09/02/2010
William Bliss Baker 1859-1886
William Bliss Baker est un peintre paysagiste américain né à New York en 1859.
A 17 ans, en 1876, il intègre l'Académie Nationale de Design pour y étudier durant 4 ans.
En 1879, lors de sa première exposition, il y remporte le premier prix de dessin.

Il étudie sous la direction de Mauritz Frederik Hendrick de Haas (1832-1895) , peintre réputé pour ses marines et d' Albert Bierstadt (1830-1902), célèbre pour ses paysages romantiques de l'ouest américain.

Baker avait passé une grande partie de son enfance dans la petite station thermale de Ballston Spa, proche d'Albany.
Pêchant avec un ami sur le lac de Ballston, il découvre la propriété qui deviendra son atelier d'été quelques années plus tard.
En 1881, Baker installe un atelier baptisé "Le Château" à Clifton Park, petite ville près d'Albany dans le nord de l' Etat de New York.

A partir de 1881, Baker expose chaque année à l'Académie Nationale du Design de New York.
Bien qu'influencé par Albert Bierstadt et les peintres de l' "Hudson River School", Baker s'exprime dans un style très personnel, tant véridique que précis.

Baker travaillait également chaque hiver dans un atelier situé dans l'immeuble Knickerbocker de New York City.
En 1885, âgé de 26 ans, devenu paysagiste de premier plan, il remporte le prix "Hallgarten".

En 1886, William Bliss Baker, adepte du patinage sur glace, se blesse gravement et souffre d'une lésion de la colonne vertébrale.
Il décède quelque mois plus tard à New York, à l'âge de 27 ans, des suites de sa blessure.
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08/02/2010
Adelsteen Normann 1848-1918
Adelsteen Normann, fils de commerçant, est né à Bodö, dans le comté norvégien de Nordland en 1848.
En 1863, à la demande de sa famille, il entreprend une carrière commerciale à Bergen puis à Copenhague jusqu'en 1869.
En 1869, il décide de se consacrer à la peinture, et, comme beaucoup de ses contemporains originaires d' Europe du Nord, il effectue des études artistiques en Allemagne.
A l'âge de 22 ans, il intègre l'Académie des Beaux Arts de Düsseldorf où il devient l'élève d'Oswald Achenbach puis de 1872 à 1873, de son successeur, Eugène Dücker.
Il expose pour la première fois en 1872 à Düsseldorf, à Vienne en 1873, puis à Berlin et Munich.

A Londres, en 1874, lors de l'exposition de la Royal Academy, il est distingué par la "Prince of Wales Medal" et il y reçoit, de plus, une médaille d'argent en 1877.

Bien qu'installé à Berlin, il voyage et peint fréquemment dans le nord de la Norvège, le plus souvent dans l'archipel des Lofoten, au large de Bodø, au nord du cercle polaire.

Inspiré par sa passion et sa parfaite connaissance des fjords norvégiens, il peint essentiellement des paysages romantiques.

En 1877, l'un de ses tableaux est acheté par le musée national de Stockholm.

Il expose également au Salon des Artistes Français de Paris de 1882 à 1884 où il obtient une Médaille d'honneur.

A Lyon en 1889 et 1897, il reçoit deux médailles d'or .

Il obtient une médaille de bronze lors de l' Exposition Universelle de Paris en 1889.

Il est alors l'un des peintres préférés de l'empereur Guillaume II et ses œuvres seront régulièrement exposées à Berlin de 1874 à 1917.

La Norvège lui décerne le titre de chevalier de l'ordre de Saint Olaf.

Il est l'un des premiers artistes norvégiens à prendre pour motif le soleil de minuit.

Fin décembre 1918, Adelsteen Normann est atteint de la grippe espagnole.
Le 26 décembre, " Le peintre de la terre du soleil de minuit " décède à Oslo.

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25/01/2010
Peter Krämer 1823-1907
Peter Krämer, de son nom d'origine Kraemer, est un peintre-dessinateur, aquarelliste et lithographe allemand né à Zweibrücken dans le Palatinat en 1823.

Bénéficiant du soutien du roi Ludwig I de Bavière, Il suit les cours de l'académie des arts plastiques de Munich puis travaille dans l'atelier de Julius Schnorr von Carolsfeld.

Il immigre aux États-Unis en 1848 et s'installe à Philadelphie.
Pendant une brève période, vers 1850,51, Krämer s'associe à Lewis N. Rosenthal, un lithographe établi à Philadelphie.
Un petit nombre de lithographies ont été publiées sous la raison sociale "Krämer et Rosenthal".
Puis Krämer travaille dans l'atelier de Peter S. Duval jusqu'en 1857.

De 1861 à 1865, Krämer entreprend de peindre des scènes de la guerre de Sécession.
Ces scènes de bataille lui permettent ensuite de peindre les portraits de généraux américains devenus célèbres au cours de la guerre de Sécession.
Krämer, de retour en Europe vers 1871, travaille à Stuttgart et à Munich.



Expulsé d' Allemagne en 1877 pour avoir caricaturé le roi Louis II de Bavière, il repart aux Etats-Unis pour ouvrir un atelier à New York.

Peter Krämer est mort aux USA, à Brooklyn, en 1907.


La très grande majorité des oeuvres de Peter Krämer figurent dans des collections privées, mais la Nouvelle Pinacothèque de Munich possède 8 de ses gravures sur bois et 5 de ses dessins.


Peter Krämer est le premier d'une lignée de peintres connus.

Père de Peter Krämer II dit aussi le jeune (1857-1936), il est aussi le grand-père de Peter Krämer III (1896-1972).
21:53 Publié dans peintres-portraitistes | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : peintres-portraitistes, peintre allemand, aquarelliste, deutscher maler, german painter, deutscher porträtmaler, watercolorist
12/01/2010
Attilio Pratella 1856-1949
Parmi les nombreux artistes travaillant à Naples de la fin du XIXe siècle à la première moitié du XXe siècle, Attilio Pratella est l'un des peintres les plus célèbres.
Ses toiles, recherchées par de nombreux collectionneurs, décrivent à l'envi les multiples facettes et la luminosité du golfe napolitain .
Il fut et restera sans conteste : "II narratore dei mille volti di Napoli."
Né en 1856, fils d'un commerçant en grains de Lugo, ville de la province de Romagne, Pratella apprend les premiers éléments et la technique du dessin au collège Trisi de cette ville. Son professeur est le peintre Bonavera.
En 1877, à 21 ans, une bourse d'étude lui permet de s'inscrire à l'académie des Beaux Arts de Bologne à l'époque dirigée par Antonio Puccinelli.
Avant son départ pour Bologne, après une violente altercation familiale, il change son nom de Pratelli en Pratella.
La découverte des paysages d' Antonio Fontanesi, exposés à la pinacothèque de Bologne, sera, selon ses propres termes, "une révélation picturale".
En 1880, après deux années passées à Bologne, attiré par la réputation des maîtres de l'école napolitaine et titulaire d'une nouvelle bourse d'étude, il se rend à Naples.
A l'institut des Beaux Arts, il suit les cours dirigés par Domenico Morelli et Filippo Palizzi.
Au bout de quelques mois, la ville de Lugo ne renouvelant plus sa bourse d'études, des soucis financiers le contraignent à chercher du travail.
Après avoir tenté de trouver un emploi d' assistant auprès d' un peintre de Palerme, il choisit, malgré des difficultés financières, de s'établir en Campanie et de faire de Naples, ville de ferments culturels et artistiques, sa ville d'adoption.

L'antiquaire Varelli lui conseille le décor de porcelaines dans le style Capodimonte, style qui se caractérise par la délicatesse et et la précision des détails peints.

Les décors du style dit "Capodimonte" sont toujours très expressifs et d'un réalisme saisissant.

Pratella décore également de paysages napolitains et de marines des boîtes de bois destinées à la pâtisserie Luigi Caflish, pâtisserie de Naples très courue.
Ces boîtes, fort rares aujourd'hui, sont devenues de véritables antiquités.

César Cacciapuoti, propriétaire d'une usine de céramiques, lui propose de peindre des scènes identiques sur des carreaux de sa fabrication.
Les céramiques décorées par Pratella obtiennent vite un franc succès et des expositions en sont organisées à travers toute l'Italie comme à l'étranger.

Parallèlement à cette activité, dès 1881, il expose ses propres tableaux à la galerie des Beaux Arts de Naples.

En 1885 au salon de Paris, il expose "Le vent". Cette toile lui vaut une certaine notoriété dans les milieux de la peinture européenne et il est invité à rejoindre la Société des Artistes Français.
En 1886-87, il partage à Naples une pièce meublée qu'il loue avec son ami le peintre Giuseppe Casciaro.
Ensemble, ils parcourent la banlieue, les bidonvilles, les quartiers malfamés de la ville pour y peindre les ruelles et des scènes de la vie quotidienne.

En 1887, il expose à la biennale de Venise. Les œuvres de cette période, caractérisées par l'usage du petit format, révèlent l'influence de Giuseppe De Nittis, Federico Rossano et Marco De Gregorio, peintres fondateurs de l'école de Résina.

La même année de 1887, à 31 ans, Pratella épouse Annunziata Belmonte et ils emménagent dans une habitation proche de la fabrique Cacciapuoti.
De cette union naîtront cinq enfants dont trois - Fausto, Paolo et Ada - suivront les traces paternelles et deviendront, eux aussi, des peintres reconnus.
En 1888, peu après la naissance de Fausto, il cesse de collaborer avec l'usine Cacciapuoti et la famille, de nouveau en difficulté, s'installe dans le quartier de la colline du Vomero.

Son fidèle ami, Giuseppe Casciaro, habite également ce quartier et les deux hommes peignent ensemble sur la colline du Vomero mais aussi au cours d' excursions à Capri et à Ischia.

Bientôt suivis par d'autres jeunes peintres sur les pentes du Vomero, ils formeront le groupe dit des "Vomeresi". Le Vomero reste plus que jamais le "Montmartre de la peinture napolitaine."
Des artistes qui ont aimé et peint le Vomero de l'époque, les plus appréciés sont certainement Attilio Pratella et son grand ami Giuseppe Casciaro (1863 -1941). Tous deux ont su, par leurs talents, immortaliser des vues et des quartiers du Vomero aujourd'hui malheureusement disparus.

Au cours des années 1888-1890, Pratella peint des toiles qui deviendront de véritables documents de la vie napolitaine de l'époque :


"le quai de Santa Lucia"



et toute la gestuelle des pêcheurs du port de Mergellina




Ainsi naquirent nombre de chefs-d'œuvre de Pratella :
"Le vent", "Vomero sous la neige"...


A partir de cette date, ses paysages sont de plus en plus appréciés et il exposera ses œuvres tant en Italie qu'à Berlin, Munich, Barcelone, Saint Pétersbourg, et Buenos Aires.

En 1897, à la biennale internationale de Venise, il présente "Pluie de mars" qu'il exposera ensuite au Salon de Paris de 1899 sous le titre de "Jour de mars".

En 1902, Attilio est nommé professeur honoraire de l'académie de Naples.

Pratella aime travailler chaque été à Capri.
Durant de nombreuses années, il y séjournera régulièrement pour en peindre les paysages et les rivages qu'il affectionne.

Durant plus de trente ans, Attilio Pratella continuera de peindre des paysages napolitains, des marines et des scènes populaires au succès commercial largement éprouvé.

Vers 1920, fatigué des critiques d'autres peintres de sa ville adoptive, il ne participe quasiment plus aux expositions collectives.

Il continue par contre d'exposer en solitaire et, jusqu'en 1934, son travail sera régulièrement présent dans des expositions que ce soit en Italie ou à l'étranger.

Ses derniers tableaux dévoilent un Pratella secret qui privilégie les paysages de campagne, les arbres, toiles ou la présence humaine est le plus souvent en retrait, parfois intuitive.


En parallèle de l'exécution de ses célèbres vues, Pratella cultive et développe tout au cours de sa vie une pratique intensive du dessin.

Quelle que soit la nature du papier, rugueux, granuleux, pages lisses de carnets ou de cahiers, Pratella dessine...
Exécutés le plus souvent en petit format, ses dessins révèlent un travail quotidien de recherches incessantes.
Presque tous signés, ils constituent, durant toutes ses années d'activité, le journal intime du peintre.
Comme l'a écrit Carlo Siviero : "le canevas de la peinture pratellienne est toujours un dessin."
Attilio Pratella meurt à Naples en 1949.
Une rue de Naples porte aujourd'hui son nom et ses œuvres sont exposées dans de nombreux musées en Italie comme à l'étranger.
01:28 Publié dans peintres-paysagistes | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : peintre paysagiste, pittore paesaggista, painter landscape, pittore italiano, italian painter, peintre italien
27/12/2009
Marion Ellis Rowan 1848-1922
Marion Ellis Rowan née Ryan est un peintre naturaliste australien.
Née à Killan dans l'état de Victoria en 1848, elle étudie dans une école privée de Melbourne.
Très jeune, elle se passionne pour la représentation de la flore et de la faune australienne. Bien que totalement autodidacte dans le domaine pictural, ses aquarelles de fleurs sauvages, d'oiseaux et de papillons attestent d'une qualité exceptionnelle.
Sa famille et plus tard son mari, Charles Rowan, officier britannique qu'elle épouse en 1873, l'encouragent à exposer ses oeuvres.
Elle rejoint son mari affecté dans la région de Taranaki en Nouvelle Zélande.
En 1877, les Rowan sont de retour dans l'état de Victoria.
Ellis Rowan n'a jamais cessé de peindre et, de 1879 à 1893, ses œuvres figurent dans des expositions tant en Australie, qu'en Inde, qu'en Angleterre, qu'en Europe et aux Etats-Unis. Elle y reçoit de nombreux prix dont 10 médailles d'or.
En 1888, à Melbourne, lors de l'exposition internationale du centenaire, elle est honorée de la plus haute distinction.
Cette récompense suscite l'envie et la jalousie de certains artistes qui estiment que son travail, qu'ils qualifient d'art mineur, n'est qu'une simple illustration de la flore et de la faune.
Après la mort de son mari en 1892, Ellis voyage en Nouvelle-Zélande, à Londres et aux États-Unis où elle expose ses oeuvres.
En 1898, elle publie "Flower Hunter in Queensland and Nouvelle-Zélande", récit d'aventures basé sur des lettres écrites à son mari et des amis.
Au cours de son séjour à New York, elle illustre trois livres publiés par son amie, la botaniste américaine Alice Lounsberry.
"A Guide to the Wild Flowers" en 1899, puis "A Guide to the Trees" en 1900 et "Southern Wild Flowers and Trees" en 1901.
En 1905, elle expose à Londres avec succès et la reine Victoria achète trois de ses tableaux.
En 1906, de retour en Australie, elle poursuit sa quête à travers le continent pour y répertorier de nouvelles espèces de fleurs sauvages.
Ses tableaux atteignent des prix relativement élevés et le gouvernement d'Australie du Sud achète 100 de ses peintures, celui du Queensland 125.
En 1916 et 1918, elle visite par deux fois la Papouasie-Nouvelle-Guinée et tente de trouver et d'illustrer des fleurs jusque-là non répertoriéees par les botanistes.
Accompagnée d'un seul guide local et vivant dans des conditions difficiles, très souvent dangereuses, dans un territoire à l'époque quasi-inconnu et très mal cartographié, elle réussit à peindre, au cours de son second séjour, 47 des 52 espèces connues des oiseaux de paradis.
Un superbe volume d'illustrations résulte de ses voyages.
Fin 1918, agée de 70 ans et souffrante de paludisme, elle revient en Australie.
Ellis Rowan a certainement produit, au cours de sa vie aventureuse, le plus grand nombre de peintures et d'illustrations de la flore et de la faune australienne qu'aucun autre artiste de son temps.
En 1920, une exposition regroupant 1 000 de ses peintures est organisée à Sydney.
Ellis Rowan décède à Victoria en 1922.
En 1923, le gouvernement australien propose au parlement fédéral l'acquisition de la collection Rowan.
Le débat au parlement porte, non seulement sur le prix, mais suscite, de plus, des opinions contradictoires au sein de l'assemblée. Certains parlementaires critiquent les tableaux qu'ils qualifient "d'art mineur" et de faible valeur artistique.
Il est finalement décidé d'acheter 947 tableaux d'Ellis Rowan pour une valeur de 5 000 livres.
La collection Rowan est aujourd'hui présentée à la Bibliothèque Nationale de Canberra.
Cette exposition satisfait à l'un des souhaits de l'artiste : Mon travail doit être mis à la disposition du peuple australien.
Selon ses propres termes :
"Mon amour pour la flore de l'Australie, à la fois si unique et si fascinant, et mon désir de compléter ma collection de tableaux de fleurs, m'ont conduit vers d'autres états, le Queensland et les régions les plus reculées du continent Australien.
L'excitation de la recherche et la joie de trouver des spécimens rares, voire inconnus, m'ont amplement récompensée de toutes les difficultés, de la fatigue et des privations endurées."
Cf : La collection Ellis Rowan de la National Library of Australia
09:48 Publié dans peintres-naturalistes | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note | Tags : peintre naturaliste, painter naturalist, peintre australien, australian painter
22/10/2009
L'Exotisme en peinture
Dans le domaine artistique, l'exotisme peut se caractériser par l'attrait et l'intérêt qu'éprouvent les Européens pour les peuples, les cultures, les paysages et les objets venus d'autres continents.


"Etudes de la tête d'un Maure"
Pierre Paul Rubens
1577-1640
Dutch
A travers le temps, nombreux furent les écrivains, les poètes, les peintres et les sculpteurs attirés par le thème de l'exotisme.
"Mulatto"
Frans Hals
1580-1666
Dutch
Naturellement lié aux grandes découvertes, l'exotisme se développa en corrélation avec les moyens de transport.
"Buste de noir tenant un arc"
Hyacinthe Rigaud
1659-1743
French
Maurice Quentin La Tour
1704-1788
French
L'exotisme connut son apogée dans la seconde moitié du XIXième siècle lors des grandes campagnes de colonisation entreprises par les pays européens en Afrique du Nord et en Afrique Noire.
Eugène Delacroix
1798-1863
French
João António Correia
1822-1896
Portuguese
En peinture comme en sculpture l'orientalisme et l'africanisme sont parmi les principales composantes de l'exotisme.
"Bashi-Bazouk"
Jean-Léon Gérôme
1824-1904
French
Cookesley Margaret Murray
1850-1927
British
Reconnu depuis longtemps comme mouvement artistique à part entière, l'exotisme suscite toujours aujourd'hui l'engouement de nombreux collectionneurs.
02:35 Publié dans peintures | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : peinture exotique, exotic painting
13/10/2009
L'exotisme en sculpture

Jean-Baptiste Pigalle
French
1714-1785
"Portait de Paul"
Terre cuite

Charles Cordier
French
1827-1905
"Capresse des colonies"
1861
Bronze et onyx
Charles Cordier
"La Juive D'Alger (The Jewish Woman of Algiers)"
1862
Bronze-onyx-marbre

Jean-Baptiste Carpeaux
French
1827-1875
"Le Chinois"
1872
Plâtre patiné

Jean-Baptiste Carpeaux
"Négresse Négresse Captive"
Plâtre patiné
36,6 x 24,8 cm

Albert-Ernest Miserey French
1862-1938
"Buste de jeune femme voilée" dite "la Japonaise"
1901
Plâtre

Travail autrichien vers 1870
fabrique de Bergmann
Bronze à patines polychromes
00:33 Publié dans Sculpture | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : exotisme, sculpture, buste
24/09/2009
Marie
09:32 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (632) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : apollinaire, renoir, lully
06/09/2009
Carriers of water
12:31 Publié dans Sculpture | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : sculptures, sculpteurs
25/08/2009
Je ne sais rien de lui ......
15:26 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : poème, poésie
07/07/2009
José Tapiró y Baró 1836-1913
José Tapiró y Baró est un peintre espagnol né à Reus, ville de Catalogne, en 1836.
Il étudie le dessin et la peinture en compagnie de son ami d'enfance Mariano Fortuny y Marsal à Barcelone sous la direction de Domingo Soberano.
Les deux amis complétent ensuite leur formation à l'École des Beaux-Arts de Madrid.
En 1858, ils se rendent ensemble en Italie où ils retrouvent la communauté d'artistes espagnols vivant et travaillant à Rome.
Ils se lient d'amitié avec le peintre orientaliste José Villegas y Cordero.
En 1871, José Tapiro entreprend son premier voyage au Maroc en compagnie de Mariano Fortuny et du peintre espagnol Bernardo Ferrandiz y Badenes.
Georges Clairin, autre peintre orientaliste, les rejoint à Tanger et les quatre peintres, voyageant à cheval, visitent ensemble Tétouan.

Enthousiamé par la lumière et les couleurs du Maroc, José Tapiro s'adonne rapidement au genre orientaliste qui deviendra très vite son sujet de prédilection.
Il peint de nombreuses huiles et aquarelles aux couleurs éclatantes représentant des portraits ou des scénes de genre typiquement marocaines.
Ses aquarelles sont celles d'un virtuose tant par le rendu du détail que par la luminosité des couleurs.
En 1874, son grand ami, le déjà célèbre Mariano Fortuny, décède prématurément à l'âge de 36 ans et José Tapiró y Baró décide de s'installer définitivement à Tanger.
De 1876 à sa mort en 1913, il y entreprend une longue carrière couronnée de succès.
A Tanger, il tranforme un théâtre en atelier de style mauresque dans lequel il rassemble une collection d'objets orientaux.
Ses tabeaux, orientalistes ou de genre, étaient surtout appréciés par les collectionneurs étrangers. Beaucoup d'entre eux furent expédiés et vendus en Angleterre, d'autres furent acquis par des américains fortunés.
En 1893, José Tapiró remporte la médaille d'or de l'Exposition universelle de Chicago.
Après de brefs séjours en Espagne en 1907 et1908 José Tapiró y Baró décède à Tanger en 1913.
L'Orientalisme est un style qui a séduit des artistes de la quasi-totalité des pays occidentaux, y compris l'Espagne, où l'influence du Moyen-Orient reste omniprésente dans le patrimoine architectural et culturel de villes telles que Séville, Grenade ou Cordoue.
08:36 Publié dans peintres-orientalistes | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : peintre espagnol, pintor español, spanish painter, peintre orientaliste, painter orientalist
16/05/2009
Emilio Sánchez Perrier 1855-1907
Emilio Sánchez Perrier est un peintre paysagiste espagnol né à Séville en 1855.
Dès 1868, à l'âge de 13 ans, il intègre l'Académie des Beaux-Arts de Séville.
Il complétera cette formation initiale à l'école des Beaux-Arts de Madrid.
En 1871, il étudie dans l'atelier de Martín Rico Ortega à Grenade où il devient l'ami de Mariano Fortuny, à l'époque au fait de sa notoriété pour ses peintures d'histoire et ses scènes de genre.
C'est à cette époque que Sánchez Perrier, interessé par les paysages et la minutie des représentations des scènes historiques découvre et réalise ses premières lithographies.
En 1877, il entreprend une série de voyages à travers l'Espagne, il y côtoie le cercle des peintres paysagistes espagnols.
A Madrid, il étudie sous Carlos de Haës, peintre espagnol d'origine belge qui enseigne la discipline du paysage à l'Académie royale des Beaux-Arts de San Fernando.
Carlos de Haës, fondateur du paysage "moderne" en Espagne, novateur par l'introduction du réalisme dans la peinture du genre, eut une profonde influence sur le style d'Emilio Sánchez Perrier.
En 1878, à Madrid, lors de l'exposition de la société nationale des Beaux Arts, une de ses oeuvres est acquise par le Duc de Montpensier.
En 1879, il reçoit la médaille d'or de l'exposition de Cadix.
En 1879, Sánchez Perrier s'installe à Paris pour y étudier dans l'atelier d'Auguste Bolard, de Léon Gérôme et de Félix Ziem.
Il côtoie les peintres de l'école de Barbizon et peint des paysages en forêt de Fontainebleau.
En 1880, en compagnie de Luis Jimenez, il expose à la Royal Academy de Londres et au Salon des Artistes Francais de Paris, deux paysages d'Andalousie.
Il y acquiert une excellente réputation et, sa notoriété grandissant, le collectionneur américain George Lucas lui achète plusieurs tableaux.
Les années 80 voient l'avènement de la photographie d'amateur et ses toiles deviennent beaucoup plus réalistes, il recherche la précision et la minutie du détail dans ses paysages.
Il séjourne et travaille à Venise en 1884-1885.
Il visite et peint également à Tanger puis en Bretagne en 1886-1887.
En 1889, il expose à l'Exposition Universelle de Paris où il recoit une médaille d'argent.
Il est nommé membre de l'Académie des Beaux-Arts de Séville.
A partir de 1889, il rejoint Luis Jimenez à Pontoise pour y peindre les bords de l'Oise, entre Pontoise et Auvers-sur-Oise.
Entre 1894 et 1896 il séjourne alternativement entre Pontoise et son studio parisien.
La France le nomme membre de la Société Nationale de Beaux Arts.
Emilio Sánchez Perrier est célèbre pour ses paysages où le ciel et l'eau occupent une place prépondérante.Il est également très connu pour ses vues romantiques et délicates de Venise.
Peintre de l'école de Séville, adepte de la peinture de plein-air et du réalisme, soucieux du moindre détail, la liberté de son style post-impressionniste fut très prisé tant en Europe qu'aux Etats-Unis.
Victime de la tuberculose, il rentre en Espagne en 1896.
En 1907, il décèdera à Grenade des suites de cette maladie.
Peintre d'une importance capitale dans l'histoire de la peinture ibérique du paysage, qualifié de "précisionniste" par les historiens d'art espagnols, les tableaux d' Emilio Sánchez Perrier figurent aujourd'hui dans d'importantes collections privées et dans de nombreux musées tant en Espagne qu'en Europe.
19:26 Publié dans peintres-paysagistes | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : Emilio Sánchez Perrier, peintre espagnol, spanish painter, peintre de paysage, landscape painter, post-impressionnisme, Pintor de paisaje
27/04/2009
Le cloître de Saint-Lizier en Ariège
Au coeur des Pyrénées ariégeoises , se situe un petit bourg au passé prestigieux.
Il est probable que ce bâti très particulier justifie l’existence de deux cathédrales dans cette petite ville de moins de 1700 habitants.
Ce serait l'évêque Lycérius mort en 747, qui, canonisé, devint Saint-Lizier et donna son nom à la ville.
A Saint-Lizier, le passé surgit à chaque pas... ruelles entrecoupées de jardins, maisons anciennes aux vieilles pierres accrochées sur la rive escarpée du Salat,
tuiles rouges du clocher toulousain , granit des murs gris de l'Hôtel Dieu, colossal Palais des évêques qui domine les 12 vallées du pays du Couserans.
Construit de 1655 à 1680 par l’évêque Bernard de Marniesse, le Palais des évêques s’appuie sur le rempart romain.

Dans la ville haute, close d'une enceinte gallo-romaine, des ruelles en galets bordées de demeures du XVIIième siècle ajoutent au charme de la découverte de la cité.
Dans la cité , il convient de visiter, entre autres, le Palais des évêques et le musée des arts et traditions populaires, l' Hôtel Dieu et sa pharmacie musée, cette apothicairerie de l'hôpital restée en l'état depuis le XVIIIe siècle avec ses séries de pots d'orviétan et thériaque, remèdes miraculeux de l'époque ...

Et puis, les deux cathédrales.
Notre-Dame de la Sède, dans la ville haute, se situe dans l'enceinte du Palais des évêques. Edifiée du XIIème au XVIème siècle sur les vestiges d'une ancienne église romane, l'église gothique s'appuie, en partie, sur le rempart romain. Le choeur est orné de belles boiseries et de stalles de noyer clair. Les travaux de réhabilitation réalisés ont révélé des peintures exceptionnelles du XIVième siècle. Du cloître roman disparu, ne subsiste aujourd'hui qu'une très belle salle capitulaire du XIIième siècle.
A mi-pente, vers la ville basse, la cathédrale Saint-Lizier, est la plus ancienne.
De style roman, construite au XIIème siècle, la cathétrale Saint-Lizier est dominée par un clocher octogonal typique du style toulousain. Haut de deux étages, chaque face est percée de deux fenêtres au sommet triangulaire. Ce lourd clocher de brique aux murs épais est couronné d'une dentelure crénelée.
Puis, soudain, on passe de l’ombre à la lumière.....une petite porte dans le mur sud de la nef donne accès au cloître.
Chef-d'oeuvre de l'architecture monastique et de l'art roman, de ce lieu magique inondé de clarté se dégage une impression de légéreté quasi-irréelle ...
De dimension modeste, il ne mesure que 15m sur 10, sa construction est d'une extrême simplicité.
Il comporte deux étages de galeries à arcades, l'une au rez-de-chaussée, en maçonnerie, l'autre au premier, en charpente.
La galerie basse est d’époque romane. La galerie supérieure, ajoutée au XIVe siècle, est couverte d’un toit à une seule pente. Sous les enduits des murs ont été mises à jour des fresques probablement datées du XIVe siècle.
L'étage roman est constitué d'arc en plein cintre reposant sur des colonnettes de marbre alternativement simples et jumelées...
Les 38 chapiteaux des colonnettes sont en pierre et, pour certains, en marbre.
Les motifs ornementaux en sont aussi divers que variés... palmettes, feuilles d’acanthe, tresses, vannerie, palmier,
masques, têtes d’hommes, scènes de chasse,
Les chapiteaux de la galerie nord, la plus ancienne, rappellent par leur style ceux du cloître de l'église toulousaine de la Daurade.
Dans les cloîtres bénédictins ou canoniaux, les chapiteaux des colonnes et des piliers, le plus souvent historiés, constituent des décors remarquables.
Les cloîtres cisterciens sont, quant à eux, dépourvus de chapiteaux historiés, tous décors étant interdits par la règle.

Si vos pas vous portent jour à travers l'Ariège, il vous faut visiter cette petite ville, la cathédrale Saint Lizier et son cloître roman...ce petit espace de verdure et de lumière qui semble comme suspendu entre ciel et terre...
Et pour en savoir beaucoup plus : http://www.histariege.com/saint_lizier.htm
12:11 Publié dans architecture | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note | Tags : Saint-Lizier, cloître, art roman, cathédrale, Ariège, Couserans
06/04/2009
Blanche Odin 1865-1957
Blanche Odin est une aquarelliste française née à Troyes en 1865.
En 1876, la famille Odin s’installe à Maubourguet, petite ville proche de Tarbes dans le département des Hautes-Pyrénées
A partir de 1877, Blanche se rend régulièrement en cure à Bagnères de Bigorre.
Dès 1882, elle part chaque année étudier quelques mois à Paris.
L’Ecole des Beaux-arts n'étant pas encore accessible aux femmes, elle travaille dans l’atelier de Mme De Cool et dans une Académie où elle étudie le dessin.
Elle suit également les cours de la miniaturiste Herbelin.
En 1889, Blanche travaille à Maubourguet, elle y donne des cours d’aquarelle.
Elle envoie ses œuvres aux Salons de Paris et y remporte ses premiers succès.
Elle se lie d'amitié avec Madeleine Lemaire, aquarelliste de renom, qui se plaisait à réunir dans son atelier-salon parisien des jeunes artistes et les personnalités les plus diverses.
Blanche y rencontre l’écrivain Jules Lemaitre qui lui demande d’illustrer les "Contes blancs" qui seront édités en 1900.
En 1900, Blanche a 35 ans, elle est connue dans les milieux artistiques et littéraires.
Ses œuvres sont reçues à l’Exposition Universelle et elle expose au "Salon des Femmes Peintres".
Elle ouvre un atelier dans le 6ième arondissement de Paris, rue du Vieux Colombier.
Blanche partage désormais sa vie entre Paris et Maubourguet.
Entre 1900 et 1928, elle expose dans de nombreux salons parisiens et 5 aquarelles seront achetées par l'Etat.
Lors de ses séjours à Maubourguet, Blanche réalise quelques paysages et quelques portraits.

Mais son thème de prédilection reste les roses.
Vers 1925, sa palette évolue très sensiblement, elle maîtrise alors parfaitement toutes les techniques de l'aquarelle.
Elle réalise ses premières séries de roses et ses fleurs deviennent aussi vives qu'éclatantes.
Les bouquets s’épanouissent dans les vases des plus variés....en faïence, en verre, en terre, en cristal ou en porcelaine de Chine.

En 1928, l'Etat, moyennant la somme de 3 000 francs, achète une des aquarelles de la série : "Roses Variées"
En 1934, elle s’installe définitivement au 6 de la rue Gambetta à Bagnères-de-Bigorre.
Elle continue de présenter ses oeuvres au Salon des Artistes Français.
Aquarelliste de grand talent, reconnue pour la maîtrise de son art, elle y est très vite classée "Hors concours".
Elle participera réguliérement à ce salon jusqu'en 1945 tout en continuant d'exposer dans la galerie parisienne de Georges Petit.
Blanche Odin travaillait "mouillé sur mouillé", c'est à dire sur du papier très épais préalablement mouillé.
A partir de 1934, elle choisira de peindre toutes ses aquarelles sur un arrière plan à fond neutre.
Virtuose de la couleur, de la lumière et de la fusion des teintes complémentaires, elle travaillait très vite et pouvait peindre plusieurs aquarelles dans la même journée.
Ses aquarelles, d'une perfection technique sans faille, sont celles d'une aquarelliste au sommet de son art.


En 1949, elle est nommée Chevalier de la Légion d'Honneur et reçoit le titre d'Officier de l'Instruction Publique.

Jusqu'à la fin de sa vie, Blanche peindra devant sa fenêtre, au 6 de la rue Gambetta.
Cette grande dame de l’aquarelle s'est éteinte à Bagnères de Bigorre en 1957.

Selon les termes de Paul Cardeilhac, poète bagnèrais, elle restera à tout jamais "La fée des roses et des fleurs".
Blanche Odin, la collection du musée Salies à Bagnères-de-Bigorre :
http://www.museesbagneres.fr/blanche_odin_013.htm
Mme Monique Pujo-Monfran, elle aussi aquarelliste pyrénéenne, a publié deux livres aux superbes photos relatifs à la vie et à l'oeuvre de Blanche. http://www.monfran.fr/mapage/index.html


Ces livres ont été tous deux publiés aux éditions "Equinoxe" dans la collection "Couleurs du Sud" respectivement en 2001 et 2005.
14:18 Publié dans peintres-aquarellistes | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : aquarelliste, aquarelle, Watercolor, blanche odin, femme peintre, woman painter
26/03/2009
Frederick Simpson Coburn 1871-1960
Frederick Simpson Coburn est un peintre-illustrateur québécois né à Upper Melbourne (Québec-Canada) en 1871.
Après des études au collège Saint-François, il intègre en 1887–88 l'école du Conseil des Arts et Manufactures de Montréal, puis l'école de l'art Carl Hecker de New York.
En 1890, à 19 ans, il part pour l' Allemagne où il s’inscrit à l’Académie Royale de Berlin.
En 1892, il se rend à Paris pour y suivre des cours à l’École des Beaux-Arts dans l’atelier du maître Jean-Léon Gérôme.
Dans les années suivantes, Frederick Coburn se rend à Londres puis aux Pays Bas, où il côtoie les peintres de la célèbre école de La Haye.
En 1896, à l'âge de 25 ans, il illustre le premier recueil du poète québécois William Henry Drummond, "The Habitant and other French-Canadian poems".
Accédant à la notoriété, Frederick Coburn entreprend dès lors une brillante carrière d'illustrateur.
En 1897, il s'installe à Anvers où il travaillera durant 20 ans.
Au cours de cette période il peint des paysages et des scènes d'intérieur.
"Nursing Mother, Dutch interior" 1903
"Drink to the voyageur" 1905

C'est à Anvers qu'il rencontrera son épouse, Malvina Scheepers, peintre belge de grand talent.
"Malvina"
Au cours de toutes ces années il effectue de fréquents séjours au Québec.
Ses dessins étant régulièrement reproduits aux Etats-Unis, il illustre quatre autres recueils de poésie de Drummond et des oeuvres littéraires d'auteurs connus comme Louis-Honoré Fréchette, Charles Dickens ou Edgar Allan Poe .
Revenu au Québec en 1916, il s'installe définitivement à Melbourne, son village natal.
Il y peindra durant près de quarante ans.
Retenant les paysages canadiens comme thème central de ses peintures, il se consacre essentiellement à la représentation de scènes hivernales d'exploitations forestières dans les Laurentides et les cantons de l' Est du Québec.
Il excelle dans la représentation de paysages de l'hiver québécois empreints de couleurs, de lumières et de jeux d'ombres sur la neige.
Ses tableaux, exposés dans les galeries d'art canadiennes, remportent le plus grand succès et certains sont vendus à des collectionneurs Australiens et Japonais.
En 1928, à 57 ans, Frederick Coburn est nommé membre de
l'Académie Royale Canadienne des Arts.
En 1938, lors de l'exposition " Un siècle d'art Canadien" organisée à Londres, deux de ses tableaux sont exposés à la Tate Gallery.
Devenu veuf en 1933, Frederick Coburn fait la connaissance de Carlotta, danseuse professionnelle.
La relation entre Coburn et Carlotta durera 27 ans et la danseuse sera pour le peintre la source de multiples inspirations.

Carlotta "Rhumba de Cuba" 1936
En 1960, Frederick Simpson Coburn décède dans son village natal de Melbourne à l'âge de 89 ans.
19/03/2009
La Société Lyrique de La Nouvelle-Beauce du Québec

Wolfgang Amadeus Mozart
Die Zauberflöte, K.620 "Das klinget so herrlich"

Société Lyrique de La Nouvelle-Beauce du Québec
Direction musicale : Vincent Quirion
Accompagnatrice : Josée Tardif
Die Zauberflöte (La Flûte enchantée) fut créée le 30 septembre 1791, deux mois avant la mort de Mozart.
Oeuvre majeure du répertoire lyrique, La flûte enchantée et l'un des opéras les plus représentés dans le monde.
Bronze
Louis Ernest Barrias (1841-1905), French
Née en 1992 à Beauceville (Québec), la Société lyrique de la Nouvelle-Beauce compte aujourd'hui près de 70 choristes.
(Merci pour les superbes CD, Bella)
09:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Société Lyrique Nouvelle-Beauce, Québec, Mozart, Louis Barrias
14/03/2009
Brancusi et son atelier
Constantin Brancusi a vécu et travaillé à Paris de 1904 jusqu'à sa mort en 1957. La majeure partie de son oeuvre y fut réalisée.
A partir de 1916 et jusqu’à sa mort en 1957, Brancusi à successivement occupé des ateliers au 8 puis au 11 de l’impasse Ronsin dans le 15e arrondissement de Paris.
L'atelier de Brancusi était entouré d'autres ateliers parmi les ruelles du vieux quartier de Montparnasse. Au 11 de l’impasse Ronsin, il occupe deux puis trois ateliers dont il abat les cloisons pour y disposer ses oeuvres.
Brancusi est constamment préoccupé par la relation de ses sculptures avec l'espace.
Fin 1910, il dispose et relie entre eux des ensembles de sculptures créant des œuvres à part entière qu'il intitule
" groupes mobiles".
Brancusi, très attentif aux relations spatiales, remanie quotidiennement la disposition de ses œuvres pour parvenir à celle qui lui paraît la plus juste.
Dans les années 1920, l'atelier devient le lieu privilégié de présentation et de lecture de son œuvre.
Dans son testament, il lègue à l'état français la totalité des oeuvres contenues dans son atelier.
En 1997, selon les voeux de Brancusi, l'atelier a été reconstitué devant le centre Pompidou.
A l'entrée, à gauche, se trouve un jardin clos. Une partie de l'atelier est visible à travers une baie vitrée. Ce jardin réalise la transition entre le lieu public et le passage couvert qui entoure l'atelier.
Dans ce passage, de larges vitres permettent de découvrir les œuvres exposées dans l'espace de l'atelier. L’éclairage y a été conçu de façon à évoquer le plus fidèlement possible celui de l'atelier originel.
21:50 Publié dans Sculpture | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
12/03/2009
Constantin Brancusi "Madame L.R."
Madame L.R. (Portrait de Mme L.R.)
bois de chêne sculpté
Hauteur: 117.1 cm. (46 1/8 in.)
Exécuté vers 1914-1917.
16:25 Publié dans Sculpture | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
05/03/2009
Claude Weisbuch
12:33 Publié dans peintres-portraitistes | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Claude Weisbuch, L'Estampe Strasbourg, Tire-bouchon Strasbourg
26/02/2009
Dolannes melody......
19:51 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
22/02/2009
Anton van Wouw 1862-1945
Anton van Wouw, né à Driebergen près d'Utrecht aux Pays-Bas en 1862, était un sculpteur sud-africain d'origine néerlandaise.
Il reçoit une solide formation académique de sculpteur à l'Académie de Rotterdam sous la direction de l'architecte et artiste flamand Vieillevoye.
Au cours de ses études, il visite les musées et les galeries d'art de Bruxelles et de Paris.
Il complète sa formation dans l'atelier du sculpteur néerlandais Joseph Graven. (1836-1877)
Anton van Wouw; Self-Portrait,
1925, bronze, 55 cm
En 1890, à l'âge de 28 ans, Anton van Wouw embarque pour l'Afrique du Sud.
Il s'installe à Pretoria dans la république Sud-Africaine du Transvaal où il découvre, côtoie et se lie d'amitié avec les populations autochtones du pays.
En 1896, il reçoit sa première commande officielle émanant du financier Sammy Marks : quatre statues monumentales destinées au futur monument du président Paul Kruger.
Fin 1896, Anton van Wouw part travailler à Rome sur ce projet de statues. Il n'en reviendra qu'en 1899.
Le pays connaît alors la seconde guerre des Boers, ces premiers colons d'origine néerlandaise et allemande qui luttent contre les troupes britanniques. Sympathisant des Boers, van Wouw s'identifie rapidement à la nation afrikaner pour laquelle il sculptera de nombreuses oeuvres relatant son épopée, ses luttes, ses espoirs et ses héros.

Van Wouw poursuit une longue carrière couronnée de succès qui comprend de nombreuses commandes officielles de statues monumentales en bronze, ainsi que de nombreuses statuettes de Boers, de Bantous et de Bushmen.
Beaucoup moins formel que celui de ses statues monumentales, son travail révèle une profonde connaissance des peuples africains qu'il comprend parfaitement et qu'il représente toujours empreints de beaucoup de dignité.
C'est très certainement dans ces statuettes que résident ses meilleurs travaux.
Non seulement, Van Wouw appréhende parfaitement les caractéristiques anatomiques de ses modèles, mais il sait aussi, par le jeu d'expressions faciales aussi vivantes que réalistes, en capturer l'essence émotionnelle.

Le modèle de "Hunter le Bushman" statuette de bronze réalisée en 1902 était un ami de Van Wouw qui s'est souvent diverti au tir à l'arc en sa compagnie.
Sa compréhension du petit chasseur Bushman est tout à fait évidente dans ce travail.
En 1906, Anton Van Wouw s'établit à Johannesburg, il y habitera durant trente ans. Le bronze "Shangaan" de 1907, révèle un personnage timide et réservé. La tête légèrement inclinée vers le bas, le front sillonné de rides, le Shangaan semble tendu et inquiet.
"The Eater" de 1907 montre l'attitude typique d'un africain préparant son repas.Assis, il agite sa nourriture dans un pot à trois pieds.

Le calme, la sérénité et la dignité sont également présents dans "Zulu" buste de 52 cm daté de 1907.
Un contraste saisissant est évident entre la texture de la peau et celle des cheveux et de la barbe.
Fier d'être zoulou, il regarde devant lui, les yeux légèrement baissés.
Le jeu de lumières ajoute de la vivacité à cette statue empreinte d'un grand réalisme.
"The Hunter" (1907) évoque la souplesse, l'agilité d'un enfant et ses aptitudes naturelles à la chasse.
"La Dagga Smoker" de 1907 est également représentée dans une position horizontale."The coffee drinker" 1907 bronze, h:32 cm
En 1910, Anton van Wouw devient membre de l'Académie des Beaux Arts d'Afrique du Sud.
Une de ses oeuvres monumentales des plus remarquable et des plus expressive est le groupe du Women's Monument de Bloemfontein, monument érigé en 1923 à la mémoire des martyrs des camps de concentration mis en place par les Britanniques lors de la guerre des Boers de 1899-1902.

En 1925, le monument du président Kruger est inauguré à Pretoria. Ce monument sera ensuite déplacé en 1954 pour être installé à Church square, place centrale de Pretoria.
En 1936, l'Université de Pretoria lui décerne le titre de "Docteur Honoris Causa".
En 1937, l'académie des Beaux Arts d'Afrique du Sud lui décerne la Médaille d'Honneur de la sculpture.
Van Wouw reçu d'importantes commandes officielles tout au long de sa carrière, outre les statues du monument Kruger à Pretoria, la statue du général Louis Botha et le buste du général Christiaan de Wet à Durban, la statue d'Andrew Murray au Cap, celle du président Steyn à Bloemfontein, celle du général Lukin à Cape Town......

En 1938, Anton Van Wouw travaille sur le groupe monumental de la femme Boer et de ses enfants, oeuvre majeure du Voortrekker Monument près de Pretoria.
bronze
(h: 4.10m)
(poids : 2.5 t)
Elévé en hommage aux pionniers boers ( Voortrekker) ce monument fut inauguré en 1949.
En 1939, Van Wouw s'installe dans sa nouvelle demeure de Pretoria. Il y décédera en 1945.
En 1973, le millionnaire Anton Rupert finançe le rachat de la maison de l'artiste. Il en fait don à l'université de Pretoria qui en fait un musée.
Le Musée Van Wouw renferme, outre des documents, des photos et des peintures, des pièces de bronze, des maquettes, des moulages de sculpture et les outils de travail de l'artiste.
Anton Van Wouw est aujourd'hui considéré comme le fondateur et le père de la sculpture sud-africaine contemporaine.
15:40 Publié dans Sculpture | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : Anton van Wouw, sculpteur, sculpture, sculptor, Souht African, Afrique du sud, Souht African sculptor
30/01/2009
Et maintenant...Mozart !!!
11:10 Publié dans Sculpture | Lien permanent | Commentaires (65) | Envoyer cette note
28/01/2009
Léon Augustin Lhermitte 1844-1925
Léon Augustin Lhermitte est un peintre français né en 1844 à Mont-Saint-Père , petit village des bords de Marne, près de Château Thierry, dans le sud de l'Aisne.
Unique fils d'un instituteur, ce dernier encourage très vite ses dons pour le dessin et son goût pour la peinture.
Remarqué pour la qualité de son travail, devenu titulaire d'une bourse d'Etat, il intègre en 1863, à Paris, la "Petite Ecole" dirigée par le peintre Horace Lecoq de Boisbaudran.
Ecole Impériale de Dessin, rivale de l' Ecole des Beaux-Arts, la "Petite Ecole" privilégie les techniques du dessin et la peinture de plein-air.
Il s'y lie d'amitié avec Jean-Charles Cazin et il y côtoie, entre autres élèves, Auguste Rodin, Alphonse Legros, Henri Fantin-Latour et Jules Dalou ...
Il débute en exposant au Salon de 1864 où ses vues des bords de Marne près de Maisons-Alfort font sensation.
Ses études terminées, Il acquiert rapidement une solide réputation de dessinateur, de peintre et de pastelliste.
En 1871, le marchand parisien Durand-Ruel, expose et vend plusieurs de ses dessins.
En 1873, Lhermitte expose des dessins à la galerie Dudley de Londres.
Il en deviendra ensuite l'un des exposants réguliers.
la tradition de l'école de Barbizon tout en restant fidèle à l'originalité de son style personnel.
Lhermitte, comme les impressionnistes, est un adepte de la peinture claire, mais son style
est resté plus classique et plus académique.

Très soucieux du moindre détail, il porte également une attention particulière à la lumière de ses tableaux.
Contemporains des impressionnistes, les naturalistes partageaient avec ces derniers l'attrait pour les effets de lumière naturelle et "l'atmosphère" de la peinture de plein-air.
En 1879, Degas l'invite à exposer avec les impressionnistes, Lhermitte refuse et il ne participera
jamais à aucune de leurs expositions.
Au cours des années 1880, devenu l'un des chefs de file du mouvement dit du "réalisme social" et revenu dans son village natal de Mont-Saint-Père, il place les paysages de cette région, riche terre agricole, au coeur de son oeuvre.

Il travaillait dans son atelier de Mont-Saint-Père après avoir mémorisé la scène vue au cours de ses promenades,


Il peint essentiellement des scènes de la vie rurale et ses toiles, le plus souvent descriptives de travaux
agricoles pénibles, sont très représentatives de la vie paysanne de l'époque.
Léon Augustin Lhermitte incarne alors les aspirations nouvelles de la troisième République.
L'orientation de son travail répond aux voeux de Zola qui exhorte les artistes à "plus de vérité,
plus de nature et plus de vie".
"La paie des moissonneurs" Huile sur toile de 215 x 272 cm, exécutée en 1882....Musée d'Orsay
Scène ayant pour cadre la cour de la ferme dite de "Ru Chailly", près de Château-Thierry (Aisne),
Acheté par l’Etat le jour de l’ouverture du Salon, ce tableau consacre la notoriété de Léon Lhermitte.
Le premier, "La leçon de Claude Bernard" dans son laboratoire du Collège de France, est exposé lors
du salon de 1889.
Le chimiste Henri Sainte Claire Deville : leçon sur l’aluminium 1890
Lhermitte fut, en 1890, l'un des membres fondateurs de la Société Nationale des Beaux-Arts.
Il est élu membre de l'Institut en 1905. Il y remplace le portraitiste Jean-Jacques Henner.

Considéré vers la fin de sa vie comme le survivant d'une époque révolue, il continue de peindre, fidèle à sa technique
et à son style, dans la pure tradition du mouvement naturaliste.
Mais les tableaux de Léon Augustin Lhermitte sont présents dans les galeries et les musées du monde entier et, c'est aujourd'hui encore, un peintre à redécouvrir ...
20:57 Publié dans peintres-naturalistes | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note
27/01/2009
Quand les hommes .......
17:04 Publié dans chanson | Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note
11/01/2009
Claude Weisbuch
Claude Weisbuch est un peintre et graveur français né en 1927 à Thionville, en Lorraine.
Après des études à l'Ecole des Beaux Arts de Nancy, il est nommé professeur de gravure à l'école des Beaux Arts de Saint Etienne.
Dès 1951, ses recherches graphiques et sa peinture attirent l'attention de la critique qui, en 1961, lui décerne son prix annuel.
En 1968, il devient membre titulaire de la société des peintres et graveurs français.Depuis 1957, date de sa première exposition à Paris, que ce soit à travers l' Europe, à New-York ou au Japon, il n'a cessé d'exposer.....
C'est d'ailleurs au Japon que se trouvent ses plus fervents admirateurs.De nombreux musées exposent aujourd'hui ses oeuvres.
En 1997, il a reçu la Croix de la légion d'honneur.
Claude Weisbuch est toujours présent, entre autres, à la galerie parisienne " Taménaga " Peintre du mouvement, loin des modes et des styles, mais doté d'une vivacité de trait véritablement remarquable, ses oeuvres, pleines de vie, vibrent et tourbillonnent sur les thèmes qu'il affectionne : le portrait, le théâtre, l'opéra, le monde équestre et les musiciens....
19:38 Publié dans peintres-portraitistes | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note


























































































































































