tuberculose, est décédé en 1884, à l'âge de 25 ans, à Vila Viçosa.

Cecilia 1882 Huile sur toile 82 x 57,5 cm  Musée national Soares dos Reis, Porto..jpg

"Cecilia"    1882

Huile sur toile 82 x 57,5 cm 

Musée national Soares dos Reis, Porto.

En 1888, le père de l'artiste déposa le travail de son fils à l’Académie des Beaux-Arts du Porto.

Dame vêtue de noir 1882  Huile sur bois 28,3 x 18,4 cm Musée national Soares dos Reis, Porto..jpg

"Dame vêtue de noir"      1882 

Huile sur bois    28,3 x 18,4 cm

Musée national Soares dos Reis, Porto.

Henrique Pousão est considéré comme l'un des plus grands peintres portugais de la seconde moitié du XIXe siècle.

L'espérance du succès 1882 Huile sur toile 131,5 x 83,5 cm  Musée national Soares dos Reis, Porto..jpg

"L'espérance du succès"       1882

Huile sur toile    131,5 x 83,5 cm 

Musée national Soares dos Reis, Porto.

Un bon nombre de ses toiles figurent au Musée National Soares dos Reis de Porto et au Musée du Chiado de Lisbonne.

Les volets bleus 1883  Huile sur bois 28,5 x 25,6 cm  Musée national Soares dos Reis, Porto..jpg

"Les volets bleus"     1883 

Huile sur bois   28,5 x 25,6 cm 

Musée national Soares dos Reis, Porto.

Depuis 2009, Vila Viçosa, ville natale d'Henrique Pousão, décerne un prix de peinture portant son nom.

28/03/2016

Le siège de Paris... 1870

Dès 1840, le roi Louis-Philippe et le ministre président du Conseil Adolphe Thiers décidaient de la construction d'une ceinture fortifiée entourant la capitale.
Le 19 septembre 1870, la ville de Paris est encerclée par les armées prussiennes. Retranchée derrière les fortifications érigées de 1841 à 1844, la population parisienne, défendue par près de 220 000 hommes, espère encore résister et vaincre. Mais les tentatives de sorties des troupes françaises se soldent toutes par des échecs successifs et de lourdes pertes humaines.

Ernest Meissonier 1815-1891 France  Le siège de Paris 1884 Huile sur toile 53,5 x 70,5 Musée d'Orsay, France..jpg

Ernest Meissonier   1815-1891     France 

"Le siège de Paris"    1884

Huile sur toile 53,5 x 70,5 cm     Musée d'Orsay, France.

Paris compte à l'époque environ 1 830 000 habitants et 200 000 réfugiés venus des proches banlieues.

Les réserves de vivres de la ville, bien qu'abondantes, sont rapidement consommées et l'absence de tout rationnement organisé favorise une spéculation féroce sur les produits alimentaires.

Henri Pille 1844-1897 France Une cantine municipale pendant le siège de Paris en 1870 Huile sur toile 65 x 81 cm  Musée Carnavalet, Paris..JPG

Henri Pille  1844-1897       France

"Une cantine municipale pendant le siège de Paris en 1870"

Huile sur toile   65 x 81 cm      Musée Carnavalet, Paris.

Début octobre 1870, le gouvernement décide d’ouvrir des boucheries municipales. La pénurie de viande est telle, que très vite, ces boucheries ne pourront distribuer que quelques dizaines de grammes de viande par personne. Fin octobre, elles ne proposerons plus que du suif.
Dès cette période, des commerces de viandes canines et félines s'installent dans la ville assiégée. Ces boucheries proposent du chat, du chien, des moineaux et même des rats.

Siège de Paris,1870, Une boucherie canine et féline au marché Saint-Germain..jpg

Siège de Paris, 1870

"Une boucherie canine et féline au marché Saint-Germain."

Un marché aux rats est organisé sur la place de l’Hôtel de Ville et des marchands de rongeurs montent des étalages improvisés dans les rues de Paris.

Narcisse Chaillou 1835-1916 France Le dépeceur de rats 1870 Huile sur toile  65 cm x 50 cm Musée d'art et d'histoire, Saint-Denis, France..jpg

Narcisse Chaillou   1835-1916      France

"Le dépeceur de rats"    1870

Huile sur toile   65 x 50 cm  

Musée d'art et d'histoire, Saint-Denis, France.

Signé à Versailles, l’armistice du 28 janvier 1871 mettra un terme officiel à la guerre franco-prussienne.
Le siège de Paris, après avoir duré 133 jours, s'achèvera dès le 29 janvier 1871 mais les troupes de Guillaume I° ne quitteront la ville que le 3 mars suivant.

Plaque humoristique 1870  Musée de l'Armée, Paris.  La famine du siège de Paris, un croûton de pain rassis en guise de brioche..jpg

Plaque humoristique   1870     Musée de l'Armée, Paris.

La famine lors du siège de Paris, un croûton de pain rassis en guise de brioche.

L'augmentation de la portée des tirs d'artillerie rendent très vite l'enceinte dite de Thiers ou "Fortifs" obsolète. Dès le 5 janvier 1871, Paris est bombardé par les canons prussiens. Le démantèlement de l'enceinte sera envisagé dès 1882.

Déclassées par la loi du 19 avril 1919, les fortifications, progressivement détruites au cours de la décennie suivante, laissent place à des terrains vagues très rapidement couverts d'abris de fortune et de baraques, "La zone" *. A partir de 1930, ces terrains verront la construction de logements sociaux dits HBM - Habitations à Bon Marché-, d’équipements sportifs et l'aménagement de quelques espaces verts. 

La zone et les habitations bon marché construites en arrière plan..JPG

La zone et les habitations bon marché construites en arrière plan.

Les derniers "zoniers" ne quitteront les lieux que dans les années 1970, lors de l’achèvement du boulevard périphérique.

* Le recensement de 1926 dénombrait plus de 13 500 constructions illicites édifiées sur la zone. La population était estimée à 42 400 habitants, dont 8 000 étrangers.     

19/03/2016

Pierre-Auguste Renoir 1841-1919

Pierre-Auguste Renoir Limoges, 1841 -  Cagnes-sur-Mer, 1919.JPG

"En réalité, nous ne savons plus rien, nous ne sommes plus sûrs de rien. Lorsqu’on regarde les œuvres des anciens, on n’a vraiment pas à faire les malins."

 

Pierre-Auguste Renoir 

Limoges,1841 - Cagnes-sur-Mer, 1919

13/03/2016

François-Marie Arouet, dit Voltaire 1694-1778

Voltaire.jpg"En ouvrage de goût, en musique, en poésie, en peinture, c'est le goût qui tient lieu de montre; et celui qui n'en juge que par des règles en juge mal"

 
François-Marie Arouet, dit Voltaire
Paris, 1694 - id. 1778

Emile Henri Blanchon 1845-?

Emile-Henri Blanchon 1845.jpgEmile Henri Blanchon, né à Paris en 1845, était un peintre français.
Elève du célèbre peintre académique Alexandre Cabanel (1823-1889), il est connu pour avoir remporté, avec Henri Gervex (1852-1929), le concours organisé en 1878 pour décorer les murs, le plafond et le couloir de la salle des mariages de la nouvelle mairie du XIX° arrondissement de Paris.
Les deux peintres, tournés vers la modernité, présentent des projets innovants pour l'époque et des scènes de la vie quotidienne de l'arrondissement succèderont aux scènes allégoriques et mythologiques traditionnelles.
Henry Gervex peindra "Le port de La Villette", "Le mariage civil" et "Le Bureau de bienfaisance" et Emile Blanchon, "Le Marché aux bestiaux", "La déclaration de naissance" et "L'école d'adultes ou cours du soir".


Au Salon de 1884, Emile Blanchon présente "Un Fort de la Vallée* - Halles Centrales".

Un Fort de la Vallée - Halles Centrales 1884   Huile sur toile 275 x 148 cm Collection privée..jpg

"Un Fort de la Vallée - Halles Centrales"    1884  

Huile sur toile  108,27 x 58,58 cm     Collection privée.

* "La vallée de la misère" ou plus simplement "La Vallée" était le nom donné au pavillon IV de la volaille et du gibier des Halles centrales dessinées en 1854 par l’architecte Victor Baltard. Cet ancien marché, jadis situé sur le quai de la Mégisserie et le quai des Grands-Augustins, était connu sous la dénomination de "la Vallée de la misère" en raison du grand nombre d’animaux abattus dans des conditions de travail déplorables. Au fil du temps "la Vallée de la Misère" devint plus simplement "la Vallée" et ce vieux nom s’imposa à la nouvelle construction lorsque, dès 1866, les marchands de volailles et de gibiers se sont installés dans le pavillon IV des Halles centrales.

Dans le roman publié en 1873, "Le ventre de Paris", Emile Zola, fait souvent allusion au pavillon de la volaille en utilisant l’expression "la Vallée".

Victor Gabriel Gilbert  Un coin des Halles  c.1880  Huile sur toile 235 x 331 cm  Musée des Beaux-Arts, Bordeaux, France..jpg

Victor Gabriel Gilbert  1847-1933

"Un coin des Halles"   c.1881    Huile sur toile  235 x 331 cm

Musée des Beaux-Arts, Bordeaux, France.

Victor-Gabriel Gilbert  Le marché aux poissons, Halles  centrales   1881.jpg

Victor Gabriel Gilbert 

"Le marché aux poissons, Halles centrales"    1881

Léon Lhermitte  Les Halles 1895 - Huile sur toile 404 x 635 cm  Musée du Petit Palais, Paris..jpg

Léon Lhermitte     "Les Halles"   1895  

Huile sur toile  404 x 635 cm     Musée du Petit Palais, Paris.

Les Forts des Halles.  
L’office des porteurs officiels du marché, créé au XIII° siècle par Saint Louis, regroupe les chasse-marée et la communauté des vendeurs de poisson de mer sur le marché parisien. Suite à l’ordonnance de 1415, les porteurs se voient conférer les titres de “jurés-porteurs" et d’officiers de la Ville de Paris. Nommés par le Prévôt des marchands, ils prêtent serment devant lui et demeurent sous sa compétence directe jusqu’au XVIII° siècle.
A l’image de toutes les corporations, l’office des porteurs est supprimé de 1789 à 1799 avant d’être rétabli au XIX° siècle par Napoléon Bonaparte dans le but d’encadrer et de minimiser les pratiques frauduleuses.

Organisés en syndicats, les porteurs gagneront ensuite leur appellation définitive de “Forts des Halles"**.

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Les conditions d’accès au titre de "Fort" étaient fort rigoureuses.
Les "Forts" devaient être de nationalité française, physiquement très robustes, mesurer plus de 1,67 mètre, avoir plus de 21 ans et moins de 30 ans, être libérés des obligations militaires et posséder un casier judiciaire vierge.
Ils devaient de plus réussir des exercices intellectuels et physiques comportant un test écrit et oral du niveau du certificat d'études primaires ainsi qu’une épreuve de portage d’une charge de 200 kg devant être charriée sur les épaules sur une longueur 60 mètres, soit l’équivalent de la longueur d’un pavillon des Halles.

Les épreuves étaient très sélectives : en moyenne, moins de 40 candidats sur 500 étaient retenus à chaque promotion.

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      Porte-bouquet en faïence fine à décor imprimé polychrome d’un fort des halles serrant la main d’un boulanger et, en arrière-plan, les affichettes du syndicat de la boulangerie et du bulletin des Halles. Début du XX° siècle  D:19,5 cm.

Le nombre de "Forts" était d'environ 700 membres. Ils étaient répartis en sections, une par pavillon où l'on distingue les Forts à viandes, les Forts à volailles, les Forts à légumes, les Forts des hauts fruits, les Forts des beurres, œufs et fromages, les Forts à poissons, etc.

Un coin de la Halle aux poissons, le matin 1880  Huile sur toile  Palais des Beaux-Arts, Lille, France.jpg

Victor Gabriel Gilbert  1847-1933

"Un coin de la Halle aux poissons, le matin"  1880 

Huile sur toile    Palais des Beaux-Arts, Lille, France.

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Organisés hiérarchiquement autour d’un chef qui porte le titre de syndic, chaque membre se voit décerner une médaille, en argent pour le syndic, en cuivre pour le simple "Fort", où figurent les armes de Paris et qui porte au verso le nom et le numéro d’ordre du détenteur.
La tenue traditionnelle du "Fort" se compose d’une blouse de toile bleue et d’un chapeau de feutre à large bord, le coltin, qui, muni d’une calotte de plomb à l’intérieur, permettait de supporter de lourdes charges "coltinées" sur la tête. Le coltin protégeait non seulement la tête mais aussi le cou et les épaules des "Forts".

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Les "Forts" étaient principalement chargés :
  − Du déchargement et du transport des sacs, cageots et colis de marchandises entre les quais de livraison et les stands des grossistes. Rémunérés au tonnage transporté, les "Forts" avaient l’opportunité de changer de secteur au cours de leur carrière en passant de nouvelles épreuves de force. Les secteurs des volailles (pavillon dit de la Vallée*) et des poissons (la Marée), les moins rémunérateurs, étaient les moins convoités.
  − De la surveillance des marchandises, entre le lieu d’arrivage et l’aire de stockage, par les facteurs***.
  − De l’entreposage dans les resserres des denrées non vendues le jour même.
  − Du contrôle du fonctionnement du marché, du respect des poids et des prix.

Louis-Robert Carrier-Belleuse  1848-1913  Porteurs de farine Huile sur toile 1885 Musée du Petit Palais, Paris.jpg

Louis-Robert Carrier-Belleuse  1848-1913    "Porteurs de farine"  1885

Huile sur toile     Musée du Petit Palais, Paris.

"Les Forts à farine" utilisaient une canne qui, tout en assurant l'équilibre, autorisait la répartition du poids de la charge sur trois points d’appui.

Au début du XX° siècle, la disparition du transport à dos d'homme entraîne le déclin de la profession. Le recrutement cesse définitivement à partir de 1952. A cette date, 710 "Forts" sont encore en activité.

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Le 22 février 1969, date du transfert du marché à Rungis, les 279 derniers "Forts", reclassés dans l'administration de la préfecture de police, étaient chargés de la surveillance et du contrôle du marché.    
La corporation ne survivra pas aux nouvelles conditions de travail mises en place sur le site de Rungis, elle est aujourd’hui disparue. La plupart des derniers "Forts" furent affectés au sein de la police municipale de la ville de Paris.

 ** A l'origine, le terme "Fort des Halles" ne qualifiait pas une personne ou une fonction mais un édifice conçu en 1848 par les architectes Victor Baltard et Félix Callet. Construit en pierre, lourd, laid, massif et inadapté à la vente, le bâtiment sera démoli en 1853 sur ordre de Louis Napoléon Bonaparte.

***Facteur des halles : intermédiaire entre le producteur et l'acheteur chargé de la vente en gros à la criée des denrées alimentaires apportées dans les pavillons des halles. La loi de 1896, visant à lutter contre la fraude, instaure le titre de mandataire en lieu et place des facteurs. Intermédiaires agréés et contrôlés par la préfecture de la Seine, les mandataires sont chargés de la vente, en gros ou en demi-gros et exclusivement sous les pavillons, des denrées expédiées par les producteurs.

Marie- François Firmin-Girard 1838-1921   Les Halles Baltard, Paris   Pavillon des fleurs  Huile sur panneau  27 x 38 cm  Collection privée..jpg

Marie-François Firmin-Girard    1838-1921  

"Les Halles Baltard, Paris, Pavillon des fleurs"

Huile sur panneau    27 x 38 cm      Collection privée.

11/03/2016

Paris et l'octroi

L'octroi, connu dès le XII° siècle à Paris, était une contribution indirecte perçue par les municipalités.

Le terme "Octroi" vient d’octroyer qui signifie accorder : La ville octroie ou accorde l'entrée de marchandises moyennant la perception d'une taxe.

Barrière de Clichy Le bureau de l'octroi vers la fin du 19ème siècle..jpg

Barrière de Clichy.

Le bureau de l'octroi vers la fin du 19ème siècle.

Véritable système de "douane locale", l’octroi était une recette particulièrement importante dans les recettes communales. Toutes les denrées, tous les biens, matériaux et produits destinés à la consommation ou aux fabrications locales en provenance de l’extérieur de la commune, taxés par le biais de cette imposition indirecte, venaient grossir les revenus communaux.

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Panneau de l'octroi de Colombes

Musée Municipal d'Art et d'Histoire, Colombes, France.

Si l'octroi était un prélèvement sur la valeur des marchandises, le péage était un droit perçu sur le passage des personnes. Ressources importantes dans le budget des communes, ces taxes finançaient les travaux d'utilité publique et l'entretien des fortifications.

Conformément au principe d'égalité des citoyens devant l'impôt, l'octroi fut aboli en 1791 sous la Révolution.

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L'octroi supprimé aux portes de Paris, les parisiens s'y précipitent et dansent.

Mais le manque à gagner pour les municipalités fut tel que le Directoire, puis le Consulat et le 1° Empire durent le réinstaurer et le généraliser. L'octroi atteindra son apogée au XIX° siècle.

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Ville d'Etampes, Essonne, France. 

Le terme "octroi" désignait également l'administration, qui, chargée de prélever cette taxe, contrôlait chacune des portes de la ville.

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Le plus célèbre des nombreux employés de l'octroi de la ville de Paris fut certainement le peintre naïf mayennais Henri Rousseau (1844-1910). Recruté après la guerre de 1870 en qualité de commis de deuxième classe, il occupait le poste de "gardien des contrôles et des circulations du vin et de l'alcool". Son ami, l'écrivain Alfred Jarry, lui donna, par dérision, le surnom de "douanier".

Durant la seconde guerre mondiale, l'octroi, accroissant encore les difficultés d'approvisionnement des Parisiens, fut définitivement supprimé sous le gouvernement de Pierre Laval, le 1er août 1943. 

 
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