02/09/2010
Piotr Illich Tchaïkovsky (1840-1893)
01:56 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3)
31/08/2010
Les Maîtres du réalisme Russe
L’association des peintres dits "Ambulants" ou "Itinérants" (Peredvijniki) est indissociable du mouvement pictural réaliste apparu en Russie en 1863.
Sous l'égide d'Ivan Kramskoï (1837-1887) quatorze élèves de l'Académie Impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg refusent de participer au concours de fin d'étude de l'académie sur le sujet imposé : "Un banquet au Walhalla".
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Ivan Kramskoï autoportrait 1867
Ils réfutent les méthodes et l 'idéalisme classique de l'enseignement imposés par l'académie qui limite les sujets picturaux aux seuls thèmes mythologiques ou religieux inspirés de l'histoire antique de la Russie.
Cette nouvelle génération de peintres, influencés par les écrits naturalistes de Dostoïevski et de Tolstoï, en appelle à un renouveau et souhaite traiter de sujets contemporains et de la réalité politique et sociale en Russie.

Vassili Perov, portrait de Fedor Dostoïevski , 1872

Rompant définitivement avec l'académie, les jeunes artistes, se regroupèrent au sein d'un "artel", corporation artisanale organisée sur les principes communautaires des phalanstères imaginés par le français Charles Fourier.
En Russie, "Que Faire ? ", roman publié en 1862 par l'écrivain révolutionnaire et philosophe Nikolaï Tchernychevsky (1828-1889), avait propagé la mode de ce genre d'association très prisée au sein de la jeunesse de gauche.
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Nikolaï Tchernychevsky
C'est sur ce modèle de communauté que les rebelles de l'académie s'associèrent et leur "artel" fut l'une des premières organisations de ce type.
Les commandes officielles de tableaux étant exclusivement réservées à la toute puissante académie, la communauté, pour subvenir à ses besoins, fut contrainte d'accepter tous types de travaux : icônes, copie de tableaux, portraits, images populaires dites "loubki", illustrations de journaux et de livres ...
En proie à un perpétuel manque de moyens matériels, confrontée aux tiraillements épisodiques inhérents à la vie communautaire, l'artel subsistera durant six années et, en dépit de toutes ces difficultés, la "Révolte des 14" ouvrira la voie à un véritable mouvement réaliste, tant libéré du misérabilisme que dénué du pittoresque sentimental prôné par l'académie.
Dans la continuité de cette scission, fin 1870, les artistes dissidents de Saint-Pétersbourg se sont regroupés dans le cadre d'une nouvelle association, la société des Expositions Ambulantes.
Fondée à Moscou à l'initiative de peintre reconnus tels Vassili Perov (1834-1882), Alexeï Savrassov (1830-1897),

Grigori Myassoyedov (1834-1911), Nikolaï Gay (1831-1894),




La société des Ambulants constituera le premier grand mouvement pictural du réalisme russe et, à de rares exceptions près, cette association réunira tous les grands peintres russes de la seconde moitié du XIX° siècle.
Si les peintres moscovites étaient de loin les plus nombreux, le chef de file et l'âme du mouvement restera néanmoins l'animateur du défunt artel de Saint-Pétersbourg, le portraitiste Ivan Kramskoï.

Jusqu'en 1870, la vie artistique en Russie se limitait aux deux capitales, Moscou et Saint-Pétersbourg, uniques foyers intellectuels et culturels du pays.
Réservé à l'élite de l'aristocratie russe, l'art n'était qu'une notion vague et nébuleuse pour l'immense majorité du peuple.
Le but de la société des Ambulants était double : décentraliser la vie artistique en propageant l'art à travers la totalité de l'empire et le rendre accessible à tous par l'emploi d'un message simple et de sujets d'actualité, qui, accessibles aux non-initiés, ne puissent laisser personne indifférent.
14:58 Publié dans Mouvements picturaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peintres russes, ambulants, peredvijniki, russian painters, pintores rusos, russische maler, pittori russi, realism, realismo
06/06/2010
Luigui Boccherini 1743-1805
Luigi Boccherini était un violoncelliste et compositeur italien né à Lucques, près de Pise en 1743.
Exilé en Espagne en 1768, Boccherini fut le musicien compositeur de l'infant Don Luis de Bourbon puis, par correspondance, du roi de Prusse Frédéric Guillaume II.
Mort à Madrid en 1805, accablé de deuils familiaux, Luigi Boccherini, violoncelliste virtuose, fut l'un des plus grands compositeurs de musique de chambre pour cordes de la seconde moitié du XVIII° siècle.
Ce menuet, "L'Uccelleria", extrait du Quintette opus 11 n° 5 en mi majeur composé en 1771, est resté l'œuvre la plus célèbre de Boccherini.
19:33 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (13)
31/05/2010
Franz Xaver Bergmann 1861-1936
Franz Xaver Bergmann, sculpteur autrichien né en 1861, était le fils aîné de Franz Bergmann (1838-1894) qui fut le fondateur d'une fabrique de bronzes à Vienne en 1860.
Son fils, Franz Xaver, héritier de la société paternelle, médaillé pour un de ses bronzes lors de l'exposition universelle de Paris en 1900, prit la décision de créer une nouvelle fonderie.
Il en orientait la production vers des statuettes très réalistes, parfaitement ciselées dans le moindre détail avec la plus grande minutie.



Peints à froid de couches successives de couleurs vives, les bronzes signés Bergmann deviendront vite mondialement connus.


Parallèlement aux statuettes animalières et exotiques, Bergmann conçoit et réalise des petites séries de bronzes érotiques.
![Franz_Bergman10[1].jpg](http://peinturesetpoesies.blog50.com/media/02/00/497944466.jpg)
Les pièces les plus classiques, dont beaucoup avaient été conçues par son père, étaient signées d'un "B" dans une cartouche en forme de vase.
Dans un souci de discrétion, les bronzes érotiques étaient, pour leur part, signés "NamGreb" soit "Bergman" inversé.
Certains animaux sculptés, tels des ours, ouverts par le biais d'un bouton ou d'un minuscule levier, révélaient une figurine érotique soigneusement dissimulée à l'intérieur de l'animal.
Les statuettes de jeunes femmes de style Art Nouveau étaient le plus souvent recouvertes d'un voile qui, escamoté par le biais du même mécanisme, en découvrait la nudité.

Doté d'un esprit inventif autant qu'ingénieux, Bergmann renouvelait constamment ses trouvailles.

A côté des statuettes exotiques et animalières, les bronzes érotiques, de plus en plus recherchés, faisaient le bonheur des collectionneurs.

Dès l’automne 1929, l'ampleur de la crise économique mondiale touche de plein fouet l'industrie du bronze viennois et la fonderie Bergmann fermera ses portes en 1930.

Franz Xaver Bergmann décèdera en 1936.

Après la seconde guerre mondiale, son fils Robert relancera, en compagnie de son épouse, l'activité de la fonderie d'art.

Après le décès de Robert et son épouse, le stock de bronzes résiduels et les moules de la Société Bergmann seront vendus en 1960 à Karl Fuhrmann, futur fondateur de la société Fuhrmann and Co.
La société viennoise Fuhrmann and CO continue aujourd'hui la fabrication traditionnelle des bronzes de Bergmann.

La tradition des bronzes viennois se perpétue depuis 1850. Vers la fin du 19ème siècle, âge d'or du travail des métaux à Vienne, la ville comptait environ 120 artisans constitués en une association : les "Wiener Bronzen". Le plus célèbre et le plus doué d'entre eux était certainement Franz Xaver Bergmann.

De nos jours, quelques petites entreprises, perpétuant la tradition des bronzes viennois, continuent de produire des objets d'art d'excellente qualité.

F.X. Bergmann "Happy days" vers 1900 H : 8 cm
19:49 Publié dans Sculpture | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : sculpture, escultura, scultura, austrian sculptor, bildhauer, sculpteur autrichien, escultor austríaco, scultore austriaco, Österreichischer bildhauer
18/05/2010
Roberto Matta 1911-2002
Roberto Matta Echaurren est un peintre surréaliste chilien né en 1911 à Santiago du Chili.
Après des études secondaires au collège des jésuites de Santiago, il intègre l'école d'Architecture de l'Université Catholique du Chili et il obtient ses diplômes d'architecte en 1931.
A l'époque, le Chili, plongé dans un marasme économique et social, souffre d'une inflation chronique, de grèves incessantes et le pouvoir politique s'y exerce sous la pression des juntes militaires.
En 1932, peu après l'élection du président Arturo Alessandri, conservateur et partisan d'une politique sociale très limitée, Matta quitte le Chili et voyage en Europe.
Il se fixe en en France en 1933 et travaille dans l'atelier parisien de Le Corbusier, architecte déjà reconnu à l'époque pour les spécificités de ses réalisations.
Fin 1934, Matta se rend en Espagne et rencontre les poètes Rafaele Alberti et Federico Garcia-Lorca. Ce dernier le recommande à Salvador Dali.
Federico Garcia-Lorca
1898-1936
Le poète, dramaturge, peintre et compositeur espagnol, sera exécuté à l'âge de 38 ans par les troupes franquistes.

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László Moholy-Nagy
1895-
"Nickel Construction" 1921
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Matta fait la connaissance du peintre-poète Roland Penrose, l'un des créateurs du mouvement surréaliste en Angleterre...

Il rencontre également le peintre surréaliste belge René Magritte et le sculpteur britannique Henry Moore.

Invité par sa compatriote Gabriela Mistral (1889-1957), future prix Nobel de littérature en 1945, Matta, éternel globe-trotter, effectue un bref séjour au Portugal.
Gabriela Mistral éveille son intérêt pour la poésie du cubain José Martí et les postulats de l'écrivain humaniste mexicain José Vasconcelos sur la création des missions culturelles.
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En 1937, de retour à Paris, il participe à la réalisation du pavillon espagnol de l'Exposition Internationale des arts et techniques dans la vie moderne.
Matta y rencontre Joan Miró réalisant une décoration murale monumentale représentant un paysan catalan "El Segador" ou "Le Faucheur", œuvre engagée, symbole de la révolution espagnole et Pablo Picasso qui expose "Guernica".

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Matta réside à Paris où il côtoie son compatriote Pablo Neruda, relevé de ses fonctions consulaires en Espagne.
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Pablo Neruda 1904-1973
Prix Nobel de littérature en 1971
Recommandé par Dali à André Breton qui lui achète deux de ses dessins, Matta est incorporé au groupe des surréalistes.
Il écrit dans la revue "Minotaure" des articles dans lesquels il s'oppose, entre autres, aux concepts rationalistes de Le Corbusier.
Il se lie d'amitié avec le français Marcel Duchamp, peintre et plasticien visionnaire qui partage son temps entre les Etats-Unis et la France.

Matta commence véritablement à peindre en 1938, année où il participe à l'exposition internationale du Surréalisme organisée dans la galerie des Beaux-Arts de Paris.

Roberto Matta "Psychological Morphology de l'attente" 1938

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Cette exposition, organisée sur une scènographie de Marcel Duchamp, réunit plus de 60 artistes de différents pays et présente près de 300 peintures, objets, collages, photographies, .....
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Marcel Duchamp
Roue de bicyclette, 1913
Ready-Made
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Matta affine le procédé dit des "morphologies psychologiques", qu'il emploie dans ses œuvres : inspirée de la technique proche de l'écriture automatique chère aux surréalistes, la couleur, étalée sur la toile à l'aide d'un chiffon, détermine le tracé ultérieur du pinceau.




Fin 1939, par crainte de la guerre et à l'instigation de Marcel Duchamp, Matta, en compagnie de son ami, le peintre surréaliste Yves Tanguy, quitte Paris pour New York.
Parlant parfaitement l'anglais, il s'intègre rapidement au milieu artistique de Manhattan et, six mois plus tard, il expose à la galerie Julien Levy, galerie spécialisée dans le surréalisme.
17/05/2010
Roberto Matta...le succès ..
En 1940, Matta donne des conférences à la New School for Social Research et reçoit de nombreux jeunes artistes américains dans son atelier, dont Robert Motherwell et Jackson Pollock.
Il sera l'un des artistes les plus influents sur la formation de la future école de New York et du mouvement dit de "l'expressionnisme abstrait".
En 1941, Matta se rend au Mexique. Il y redécouvre avec le plus grand intérêt la culture précolombienne et ce voyage sera déterminant pour la suite de son oeuvre picturale.

En 1946, Matta revient à Paris où il participe à l'exposition surréaliste de la galerie Maeght.

En 1948, un de ses amis, Arshile Gorky, peintre surréaliste arménien établi à New York, gravement malade, se suicide.
André Breton, très mal renseigné, croit Roberto Matta responsable de ce suicide et Matta est exclu du groupe des surréalistes.
André Breton 1896-1966
Matta repart pour le Chili où il affirme ses convictions politiques et publie un article sur le "Rôle de l'artiste révolutionnaire, qui doit redécouvrir de nouvelles relations affectives entre les hommes".
Puis, la même année de 1948, il s'installe en Italie, près de Rome, à Civitavecchia, ville portuaire sur les bords de la mer Tyrrhénienne. Il y entreprend la construction d'un immense atelier.

"L'aurore" 1953
Son engagement politique influe de plus en plus sur ses œuvres et, en 1951, le procès new-yorkais des époux Ethel et Julius Rosenberg lui inspire "Les roses sont belles".

En 1958, après avoir lu le livre d'Henri Alleg sur la torture en Algérie, il peint "La Question, Djamila".

En 1959, il est réintégré au groupe des surréalistes.


Sans jamais renier ses racines surréalistes, Matta s'oriente de plus en plus vers des thèmes socio-politiques contemporains.
En 1964, en hommage au dirigeant communiste Julián Grimau, exécuté en Espagne l'année précédente, il peint "Les Puissances du désordre", immense composition de 9 mètres de long.

En 1965-66, les bombardements du Vietnam par l’armée américaine lui inspire le monumental "Burn, Baby, Burn".

huile sur toile, 298 x 981 cm.
Au même titre que "Guernica" , "Burn, Baby, Burn" , acte d'accusation de la destruction de l'humanité, est un manifeste pour la paix.


En France, il participe activement aux événements de mai 1968 et dessine des affiches pour l'atelier populaire des Beaux-Arts.

En 1970-72, invité au Chili par le Président Salvador Allende, il y travaille à la réalisation de fresques en collaboration avec la brigade murale "Ramona Parra".
L'une d'entre elles, peinte sur 24X4 mètres en 1971, "El primer gol del pueblo chileno" ou "Le premier but du peuple chilien", célébrait la victoire du président socialiste Salvador Allende. Dès la prise de pouvoir de Pinochet, cette fresque fut recouverte de 16 couches de peinture. Restaurée, elle est aujourd'hui visible à La Granja, dans la proche banlieue de Santiago.

En 1973, prenant clairement position contre le coup d'État au Chili du général Pinochet, Matta coupe tout lien avec son pays natal .

Un nouvel exil, qui, 40 ans après le premier de 1933, lui fit dire : "C'est cet exil qui a déterminé toute ma vie, entre deux cultures. Mon travail est un travail de séparation." "De l'exil, je suis passé à l'"Ex-il", quelque part entre le connu et l'inconnu, entre la réalité et l'imaginaire. Là où commence la poésie."

Matta ne cessera jamais de dénoncer les atrocités commises par la junte militaire sous les ordres du général Pinochet, il sera déchu de sa nationalité chilienne en 1974.

En 1983, une exposition rétrospective des œuvres de Matta "Une parole pour la Méditerranée" est organisée en Espagne dans les villes de Madrid, Valence et Barcelone.

"Le Vitreur, 40 ans après" 1983
Considéré comme l'un des meilleurs peintres d'avant-garde du monde, Roberto Matta a reçu de nombreux prix et distinctions au cours de sa vie.

En 1990, le Chili lui décerne le prix National de L'Art et une exposition rétrospective de ses œuvres est réalisée par le musée des Beaux-Arts de Santiago.

En 1992, il est lauréat du prix de la fondation "Prince des Asturies" et, en 1995 au Japon, du non moins prestigieux "Praemium Imperiale" attribué par la Japan Art Association.
"Je ne sais pas si j’attends qu’on se souvienne de moi, j’aspire seulement à ce que quelqu’un, quelque part dans ce monde, ressente du plaisir avec une de mes œuvres ; c’est ma seule aspiration".

En 2002, Roberto Matta décède en Italie, à San Paolo de Civitavecchia, près de Rome.
17 jours avant sa mort, lors de sa dernière apparition publique à Rome, Matta affirmait encore : "La mort n’existe pas. Ce sont les autres qui meurent. Je ne peux pas dire que je suis mort"

Ses œuvres sont régulièrement exposées à travers l'Europe, le Japon et les Etats-Unis et son travail figure aujourd'hui dans les plus importants musées du monde.
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"Les Placets de Paracelse" 1980
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Pour en savoir beaucoup plus : http://www.matta-art.com/menu.htm
30/04/2010
Jean-Eugène Buland 1852-1926
Jean-Eugène Buland est un peintre français né en à Paris en 1852.
Elève de l' Ecole des Beaux-Arts dans l'atelier d'Alexandre Cabanel, il effectue un parcours classique et peint des scènes mythologiques.
Il obtient à deux reprises en 1878 et 1879 le second grand prix de Rome.
De retour en Fance, après un séjour de cinq ans à la villa Médicis, Buland, confronté au succès de Jules Bastien-Lepage, ne tarde pas à abandonner la peinture symboliste et la représentation de scènes d'antiques.
Jules Bastien-Lepage (1848-1884) est à l'époque l'un des artistes les plus célèbres de la IIIième République. Peintre de la vie rurale, son nom reste indissociable de la peinture naturaliste et des scènes de la vie paysanne.
La manière et le succès de Jules Bastien-Lepage seront déterminantes dans le choix de vie et le style de Jean-Eugène Buland.
Jules Bastien-Lepage, auto-portrait, 1875
Dès 1886, Buland quitte Paris pour s'établir à Charly-sur-Marne, petit village de l'Aisne, près de Château-Thierry.




Soucieux du moindre détail, Buland ne juge pas. Il ne critique pas, ne glorifie personne et ne dénonce rien. Quoique toujours empreinte d'une grande finesse psychologique et d'une profonde humanité, sa peinture reste neutre et ne prend jamais parti.

Il reçoit une médaille de deuxième classe à l’exposition internationale de Londres en 1890.
La peinture de Jean Eugène Buland fait preuve d'un tel souci de vérité et atteint un tel niveau de perfection que le peintre sera perçu plus tard comme un pionnier de l'hyper-réalisme.

Il est classé hors-concours à l’exposition universelle de Chicago de 1893.
Son travail, remarquable de précision mais dénué de tout jugement moral, est le fruit d'une observation scrupuleuse des faits de société.

D'anecdotes en anecdotes, ses peintures constituent une étude étonnante non seulement de la physionomie mais aussi de la psychologie du caractère champenois.

En France, l'état lui achète plusieurs de ses toiles avant qu'il ne soit décoré de la légion d’honneur en 1894.

"Bretons en prière" peint à Bénodet en 1898, est l'un des tableaux les plus connus d'Eugène Buland. Image saisissante de la piété au pays de Cornouaille, cette toile est toutefois bien loin de résumer la diversité du travail d'Eugène Buland.
Il reçoit une médaille d’or en 1900 lors de l'exposition universelle de Paris.

Les toiles de Jean-Eugène Buland constituent un témoignage irremplaçable des moeurs et coutumes en usage dans la vallée de la Marne au cours de la seconde moitié du XIXième siècle.

"Le tripot" (109.2 x 63.5 cm) 1883

Bibliographie : Eugène Buland (1852-1926), aux limites du réalisme. Cathy Pays, Ed. Panama 2007.
"Autour de l'Impressionnisme : les peintres de la Vallée de la Marne" . Noël Coret, Ed. Casterman, 1996 - réédité par La Renaissance du Livre.
17:23 Publié dans peintres-hyper-réalistes | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : peintre naturaliste, peintre réaliste, peintre hyper-réaliste, realistic painter, pintor realista, realistischer maler
17/04/2010
Peder Severin Krøyer 1851-1909
Peder Severin Krøyer est un peintre danois né en 1851 à Stavanger ( Norvège).












20:43 Publié dans peintres-impressionnistes, peintres-naturalistes, peintres-portraitistes, peintres-réalistes | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : peintres-portraitistes, peintre danois, dänische maler, danish painter, danés pintor, dänische porträtmaler, pintor retratista, impressionniste, impressionist, impresionista, naturalist, réalist
14/04/2010
Le groupe de Skagen
- Le groupe de Skagen - Du naturalisme à l'impressionnisme : 1881-1889
Au cours de l’été 1881, après avoir passé près de quatre ans à l’étranger, Krøyer revient au Danemark.
En 1882, il parcourt le Jutland pour y découvrir Skagen, une bourgade de pêcheurs située à l’extrémité nord du Danemark.
Skagen accueille depuis la fin des années 1870 un groupe d’artistes nordiques passionnés de modernité, des peintres : les danois Michael Ancher et son épouse Anna,

Michael et Anna Ancher 1886

le norvégien Christian Krohg avec lequel Krøyer se liera d'une profonde amitié
Christian Krohg 1888

mais aussi des écrivains comme Georg Brandes
et des poètes tel Holger Drachmann et Sophus Schandorf, toute une petite communauté en quête d’innovations...
Georg Brandes 1883
.Adepte de la peinture de plein-air, séduit par la qualité de la lumière, Krøyer décide, dès 1882, de louer une maison à Skagen.

Il partagera désormais son temps entre Skagen où il passe chaque été et son atelier de Copenhague pour y exécuter, au cours de l'hiver, des commandes de portraits.

Ainsi débute une longue association entre Krøyer et la communauté d'artistes de Skagen.
Inspiré par la vie rude des pêcheurs, Krøyer réalise à Skagen nombre de ses oeuvres de facture naturalistes les plus connues.






Jusqu’en 1903, Krøyer n'en continue pas moins d'exposer régulièrement à Paris aux salons des Artistes Français, de la Société Nationale des Beaux-Arts et à la Galerie Georges Petit.



"Summer Day at the South Beach of Skagen"
1884
détail

"The Iron Foundry" 1885



"Interior of Tavern"
Eternel voyageur, Krøyer se rend aux Salons de Paris, visite l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, la Suisse, l'Autriche ...
Au fil des années la petite communauté d'artistes de Skagen s'est développée et Peder Severin Krøyer, tant par sa culture que par son talent, est devenu l'un des chefs de file de l’école de plein-air de Skagen.
09:39 Publié dans peintres-impressionnistes, peintres-naturalistes, peintres-portraitistes | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : peintres-portraitistes, peintre danois, dänische maler, danish painter, danés pintor, dänische porträtmaler, pintor retratista, impressionniste, impressionist, impresionista, naturalist, réalist
13/04/2010
P.S. Krøyer et l'impressionnisme

Epris l'un de l'autre, ils se marient au cours de l'été 1889 avant de s'installer peu après à Skagen.

Marie 1889 1890

Au cours des années 1890 Krøyer peindra de très nombreux portraits de Marie.
1891
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Krøyer s'intéresse de plus en plus à la lumière et à l'atmosphére particulière de Skagen et sa palette évolue sensiblement vers des couleurs plus claires.

Cette évolution est probablement dûe à l'influence de plusieurs éléments.
En 1889, à Copenhague, la société des Amis des Arts organise une exposition de la collection de Paul Gauguin comprenant 3 marines de Claude Monet et des oeuvres de Manet, Degas, Pissarro, Cézanne, Sisley.
Krøyer visite cette exposition, puis, la même année il est invité à l'Exposition Universelle de Paris.
Il y étudie les oeuvres d'impressionnistes français tels que Monet, Boudin, Cézanne.


En 1891, il peint "Pêcheurs sur la côte nord, un soir d'été " pour en faire cadeau à l'un de ses amis, le peintre finlandais Albert Edelfelt.

et l'année suivante, l'une de ses toiles les plus connues : "Soir d'été à Skagen", Marie, sa femme et son chien "Rap" sur la plage.











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22/03/2010
Peter Kraemer II 1857-1936
Les Krämer sont de retour en Allemagne en 1871.
Suivant les traces de son père, Peter, formé aux techniques de l'aquarelle et de la miniature travaille essentiellement à Stuttgart puis à Munich, ville où il peindra durant de nombreuses années.

"Nice Break" Aquarelle 20 x 23 cm


Son travail se caractérise par un réalisme minitieux et une extrême attention portée au moindre detail.



Au début du 20ème siècle, les collectionneurs appréciaient beaucoup ses miniatures de buveurs et de joueurs de carte.






Peter Krämer est décédé en Bavière à Ammersee en 1936.
09/03/2010
Les ammonites, fossiles légendaires..
Les ammonites sont un groupe d'animaux marins fossiles de la classe des mollusques céphalopodes.
L’apparition des ammonites date de la période du Dévonien, il y a environ 380 millions d’années.

Très abondantes dans les océans du Jurassique et du Crétacé, les ammonites sont les témoins d’une longue évolution caractérisée par la formation de plus d'une dizaine de milliers d'espèces distinctes.
Elles présentent une remarquable diversité de formes et d'ornementations des coquilles. Ces coquilles fossilisées sont les seules preuves de leur existence.

Leur taille varie du centimètre à plusieurs décimètres. La plus grande à ce jour retrouvée, exposée à Münster en Allemagne, atteint les deux mètres de diamètre.
Les Ammonites ont peuplé les océans du passé pendant plus de 300 millions d’années. Leur disparition date de la fin du Crétacé, lors de l'extinction des dinosaures et de très nombreuses autres espèces, il y a environ 65 millions d'années.

Le Nautile est actuellement l'animal vivant le plus proche des ammonites.


Le nom des ammonites dérive du dieu égyptien Ammon, divinité représentée avec des cornes de bélier. Leur coquille enroulée évoque les cornes d' Ammon qui fut ensuite célébré par les grecs sous le nom de Zeus puis de Jupiter par les romains.
Ammon, réprésentation helléniste
Les ammonites, à travers les âges, par la forme de leur coquille et l'esthétique de leur aspect, ont fasciné les peuples de tous les continents.

Depuis toujours, les ammonites sont l'objet de légendes et de croyances à travers le monde.
En Allemagne : En Basse Saxe, dans les montagnes du Harz, des récits du XVIIIème siècle racontent que les fermiers de Ganderstheim utilisaient des fossiles en forme de corne de bélier, appelés "cornes de dragon", pour soigner les vaches qui perdaient leur lait.
Ils déposaient une ammonite dans le seau afin que leurs vaches recommencent à donner du lait.

En Grande-Bretagne : Au VIIème siècle, la légende raconte que l'abbesse Sainte Hilda voulu construire un couvent dans la région de Whitby dans le Yorkshire.
Le pays était alors infesté de serpents. Pour s'en débarrasser, elle les transforma en pierre. En mourrant, les serpents conservaient leur forme originelle mais ils perdaient leurs têtes.
Le terme "snakestone", ou pierre-serpent, est depuis devenu le terme usuel qui désigne les ammonites très communes à Whitby.


En Inde : Les ammonites sont utilisées comme représentations du chakra du dieu Vishnu, sous le nom de "salagrams". Depuis 2 500 ans, elles sont rituellement immergées dans l’eau pour absoudre les péchés des croyants.

Au Canada : Une légende de la tribu nord-américaine des Blackfoot (Pieds Noirs) est liée aux ammonites, et, plus précisément aux Placenticeras irisés de la province d'Alberta dont la nacre aux couleurs flamboyantes est appelée Ammolite.
La légende amérindienne affirme que les Placenticeras détiennent le pouvoir d'attirer les bisons et, de ce fait, d'éloigner la famine. L’ammolite est souvent appelée "pierre des bisons", car elle est porteuse de richesse et d'abondance.

Au delà du grand intérêt que leur portent les paléontologues, les musées, les joailliers et les collectionneurs, les ammonites constituent d'excellents marqueurs des temps géologiques.
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25/02/2010
Dolannes melody......
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M.F.H de Haas 1832-1895
Mauritz Frederick Hendrick de Haas, peintre de marine Néerlandais, est né à Rotterdam en 1832.
Ses œuvres sont parfois signées M.F.H. de Haas, Mauritz de Frederik Haas, Maurice FH de Haas et de quelques autres variantes.
Il suit les cours de l' Académie des Beaux Arts de Rotterdam puis de La Haye sous la direction de Johannes Bosboom et de Louis Meyer.
En 1851-1852, à Londres, il étudie la technique des aquarellistes anglais.
Talentueux, maitrisant les techniques de l'huile et de l'aquarelle, il se fait très rapidement connaitre pour ses marines et ses vues de rivages français, hollandais et des côtes britanniques.

La reine de Hollande, Sophie de Wurtemberg, épouse du roi Guillaume III, lui achète quelques unes de ses œuvres.
A 25 ans, en 1857, il est nommé peintre officiel de la Marine Royale Hollandaise.

En 1859, suivant les recommandations d' August Belmont, ambassadeur des Etats-Unis à la Haye, il démissionne et s'installe à New York City.
Il peint des scènes maritimes sur les côtes de New York et de Boston.


Xanthus Smith (1839-1929) "Farragut Passing the Forts Below New Orleans", 1872.
M.F.M. de Haas devient membre associé de l'Académie nationale de Design de New York dès 1863 puis académicien à part entière en 1867.

En 1866, il est l'un des artistes fondateurs de l' "Americain Society of Painters in Water Colors".

Ses toiles "Farragut Passing the Forts at the Battle of New Orleans", et "les rapides en amont de Niagara" , ont été exposées à l'exposition universelle de Paris en 1878. Elles figurent parmi les plus connues mais ce ne sont pas ses œuvres les plus typiques.
Les motifs favoris de M.F.H. de Haas sont le vent, le ressac...

les tempêtes et les naufrages....

et parfois des clairs de lune sur les côtes de Hollande, de la Manche et de la Nouvelle Angleterre.

Il expose au Cercle d'Art de Boston, au Brooklyn Art Association et à New York City.

Il excelle à représenter la mer sous une lumière dramatique et à en saisir les effets à chaque instant de la journée.

Devenu l'un des artistes les plus importants et les plus influents de l'école américaine de peintres de marine du 19ème siècle, il expose tant en Amérique qu'en Europe, à Paris, lors de l' exposition universelle de 1889, ainsi qu'à la Columbian Exposition de Chicago de 1893.

Egal aux plus célèbres, tels William Bradford et Fitz Hugh Lane, Il expose également chaque année à l'Académie nationale de Design de New York jusqu'à sa mort, dans cette ville, en 1895.

Aujourd'hui, les œuvres de Mauritz Frederick Hendrick de Haas figurent dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Boston, du New York Historical Society et de la National Academy of Design Museum de New York.
Son frère aîné, William de Haas (1830-1880) était, lui aussi, un peintre de marine réputé.




10:38 Publié dans peintres de marines | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : peintre de marine, pintor de marina, painter of navy, seemaler, pittore di marina, Живописец флота, (海の)ネイビーの画家, 画家的海军(海洋)
20/02/2010
Musique pour rêver ...
01:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (66)
16/02/2010
William Bliss Baker 1859-1886
William Bliss Baker est un peintre paysagiste américain né à New York en 1859.
A 17 ans, en 1876, il intègre l'Académie Nationale de Design pour y étudier durant 4 ans.
En 1879, lors de sa première exposition, il y remporte le premier prix de dessin.

Il étudie sous la direction de Mauritz Frederik Hendrick de Haas (1832-1895) , peintre réputé pour ses marines et d' Albert Bierstadt (1830-1902), célèbre pour ses paysages romantiques de l'ouest américain.

Baker avait passé une grande partie de son enfance dans la petite station thermale de Ballston Spa, proche d'Albany.
Pêchant avec un ami sur le lac de Ballston, il découvre la propriété qui deviendra son atelier d'été quelques années plus tard.
En 1881, Baker installe un atelier baptisé "Le Château" à Clifton Park, petite ville près d'Albany dans le nord de l' Etat de New York.

A partir de 1881, Baker expose chaque année à l'Académie Nationale du Design de New York.
Bien qu'influencé par Albert Bierstadt et les peintres de l' "Hudson River School", Baker s'exprime dans un style très personnel, tant véridique que précis.

Baker travaillait également chaque hiver dans un atelier situé dans l'immeuble Knickerbocker de New York City.
En 1885, âgé de 26 ans, devenu paysagiste de premier plan, il remporte le prix "Hallgarten".

En 1886, William Bliss Baker, adepte du patinage sur glace, se blesse gravement et souffre d'une lésion de la colonne vertébrale.
Il décède quelque mois plus tard à New York, à l'âge de 27 ans, des suites de sa blessure.
10:11 Publié dans peintres-paysagistes | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : peintre paysagiste, pittore paesaggista, landscape painter, pintor paisajista, landschaftsmaler, pittore americano, american painter, pintor americano, peintre américain, americain maler, 空间画家, Живописец americain, americain 画家
08/02/2010
Adelsteen Normann 1848-1918
Adelsteen Normann, fils de commerçant, est né à Bodö, dans le comté norvégien de Nordland en 1848.
En 1863, à la demande de sa famille, il entreprend une carrière commerciale à Bergen puis à Copenhague jusqu'en 1869.
En 1869, il décide de se consacrer à la peinture, et, comme beaucoup de ses contemporains originaires d' Europe du Nord, il effectue des études artistiques en Allemagne.
A l'âge de 22 ans, il intègre l'Académie des Beaux Arts de Düsseldorf où il devient l'élève d'Oswald Achenbach puis de 1872 à 1873, de son successeur, Eugène Dücker.
Il expose pour la première fois en 1872 à Düsseldorf, à Vienne en 1873, puis à Berlin et Munich.

A Londres, en 1874, lors de l'exposition de la Royal Academy, il est distingué par la "Prince of Wales Medal" et il y reçoit, de plus, une médaille d'argent en 1877.

Bien qu'installé à Berlin, il voyage et peint fréquemment dans le nord de la Norvège, le plus souvent dans l'archipel des Lofoten, au large de Bodø, au nord du cercle polaire.

Inspiré par sa passion et sa parfaite connaissance des fjords norvégiens, il peint essentiellement des paysages romantiques.

En 1877, l'un de ses tableaux est acheté par le musée national de Stockholm.

Il expose également au Salon des Artistes Français de Paris de 1882 à 1884 où il obtient une Médaille d'honneur.

A Lyon en 1889 et 1897, il reçoit deux médailles d'or .

Il obtient une médaille de bronze lors de l' Exposition Universelle de Paris en 1889.

Il est alors l'un des peintres préférés de l'empereur Guillaume II et ses œuvres seront régulièrement exposées à Berlin de 1874 à 1917.

La Norvège lui décerne le titre de chevalier de l'ordre de Saint Olaf.

Il est l'un des premiers artistes norvégiens à prendre pour motif le soleil de minuit.

Fin décembre 1918, Adelsteen Normann est atteint de la grippe espagnole.
Le 26 décembre, " Le peintre de la terre du soleil de minuit " décède à Oslo.

10:27 Publié dans peintres-paysagistes | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : peintre paysagiste, pittore paesaggista, painter landscape, peintre norvégien, norwegian painter, norwegischer maler, pintor noruego
25/01/2010
Peter Krämer 1823-1907
Peter Krämer, de son nom d'origine Kraemer, est un peintre-dessinateur, aquarelliste et lithographe allemand né à Zweibrücken dans le Palatinat en 1823.

Bénéficiant du soutien du roi Ludwig I de Bavière, Il suit les cours de l'académie des arts plastiques de Munich puis travaille dans l'atelier de Julius Schnorr von Carolsfeld.

Il immigre aux États-Unis en 1848 et s'installe à Philadelphie.
Pendant une brève période, vers 1850,51, Krämer s'associe à Lewis N. Rosenthal, un lithographe établi à Philadelphie.
Un petit nombre de lithographies ont été publiées sous la raison sociale "Krämer et Rosenthal".
Puis Krämer travaille dans l'atelier de Peter S. Duval jusqu'en 1857.

De 1861 à 1865, Krämer entreprend de peindre des scènes de la guerre de Sécession.
Ces scènes de bataille lui permettent ensuite de peindre les portraits de généraux américains devenus célèbres au cours de la guerre de Sécession.
Krämer, de retour en Europe vers 1871, travaille à Stuttgart et à Munich.



Expulsé d' Allemagne en 1877 pour avoir caricaturé le roi Louis II de Bavière, il repart aux Etats-Unis pour ouvrir un atelier à New York.

Peter Krämer est mort aux USA, à Brooklyn, en 1907.


La très grande majorité des oeuvres de Peter Krämer figurent dans des collections privées, mais la Nouvelle Pinacothèque de Munich possède 8 de ses gravures sur bois et 5 de ses dessins.


Peter Krämer est le premier d'une lignée de peintres connus.

Père de Peter Krämer II dit aussi le jeune (1857-1936), il est aussi le grand-père de Peter Krämer III (1896-1972).
21:53 Publié dans peintres-portraitistes | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : peintres-portraitistes, peintre allemand, aquarelliste, deutscher maler, german painter, deutscher porträtmaler, watercolorist
12/01/2010
Attilio Pratella 1856-1949
Parmi les nombreux artistes travaillant à Naples de la fin du XIXe siècle à la première moitié du XXe siècle, Attilio Pratella est l'un des peintres les plus célèbres.
Ses toiles, recherchées par de nombreux collectionneurs, décrivent à l'envi les multiples facettes et la luminosité du golfe napolitain .
Il fut et restera sans conteste : "II narratore dei mille volti di Napoli."
Né en 1856, fils d'un commerçant en grains de Lugo, ville de la province de Romagne, Pratella apprend les premiers éléments et la technique du dessin au collège Trisi de cette ville. Son professeur est le peintre Bonavera.
En 1877, à 21 ans, une bourse d'étude lui permet de s'inscrire à l'académie des Beaux Arts de Bologne à l'époque dirigée par Antonio Puccinelli.
Avant son départ pour Bologne, après une violente altercation familiale, il change son nom de Pratelli en Pratella.
La découverte des paysages d' Antonio Fontanesi, exposés à la pinacothèque de Bologne, sera, selon ses propres termes, "une révélation picturale".
En 1880, après deux années passées à Bologne, attiré par la réputation des maîtres de l'école napolitaine et titulaire d'une nouvelle bourse d'étude, il se rend à Naples.
A l'institut des Beaux Arts, il suit les cours dirigés par Domenico Morelli et Filippo Palizzi.
Au bout de quelques mois, la ville de Lugo ne renouvelant plus sa bourse d'études, des soucis financiers le contraignent à chercher du travail.
Après avoir tenté de trouver un emploi d' assistant auprès d' un peintre de Palerme, il choisit, malgré des difficultés financières, de s'établir en Campanie et de faire de Naples, ville de ferments culturels et artistiques, sa ville d'adoption.

L'antiquaire Varelli lui conseille le décor de porcelaines dans le style Capodimonte, style qui se caractérise par la délicatesse et et la précision des détails peints.

Les décors du style dit "Capodimonte" sont toujours très expressifs et d'un réalisme saisissant.

Pratella décore également de paysages napolitains et de marines des boîtes de bois destinées à la pâtisserie Luigi Caflish, pâtisserie de Naples très courue.
Ces boîtes, fort rares aujourd'hui, sont devenues de véritables antiquités.

César Cacciapuoti, propriétaire d'une usine de céramiques, lui propose de peindre des scènes identiques sur des carreaux de sa fabrication.
Les céramiques décorées par Pratella obtiennent vite un franc succès et des expositions en sont organisées à travers toute l'Italie comme à l'étranger.

Parallèlement à cette activité, dès 1881, il expose ses propres tableaux à la galerie des Beaux Arts de Naples.

En 1885 au salon de Paris, il expose "Le vent". Cette toile lui vaut une certaine notoriété dans les milieux de la peinture européenne et il est invité à rejoindre la Société des Artistes Français.
En 1886-87, il partage à Naples une pièce meublée qu'il loue avec son ami le peintre Giuseppe Casciaro.
Ensemble, ils parcourent la banlieue, les bidonvilles, les quartiers malfamés de la ville pour y peindre les ruelles et des scènes de la vie quotidienne.

En 1887, il expose à la biennale de Venise. Les œuvres de cette période, caractérisées par l'usage du petit format, révèlent l'influence de Giuseppe De Nittis, Federico Rossano et Marco De Gregorio, peintres fondateurs de l'école de Résina.

La même année de 1887, à 31 ans, Pratella épouse Annunziata Belmonte et ils emménagent dans une habitation proche de la fabrique Cacciapuoti.
De cette union naîtront cinq enfants dont trois - Fausto, Paolo et Ada - suivront les traces paternelles et deviendront, eux aussi, des peintres reconnus.
En 1888, peu après la naissance de Fausto, il cesse de collaborer avec l'usine Cacciapuoti et la famille, de nouveau en difficulté, s'installe dans le quartier de la colline du Vomero.

Son fidèle ami, Giuseppe Casciaro, habite également ce quartier et les deux hommes peignent ensemble sur la colline du Vomero mais aussi au cours d' excursions à Capri et à Ischia.

Bientôt suivis par d'autres jeunes peintres sur les pentes du Vomero, ils formeront le groupe dit des "Vomeresi". Le Vomero reste plus que jamais le "Montmartre de la peinture napolitaine."
Des artistes qui ont aimé et peint le Vomero de l'époque, les plus appréciés sont certainement Attilio Pratella et son grand ami Giuseppe Casciaro (1863 -1941). Tous deux ont su, par leurs talents, immortaliser des vues et des quartiers du Vomero aujourd'hui malheureusement disparus.

Au cours des années 1888-1890, Pratella peint des toiles qui deviendront de véritables documents de la vie napolitaine de l'époque :


"le quai de Santa Lucia"



et toute la gestuelle des pêcheurs du port de Mergellina




Ainsi naquirent nombre de chefs-d'œuvre de Pratella :
"Le vent", "Vomero sous la neige"...


A partir de cette date, ses paysages sont de plus en plus appréciés et il exposera ses œuvres tant en Italie qu'à Berlin, Munich, Barcelone, Saint Pétersbourg, et Buenos Aires.

En 1897, à la biennale internationale de Venise, il présente "Pluie de mars" qu'il exposera ensuite au Salon de Paris de 1899 sous le titre de "Jour de mars".

En 1902, Attilio est nommé professeur honoraire de l'académie de Naples.

Pratella aime travailler chaque été à Capri.
Durant de nombreuses années, il y séjournera régulièrement pour en peindre les paysages et les rivages qu'il affectionne.

Durant plus de trente ans, Attilio Pratella continuera de peindre des paysages napolitains, des marines et des scènes populaires au succès commercial largement éprouvé.

Vers 1920, fatigué des critiques d'autres peintres de sa ville adoptive, il ne participe quasiment plus aux expositions collectives.

Il continue par contre d'exposer en solitaire et, jusqu'en 1934, son travail sera régulièrement présent dans des expositions que ce soit en Italie ou à l'étranger.

Ses derniers tableaux dévoilent un Pratella secret qui privilégie les paysages de campagne, les arbres, toiles ou la présence humaine est le plus souvent en retrait, parfois intuitive.


En parallèle de l'exécution de ses célèbres vues, Pratella cultive et développe tout au cours de sa vie une pratique intensive du dessin.

Quelle que soit la nature du papier, rugueux, granuleux, pages lisses de carnets ou de cahiers, Pratella dessine...
Exécutés le plus souvent en petit format, ses dessins révèlent un travail quotidien de recherches incessantes.
Presque tous signés, ils constituent, durant toutes ses années d'activité, le journal intime du peintre.
Comme l'a écrit Carlo Siviero : "le canevas de la peinture pratellienne est toujours un dessin."
Attilio Pratella meurt à Naples en 1949.
Une rue de Naples porte aujourd'hui son nom et ses œuvres sont exposées dans de nombreux musées en Italie comme à l'étranger.
01:28 Publié dans peintres-paysagistes | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : peintre paysagiste, pittore paesaggista, painter landscape, pittore italiano, italian painter, peintre italien
27/12/2009
Marion Ellis Rowan 1848-1922
Marion Ellis Rowan née Ryan est un peintre naturaliste australien.
Née à Killan dans l'état de Victoria en 1848, elle étudie dans une école privée de Melbourne.
Très jeune, elle se passionne pour la représentation de la flore et de la faune australienne. Bien que totalement autodidacte dans le domaine pictural, ses aquarelles de fleurs sauvages, d'oiseaux et de papillons attestent d'une qualité exceptionnelle.
Sa famille et plus tard son mari, Charles Rowan, officier britannique qu'elle épouse en 1873, l'encouragent à exposer ses oeuvres.
Elle rejoint son mari affecté dans la région de Taranaki en Nouvelle Zélande.
En 1877, les Rowan sont de retour dans l'état de Victoria.
Ellis Rowan n'a jamais cessé de peindre et, de 1879 à 1893, ses œuvres figurent dans des expositions tant en Australie, qu'en Inde, qu'en Angleterre, qu'en Europe et aux Etats-Unis. Elle y reçoit de nombreux prix dont 10 médailles d'or.
En 1888, à Melbourne, lors de l'exposition internationale du centenaire, elle est honorée de la plus haute distinction.
Cette récompense suscite l'envie et la jalousie de certains artistes qui estiment que son travail, qu'ils qualifient d'art mineur, n'est qu'une simple illustration de la flore et de la faune.
Après la mort de son mari en 1892, Ellis voyage en Nouvelle-Zélande, à Londres et aux États-Unis où elle expose ses oeuvres.
En 1898, elle publie "Flower Hunter in Queensland and Nouvelle-Zélande", récit d'aventures basé sur des lettres écrites à son mari et des amis.
Au cours de son séjour à New York, elle illustre trois livres publiés par son amie, la botaniste américaine Alice Lounsberry.
"A Guide to the Wild Flowers" en 1899, puis "A Guide to the Trees" en 1900 et "Southern Wild Flowers and Trees" en 1901.
En 1905, elle expose à Londres avec succès et la reine Victoria achète trois de ses tableaux.
En 1906, de retour en Australie, elle poursuit sa quête à travers le continent pour y répertorier de nouvelles espèces de fleurs sauvages.
Ses tableaux atteignent des prix relativement élevés et le gouvernement d'Australie du Sud achète 100 de ses peintures, celui du Queensland 125.
En 1916 et 1918, elle visite par deux fois la Papouasie-Nouvelle-Guinée et tente de trouver et d'illustrer des fleurs jusque-là non répertoriéees par les botanistes.
Accompagnée d'un seul guide local et vivant dans des conditions difficiles, très souvent dangereuses, dans un territoire à l'époque quasi-inconnu et très mal cartographié, elle réussit à peindre, au cours de son second séjour, 47 des 52 espèces connues des oiseaux de paradis.
Un superbe volume d'illustrations résulte de ses voyages.
Fin 1918, agée de 70 ans et souffrante de paludisme, elle revient en Australie.
Ellis Rowan a certainement produit, au cours de sa vie aventureuse, le plus grand nombre de peintures et d'illustrations de la flore et de la faune australienne qu'aucun autre artiste de son temps.
En 1920, une exposition regroupant 1 000 de ses peintures est organisée à Sydney.
Ellis Rowan décède à Victoria en 1922.
En 1923, le gouvernement australien propose au parlement fédéral l'acquisition de la collection Rowan.
Le débat au parlement porte, non seulement sur le prix, mais suscite, de plus, des opinions contradictoires au sein de l'assemblée. Certains parlementaires critiquent les tableaux qu'ils qualifient "d'art mineur" et de faible valeur artistique.
Il est finalement décidé d'acheter 947 tableaux d'Ellis Rowan pour une valeur de 5 000 livres.
La collection Rowan est aujourd'hui présentée à la Bibliothèque Nationale de Canberra.
Cette exposition satisfait à l'un des souhaits de l'artiste : Mon travail doit être mis à la disposition du peuple australien.
Selon ses propres termes :
"Mon amour pour la flore de l'Australie, à la fois si unique et si fascinant, et mon désir de compléter ma collection de tableaux de fleurs, m'ont conduit vers d'autres états, le Queensland et les régions les plus reculées du continent Australien.
L'excitation de la recherche et la joie de trouver des spécimens rares, voire inconnus, m'ont amplement récompensée de toutes les difficultés, de la fatigue et des privations endurées."
Cf : La collection Ellis Rowan de la National Library of Australia
09:48 Publié dans peintres-naturalistes | Lien permanent | Commentaires (46) | Tags : peintre naturaliste, painter naturalist, peintre australien, australian painter
22/10/2009
L'Exotisme en peinture
Dans le domaine artistique, l'exotisme peut se caractériser par l'attrait et l'intérêt qu'éprouvent les Européens pour les peuples, les cultures, les paysages et les objets venus d'autres continents.


"Etudes de la tête d'un Maure"
Pierre Paul Rubens
1577-1640
Dutch
A travers le temps, nombreux furent les écrivains, les poètes, les peintres et les sculpteurs attirés par le thème de l'exotisme.
"Mulatto"
Frans Hals
1580-1666
Dutch
Naturellement lié aux grandes découvertes, l'exotisme se développa en corrélation avec les moyens de transport.
"Buste de noir tenant un arc"
Hyacinthe Rigaud
1659-1743
French
Maurice Quentin La Tour
1704-1788
French
L'exotisme connut son apogée dans la seconde moitié du XIXième siècle lors des grandes campagnes de colonisation entreprises par les pays européens en Afrique du Nord et en Afrique Noire.
Eugène Delacroix
1798-1863
French
João António Correia
1822-1896
Portuguese
En peinture comme en sculpture l'orientalisme et l'africanisme sont parmi les principales composantes de l'exotisme.
"Bashi-Bazouk"
Jean-Léon Gérôme
1824-1904
French
Cookesley Margaret Murray
1850-1927
British
Reconnu depuis longtemps comme mouvement artistique à part entière, l'exotisme suscite toujours aujourd'hui l'engouement de nombreux collectionneurs.
02:35 Publié dans peintures | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : peinture exotique, exotic painting
13/10/2009
L'exotisme en sculpture

Jean-Baptiste Pigalle
French
1714-1785
"Portait de Paul"
Terre cuite

Charles Cordier
French
1827-1905
"Capresse des colonies"
1861
Bronze et onyx
Charles Cordier
"La Juive D'Alger (The Jewish Woman of Algiers)"
1862
Bronze-onyx-marbre

Jean-Baptiste Carpeaux
French
1827-1875
"Le Chinois"
1872
Plâtre patiné

Jean-Baptiste Carpeaux
"Négresse Négresse Captive"
Plâtre patiné
36,6 x 24,8 cm

Albert-Ernest Miserey French
1862-1938
"Buste de jeune femme voilée" dite "la Japonaise"
1901
Plâtre

Travail autrichien vers 1870
fabrique de Bergmann
Bronze à patines polychromes
00:33 Publié dans Sculpture | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : exotisme, sculpture, buste
24/09/2009
Marie
09:32 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (632) | Trackbacks (0) | Tags : apollinaire, renoir, lully
06/09/2009
Carriers of water
12:31 Publié dans Sculpture | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : sculptures, sculpteurs
25/08/2009
Je ne sais rien de lui ......
15:26 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : poème, poésie



























