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01/09/2014

Retraite du Corps Expéditionnaire Britannique.

Combats d'arrière-garde du B.E.F des 27 et 28 août 1914.

Le 26 août 1914, le maréchal French refusait de participer à l'offensive de la V° armée française prévue par le général Joffre entre Saint-Quentin et Guise. Il quittait Saint-Quentin dans la soirée pour établir son poste de commandement à Noyon, ville située dans le département de l'Oise, à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Saint Quentin.

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Avance des armées allemandes au soir du 30 août 1914.

French avait ordonné la retraite générale des quatre divisions du corps expéditionnaire britannique :
-  Le 1° corps d'armée du lieutenant-général Douglas Haig devait se replier sur la rivière Oise vers Origny-Sainte-Benoite.
-  Le 2° corps d'armée du général Horace Smith-Dorrien devait se replier derrière le canal de Saint-Quentin.

27 Août 1914, 1° Corps d'Armée.
Depuis Landrecies, Maroilles et Avesnes-sur-Helpe, la retraite du 1° corps était serrée de près par le 1° corps de cavalerie du général von Richthofen.

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Life guards vs. hussards noir, Totenkopfhusaren.

Le 1° corps d'armée britannique, couvert par une unité en flanc-garde à l’ouest, reprenait la retraite. 

- 1° Division, major-général Samuel Holt Lomax.
Le 2° bataillon du Royal Munster Fusiliers, régiment d'infanterie irlandais, formait l’arrière-garde de la 1° division britannique. Des cavaliers du 15° hussard et des artilleurs de la 1° division renforçaient le 2° bataillon irlandais.

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Harry Payne   1858-1927     England

"Artillerie britannique au combat".

Le matin du 27 août, le bataillon était attaqué dans l'Aisne, au nord d’Etreux par l'artillerie, l'infanterie et la cavalerie de la II° armée allemande du général von Bülow. Le bataillon sera une première fois dégagé par le 15° hussard au prix de lourdes pertes. 

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27 août 1914, combat de l’armée anglaise près de Saint-Quentin.

A 19 heures, les forces britanniques étaient attaquées de toutes parts par l'artillerie et des tirs de mitrailleuses.

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Combat près de Saint-Quentin.

A 21h15, face à des forces 5 à 6 fois supérieures en nombre, les 240 survivants du 2° bataillon, dont de nombreux blessés, se rendirent. L'arrière garde britannique, en contenant les attaques allemandes durant plus de 12 heures, permit la retraite en bon ordre de la 1° division. Au soir de la bataille, les Britanniques comptaient environ 1 000 hommes hors de combat et les allemands près de 2 000.  
Le soir du 27 août, la 1° division bivouaquait à Hauteville et la 2° à Mont d’Origny, deux villages situés sur la rivière Oise.

27 Août 1914, 2° Corps d'Armée.                                                                                   Très éprouvé après les violent combats du Cateau, le 2° corps d'armée du général Horace Smith-Dorrien se repliait devant les troupes de la I° armée allemande du général von Kluck.

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"Lanciers irlandais"

 - 3° Division, général Hubert Hamilton.
La 3° division, marchant vers Ham dans la Somme, était attaquée par le II° corps de cavalerie du général von der Marwitz. Elle ne ralliera le 2° corps d'armée que tard dans la nuit.

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Anton Hoffmann   1863-1938  Germany   "Charge de uhlans"

- 5° Division, général Charles Fergusson.
La 5e division, marchant droit sur Noyon, bivouaquait au sud de la rivière Oise.
Le soir du 27 août, le 2° corps d'armée britannique s’était replié au sud de Saint-Quentin, sur la rivière Oise, entre La Fère et Chauny.

28 août 1914.

Le 1° corps d'armée britannique, reprenait la retraite. Des unités de la 1° division du général Samuel Lomax, harcelées par le 1° corps de cavalerie du général von Richthofen, marchaient à nouveau en arrière-garde.

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"Uhlans bavarois"

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Harry Payne   1858-1927     England

"Charge britannique près de Saint-Quentin."

Dans la journée du 28 août, un combat de cavalerie eut lieu entre Cerisy et Moy-de-l'Aisne, villages à mi-chemin entre Saint-Quentin et La Fère.

Stanley Llewellyn Wood 1866-1928 England  La charge août 1914.jpg

Stanley Llewellyn Wood    1866-1928       England 

"La charge, août 1914."

Protégeant la retraite du 1° corps d'armée britannique, les trois régiments de la V° brigade de cavalerie du général Philip Chetwode se sont opposés à l'avant-garde de cavalerie de la IIe armée allemande du général von Bülow.

Le 12° lanciers à Moy-de-l'Aisne, le 28 août 1914 12th Lancers made a charge with lances against the Prussian Dragoon Guards.jpg

George Wright    1860-1942     England

"Le 12° lanciers à Moy-de-l'Aisne, le 28 août 1914."

Le 12° Royal Lancers, le 20° Hussards et le Royal Scots Dragons reçurent l’ordre de charger le 2° régiment de dragons de la Garde prussienne.

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Régiments de dragons allemands.

Ce combat sera l'une des dernières grandes charges de cavalerie de la première guerre mondiale.

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Carte des opérations, 28 août 1914.

Le 2e corps d'armée britannique, après avoir effectué une retraite de 70 km en moins de deux jours, atteindra la rivière Somme.

Harry Payne 1858-1927  6th Dragoon Guards  Chemin dangereux 1905 Huile sur bois 28 x 17,5 cm National Army Museum, London..jpg

Harry Payne   1858-1927       England 

6th Dragoon Guards  "Chemin dangereux"  1905

Huile sur bois 28 x 17,5 cm     National Army Museum, London.

Les Britanniques livraient des combats d’arrière-garde à Proyart et Rosières en Santerre, villages au sud-ouest de Péronne.

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Anton Hoffmann 1863-1938   Germany   "Uhlan du Würtemberg"

Près de Golancourt, à six kilomètres au sud de Ham, deux colonnes anglaises se heurtaient aux 3° et 5° brigades de uhlans de la Garde prussienne.

Hugo Ungewitter 1869-1944 Germany  Berittene ulanen 1927  Huile sur toile 84 x 133 cm Collection privée..jpg

Hugo Ungewitter   1869-1944     Germany 

"Cavaliers uhlans"    1927

  Huile sur toile  84 x 133 cm    Collection privée.

En fin de soirée, le corps expéditionnaire britannique bivouaquait sur la ligne Noyon-Chauny-La Fère.

Retraite  des Britanniques du 24 au 28 août 1914..jpg

Retraite des Britanniques du 24 au 28 août 1914.

Rouge : retraite des corps d'armée britannique.  Bleu : ligne de front le soir du 28 août.

Le soir du 28 août, le général Haig déclarait être prêt à appuyer l’offensive de la V° armée française prévue vers Saint-Quentin. Le maréchal French s’y opposant, l’attaque ne pouvait être menée que par la seule armée française.
La I° armée allemande de von Kluck, ayant franchi la rivière Somme, occupait Ham et Péronne. 
La II° armée allemande de von Bülow, occupant Saint-Quentin, tentait de franchir la rivière Oise à Guise.

Anton Hoffmann 1863-1938 Germany Charge de uhlans..jpg

Anton Hoffmann   1863-1938       Germany

"Charge de uhlans."

Les ponts de Guise et de Flavigny-le-Grand seront enlevés dans la soirée du 28 août.

31/08/2014

Le combat du Pont brûlé, 26 Août 1914.

Le Pont brûlé, situé en Belgique à Grimbergen, commune de la province du Brabant flamand, est un pont levant qui enjambe le canal de Willebroek devenu aujourd'hui le canal maritime de Bruxelles à l'Escaut.

Le 26 août 1914, dans le cadre de la défense de la position fortifiée d’Anvers, un bataillon du 2° régiment de chasseurs à pied fut chargé de marcher sur Pont-Brûlé et de traverser le canal de Willebroeck.

Défense du pont Brûlé, sur le territoire de Grimbergen, 26 août 1914..jpg

Défense du pont Brûlé, sur le territoire de Grimbergen, 26 août 1914.

Les Allemands occupaient la rive Ouest du canal. Les chasseurs parviendront à atteindre la rive Est du canal. Le tablier du pont, relevé par les Allemands, faisait obstacle à la traversée du canal.

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Pont-Brûlé, le pont mobile tel qu'en août 1914.

Le chasseur Léon Trésignies se portera volontaire. Traversant le canal à la nage, il tentait d'actionner la roue permettant de baisser le tablier du pont levant.

Léon Trésignies  1886-1914  A Pont-Brûlé le 26 août 1914..JPG

Léon Trésignies  1886-1914   A Pont-Brûlé, le 26 août 1914.

Pont-Brûlé, la grande roue actionnant le pont mobile sur le canal de Willebroeck en 1914..JPG

La grande roue actionnant le pont mobile sur le canal de Willebroeck en 1914.

Léon Trésignies sera mortellement blessé au cours de cette action.

Le 15 septembre 1914, le caporal Léon Trésignies fut cité à l’ordre du jour de l’armée. Il repose au cimetière de Grimbergen.

Pont-Brûlé, le pont mobile en 1914 et timbre poste commémorant l'action du caporal Léon Trésignies..jpg

Le pont mobile en 1914 et timbre poste commémorant l'action du caporal Léon Trésignies.

La place à l'est du pont porte aujourd'hui son nom et sur la rive du canal, un monument fut édifié en son honneur.

28/08/2014

Bataille du Cateau-Landrecies, 25 et 26 août 1914

Le matin du 25 août 1914, le corps expéditionnaire britannique, pressé depuis Mons par la I° armée allemande du général von Kluck, poursuivait sa retraite vers le sud. Les routes traversant la forêt de Mormal étaient fortement encombrées par les civils belges et français fuyant l'avance des armées allemandes. Les deux corps de l'armée britannique durent se séparer et contourner la forêt de Mormal. 

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"Armée britannique en lisière de forêt"

Le soir du 25 août, le 1° corps arrivait sur Landrecies et Maroilles et le 2° corps sur Caudry et le Cateau. A la droite des Britanniques, la V° armée française du général Lanrezac, sous la pression de la II°armée allemande du général von  Bülow, refluait rapidement vers la rivière Oise, Guise et Saint-Quentin.

Au vu des dernières positions de la V° armée française, le maréchal French, jugeant la position du corps expéditionnaire britannique trop avancée, décidait de poursuivre la retraite et de regrouper les deux corps d'armée derrière les rivières Oise et Somme.

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"Régiment britannique."

Le général Smith-Dorrien, commandant le 2° corps d'armée britannique ne fut pas de cet avis. Bravant les ordres de French, il décidait de livrer bataille. Dans la nuit du 25 au 26 août, il en informait le quartier général britannique basé à Saint-Quentin. French, malgré de fortes réticences, acceptera la décision du général Smith-Dorrien. 

Nuit du 25 au 26 août 1914, Landrecies, 1° corps d'armée du lieutenant-général Douglas Haig.

Le 25 août, le 1° corps du lieutenant-général Douglas Haig , attaqué à Landrecies, sera contraint de reculer.
Dans la soirée du 25 août, les soldats de la deuxième division britannique affrontaient les Allemands de la première armée du général Von Kluck aux abords de Landrecies.

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"The Scots Guards, régiment d'élite écossais au combat."

5 000 anglais fatigués d'une longue marche feront face à 8 000 allemands venant d'être transportés par des camions. Les combats seront furieux.

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Richard Caton Woodville   1856-1927     England 

"Landrecies, corps à corps entre le 3° Coldstream Guards et l'infanterie allemande."

Les Anglais avaient barricadé la rue principale de Landrecies et le pont sur la rivière Sambre fut défendu.

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"Landrecies, combat de rue."

Des combats de nuit se dérouleront dans la ville et sur les routes au nord et à l'ouest de Landrecies.

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William Barnes Wollen    1857-1936     England

"Landrecies, 25 août 1914".

Landrecies, nuit du 25 août 1914..jpg

"Landrecies, nuit du 25 août 1914".

Le matin du 26 août, les assauts allemands ont été contenus. Les Britanniques ont perdu 200 soldats et les Allemands 127. Le 1° corps britannique refluant en direction d’Étreux, le 2° corps d'armée du général Smith-Dorrien se trouvera isolé.

Matin du 26 août 1914, Le Cateau, II° corps d'armée du général Smith-Dorrien.

Le matin du 26 août, le général Smith-Dorrien commandant le II° corps d'armée britannique, bien que face à un ennemi aux forces très supérieures, refusait la retraite.

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"Observateurs britanniques au Cateau, 26 Août 1914"

Le II° corps fut attaqué sur une ligne Esnes-Caudry-Le Cateau à partir de 9h par trois des corps de la première armée allemande.

Les batteries anglaises seront rapidement réduites au silence par l'artillerie allemande.

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"Le Cateau, l'infanterie britannique face à la cavalerie allemande"

Les Allemands jetant le gros de leurs forces sur la gauche du II° corps, le général Smith-Dorrien demandait le soutien du corps de cavalerie du général Sordet.

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Henri Georges Chartier   1859-1924     France

"Dragon du corps de cavalerie Sordet"

La montée en ligne de la cavalerie française bloquera les troupes allemandes dans leur tentative de débordement de l'aile gauche britannique.

La division de cavalerie du général Allenby fut chargée de combler la brèche de 12 km ouverte entre le 1° et le 2° corps britannique.

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6th Dragoon Guards (Carabineers) 1914

Le soir du 26 août, le 2e corps d'armée britannique, luttant contre des forces trois fois supérieures en nombre, fut menacé d’encerclement. Il sera contraint de reprendre la retraite.

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Terence Cuneo  England

"Le Cateau, 26 Août 1914, le capitaine Douglas Reynolds sauvant les canons."

Le capitaine Douglas Reynolds et les artilleurs Frederick Luke et Job Drain sauvant les canons de la 37° batterie menacés par l'avancée de l'infanterie allemande.Ils seront tous trois décorés de la Victoria Cross.

Le corps de cavalerie du général Sordet fut chargé de protéger la retraite du 2°corps d'armée britannique.

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Alphonse De Neuville   1836-1885      France

"Cuirassiers français"

Les pertes du 2° corps, près de 8 000 hommes hors de combat et 38 canons détruits, étaient très importantes.
Alarmé par les rapports des combats, French donnera un ordre de retraite générale vers le sud et déplacera son Q.G. de Saint Quentin à Noyon.   
- Le 1° corps d'armée devait se replier sur la rivière Oise vers Origny-Sainte-Benoite.
- Le 2° corps derrière le canal de Saint-Quentin.

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"Troupe britannique en France."

Si la bataille du Cateau eut le mérite de retarder d'une journée l'avance des troupes allemandes, elle n'en avait pas moins affaibli considérablement les forces du corps expéditionnaire britannique.   
Le maréchal French reconnaîtra plus tard que "les conséquences de nos pertes à la bataille du Cateau se firent sentir jusque pendant la bataille de la Marne et les premières opérations sur l’Aisne."

27/08/2014

Combat d’Elouges-Audregnies, 24 août 1914

Le combat d’Elouges-Audregnies du 24 août 1914 marque le début de la retraite des Britanniques.

Elouges est situé à environ 20 km au sud-ouest de Mons. Audregnies, un peu plus au sud, est situé près de la frontière française, à environ 4 km d'Elouges.
Depuis Mons, la I° armée allemande pressait le corps expéditionnaire britannique en retraite. Vers Elouges, deux régiments, le Norfolk et le Cheshire, étaient chargés de  protéger  la retraite.
A 12h45, à Audregnies, le 9° régiment de lanciers, renforcé de pelotons du 4° dragons, tentait de dégager les fantassins britanniques de la 5° division en chargeant l’infanterie allemande.

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Audregnies, 24 août 1914, charge du 9° Royal Lanciers.

Les cavaliers traverseront une nappe de balles, mais la charge sera arrêtée par une clôture en fil de fer le long de la sucrerie de Carochette.

Charles Dudley Tennant  1867-1952  England Audregnies,  charge de cavalerie vers la sucrerie de Carochette..jpg

Charles Dudley Tennant   1867-1952       England

"Audregnies, charge de cavalerie vers la sucrerie de Carochette."

Les cavaliers se disperseront, certains pour s'abriter derrière la sucrerie et les terrils, d'autres vers la voie de chemin de fer.
Les pertes de la cavalerie furent de 250 hommes et de 300 chevaux. Cette charge ne ralentira que peu la marche des fantassins allemands.

Richard Caton Woodville 1856-1927 Elouges.JPG

Richard Caton Woodville  1856-1927     England

"Après une charge de cavalerie"

Vers 15h30, le 36° fusilier et le 153° régiment d’infanterie allemande porteront une attaque de flanc contre le régiment du Cheshire.
A 16h, les canons de la 119° batterie anglaise, menacés d'encerclement, seront évacués tirés à bras d'hommes, en extrême urgence.

Richard Caton Woodville 1856-1927  Captain Francis Grenfell, 9th Lancers at Audregnies, 24 August 1914 National Army Museum, London..jpg

Richard Caton Woodville   1856-1927     England

"Le capitaine Francis Grenfell du 9° lanciers à Audregnies, 24 Août 1914."

National Army Museum, London.

Le major Alexander, aidé de soldats volontaires menés par le capitaine Francis Grenfell du 9° lanciers, réussira à sauver toutes les pièces de sa batterie. Pour cet acte de bravoure, le major-général Ernest Wright Alexander et le capitaine Francis Grenfell recevront la Victoria Cross.

Richard Caton Woodville 1856-1927 England  Audregnies, 24 août 1914. Gravure couleur, 1914.jpg

Richard Caton Woodville    1856-1927       England

"Le capitaine Francis Grenfell à Audregnies, 24 août 1914." 

Gravure colorisée publiée dans "Les Nouvelles Illustrées de Londres" en 1914.

A 16h, face aux unités allemandes de plus en plus nombreuses, ordre sera donné aux Britanniques de se préparer à la retraite. Les estafettes en charge du message ayant toutes été tuées, cet ordre ne parviendra jamais au régiment du Cheshire.

David John Rowlands b.1952 1° bataillon du Ceshire régiment à Audregnies, 24 août 1914.jpg

David John Rowlands   b.1952

"Le 1° bataillon du régiment du Cheshire à Audregnies, 24 août 1914."

A 18h30, les survivants du régiment du Cheshire, après avoir cessé le feu, seront fait prisonniers. Seuls, 40 hommes étaient encore valides. Le régiment comptait 1 000 hommes début août 1914, au soir du combat il n'en restait que 200.
Le Cheshire était anéanti, le Norfolk avait perdu 250 hommes, la 119° batterie trente et la division de cavalerie 250.
Audregnies sera évacué et les Britanniques reprendront la retraite vers Landrecies et Le Cateau.

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Livre de Jean Richez

Un second tome fut publié lors de la commémoration du centenaire de la bataille d'Audregnies. 

26/08/2014

Bataille de Mons, 22,23 et 24 août 1914.

Les 22, 23 et 24 août 1914, la région montoise fut le théâtre de combats acharnés entre les troupes du corps expéditionnaire britannique, ou B.E.F pour British Expeditionary Force, et les unités allemandes.
Le corps expéditionnaire britannique, fort d'environ 80 000 hommes sous les ordres du maréchal French, avait pris position à l'ouest de la V° armée française commandée par le général Lanrezac.

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Avant-poste britannique.

L’armée anglaise était composée de volontaires aguerris par les conflits que l’Angleterre ne cessait de livrer pour préserver son empire. Nombre d'entre eux, soldats de métier, avaient combattu de 1899 à 1902 sur le territoire de l'actuelle Afrique du Sud  lors de la seconde guerre des Boers.
Les britanniques firent face à la 1° armée du général von Kluck qui, forte de 320 000 hommes, constituait l'aile marchande du dispositif allemand.

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Infanterie allemande en marche.

La disproportion des forces était énorme, toutefois, les quatre corps d'active de la 1° armée allemande s'étant échelonnés au cours de leur marche sur Mons, von Kluck ne put que les engager progressivement.   
Les britanniques tenteront de contenir l’avance allemande le long du canal Mons-Condé sur un front d'environ 36 km.
Compte tenu de la longueur du front et de la faiblesse des effectifs britanniques, les troupes seront dissimulées et retranchées et la ligne de combat ne fut qu’une chaîne de petits groupes tirant parti des fossés, des murs et des murets ou creusant de simples trous de tirailleurs.

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Infanterie anglaise.

Le 21 août, une première escarmouche entre des éclaireurs britanniques et des unités allemandes eut lieu près de Obourg. Le 22 août, le 4° dragon prenait en embuscade une patrouille de lanciers allemands près du village de Casteau.
La véritable bataille débuta le 23 août. Dès 10h, l’infanterie allemande, chargeant en rang serré, portait une attaque à l'est de Mons entre Obourg et Nimy. Les fusiliers anglais, bien retranchés, décimèrent les fantassins allemands. Les anglais défendront leurs positions avec acharnement jusqu’à 11h.

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William Barns Wollen   1857-1936     England 

Infanterie britannique au combat, août 1914.

A l’ouest de Mons, le canal reliant Mons à Condé  s’incurve vers le nord, contourne la ville puis reprend sa trajectoire vers l’est. Le village de Nimy, au nord de Mons, se situe entre la ville et le canal. C’est dans le saillant de Nimy qu'auront lieu les combats les plus violents.
Les Allemands, bloqués sur la partie rectiligne du canal, porteront  leur  effort principal à Nimy où les défenseurs du saillant subissaient des feux convergents.

Jason Askew  South Africa  Assaut allemand vers le pont de Nimy..jpg

Jason Askew     South Africa 

"Assaut allemand vers le pont de Nimy."

Le pont routier ayant été mis hors d’usage par les Britanniques, l'infanterie allemande tentera un premier assaut vers le pont de chemin de fer vers 11 heures. Une compagnie du 4° Royal Fusiliers et une mitrailleuse de la section du lieutenant Maurice Dease défendaient le pont. Sous le feu nourri des Britanniques, les Allemands subiront des pertes sévères. 

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Défense du canal de Mons.

Quelques heures plus tard, le lieutenant Dease, après la mort ou la mise hors de combat  des hommes de sa section, prendra le contrôle de la mitrailleuse. Blessé à plusieurs reprises, il fut évacué vers le poste de secours du bataillon où il est décédé.

David John Rowlands b.1952 England Mons, pont de Nimy, lieutenant Maurice Dease.jpg

David John Rowlands   b.1952      England

"Le lieutenant Maurice Dease au pont de Nimy."

Au pont de Ghlin, le soldat Sydney Godley, après avoir résisté toute la journée, protégera la retraite des fusiliers. Il ne se rendra qu'après avoir démonté sa mitrailleuse et jeté les pièces dans le canal. Les deux hommes seront les premiers soldats à recevoir la Victoria Cross lors de la première guerre mondiale.
A 12 h, les compagnies placées en avant poste devant Tertre et Obourg, menacées d'encerclement, durent se replier. L’attaque sur le pont de Saint-Ghislain fut arrêtée à 120 mètres du canal par les tirs anglais.

Cyrus Cuneo 1878-1916 United States  Mons, infanterie britannique  face à une attaque allemande, 23 Août 1914..jpg

Cyrus Cuneo   1878-1916        United States 

"Mons, infanterie britannique face à une attaque allemande, 23 Août 1914."

A 13h30, les Allemands attaqueront Nimy avec deux bataillons du 52e régiment. Les Allemands seront repoussés et subiront de très lourdes pertes. Dès 14h, les Allemands poursuivront des attaques sur une ligne de front de 12 km de Mons à Saint-Ghislain.
Vers 14h30, sous le nombre et la vigueur des attaques allemandes, les positions britanniques deviendront intenables. Les Britanniques évacueront le saillant de Nimy pour se replier vers Mons.
A 15h, Les Scots Fusiliers postés à Jemappes recevront un ordre de repli vers Frameries. Un violent combat aura lieu au milieu des terrils au nord de Frameries.

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Le caporal Charles Jarvis, de la 57e compagnie du génie, prépare la démolition du pont de Jemappes, acte pour lequel il sera décoré la Victoria Cross.

A 19h, les Allemands porteront une attaque générale et massive le long de la route Harmignies - Mons.
Vers 20h, l'aviation anglaise signalait un puissant renfort allemand marchant à l'ouest de Mons de Leuze à Peruwelz.
A 21h, French prendra connaissance de la défaite de Charleroi et de la retraite de la V° armée française vers la ligne Givet - Maubeuge.     
Face à la menace du débordement des deux ailes de la ligne de front, French ordonnera la retraite et l’alignement des Britanniques sur les unités de la V° armée française.

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Mons, les blessés aidant les blessés.

A minuit, les Britanniques se mettront en marche et se retireront compagnie par compagnie.
C'est au cours de la nuit du 23 août que renaîtra l'antique légende médiévale des "Anges de Mons", les archers mythiques de Saint Georges protégeront de nouveau l'armée anglaise.

Marcel Gillis 1897-1972 Belgium Les Anges de Mons 1934  Huile sur toile, ville de Mons..jpg

Marcel Gillis 1897-1972 Belgium

"Les Anges de Mons"  1934    Huile sur toile   Ville de Mons.

Entrecoupée de vifs combats d'arrière garde, "The Retreat from Mons", sur plus de 300 km de Mons à Provins en Seine et Marne, durera près de deux semaines.

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Infanterie britannique en marche.

Dans la mémoire des Britanniques, la bataille de Mons évoque inévitablement "The First and the Last" : Si John Parr fut le premier soldat anglais à perdre la vie près de Obourg le 21 août 1914, George Edwin Ellison sera le dernier soldat britannique tué près de Mons le 11 novembre 1918 à 9h30.
Le souvenir de la bataille de Mons résonne encore chaque année lors de commémorations tant à Mons qu’au Royaume-Uni.

25/08/2014

Combat de Thulin, 23 août 1914

Thulin est commune belge située à l'ouest de Mons, en région wallonne, dans la province de Hainaut. Thulin et Mons sont distants d'un peu plus de 20 km.
La bataille de Thulin fut, le 23 août 1914, l'un des premiers combats livrés en Belgique par le Corps Expéditionnaire Britannique ou "British Expeditionary Force" (B.E.F). 

Georg  Koch 1878-1930 Germany  Thulin, 23 août 1914.jpg

Georg Koch    1878-1930       Germany 

"Thulin, 23 août 1914".

Le 22 août 1914, les Britanniques, faisant route vers Ville-Pommeroeul, entrent dans Thulin. La 4° unité de dragons britanniques, dirigée par le capitaine Arthur Osburn, prend position dans Thulin.
Le 23 août, les premiers affrontements entre Britanniques et Allemands auront lieu vers 16h au pont de Thulin sur le canal de Mons à Condé.

HANS W. SCHMIDT Charge du 18° hussards et du 4° dragons à Thulin le  23 août 1914..jpg

Hans Werner Schmidt   1859-1940         Germany

"Thulin, 23 Août 1914".

Charge du 4° dragons et du 18° hussards repoussée par l'infanterie allemande.

Le 24 août, vers 2h du matin, les Allemands sont à l'entrée de Thulin puis, vers 4h, sur la Grand Place. Vers 12h, les Britanniques s'étant repliés, les soldats allemands occupent toutes les rues de la commune. La bataille est terminée et les Allemands ne quitteront Thulin que le 7 novembre 1918.
Les troupes canadiennes seront présentes à Thulin dès le lendemain 8 novembre 1918.

23/08/2014

Combat de Rossignol, 22 août 1914.

Le combat de Rossignol est un épisode des plus tragiques de la bataille de Neufchâteau qui, du 21 au 25 août 1914, fut une composante majeure de la bataille des frontières.
Rossignol est un village de Belgique situé en région wallonne dans la province de Luxembourg.
Le combat eut lieu le 22 août 1914 autour et dans le village de Rossignol, à l'extrémité sud-est de la Belgique, en Lorraine belge. Il opposa 16 000 combattants français à 32 000 allemands.
Au matin du 22 août 1914, les avant-gardes françaises franchirent la rivière Semois. Remontant en colonne la route au nord de Rossignol, elles s'engageaient dans la forêt de Chiny.

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Mitrailleurs allemands en position enterrée.

Vers 8 heures, les troupes françaises furent prises sous le feu des mitrailleuses allemandes du 157° régiment d'infanterie, disposé en embuscade de part et d'autre de la route.

Les mitrailleuses allemandes fauchent l’avant-garde française, à l’orée de la forêt de Chiny.Illustration extraite du livre de Palix, «Août 14, Rossignol s’est arrêté de chanter», Weyrich Édition, Neufchâteau, B..jpg

Les mitrailleuses allemandes fauchent l’avant-garde française, à l’orée de la forêt de Chiny.

Illustration extraite du livre de Palix, "Août 14, Rossignol s’est arrêté de chanter"

Weyrich Édition, Neufchâteau, Belgique.

Si les fantassins de la 1° brigade de la 3° division d'infanterie coloniale française et les unités de la 12° division d'infanterie allemande s'affrontèrent dans la forêt, la troisième brigade coloniale fut fixée sur le pont de Breuvanne par l'artillerie de la 11° division d'infanterie allemande.

Nestor Outer   1865-1930 Belgium   Deux jours après la bataille, août 1914. Aquarelle. Musée gaumais, Virton, Belgique..jpg

Nestor Outer   1865-1930       Belgium  

"Aspect du champ de bataille, août 1914".

Aquarelle. Musée gaumais, Virton, Belgique.

Une partie de la 3° division française fut bloquée autour de Rossignol. La 1° brigade, repoussée de la forêt, se retrancha dans le village vers 15 heures.
Vers 17h, une tentative de retraite des survivants de la 1° brigade fut anéantie par une grêle de balles et d'obus. Le général de division Raffenel, porté disparu, sera tué dans l'après-midi. L'écrivain Ernest Psichari, sous-lieutenant au 2° régiment d'artillerie coloniale, fut également tué le 22 août à Rossignol où il est enterré.

En début de soirée, après un long pilonnage d’artillerie, l'infanterie allemande donnera l'assaut au village de Rossignol.  A 20h, plus de 5 000 soldats français, dont un très grand nombre de blessés, seront fait prisonniers et les 36 canons de 75 mm du régiment d'artillerie divisionnaire furent encloués ou détruits.

Louis Raemaekers 1869-1956 Netherlands  French Prisoners of War  c. 1914-1915.jpg

Louis Raemaekers   1869-1956        Netherlands 

"Prisonniers français"    c.1914

Les Allemands regrouperont les prisonniers à la sortie nord de Rossignol, dans une prairie dénommée depuis  "Camp de la Misère", jusqu'au 25 août, date du départ en captivité en Allemagne.
Les civils seront chargés d'enterrer les cadavres des soldats et des chevaux dans des fosses communes. Cent huit civils du village de Rossignol, considérés comme étant "franc-tireurs", seront  entassés dans des wagons à bestiaux. Conduits en gare d’Arlon, ils seront tous fusillés dans la matinée du 26 août le long d’un talus de chemin de fer.
La bataille de Rossignol fut l’un des grands désastres de la bataille des frontières. Au cours de la journée du 22 août 1914, la 3° division d’infanterie coloniale française, corps d’élite constitué en majorité d’engagés volontaires, fut encerclée et anéantie par le VI corps d’armée silésien.

Nestor Outer   1865-1930 Belgium   Après la bataille, 22 août 1914. Aquarelle. Musée gaumais, Virton, Belgique..jpg

Nestor Outer  1865-1930   Belgium  

"Après la bataille, 22 août 1914

Aquarelle. Musée gaumais, Virton, Belgique.

Les pertes seront estimées à 11 900 soldats français tués ou prisonniers et 3 500 allemands mis hors de combat.
La bataille de Rossignol constitue certainement l'un des épisodes les plus meurtriers de la première guerre mondiale.

Le 22 août 1914 raconté par les combattants par ean-Claude Delhez, historien belge. Thonne, 2009, 191 pages..jpg

"Le 22 août 1914 raconté par les combattants"

Jean-Claude Delhez     Thonne, 2009, 191 pages.

Rossignol s'est arrêté de chanter par Palix. Ed. Weyrich, Neufchâteau, Belgique..jpg

"Août 14, Rossignol s'est arrêté de chanter"   Palix 

Livre illustré, 56 pages, 2014.  Ed. Weyrich, Neufchâteau, Belgique.

22/08/2014

Bataille de Morhange, 19-20 Août 1914.

La bataille de Morhange, "Schlacht bei Dieuze" pour les Allemands, fut l'une des batailles de la première guerre mondiale lors de la bataille dite des Frontières.
Cette bataille opposant les 19 et 20 août 1914 les troupes françaises et allemandes s'est terminée par une victoire allemande.
La bataille s'est déroulée sur un front de près de 30 kilomètres impliquant les villes de Morhange et de Dieuze dans l'actuel département de la Moselle, à l'époque territoire allemand.

Le 14 août, les I° et  II° armées françaises pénètrent d'une vingtaine de kilomètres à l'intérieur du territoire allemand.

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Gaston Charpentier-Bosio  1858-1923      France

"Ceux de 14, face aux barbares"

Conformément au plan Schlieffen qui prévoyait en Lorraine un repli contrôlé pour piéger l'armée française, les Allemands laisseront avancer les unités françaises jusqu'à leurs lignes de défense solidement dotées d'artillerie lourde et de mitrailleuses.

Eugène Chaperon 1857-1938  France  La bataille de Morhange  20 août 1914.jpg

Eugène Chaperon   1857-1938      France 

"La bataille de Morhange"  19 août 1914.

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Eugène Chaperon   Morhange, détail.

Lors de la première phase des batailles des frontières, l'infanterie française mettait  en application la tactique dite "d'offensive à outrance" basée sur le concept de charges en rangs serrés dès le contact établi avec l'ennemi.
Après une préparation d’artillerie sommaire, les fantassins français, la baïonnette au canon, en pantalons rouges et capotes bleues, montaient à l’assaut des lignes allemandes en rangs serrés.

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1914, charge d'infanterie française.

Depuis leurs lignes de défense fortifiées l'artillerie et les mitrailleuses allemandes infligeront de très lourdes pertes à l'infanterie française.
Dés la matinée du 20 août, prises sous les feux de l'artillerie et face à une puissante contre offensive allemande menée par les troupes du Kronprinz Rupprecht de Bavière, les deux armées françaises se retireront sur la rivière Meurthe pour s'y retrancher.

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Adolf Reich    1887-1963        Austria

  Les français de la 39° division repoussés par l'infanterie bavaroise à l'ouest de Morhange.

Après les combats défensifs de la trouée de Charmes du 24 au 26 août, du Grand Couronné du 4 au 12 septembre et du col de la Chipotte du 25 août au 12 septembre 1914, la ligne de front se stabilisera entre Nancy et les Hautes Vosges jusqu'à la fin du conflit.
Durant les cinq mois de combat de l'année 1914, les pertes françaises seront les plus lourdes de toute la guerre, notamment lors des offensives des premières semaines en Alsace et en Lorraine.

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Infanterie française en août 1914, attaque à la baïonnette.

19/08/2014

Combats de Haelen ou "Bataille des Casques d'argent"

Les combats de Haelen ou "Bataille des Casques d'argent" du 12 août 1914 furent un affrontement de cavalerie entre les troupes belges et allemandes sur le territoire de la commune belge de Haelen, dans la Province belge de Limbourg.

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Alphonse Lalauze   1872-1936       France

Haelen, 12 août 1914, "Charge de cavalerie allemande".

Après la prise partielle des forts entourant Liège, l'état-major de l'armée belge choisit la rivière "Gette" comme position de défense naturelle pour arrêter l'avancée allemande vers le nord et Anvers.

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 Haelen, les hussards allemands repoussés par les carabiniers belges.

Les Allemands furent battus à la bataille de Haelen à l'issue d'un combat de cavalerie. Les charges successives des escadrons allemands de dragons, de hussards, de cuirassiers et de uhlans furent décimées par les feux des carabiniers belges appuyée par de l'artillerie et suivies de contre attaques d'infanterie et de lanciers à pied.

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Echec de la cavalerie allemande.

Haelen fut un succès temporaire pour l'armée belge qui dut ensuite se retirer rapidement vers la forteresse d'Anvers.

Haelen, prise d'une batterie allemande par les carabiniers belges..jpg

Haelen, prise d'une batterie allemande par les carabiniers belges.

La bataille, bien que de portée limitée, est considérée par les historiens comme la dernière grande charge de cavalerie du front occidental.

Georg von Boddien 1850-1926 Germany  Haelen, charge de cavalerie allemande, 12 août 1914   Huile sur toile Musée de la bataille des casques d'argent, Haelen, Belgique..jpg

Georg von Boddien   1850-1926       Germany 

"Haelen, charge de cavalerie allemande, 12 août 1914"

Huile sur toile 

Musée de la Bataille des casques d'argent, Haelen, Belgique.

La dénomination "Bataille des Casques d'Argent", liée à un poème écrit en 1914 par l'abbé Auguste Cuppens, trouve son origine dans la couleur des casques de métal argenté abandonnés sur le champ de bataille par les cavaliers allemands.

Haelen, après la charge des dragons allemands, un cheval tué et abandonné avec son harnachement sur la chaussée..jpg

Haelen, après la charge des dragons allemands, un cheval tué et abandonné avec son harnachement sur la chaussée.

17/08/2014

Prise du fort de Loncin, 15 Août 2014.

Prise du fort de Loncin, 15 Août 2014.

     En Belgique, le fort de Loncin était l'un des douze forts établis pour la défense de Liège. Il fut construit quasi exclusivement en béton non armé entre 1888 et 1891.
     Du 12 au 15 août 1914, le fort de Loncin fut parmi les derniers de la chaîne des forts de Liège à subir les bombardements allemands. Le gouverneur de la place de Liège, le général Leman, y avait établi son quartier général dès le 6 août.
     Le 15 août,vers 17H30, l'explosion de l'un des deux magasins à poudre de l'ouvrage détruisit le cœur du fort, tuant 350 des 550 soldats de la garnison. La plupart des victimes sont toujours ensevelies dans le fort.

Prise du fort de Loncin près de Liège, 15 août 1914.jpg

Prise du fort de Loncin près de Liège, 15 août 1914.

Peinture allemande, auteur inconnu.

     Symbole de la bataille de Liège, le fort de Loncin est aujourd'hui un lieu de mémoire. Abritant un musée et doté d'un monument commémoratif, il est entretenu, géré et présenté au public par des associations belges. 
     La destruction du fort de Loncin, immédiatement exploitée par la propagande allemande, précipita la reddition des deux derniers forts -Flémalle et Hollogne- de la position fortifiée de Liège.

Le fort de Loncin après le bombardement  du 15 Août 1914  Carte postale allemande.jpg

Le fort de Loncin après le bombardement du 15 Août 1914.

Carte postale allemande.

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Loncin, destruction de la coupole de 2 canons de 120 mm.

     Le mythe des "Grosses Bertha", énormes mortiers de calibre de 420 mm, qui tirèrent sur le fort, trouvera son origine dans l'explosion du fort de Loncin.

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Mortier lourd de 420 mm de type M dit "Grosse Bertha".

 
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