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20/11/2018

Eugène Delacroix 1798-1863

Ferdinand-Victor-Eugène Delacroix, né le 26 avril 1798 à Charenton-Saint-Maurice, décédé le 13 août 1863 à Paris, était un peintre français.
Il fut un peintre majeur du mouvement pictural romantique apparu en France au début du XIX° siècle.

De 1821 à 1829, la guerre gréco-turque s'achèvera par l'indépendance de la Grèce face à l'Empire ottoman.

A partir de 1824 des comités de philhellènes se constituent en France.De nombreux artistes, écrivains, hommes politiques et intellectuels, soutinrent la guerre d'indépendance menée par la Grèce.

Eugène Delacroix fut un Philhellène convaincu.

Jeune orpheline au cimetière.JPG

"Jeune orpheline au cimetière"  vers 1823-1824  

      Huile sur toile   65,5 x 54,3 cm      

                           Musée du Louvre, Paris.

"Jeune orpheline au cimetière" est un tableau réalisé par Eugène Delacroix vers 1823-1824, durant ses travaux préparatoires pour les "Scène des massacres de Scio".
L’œuvre est exposée au Salon de 1824, la même année que les Massacres de Scio.

Ce tableau, qu’Eugène Delacroix réalisa dans sa jeunesse, a longtemps été considéré comme une étude préparatoire aux Massacres de Scio. Cependant, la jeune orpheline n'est pas représentée dans le chef-d’œuvre de Delacroix.

Scène des massacres de Scio  1824 Huile sur toile  419 x 354 cm Musée du Louvre, Paris..jpg

                          "Scène des massacres de Scio"       1824

                                  Huile sur toile   419 x 354 cm

Musée du Louvre, Paris.

"Illustrant l'un des épisodes les plus dramatiques de la guerre entre les Grecs et les Turcs, cette toile imposante alluma, au Salon de 1824, la querelle du romantisme. Le coloris éclatant, l'absence de centre de la composition, la hardiesse du dessin, l'ambiguïté assumée de la représentation témoignent d'une audace inédite dans la peinture de cette époque."

La Grèce sur les ruines de Missolonghi  1826  Huile sur toile. 209 x 147 cm. Musée des Beaux-Arts, Bordeaux, France..jpg

"La Grèce sur les ruines de Missolonghi"      1826

Huile sur toile   209 x 147 cm    

Musée des Beaux-Arts, Bordeaux, France.           

Peinte en 1826, la toile figure une allégorie de la Grèce après le siège de la ville de Missolonghi.

Missolonghi fut assiégée à plusieurs reprises par les Ottomans au cours de la guerre d’indépendance grecque. Ces derniers finirent par s'emparer de la ville en avril 1826. Cette défaite des Grecs, en dépit d'une défense héroïque, joua un rôle déterminant dans l'obtention de l'indépendance de la Grèce trois ans plus tard.

Les Grecs, soutenus par la Russie, le Royaume-Uni et la France, réussirent à obtenir leur indépendance de l'Empire ottoman en 1829.
L'indépendance de la Grèce fut officiellement entérinée en juillet 1832 par le traité de Constantinople.

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                                          Eugène Delacroix

"Autoportrait au gilet vert"  1837

                            Huile sur toile   54,5 x 65 cm

       Musée du Louvre, Paris.

"Delacroix, c'est le rêve.     Charles Baudelaire  

12/11/2018

11 novembre 1918

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"Tu n’en reviendras pas toi qui courais les filles
Jeune homme dont j’ai vu battre le cœur à nu
Quand j’ai déchiré ta chemise et toi non plus
Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille

Qu’un obus a coupé par le travers en deux
Pour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre
Et toi le tatoué l’ancien légionnaire
Tu survivras longtemps sans visage sans yeux

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On part Dieu sait pour où ça tient du mauvais rêve
On glissera le long de la ligne de feu
Quelque part ça commence à n’être plus du jeu
Les bonshommes là-bas attendent la relève

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Roule au loin roule train des dernières lueurs
Les soldats assoupis que ta danse secouent
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou
Cela sent le tabac l’haleine la sueur

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Comment vous regarder sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs
La veilleuse vous fait de la couleur des pleurs
Vous bougez vaguement vos jambes condamnées

images_interdites_de_la_grande_guerre_au_centre_pantheon-sorbonne.jpg

Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit
Déjà vous n’êtes plus qu’un mot d’or sur nos places
Déjà le souvenir de vos amours s’efface
Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri"

Louis Aragon     Paris,  1897- id,1982

09/11/2018

Prélude à l'Armistice du 11 novembre 1918.

Le sept novembre 1918, à 20 heures 20, dans le département de l'Aisne, sur la route D285, à mi-chemin entre La Capelle et le hameau d'Haudroy, quatre voitures allemandes, tous phares allumés et drapeau blanc en évidence, s'arrêtent sur ordre du capitaine Marius Lhuillier, commandant du 1er bataillon du 171° régiment d’infanterie française.

Dessin de Georges Scott paru dans le journal L'Illustration n° 3950-3951, 16-23 novembre 1918..jpg

Dessin de Georges Scott paru dans le journal L'Illustration n° 3950-3951, 16-23 novembre 1918.

A 20h30, Le caporal-clairon Pierre Sellier remplace le clairon allemand sur le marchepied de la première voiture. Il sonne le "cessez le feu" qui autorise les plénipotentiaires allemands chargés de négocier l’armistice à franchir la ligne de front en direction de La Capelle où, dans la villa Pasques, se tient l'état-major français.

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La Capelle (Aisne), la villa Pasques, 1918.

Conduite par Matthias Erzberger,représentant du gouvernement allemand, le général Detlof von Winterfeldt, Alfred von Oberndorff, représentant le ministère des Affaires étrangères et le Capitaine de vaisseau Ernst Vanselow, la délégation allemande se présente devant le commandant François de Bourbon Busset, officier chargé par le Maréchal Foch de conduire les plénipotentiaires de La Capelle-en-Thiérache à l'ancienne gare de Rethondes, située sur la commune de Compiègne.
Après avoir convenu que les automobiles du grand quartier impérial demeureraient à La Capelle et que la délégation allemande prendrait place dans des automobiles françaises, une première étape mène les allemands dans le village d'Homblières, près de Saint-Quentin, dans le département de l'Aisne.

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La Delaunay-Belleville immatriculée 48 774  et son conducteur Roussel.

Voiture qui transporta le secrétaire d'Etat Erzberger à Homblières où le général Debeney reçu la délégation allemande dans la nuit du 7 au 8 novembre 1918. Le presbytère, petite maison aux deux cheminées, se trouve derrière la voiture.

Le général Debeney les reçoit dans le presbytère, unique maison encore habitable du village. Le presbytère en partie détruit est sommairement réparé. Du carton bitumé et des bâches sont posés sur le toit, l'électricité installée à la hâte, une grande table est disposée dans la pièce principale.

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Le presbytère d'Homblières en 1918

Le général Debeney, après avoir détaillé les conditions de l'Armistice, demande aux allemands de signer un "cessez-le-feu" officiel mais temporaire. Après leur avoir fait servir un rapide repas, il demande au commandant de Bourbon Busset d'accompagner les plénipotentiaires jusqu'à Tergnier où ils prendront le train.
Le 8 novembre 1918, à 1h 30 du matin, les parlementaires allemands partent en voiture en direction de Tergnier, ville complètement dévastée où la gare est éclairée par des torches.

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Tergnier (Aisne), la gare après la retraite allemande de 1917.

Un train spécial, avec deux wagons transformés en cabinet de travail aux vitres masquées, attend la délégation allemande.
A 3h 45 du matin, le convoi se dirige vers une futaie en forêt de Compiègne, où dans son train de commandement, se trouvent le maréchal Foch et la délégation alliée.
Le 11 novembre 1918, entre 5h 12 et 5h 20 du matin, l'armistice est signé. Il sera effectif sur le front à 11 heures du matin.
A Homblières, le 8 novembre 1925, en présence du général Debeney, une plaque commémorative rappelant cet événement a été posée sur le mur du presbytère . "C'est dans cette maison que le général Debeney, commandant la 1ère Armée, a reçu les parlementaires Allemands qu'il a dirigés sur Rethondes le 8 novembre 1918 à 1 heure du matin".

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Homblières (Aisne)  Plaque du presbytère.

Cette plaque et la table sur laquelle le document a été signé sera brisées par les Allemands en 1940. La plaque fut depuis remplacée.

Il en sera de même pour le monument commémoratif de la Pierre d'Haudroy. Détruit par les Allemands le 14 août 1940, il sera reconstruit et de nouveau inauguré le 14 novembre 1948.

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Monument commémoratif de la Pierre d'Haudroy (Aisne)

"1918   7 Novembre    20 Heures 20"

"Ici Triompha La Ténacité Du Poilu"

Dans la forêt de Compiègne, près de Rethondes, la voiture n° 2419 D, utilisée pour la signature de l'armistice, avait été aménagée en bureau pour le Maréchal Foch par la Société des Wagons-Lits. Devenu ensuite propriété de l'Etat, le wagon fut placé dans la cour d'honneur des Invalides de 1921 à 1927.

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Wagon où fut signé l'armistice exposé dans la cour des Invalides de 1921 à 1927.

Restauré, le wagon sera ensuite convoyé jusqu'à la clairière de Rethondes où il fut exposé dans un bâtiment conçu pour l'abriter. Il sera inauguré lors des commémorations du 11 novembre 1927 en présence du maréchal Foch et et des officiers alliés présents lors de la signature de l'Armistice.
Après la défaite des troupes alliées lors de la campagne de France, Hitler exige que le wagon soit sorti de son abri et que l'armistice du 22 juin 1940 soit signé sur le lieu exact de la signature de l'armistice de 1918.

Le 21 juin 1940, Ribbentrop, Keitel (de profil), Göring, Hess, Hitler, Raeder (caché par Hitler) et Brauchitsch, devant le wagon de l'Armistice en forêt de Compiègne..jpg

Le 21 juin 1940, Ribbentrop, Keitel (de profil), Göring, Hess, Hitler, Raeder (caché par Hitler) et Brauchitsch, devant le wagon de l'Armistice en forêt de Compiègne.

Sur ordre de Hitler, le wagon est ensuite convoyé jusqu'à Berlin. La statue de Foch étant la seule épargnée, l'ensemble des édifices et monuments de la clairière fut dynamité et le terrain sera aménagé pour être labouré et planté.
Exposé à Berlin, le wagon sera évacué en forêt de Thuringe en 1944, puis, sur ordre d'Hitler, brûlé par les SS en avril 1945.
Inauguré le 11 novembre 1950, un wagon-restaurant de la même série de 1913, aménagé à l'identique, remplace aujourd'hui la voiture de l'armistice dans un bâtiment reconstitué dans la clairière de Rethondes.

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Clairière de Rethondes, le wagon de l'armistice du 11 novembre 1918.

En 1993, un musée de l’Armistice a vu le jour entre les murs du bâtiment accueillant le wagon. Une salle d’exposition est consacrée à chacun des deux Armistices.
A la Pierre d'Haudroy, le 11 novembre 1918 à 11 heures du matin, Pierre Sellier, comme tous les autres clairons régimentaires sur l'ensemble du front, sonnait à nouveau le "cessez-le-feu". Refusant toutes les propositions d'achat faites par les américains, Pierre Sellier fera don de son clairon au musée de l'Armée en 1926.

Clairon de Pierre Sellier, musée de l'Armée, Paris..jpg

Clairon de Pierre Sellier, musée de l'Armée, Paris.

La maison d’instruments de musique Couesnon lui ayant fait cadeau d’une réplique de son clairon, Pierre Sellier continuera de sonner le "cessez-le-feu" au cours de différentes cérémonies, à travers toute la France.

Un monument commémoratif étant inauguré à la Pierre d'Haudroy le 5 novembre 1925, Pierre Sellier y sonnera un "cessez-le-feu".

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Pierre Sellier, le 5 novembre 1925 (carte postale).

De 1925 à 1939, Pierre Sellier reviendra chaque année à la Pierre d'Haudroy pour y jouer un "cessez-le-feu" lors des cérémonies commémoratives du 11 novembre.
En 1927, il joue son propre rôle dans le film "La grande épreuve" réalisé par le français Alexandre Ryder.

Ce film fut distribué dans le monde entier par la firme Paramount sous le titre "The soul of France".

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"La grande épreuve"

En 1935, Pierre Sellier figure à l'affiche du film documentaire "Les Hommes Oubliés" lui aussi réalisé en 1934 par Alexandre Ryder.

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"Les hommes oubliés"

En novembre 2006, une stèle en l’honneur du caporal Pierre Sellier fut inaugurée près du monument de la Pierre d'Haudroy.

Stèle Pierre Sellier.jpg

06/11/2018

"Et si en plus y'a personne"

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Alain Souchon, né Alain Kienast, est un auteur-compositeur-interprète et acteur français né le 27 mai 1944 à Casablanca au Maroc.

 "Et si en plus y'a personne"   2005

 

"Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Il y a tant de torpeurs
De musiques antalgiques
Tant d'anti-douleurs dans ces jolis cantiques
Il y a tant de questions et tant de mystères
Tant de compassions et tant de révolvers

Tant d'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne

Arour hachem, Inch Allah
Are Krishhna, Alléluia

Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Si toutes les balles traçantes
Toutes les armes de poing
Toutes les femmes ignorantes
Ces enfants orphelins
Si ces vies qui chavirent
Ces yeux mouillés
Ce n'était que le vieux plaisir
De zigouiller

Et l'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne

Et l'angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Y'a personne"  

31/10/2018

Isaac Levitan 1860-1900

Isaac Levitan selfportrait 1880.jpgIsaac Ilitch Levitan, né en 1860 dans un shtetl * aux abords de Wirballen, actuellement Kybartai, petite ville située dans le sud-ouest de la Lituanie, était un peintre paysagiste.
Pauvre mais cultivée, la famille Levitan s'établit à Moscou dans les années 1870.
Extrêmement doué pour les arts, Isaac Levitan parvient à intégrer l'École de peinture, de sculpture et d'architecture de Moscou en 1873.

Jour de printemps 1876-1877  Huile sur toile  53 x 40,7 cm  Collection privée..jpg

"Jour de printemps"    1876-1877 

Huile sur toile   53 x 40,7 cm          Collection privée.

Le décès de sa mère en 1875 puis de son père en 1877 le laissent dans un profond dénuement, mais, compte tenu de son talent et de sa renommée naissante, l'École lui accorde la gratuité de l'enseignement.

Chêne 1880  Huile sur toile 57,6 x 57,5 cm Galerie Tretyakov, Moscou..jpg

"Chêne"   1880

Huile sur toile  57,6 x 57,5 cm    Galerie Tretyakov, Moscou.

En 1876, Isaac Levitan travaille dans l'atelier du paysagiste Alexeï Savrassov (1830-1897) qui préconise le travail en plein air. Savrassov initie ses élèves au travail des peintres de l'école de Barbizon, dont Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875) que Levitan apprécie particulièrement.

La passerelle, village de Savvinskaya  1884  Huile sur toile.jpg

"La passerelle, village de Savvinskaya"    1884 

Huile sur toile  25 x 29 cm    Galerie Tretyakov, Moscou.

En 1879, après une tentative d'assassinat sur l'empereur Alexandre II de Russie, les juifs sont expulsés des villes de Russie. Isaac Levitan, contraint de quitter Moscou, s'établira dans la banlieue de Saltykovka.

Le village de Savvinskaya près de Zvenigorod 1884 Huile sur roile 43,5 x 67 cm  Galerie Tretyakov, Moscou..jpg

"Le village de Savvinskaya près de Zvenigorod"    1884

Huile sur toile   43,5 x 67 cm     Galerie Tretyakov, Moscou.

En 1880, durant ses études, Levitan fait la connaissance de l'écrivain Anton Tchekhov.
Devenu l'un des amis les plus proches d'Anton Tchekhov, Levitan illustre la nouvelle "La Steppe" éditée en 1888.

L'hiver dans les bois 1885  Huile sur toile 55 x 45 cm Galerie Tretyakov, Moscou..jpg

"L'hiver dans les bois"   1885 

Huile sur toile   55 x 45 cm       Galerie Tretyakov, Moscou.

En 1880, le mécène et collectionneur d'art Pavel Mikhaïlovitch Tretiakov achète la première d'une des nombreuses œuvres de Levitan, "Autumn day, Sokolniki", représentation d'une journée d'automne dans un parc de Moscou.

Jour d'automne. Sokolniki 1879 Huile sur toile 63,5 x 50 cm Galerie Tretyakov, Moscou..jpg

"Jour d'automne, Sokolniki"   1879

Huile sur toile   63,5 x 50 cm     Galerie Tretyakov, Moscou.

Fortement influencé par le peintre Vassili Polenov (1844-1927), Levitan devient membre de la société des "Ambulants" ** en 1884.

L'étang 1887  Huile sur toile 42 x 66 cm Musée d'Etat russe, Saint-Pétersbourg..jpg

"L'étang" 1887 

Huile sur toile   42 x 66 cm    Musée d'Etat russe, Saint-Pétersbourg.

En 1897, Levitan est élu membre de l'Académie Impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg.

Le silence du monastère 1890 Huile sur toile 87,5 x 108 cm Galerie Tretyakov, Moscou..jpg

"Le silence du monastère"    1890

Huile sur toile  87,5 x 108 cm      Galerie Tretyakov, Moscou.

En 1898, l' École de peinture, de sculpture et d'architecture de Moscou lui confie la classe de paysage.

Eaux profondes 1892 Huile sur toile  150 x 209 cm Galerie Tretyakov, Moscou..jpg

"Eaux profondes"   1892 

Huile sur toile  150 x 209 cm     Galerie Tretyakov, Moscou.

En 1889-90, Levitan voyage en France et en Italie.

Près de Bordighera, Nord de l'Italie 1890 Pastel sur papier 49 x 64 cm Galerie Tretyakov, Moscou..JPG

"Près de Bordighera, Nord de l'Italie"    1890

Pastel sur papier   49 x 64 cm     Galerie Tretyakov, Moscou.

Souffrant d'une maladie cardiaque, Isaac Levitan meurt en 1900 dans son atelier moscovite de la rue Bolchoï Trekhsviatitelski.

Clair de Lune 1899 Huile sur toile  63,5 x 49 cm Musée d'Etat russe, Saint-Pétersbourg..jpeg

"Clair de Lune"    1899

Huile sur toile  63,5 x 49 cm   Musée d'Etat russe, Saint-Pétersbourg.

Décédé à 39 ans, Isaac Levitan est considéré comme l’un des plus grands paysagistes russes et européens du dix-neuvième siècle.

L'appel de la cloche vespérale 1892 Huile sur toile. 87 x 107,6 cm Galerie Tretyakov, Moscou..jpg

"L'appel de la cloche vespérale"    1892

Huile sur toile  87 x 107,6 cm      Galerie Tretyakov, Moscou.

Le peintre a laissé plus d'un millier de peintures à l'huile, d'aquarelles et d'études et dessins sur papier.

Le repos  éternel 1893-1894  Huile sur toile 150 × 206 cm Galerie Tretyakov, Moscou..jpg

"Le repos  éternel"       1893-1894 

Huile sur toile 150 × 206 cm     Galerie Tretyakov, Moscou.

Nombre de ses œuvres figurent dans la Galerie Nationale Pavel Tretiakov de Moscou et dans le musée d'Etat russe de Saint-Pétersbourg.

le village de Savvinskaya près de Zvenigorod lors de l'été 1884..jpg

"Le village de Savvinskaya près de Zvenigorod, été 1884"

Huile sur toile   33 x 52 cm     Galerie Tretyakov, Moscou.

Inaugurée en 1972 dans la ville de Ples dans la maison même de Levitan sur les bords de la Volga, le musée Isaac Levitan détient une vingtaine de tableaux et un grand nombre d'études de l'artiste.

Bleuets 1894  Pastel sur carton 62,3 x 47,7 Collection privée..jpg

"Bleuets"    1894 

Pastel sur carton   62,3 x 47,7 cm        Collection privée.

Automne doré    1895 Huile sur toile Huile sur toile  82 × 126 cm Galerie Tretyakov, Moscou..jpg

"Automne doré"    1895

Huile sur toile    82 × 126 cm     Galerie Tretyakov, Moscou.

Brise sur la Volga 1895 Huile sur toile 72 x 123 cm Galerie Tretyakov, Moscou..jpg

"Brise sur la Volga"      1895

Huile sur toile  72 x 123 cm    Galerie Tretyakov, Moscou.

Crue printanière  1897 Huile sur toile 64,2 x 57, 5 cm  Galerie Tretyakov, Moscou..jpg

"Crue printanière"    1897

Huile sur toile   64,2 x 57, 5 cm      Galerie Tretyakov, Moscou.

Mars  1895 Huile sur toile 60 x 75 cm Galerie Tretyakov, Moscou..jpg

"Mars"     1895

Huile sur toile 60 x 75 cm Galerie Tretyakov, Moscou.

Pommiers en fleurs 1896 Huile sur carton  17 x 26 cm Galerie Tretyakov, Moscou..jpg

"Pommiers en fleurs"     1896

Huile sur carton  17 x 26 cm       Galerie Tretyakov, Moscou.

Prairie dans les bois  1898 Pastel sur papier 63,5 x 49 cm Musée d'Etat russe, Saint-Pétersbourg..jpg

"Prairie dans les bois"     1898

Pastel sur papier  63,5 x 49 cm     Musée d'Etat russe, Saint-Pétersbourg.

*Un shtetl était un grand village, une petite ville ou un quartier juif en Europe de l'Est avant la Seconde Guerre mondiale.

**Les Ambulants ou Itinérants, en russe "Peredvijniki", est le terme donné aux artistes adeptes d'un mouvement pictural réaliste apparu en Russie en 1863. Ce mouvement était une réaction contre l'enseignement officiel, les sujets imposés et les méthodes de l'Académie impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg. La Société des Ambulants, soucieuse de rendre l'art accessible à un vaste public, organisa des expositions itinérantes dans les grandes villes russes jusqu'en 1923.

 

21/10/2018

Emile Henri Blanchon 1845-?

Emile-Henri Blanchon 1845.jpgEmile Henri Blanchon, né à Paris en 1845, était un peintre français.
Elève du célèbre peintre académique Alexandre Cabanel (1823-1889), il est connu pour avoir remporté, avec Henri Gervex (1852-1929), le concours organisé en 1878 pour décorer les murs, le plafond et le couloir de la salle des mariages de la nouvelle mairie du XIX° arrondissement de Paris.
Les deux peintres, tournés vers la modernité, présentent des projets innovants pour l'époque et des scènes de la vie quotidienne de l'arrondissement succèderont aux scènes allégoriques et mythologiques traditionnelles.
Henry Gervex peindra "Le port de La Villette", "Le mariage civil" et "Le Bureau de bienfaisance" et Emile Blanchon, "Le Marché aux bestiaux", "La déclaration de naissance" et "L'école d'adultes ou cours du soir".


Au Salon de 1884, Emile Blanchon présente "Un Fort de la Vallée* - Halles Centrales".

Un Fort de la Vallée - Halles Centrales 1884   Huile sur toile 275 x 148 cm Collection privée..jpg

"Un Fort de la Vallée - Halles Centrales"    1884  

Huile sur toile  108,27 x 58,58 cm     Collection privée.

* "La vallée de la misère" ou plus simplement "La Vallée" était le nom donné au pavillon IV de la volaille et du gibier des Halles centrales dessinées en 1854 par l’architecte Victor Baltard. Cet ancien marché, jadis situé sur le quai de la Mégisserie et le quai des Grands-Augustins, était connu sous la dénomination de "la Vallée de la misère" en raison du grand nombre d’animaux abattus dans des conditions de travail déplorables. Au fil du temps "la Vallée de la Misère" devint plus simplement "la Vallée" et ce vieux nom s’imposa à la nouvelle construction lorsque, dès 1866, les marchands de volailles et de gibiers se sont installés dans le pavillon IV des Halles centrales.

Dans le roman publié en 1873, "Le ventre de Paris", Emile Zola, fait souvent allusion au pavillon de la volaille en utilisant l’expression "la Vallée".

Victor Gabriel Gilbert  Un coin des Halles  c.1880  Huile sur toile 235 x 331 cm  Musée des Beaux-Arts, Bordeaux, France..jpg

Victor Gabriel Gilbert  1847-1933

"Un coin des Halles"   c.1881    Huile sur toile  235 x 331 cm

Musée des Beaux-Arts, Bordeaux, France.

Victor-Gabriel Gilbert  Le marché aux poissons, Halles  centrales   1881.jpg

Victor Gabriel Gilbert 

"Le marché aux poissons, Halles centrales"    1881

Léon Lhermitte  Les Halles 1895 - Huile sur toile 404 x 635 cm  Musée du Petit Palais, Paris..jpg

Léon Lhermitte     "Les Halles"   1895  

Huile sur toile  404 x 635 cm     Musée du Petit Palais, Paris.

Les Forts des Halles.  
L’office des porteurs officiels du marché, créé au XIII° siècle par Saint Louis, regroupe les chasse-marée et la communauté des vendeurs de poisson de mer sur le marché parisien. Suite à l’ordonnance de 1415, les porteurs se voient conférer les titres de “jurés-porteurs" et d’officiers de la Ville de Paris. Nommés par le Prévôt des marchands, ils prêtent serment devant lui et demeurent sous sa compétence directe jusqu’au XVIII° siècle.
A l’image de toutes les corporations, l’office des porteurs est supprimé de 1789 à 1799 avant d’être rétabli au XIX° siècle par Napoléon Bonaparte dans le but d’encadrer et de minimiser les pratiques frauduleuses.

Organisés en syndicats, les porteurs gagneront ensuite leur appellation définitive de “Forts des Halles"**.

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Les conditions d’accès au titre de "Fort" étaient fort rigoureuses.
Les "Forts" devaient être de nationalité française, physiquement très robustes, mesurer plus de 1,67 mètre, avoir plus de 21 ans et moins de 30 ans, être libérés des obligations militaires et posséder un casier judiciaire vierge.
Ils devaient de plus réussir des exercices intellectuels et physiques comportant un test écrit et oral du niveau du certificat d'études primaires ainsi qu’une épreuve de portage d’une charge de 200 kg devant être charriée sur les épaules sur une longueur 60 mètres, soit l’équivalent de la longueur d’un pavillon des Halles.

Les épreuves étaient très sélectives : en moyenne, moins de 40 candidats sur 500 étaient retenus à chaque promotion.

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      Porte-bouquet en faïence fine à décor imprimé polychrome d’un fort des halles serrant la main d’un boulanger et, en arrière-plan, les affichettes du syndicat de la boulangerie et du bulletin des Halles. Début du XX° siècle  D:19,5 cm.

Le nombre de "Forts" était d'environ 700 membres. Ils étaient répartis en sections, une par pavillon où l'on distingue les Forts à viandes, les Forts à volailles, les Forts à légumes, les Forts des hauts fruits, les Forts des beurres, œufs et fromages, les Forts à poissons, etc.

Un coin de la Halle aux poissons, le matin 1880  Huile sur toile  Palais des Beaux-Arts, Lille, France.jpg

Victor Gabriel Gilbert  1847-1933

"Un coin de la Halle aux poissons, le matin"  1880 

Huile sur toile    Palais des Beaux-Arts, Lille, France.

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Organisés hiérarchiquement autour d’un chef qui porte le titre de syndic, chaque membre se voit décerner une médaille, en argent pour le syndic, en cuivre pour le simple "Fort", où figurent les armes de Paris et qui porte au verso le nom et le numéro d’ordre du détenteur.
La tenue traditionnelle du "Fort" se compose d’une blouse de toile bleue et d’un chapeau de feutre à large bord, le coltin, qui, muni d’une calotte de plomb à l’intérieur, permettait de supporter de lourdes charges "coltinées" sur la tête. Le coltin protégeait non seulement la tête mais aussi le cou et les épaules des "Forts".

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Les "Forts" étaient principalement chargés :
  − Du déchargement et du transport des sacs, cageots et colis de marchandises entre les quais de livraison et les stands des grossistes. Rémunérés au tonnage transporté, les "Forts" avaient l’opportunité de changer de secteur au cours de leur carrière en passant de nouvelles épreuves de force. Les secteurs des volailles (pavillon dit de la Vallée*) et des poissons (la Marée), les moins rémunérateurs, étaient les moins convoités.
  − De la surveillance des marchandises, entre le lieu d’arrivage et l’aire de stockage, par les facteurs***.
  − De l’entreposage dans les resserres des denrées non vendues le jour même.
  − Du contrôle du fonctionnement du marché, du respect des poids et des prix.

Louis-Robert Carrier-Belleuse  1848-1913  Porteurs de farine Huile sur toile 1885 Musée du Petit Palais, Paris.jpg

Louis-Robert Carrier-Belleuse  1848-1913    "Porteurs de farine"  1885

Huile sur toile     Musée du Petit Palais, Paris.

"Les Forts à farine" utilisaient une canne qui, tout en assurant l'équilibre, autorisait la répartition du poids de la charge sur trois points d’appui.

Au début du XX° siècle, la disparition du transport à dos d'homme entraîne le déclin de la profession. Le recrutement cesse définitivement à partir de 1952. A cette date, 710 "Forts" sont encore en activité.

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Le 22 février 1969, date du transfert du marché à Rungis, les 279 derniers "Forts", reclassés dans l'administration de la préfecture de police, étaient chargés de la surveillance et du contrôle du marché.    
La corporation ne survivra pas aux nouvelles conditions de travail mises en place sur le site de Rungis, elle est aujourd’hui disparue. La plupart des derniers "Forts" furent affectés au sein de la police municipale de la ville de Paris.

 ** A l'origine, le terme "Fort des Halles" ne qualifiait pas une personne ou une fonction mais un édifice conçu en 1848 par les architectes Victor Baltard et Félix Callet. Construit en pierre, lourd, laid, massif et inadapté à la vente, le bâtiment sera démoli en 1853 sur ordre de Louis Napoléon Bonaparte.

***Facteur des halles : intermédiaire entre le producteur et l'acheteur chargé de la vente en gros à la criée des denrées alimentaires apportées dans les pavillons des halles. La loi de 1896, visant à lutter contre la fraude, instaure le titre de mandataire en lieu et place des facteurs. Intermédiaires agréés et contrôlés par la préfecture de la Seine, les mandataires sont chargés de la vente, en gros ou en demi-gros et exclusivement sous les pavillons, des denrées expédiées par les producteurs.

Marie- François Firmin-Girard 1838-1921   Les Halles Baltard, Paris   Pavillon des fleurs  Huile sur panneau  27 x 38 cm  Collection privée..jpg

Marie-François Firmin-Girard    1838-1921  

"Les Halles Baltard, Paris, Pavillon des fleurs"

Huile sur panneau    27 x 38 cm      Collection privée.

20/10/2018

Franz Joseph Haydn 1732-1809


haydn portrait by Thomas Hardy 1792.jpgFranz Joseph Haydn

Austria

1732, Rohrau an der Leitha - 1809, Vienna 

 

 Portrait in 1792 by Thomas Hardy (1757-1804)  England.

 

"Cuarteto de cuerdas The Lark, IV. Finale, Vivace."

 
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09/10/2018

Georg Friedrich Haendel 1685-1759

George Frideric Handel  c.1726-1728  Portrait attribué  à Balthasar Denner 1685-1749 Germany Huile sur toile 74,9 × 62,6 cm National Portrait Gallery, Londres..jpgGeorg Friedrich Haendel  

Né en 1685 à Halle, Germany.

Décédé en 1759 à Westminter, England.

Compositeur allemand naturalisé anglais en 1727.

 

 Concerti Grossi Opus 6 - Grave


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Portrait c.1726-1728 attribué à Balthasar Denner (1685-1749), Germany.

Huile sur toile 74,9 × 62,6 cm   National Portrait Gallery, London.

08/09/2018

Quatre septembre ...

Journée révolutionnaire qui marqua la chute du second Empire et la proclamation de la III° République.

James Alexandre Walker 1829-1898 UK Le général Margueritte mortellement blessé à Floing, bataille de Sedan,1er septembre 1870 Huile sur toile Musée des Invalides, Paris..jpg

James Alexandre Walker     1829-1898     United Kingdom.

"Le général Margueritte mortellement blessé à Floing, bataille de Sedan, 1er septembre 1870"

Huile sur toile        Musée des Invalides, Paris.

Le 1° septembre 1870, l'armée française, encerclée à Sedan par les troupes prussiennes, subit une lourde défaite. Le 2 septembre, à 11h30, en présence des souverains Napoléon III et Guillaume I°, les généraux en chef des deux camps signent l'acte de reddition de l'armée française.

Wilhelm Camphausen 1818-1885 Germany. Donchery, 2 septembre 1870. Entretien de Napoléon III et de Bsmarck après la défaite de Sedan..jpg

Wilhelm Camphausen   1818-1885       Germany.

"Donchery, 2 septembre 1870. Entretien de Napoléon III et de Bismarck après la défaite de Sedan."

La capitulation de l'empereur Napoléon III à Sedan parvient à Paris le 3 septembre 1870 et les députés républicains demandent à l'Assemblée la déchéance du second empire. Mais aucun vote n'intervient.
Le lendemain, dimanche 4 septembre, alors que le Corps législatif examinait deux autres projets : celui de Cousin-Montauban, prévoyant une lieutenance générale, et celui de Thiers, proposant la création d'un comité de Défense nationale, la foule envahit le palais Bourbon.

Jacques Guiaud 1810-1876 France La foule devant le Corps législatif au matin du 4 septembre 1870. Huile sur toile Musée Carnavalet, Paris..jpg

Jacques Guiaud   1810-1876      France

"La foule devant le Corps législatif au matin du 4 septembre."

Huile sur toile   1870     Musée Carnavalet, Paris.

Léon Gambetta, monté à la tribune, fait acclamer la déchéance de la dynastie. À la tête des manifestants, avec Jules Favre et Jules Ferry, il se rend ensuite à l'Hôtel de Ville.

Après le rejet de la liste la plus avancée de Blanqui et de Delescluze, il est institué un gouvernement provisoire dit de "Défense nationale" placé sous la présidence du général Louis Trochu.

La III° République, tout d'abord proclamée à Lyon et dans quelques grandes villes de province, sera également proclamée au balcon de l’Hôtel de ville de Paris le quatre septembre 1870.*

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"Quatre septembre 1870, Léon Gambetta proclame la République."

L'impératrice Eugénie, régente, se réfugia alors en Angleterre.
De nos jours, plus de 159 villes de France comportent une rue dite "Rue du quatre Septembre".

* Cette majorité républicaine que l'on appellera très vite la "République des Jules", du nom de certains députés -Jules Favre, Jules Grévy, Jules Simon, Jules Ferry- sans toutefois oublier Adolphe Crémieux et Léon Gambetta, ne durera que quelques mois. Le 8 février 1871, des élections générales, écrasant les républicains, portaient à l'Assemblée une très large majorité de députés monarchistes.

03/09/2018

Luigui Boccherini 1743-1805

Luigi_Boccherini.jpgLuigi Boccherini  était un violoncelliste et compositeur italien né à Lucques, près de Pise en 1743.

Exilé en Espagne en 1768, Boccherini fut le musicien compositeur de l'infant Don Luis de Bourbon puis, par correspondance, du roi de Prusse Frédéric Guillaume II.  

Mort à Madrid en 1805, accablé de deuils familiaux, Luigi Boccherini, violoncelliste virtuose, fut l'un des plus grands compositeurs de musique de chambre pour cordes de la seconde moitié du XVIII° siècle.   

Ce menuet, "L'Uccelleria", extrait du Quintette opus 11 n° 5 en mi majeur composé en 1771, est resté l'œuvre la plus célèbre de Luigi Boccherini.


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